Psilophyton spinosum, (Kr. ex parte) P. et B
12. Psilophyton bohemicum, (Kr. ex parte) P. et B. 13. Coniferites Fritschi, P. et B.
nn.
Deseription des espèces.
Spiropteris hostimensis,) P. et B.
Fig. 1 à 6.
Fucoides hostinensis, Barr. ex parte. **) Protopteridium hostinense, (Barr.) Kr.
Hostinella hostinensis, Barr. (in Stur) ex parte. ? Barrandites, Ettingshausen (x Stur).***)
Nous avons rencontré dans plusieurs de nos échantillons des empreintes très remarquables, que nous considérons comme des restes de Fougères. Stur, en baptisant ces fossiles d'après Barrande Hostinella hostinensis, en avait fait des Algues, et notamment des Gigartinee, de l’ordre des Floridées. Il est vrai qu'on peut rencontrer dans les Algues rouges des enroulements rappelant ceux des frondes jeunes de Fougères, mais les rappelant très vaguement, tandis qu’ici nous sommes en présence de crosses trop bien caractérisées pour qu’il puisse y avoir des doutes. Les fossiles que nous avons examinés provenaient de Srbsko, de Hostim, etc. (étage H—h 1 de Barrande), et les mêmes caractères se répétaient, typiques pour les diverses stations (fig. 1 à 6). Stur, p. 332—333, nie que ces restes soient terrestres ; il dit qu'Ettingshausen lui a écrit, en 1881, pour l’informer qu’il avait trouvé dans les plantes de Barrande une Fougère, proche parente de Schizaea (c’est le Hostinella hostinensis, Barr., in Stur), et pour laquelle il propose le nom de Barrandites. Ce type, ainsi que le Lepidodendron Veltheimianum (?)
*) Comme nous l’avons dit plus haut [voir la note **) p.11] la station de Hostin des auteurs s’appelle en réalit Hostim (voir Jahn). Les espèces baptisées d’après cette station s’appelleront done hostimensis. De plus, le genre Hostinella des auteurs, genre que nous étudierons plus loin, sera appelé, selon la proposition de M. Jahn, Hostimella. Nous sommes heureux de pouvoir faire ce changement, afin d'établir plus clairement, au milieu de la synonymie embrouillée, les types que nous décrivons. On ne confondra donc pas notre Hostimella hostimensis, par exemple, avec les nombreuses formes qui ont été appelées jusqu'ici Hostinella hostinensis et qui comprenaient non seulement notre Hostimella hostèmensis, mais encore des types rangés par nous sous d’autres noms. D’après les règles de la nomenclature en vigueur maintenant chez les botanistes, nous aurions dû accepter, pour l'exemple que nous citons, l’ancien nom, en Vaccompagnant de la mention: Barr. ex parte. Mais ces règles sont établies en botanique sur des données tout à fait différentes de celles fournies par la paléobotanique, où l’on doit créer des espèces le plus souvent sur des débris ou sur des états différents de conservation; les règles de la nomenclature botanique n’ayant pas été établies en vue et sous l'influence des besoins des paléobotanistes, ceux-ci doivent s’y soumettre le plus possible, mais seront souvent obligés d'agir d’après leur appréciation personnelle.
*#) Il est très difficile d'établir. la synonymie de ces types, les noms les plus variés ayant été appliqués aux formes les plus différentes; souvent des types ont été séparés, quoique spécifiquement très identiques, sous deux noms différents, tandis que deux restes très dissemblables étaient réunis dans une même espèce. D'autre part, ce qui augmente les difficultés est le fait que, les dessins manquant dans la plupart des travaux, il est généralement très difficile de concevoir, d’après les descriptions des auteurs, quelles formes ils ont définies par un nom donné; souvent, en outre, les auteurs citent un nom sans préciser à quoi ce nom se rapporte.
