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DEUXIÈME CLASSE

DIANDRIE.

Mot grec qui signifie deux hommes. Cette classe comprend tous les végétaux dont les fleurs ont deux étamines; elle se divise en deux ordres, qui sont des membre; des familles des jasminées, onagraires, serophularinées , lentibulariées, labiées, verbénacées et graminées de notre tableau botanique de la méthode de Jussieu.

ORDRE PREMIER, — DIANDRIE MONOGYNIE.

TROËÈNE, famille des fasminées.

(Voir notre tableau, 8e classe, ordre 6).

LicusrroM ({ parce qu’il vient de la Ligurie). Arbrisseau à tige arrondie , feuilles simples et fleurs en panicule au sommet des tiges et des rameaux. Calice à cinq dents. Corolle en entonnoir , monopétale; tube court mais plus long que le calice; limbe découpé régulièrement en quatre segments. Deux étamines à anthères saillantes. Style mince terminé par un stigmate. Baies noires tétra spermes.

T. Comuux. Ligustrum vulgare. Vient dans les haies et les bois et se, à faire des galetas. Tige rameuse, droite à écorce cendrée et blanchâtre. Feuilles lancéolées très entières, lisses, d’un vert foncé et se conservant jusqu’à la fin de décembre. Fleurs blanches en petites grappes; baies molles, noires, très amères. Les grives et les merles s’en nourrissent pendant l’hiver. |

JASMIN , type de la famille des Jasminées.

JaAsmiINoM. Arbrisseau à tige flexible, presque toujours vert ; à feuilles ordinairement composées et à fleurs odorantes situées au sommet des rameaux. Chaque fleur a un calice court à cinq dents,

4 DIANDRIE MONOGYNIE.

une Corolle monopétale en entonnoir , à tube plus long que les calices. Deux étamines.

Jasmin officinal. Plante d'Orient cultivée dans les jardins.

LILAS , fam. des Jasminées.

LiLas { nom persan , et SYRINGA mot grec, qui veut dire flûte et indique que le bois est fistuleux ).

SYRINGA. Arbrisseau à tige arrondie et s’élevant en arbre dont les fleurs sont disposées en grappes droites ou lâches, à l'extrémité des rameaux. Calice court à quatre petites dents. Corolle monopétale en entonnoir à tube plus long que le calice et à limbe partagé en quatre segments. Deux étamines et un ovaire supérieur portant un style dans le stigmate. Capsule à deux loges renfermant chacune un à deux spermes lancéolés et bordés d’une membrane.

L. Couuux. Syringa Vulgaris. Feuilles simples , cordiformes, entières, opposées , aiguës, glabres. Fleurs purpurines ou blanches, d’une odeur suave. Dans les haies des jardins.

FRÊNE, fam. des Jasminées.

FRAXINUS | de frangere, casser, pour exprimer la nature fragile de son bois ). Ce genre avait été placé par Linné dans la polygamie diæœcie. Fleurs polygames ou dioiques ; calice et corolle nuls. Deux étamines à anthères sessiles; un pistil. Quand on ne remarque pas les étamines c’est qu’elles sont avortées.

F. Couuun. F. excelsior. Fleurs en grappes, paniculées, violacées, naissant avant les feuilles. Feuilles opposées, ailées, pinnées avec impair, à 11 ou 15 folioles sessiles , lancéolées, pointues , dentées. Dans les bois et les haies.

LENTICULE, fam. des Nayages.

Lemna ( de la forme de sa structure lenticulaire ). Fleurs hermaphrodites ou dioïques par avortement, renfermées d’abord complètement dans une spathe sessile, monophylle, comprimée , transparente et mince. Cette spathe se fend sur l’une de ses faces pour laisser saillir les étamines et le style. Les 2 étamines se développent : successivement à filet cylindrique plus long que le pistil terminé à son sommet par 2 anthères juxtaposées, globuleuses, uniloculaires ; le pistil offre un ovaire ovoide, comprimé, à une seule loge. Le

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style est gros et cylindrique, terminé par un stigmate tronqué et concave.

L. Gisgeuse. L. Gibba. Tout le monde a remarqué à la surface des eaux ces petites efflorescences, ayant à peu près la forme de lentille, dépourvues de tige et de pétiole. La gibbeuse est rougeätre et convexe en dessus ; hémisphérique et comme spongieuse en dessous. Dans les étangs et les fossés.

L. Triogée. L. Trisuleu. Feuilles pétiolées et comme trilobées , réunies d’abord, se détachant ensuite; d’un pâle vert, Sur les eaux tranquilles. Soignies.

