MOUTARDE
Sinapis ( Mustum ardens, moût brülant }. Silique un peu cylindrique, biloculaire , bivalve. Graines disposées sur un seul rang, presque globuleuses , à cotylédons formant une double plicature.
C’est de cette plante dont il est parlé dans les évangélistes, Matt. ce. 13. v. 31. Marc, 4.51. Luc, 17. 6.
M. Brancne. S. Alba. Tige cylindrique , striée. Feuil. alternes , lyrées, pétiolées, rudes, en 5-7 lobes profonds et dentés. FI. jaunes en épis âches, sur des pédoncules qui, la plupart forment avec la tige des angles droits. Siliques velues renfermant 4 graines jaunâtres , terminées par un bec très long, oblique et comprimé. Surs-la-Buissière, près de la cure. Juin et juillet.
296 TÉTRADYNAMIE SILIQUEUSE. — CRUCIFÈRES.
M. Noire. S. Migra. L. Brassica. Koc. Tige de 4-5 pieds, rameuse. Feuil. lyrées, semblables à celles de la rave, mais plus petites et plus rudes. Siliques quadrangulaires, lisses, rapprochées de la tige, terminées par une corne droite, courte, obtuse et anguleuse. FI. jaunes; semences brunes. Thulin. Champs sablonneux. Tournay.
C’est avec cette espèce qu’on fabrique la moutarde. Son étymologie latine prouve que les anciens la délayaient avec du moût ou jus de vin.
B. Prasina.
M. pes Cuaurs. $. Arvensis. Tige rameuse de 2 pieds environ , dure. Feuil. larges, un peu en lyre ou simplement dentées. Siliques plus longues que dans la précédente, rudes, écartées de la tige et terminées par une corne courte et courbée en faucille. F1. jaunes. Semences d’un rouge brun. Terres labourées et le long des chemins. Juin et juillet.