*##) Nous mettons un point d'interrogation devant cette détermination, car Stur, qui l'indique, nous dit que Ettingshausen l’a appliquée à un échantillon de Hostinella qu'il avait eu entre les mains, mais il ne nous dit pas à laquelle des nombreuses formes de Hostinella ce nom se rapportait.
qu'Ettingshausen signalait aussi, permettait à cet auteur de conclure dans sa lettre qu'il se trouvait en présence d’une ,tres vieille flore terrestre“.
Il nous semble que Krejëi avait été beaucoup mieux inspiré que Stur, en baptisant ces débris
du nom de Protopteridium hostinense.
Po so
Fig. 5. Fig. 4.
Fig. 1—6. Spiropteris hostimensis, P. et B. Grandeur naturelle.
Srbsko. (Deutsche Univ. Prag. La contre-empreinte chez M. Dusl à Beraun.) Original de Stur: PI. IL, fig. 7. Axe dichotomisé. Enroulement des pinnules des différents ordres.
Srbsko. (Bühmische Univ. Prag.) Infiltrations enlevant aux détails toute leur netteté.
Hostim. (Bühmische Univ. Prag.) Original de Stur, PI. Il, fig. 8. Enroulement des pinnules. Infiltrations.
Hostém. (Univ. Wien.) Enroulement des pinnules.
Srbsko. (Geol. Landes-Museum, Berlin.) Enroulement des pinnules.
Cependant nous ne voulons pas préciser autant et attribuer à cette espèce le nom d’un type
bien connu; aussi nous contenterons-nous d’adopter l'ancien nom qui servait aux paléontologistes
pour désigner les frondes jeunes de Fougères encore enroulées, et qu’ils ne savaient à quel genre
attribuer, soit Spéropteris, espèce S. hostèmensis.
Souvent des infiltrations minérales (fer?) empêchent de distinguer avec clarté la forme des pinnules et des crosses (fig. 2—5). Stur admettait ces échantillons enroulés en crosses comme les rameaux fertiles d’Algues dont il décrivait d'autre part les troncs et les rameaux stériles; et il s’appuyait, pour affirmer cela, sur l’analogie que présentent ses échantillons avec des Gigartina et plus spécialement avec G. pistillata, dont il donne une figure. Mais tandis que, dans cette Floride, l’enroulement des rameaux est à peine appréciable, chez les échantillons de Stur comme dans les nôtres, il est très net pour les pinnules.
D'autre part, Stur à rattaché à Hostinella hostinensis des fragments qu'il considérait comme les troncs de cette Algue. Nous n’avons pas très bien saisi, ni dans les descriptions, ni dans les dessins de Stur, ni dans les fossiles originaux qu’a décrits cet auteur et que nous avons eus entre les mains, les raisons qui lui ont fait séparer ces soi-disant troncs de Æoridées du genre qu'il nomme Sporochnus Krejéti, et que nous aurons à discuter plus loin.
Rhoden (?) hostimensis, P. ct B.
Fig. 7—10, Fucoides hostinensis, Barr. ex parte.
Haliserites zonarioides, Kr. ex parte.
Hostinella hostinensis, Barr. (èr Stur) ex parte.
Nous ne savons pour le moment à quel genre rapporter exactement le Spéropteris dont nous venons de parler. Mais nous avons pu relever d’autres renseignements qui pourraient jeter quelque
Fig. 7. Fig 8.
Fig. 7—10. Rhodea (?) hostimensis, P. et B. Grandeur naturelle.
7. Dlouhà Hora. (K. k. Geol. Reiïchsanstalt.) Axe dichotomique. Graptolithes.
8. Hostém. (Univ. Wien.) Axes dichotomisés et enroulés, entourés d’infiltrations minérales jaunâtres (fer ?) établissant comme un double contour.