L. à plusieurs radicules. L. polyrhiza. Verte en dessus, rougeâtre en dessous. Plusieurs radicules en faisceaux sous chaque feuille. C’est la plus grande espèce. Dans les fossés.

L. sans racine. L. Ariza. Feuilles sans radicules, géminées , c’est la plus petite espèce du genre. Dans les étangs.

L. Nain. L. Minor. Frondes foliiformes à peine convexes à leur surface inférieure, racines solitaires. Fleurit au temps des canicules.

CIRCÉE , fam. des Onagraires , 14e classe, ordre 11 de notre tableau.

Cincoga. Ce nom rappelle celui de la plus fameuse enchanteresse de la mythologie ct indique que cette plante était autrefois employée à des usages superstitieux. Elle est vulgairement nommée l’herbe aux magiciens. Aussi sa connaissance, les circonstances qui devaient accompagner sa cueillette faisaient-elles partie des articles les plus secrets de la science des Druides.

Calice adhérent à l'ovaire , court, caduc et diphylle. 2 pétales et 2 étamines. Un style à stigmate échancré; capsule pyriforme, hérissée de poils écailleux à deux loges dispermes et indéhiscents.

C. PanisiENNE. C. Lutetiana. Plante herbacée d’un pied de hauteur. Feuilles opposées, ovales, pointues, comme dentées, opaques, pétiolées. Fleurs blanches avec des points rouges portées au sommet de Ja tige et des ramuscules, disposées en grappes simples et allongées. Dans les bois. Thuin.

C. Moyenxe. C. Intermedia. Regardée par Decandole comme une variété de la précédente. Ses feuilles sont cependant plus cordiformes et plus dentées.

C. pes Azpes. C. Alpina. Dumortier. Toute la plante est glabre; tige étalée, à articulations rouges. Feuilles transparentes. Dans les lieux tourbeux. Au pied des aulnes pourris .

6 DIANDRIE MONOGYNIE.

VÉRONIQUE, fam. des Scrophularinées, ou Rhinantacées, 8e classe, ord. 3.

VERONICA ( veut dire image véritable ). Calice à 4, rarement à 9 divisions. Corolle en roue, à 4 lobes inégaux. Deux étamines , un ovaire supérieur surmonté d’un style à stigmate capité. Capsule en cœur à deux loges échancrées au sommet. Feuilles opposées ou verticillées. Fleurs disposées en épis terminaux ou axillaires, quelquefois feuilles alternes et fleurs axillaires et solitaires.

17e Division. Fleurs en grappes axillaires.

V. OrriciNALE. V. Officinalis. Long-temps célèbre sous le nom de thé d'Europe. Tiges couchées, velues, dures, souvent radicantes. Feuilles ovales souvent conjuguées , finement crénelées, dentées en scie. Fleurs d’un bleu pâle, rayées. Les épis sont latéraux, dans l’aiselle des feuilles. Dans les pâturages sablonneux.

V. pes MonraGnes. V. Montana. Tiges rampantes, velues ; feuilles ovales, crénelées, ridées, pétiolées, rougeâtres en dessous. Fleurs bleu-päle, peu nombreuses , veinées de rouge. Calices hérissés. Fleurit en juin un peu plus tôt que la précédente. Dans les bois ombragés. Thuin.

V. CHenEeTTE. V. Chamædris. Sa tige est garnie de poils de deux côtés opposés, changeant de position à chaque entre-nœud. Caractère excellent pour la distinguer. Feuilles ovales, rugueuses, sessiles, dentées. Fleurs d’un bleu-pâle en grappes latérales et axillaires. Elle est vivace. Dans les bois et les pâturages secs. Maï et juin.

Var. Heterophylla. Dmtr.

V. Aquarique. V. Beccabunga. Tige rampante et charnue, cylindrique , branchue, fistuleuse. Feuilles d’un beau vert luisant, fleurs en grappes , bleues , axillaires. Croût dans les fontaines et les eaux courantes qui gèlent rarement. Fleurit tout l'été.

Tonique et diurétique.

Var. Limosa. Ly.

V. Mouron. V. Anagallis. Tige simple ou rameuse, radicante aux articulations inférieures. Feuilles opposées, pétiolées, ovales, arrondies, dentées en scie. Fleurs petites d’un bleu violet en grappes latérales. Capsule moins haute que le calice. Elle est annuelle. Fleurit tout l’été dans les lieux où l’eau séjourne une partie de l’année.

