PRINCIPES ÉLÉMENTAIRES. XV
Il est à remarquer qu'il y a des classes dans lesquelles on n’observe point cette série tout entière d'ordres. Dans la monandrie on ne trouve que deux ordres : la monogynie et la digynie.
Dans la tétrandrie il y a trois ordres : la monogynie , la digynie et la tétragynie ; il y en a six dans la pentandrie. Nous expliquerons ces différentes séries d’ordres au commencement de chaqne classe, dans le cours de l’ouvrage.
Dans la quatorzième classe , ou la didynamie, on ne fait point d'attention particulière aux pistils , parce que toutes les fleurs en gueule , les labiées et les personnées, qui sont de cette classe, n’ont qu’un seul pistil. Mais il existe dans ces fleurs une différence bien marquée qui peut servir de signe distinctif pour les ordres et les autres divisions.
Dans les fleurs labiées, par exemple, les graines sont au nombre de quatre et sont nues au fond du calice. Dans les personnées , les semences sont beaucoup plus nombreuses et renfermées dans une capsule. De cette variété de structure, il nait une division aisée de la didynamie en deux ordres : 1° la gymnosperme, qui signifie semences nues ; il contient les véritables labiées, telles que le marube, la menthe , l’ortie blanche , le thym , la mélisse ; 2° l’angiospermie, qui signifie graines enveloppées et qui a pour caractère d’avoir un fruit capsulaire , réunit toutes les personnées , telles que l’eufraise, le muflier.
La quinzième classe , ou la tétradynamie , dans laquelle la fleur n’a aussi qu’un seul pistil , offre deux ordres tirés de la forme du fruit , qui est une silique ou une silicule ; de là on distingue la tétradynamie en sihiculeuse, ou celle qui renferme les plantes dont le fruit est une silicule qui est un péricarpe court et quelquefois arrondi , dont la longueur n’excède jamais quatre fois sa largeur : le pastel , le cochléaria , le thlaspi , etc., etc., et en siliqueuse, c'est-àdire celle dans laquelle sont rangés les végétaux ayant une silique pour fruit, dont la longueur surpasse toujours quatre fois sa largeur: la giroflée , le chou , les cressons.
Les seizième , dix-septième et dix-huitième classes , c’est-à-dire la monadelphie, la diadelphe et la polyadelphie, sont établies