9. Hostim. (Deutsche Univ. Prag.) Axes dichotomisés et enroulés.
10. Srbsko. (Collection de M. Dusl à Beraun.) Original de Stur, PI. IV, fig. 6. Axes dichotomisés et enroulés.
lumière sur la question: Dans d’autres pièces (fig. 7—10) trouvées aussi à Hostim, à Srbsko, ete. on peut rencontrer les formes à rameaux dichotomiques et à extrémités nettement courbées (fig. 8—10), qui caractérisent le genre Rhodea, auquel nous rattachons pour le moment nos échantillons sous le nom de ÆRAodea (2) hostimensis. Stur considérait ces restes comme les dernières ramifications des rameaux stériles de son Hostinella, tandis que ceux que nous décrivons plus haut
comme Spiropteris étaient pour lui les rameaux fertiles de ce même Hostinella. Si nous arrivions à trouver des formes présentant à la fois ces apparences de Rhodea et les frondes décrites ci-dessus, il va sans dire que les deux types devraient être réunis sous un même nom, ce que nous n'avons pas osé faire dans l’état actuel de nos connaissances.
Souvent les empreintes de ces stations sont entourées d'infiltrations jaunâtres (de fer probablement) (fig. 8). Dans une de nos pièces, trouvée à Dlouhä Hora dans l'étage H—h2 de Barrande, nous avons pu voir le rameau de Fougère, accompagné de Graptolithes, preuve de l’allochtonie du terrain (fig. 7).
Dawson considère, en 1862, comme ,restes de pinnules fertiles“ d’un Cyclopteris incerta (!) des empreintes qui rappellent d'assez près les extrémités un peu enroulées de notre Rhodea (?) hostimensis.
Ces caractères de la flore de Srbsko et de Hostim sont importants pour définir ces terrains comme appartenant au Dévonien. Jusqu'ici les auteurs ne s'étaient appuyés pour l’affirmer que sur la stratigraphie de la région et sur la faune. Nous apportons un argument de plus, tiré de l’examen de la flore. En effet, nous voyons nos fossiles être très voisins, sinon identiques à ceux caractérisant les autres formations dévoniennes. C’est ainsi que notre Rhodea (?) hostimensis est très semblable (identique?) au R. condrusorum (Sphenopteris condrusorum, Gilk., Rhacophyton condrusorum, Crép.) qui a été signalé comme caractéristique des ,Lenneschiefer“ du Dévonien. Il est assez semblable aussi au Sphenopteridiun Keilhauï, que Nathorst a décrit pour la flore fossile de Pile des Ours, et qui rappelle par l’écartement de ses pinnules Rhodea condrusorum. Il est voisin de la Fougère que Solms désigne comme caractéristique des ,Lenneschiefer der Gegend von Gräfrath am Niederrhein,“ et qui n’est autre que Rhodeu condrusorum. Solms n'admet pas l'identité de son type avec le nôtre; mais il relève leur analogie et signale aussi le rapport qui existe entre Hostimella hostimensis et les Rhodea, quand il dit, p. 88: ,De même, nous ne pourrions établir un parallélisme aussi immédiat entre notre reste et le Sphenopteris condrusorum, Gülk. et le Hostinella hostinensis, ,Stur, qui lui est très semblable.“
Hostimella hostimensis,') P. et L.
Fig. 11—51.
Fucoides hostinensis, Barr. ex parte. **) Haliserites zonarioides, Kr. ex parte.
Hostinella hostinensis, Barr. (in Stur) ex parte. ? Sphenopteridium Keilhaui, Nath.
? Barrandites, Ettingsh. (ën Stur) ex parte.”
Nous plaçons ici des restes de deux apparences et qui paraissent très caractéristiques pour les terrains dévoniens, car outre que nous les trouvons très fréquents dans l'étage H—h 1, de Barrande, à Srbsko aussi bien qu'à Hostim, nous en voyons d’assez semblables cités d’une part par Solms-Laubach (Lenneschiefer), d'autre part par Nathorst (Ile des Ours).