V. à Écussons. V. Scutellata. Diffère peu de la précédente. Tige faible, redressée. Feuilles linéaires, entières, pointues, garnies de quelques dents peu visibles. Fleurs en grappes latérales , alternes, d’un blanc

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rosé ou bleue. Pédicelles pendants , ce qui rend la fleur recourbée, Dans les lieux humides, inondés l'hiver. Juin et août, Var. Velutina. V. Parmularia. Tiges et feuilles velues. F1, violacées.

2° Div. Calice à cinq lobes.

V. Perir CHE. V. Teucrium. Tiges couchées , ramassées en gazon à la base, puis redressées, dures, velues. Feuilles ovales, rugueuses , à dents profondes et obtuses. Fleurs bleues, souvent veinées de rouge , en grappes latérales très longues, produisant un effet agréable. Calice à D divisions dont une très petite.

Var. Canescens. Toute couverte d’un duvet grisâtre. Juin et juillet,

3° Div. Fleurs axillaires solitaires.

V. pes Camps. V. Arvensis. Tiges droites, rameuses, velues. Feuilles cordiformes incisées, plus longues que les pédoncules. Folioles calicinales lancéolées et inégales. FI. sessiles , solitaires, d’un bleu pâle, Style court. Fleurit tout l'été.

Var. Polyanthos. Dmtr.

V. A FEUILLES DE Lierre. V. Hederæfolia. Tige couchée, velue , rameuse; feuilles en cœur, planes à 5 ou 5 lobes plus courts que le pédoncule; les folioles du calice ovales. Fleurs bleues ou blanches. Dans les champs et les haies. Mai et juin.

V. TriLoBée. V. Triphyllos. Tige étalée, rameuse, velue; feuilles alternes, les inférieures cordiformes, les supérieures digitées. Pédoncule plus long que le calice. Fleurs bleues. Caractéristique des terrains calcaires. Tournay. Dans les moissons. Avril et mai.

V. Précoce. V. Prœcox. Allioni.Tige velue, droite, ramifiée à sa base; feuilles rougeâtres en dessous, dentées en scie, fleurs bleues ; capsule ovale un peu échancrée. Style long. En avril-juin. Dans les terrains calcaires. Soignies.

V. À FEUILLES DE Tayu. V. Acinifolia. Tige droite, comme velue glanduleusement. Feuilles ovales , glabres, crénées, rougetres en dessous. Fleurs bleues, pédonculées , solitaires, en grappes. Capsule profondément émarginée. Mai et juin. À Belæil d’après Hocquart.

V. PRiNTANIÈRE. V. Verna. Tige grêle, velue , droite. Feuilles divisées en digitations , celles du sommet entières. Fleurs bleues veinées de rose, solitaires, presque sessiles. Capsule glabre, comprimée. Mars-juillet. Dans les champs, les collines sablonneuses et sur les murs. Ghlin.

V. Acresre. V. Agrestis. Tige pubescente, jaunâtre. Feuilles cordiformes, pétiolées , larges, velues , incisées , plus courtes que les pédon-

8 DIANDRIE MONOGYNIE.

cules; fleurs blanches, ou d’un bleu pâle élégamment tachetées. Style court; capsule moins longue que le calice. Fleurit tout l'été. Dans les champs. Rumillies.

V. Romane. V. Romana. Feuilles oblongues comme dentées; pédoncule plus court que le calice. Fleurs comme sessiles. Je n’ai jamais rencontré cette espèce. M." Hocquart la désigne à Stambruges.

V. À FEUILLES DE SARRIETTE. V. Satureiæfolia. M. Dumortier l’a rentrée dans les prés secs de Tournay.

4° Div. Fleurs terminales.

V. À FEUILLES DE SERPOLET. V. Serpylhfolia. Tige presque couchée à la base, puis droite. Feuilles ovales, conjuguées, glabres , crénelées, les supérieures alternes, dentées en scie. Fleurs blanchâtres parsemées de

lignes bleues. Les anthères sont d’un bleu superbe. Mai-octobre. Dans les prairies sèches. Béclers.

Var. Nummularifolia. Dmtr. Trouvée à Ghlin par M. Dethier.

GRASSETTE , fam. des Lentibulariées, 8e classe, ord. 2 de notre tableau.

PinGuiCuLA ( à cause de ses feuilles luisantes et comme huileuses). Calice bilabié, trifide supérieurement , bifide inférieurement. Corolle irrégulière, à deux lèvres entr’ouvertes , la supérieure bilobée , l’inférieure trilobée, munie d’un éperon à la base , resserrée près de sa gorge. 2 étamines très courtes. Style court surmonté d’un stigmate à 2 lames. Capsule uniloculaire polysperme.

