XIV PRINCIPES ÉLÉMENTAIRES
la fleur sur la tige : la rue est dans ce cas. On se gare des deux premiers inconvénients en répétant le nom du genre auquel appartient une plante dans toutes les classes où un avortement peut la porter, et en renvoyant à sa classe véritable, laquelle a été déterminée par LiNNÉ sur une de ces considérations : ou l'espèce la plus commune regardée comme type du genre lui appartient par son nombre déterminé d’étamines, et alors elle entraîne toutes les autres après elle; ou le plus grand nombre des espèces du genre appartiennent à cette classe par leur nombre d’étamines et entrainent après elles les espèces dont le nombre des étamines varie en plus ou en moins. Dans le troisième cas, on choisit sur la plante la fleur qui s’épanouit la première , et on la classe sans considération pour les autres ; c’est ainsi que la rue appartient à la décandrie parce que sa première fleur à dix étamines , quoique toutes les autres n’en aient que huit.
Quand une plante varie constamment dans le nombre des étamines sans que l’on puisse établir des règles fixes dans ces variations , le classement devient beaucoup plus embarrassant , et c’est alors que l'habitude de voir les plantes, de juger de leur analogie par la simple inspection des facies, devient indispensable à l'étudiant qui ne connaît pas les familles naturelles.
Faisons connaître à présent les considérations d’après lesquelles sont établis les ordres particuliers à chaque classe.
Les ordres des treize premières classes sont fondés sur le nombre des pistils de chaque fleur que ces classes renferment. On aura le nom de ces ordres , en substituant, dans les noms des classes, le mot gynie qui veut dire femme, à celui d’andrie qui veutdire homme.
Le 1”, Monogyme , signifie un pistil.
A la place de Diandrie. . . . digynie. . +. 2.
Triandrie . . . trigynie. . . 3.
Tétandrie . . . tétragynie. . 4.
Et ainsi de suite jusqu’à 13.
Quant aux fleurs qui n’ont pas de pistils visibles, on compte les stigmates qui sont alors placés sur l'ovaire, comme une petite excroissance. Exemple : le pavot.