G. VuzçeaRe. P. Vulgaris. Jolie plante à fleurs violettes ou bleuâtres, d’un port tout particulier. Feuilles radicales couchées sur terre, grasses au toucher , jaunâtres. Nectaire cylindrique de la longueur du pétale. Avril et mai. Lieux marécageux. À beaucoup d’affinité avec les utriculaires.

UTRICULAIRE , même famille.

UTRICULARIA (son nom lui vient des petites utricules qui la soutiennent au-dessus des eaux). Calice à 2 folioles égales, caduques ; corolle bilabiée à tube à peine sensible ; lèvre supérieure droite, entière, staminifère, l’inférieure plus grande, munie intérieurement d’un palais cordiforme , saillant , éperonné à sa base. Capsule globulaire polysperme.

Les vessies des feuilles, d’après Schrader, pleines d’eau avant la floraison, sécrètent plus tard de l’air qui chasse cette eau pour faire surnager la plante et favoriser la floraison. Après, l’eau remplace l'air dans ces mêmes ampoules et la plante se replonge dans le liquide.

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U. Vuzcame. U. Vulgaris. Deux étamines, un ovaire surmonté d’un style à stigmate simple; feuilles nageantes portant deux soies; tige élevée au-dessus de l’eau, munie de quelques écailles. Fleurs jaunes, pédoneulées , formant un petit épi au-dessus de l'eau, portées sur une hampe divisée en rameaux très longs. Dans les eaux bourbeuses. Erbi-

sœul du côté de Baudour. Caractérise la tourbe. Juin-août.

U. Nane. U. Minor. Tige capillaire de 2 à 3 pouces , couchée sous les eaux. Feuilles jaunâtres, alternes. Fleurs d’un jaune pâle , alternes. Lèvre de la corolle peinte de stries ferrugineuses. Dans les eaux dormantes. Juillet et août.

U. Moyenne. U. Intermedia. Hampe filiforme, couchée sous les eaux. Les vessies sont fixées aux racines ou à la tige et non aux feuilles. 2 ou5 fleurs jaunâtres, pédicellées, à corolle peinte de stries pourprées. Dans

les fossés. M. Dmtr. Je ne l'ai pas rencontrée. £. Unifrons y. Bifrons .

GRATIOLE, fam. des Scrophularinées , 8e classe, ord. 9 de notre tableau.

GRATIOLA (veut dire grâce de Dieu). Plante herbacée à feuilles opposées, à fleurs axillaires jaunâtres ou blanches. Calice à 5 divisions, muni de 2 longues bractées à sa base : corolle tubuleuse à deux lèvres ; la supérieure bilobée, l’inférieure à 3 lobes égaux. 4 et parfois 5 étamines dont 2-3 stériles ou rudimentaires. Capsule à 2 loges chargée d’un style en alène , à stigmate à 2 lames.

G. OrricinaLe. G. Officinalis. Tige droite cylindrique , glabre. Feuilles opposées, sessiles, ovales, dentées en scie, lisses et chargées de 5 nervures. Fleurs axillaires d’un blanc veiné de rose, pédonculées. Dans les lieux humides. Thuin.

On l’appelle vulgairement herbe au pauvre homme, parcequ'elle servit de purgatif pour les indigents. L'analyse chimique nous apprend qu’elle contient une substance et une matière résinoïde. Elle purge violemment et produit de pénibles vomissements.

LYCOPE, fam. des Labiées, 8e classe, ord. 10 de notre tableau.

= Lycopus (en grec : pied de loup). Calice tubuleux à 5 divisions peu

profondes, à gorge poilue; corolle tubuleuse à 4 lobes presque égaux entre eux, si ce n’est le supérieur qui est plus large et échancré; 2 étamines fertiles et 2 stériles très écartées. Un ovaire supérieur,

4 fides à style filiforme et à stigmate fourchu. 4 semences dans le calice.

10 DIANDRIE MONOGYNIE.

L. Vuicame. L. Europœus. Tige droite tétragone. Feuilles sinuées, dentées, marquées en dessus de points résineux, pinnatifides à la base. Fleurs blanches, quelquefois maculées, sessiles, verticillées et axillaires. Dents du calice épineuses. Dans les lieux humides.

L. Écevé. L. Exaltatus. Croit en Italie et a beaucoup de rapport avec le précédent. Il est très haut, à fleurs ponctuées de rouge. Dans les bois de Bonsecours d’après Hoc. Var. Incanus. Dmitr.

SAUGE , fam. des Labiées , 8° classe, ord. 10.

SALVIA (de salvare, sauver, à cause de ses propriétés). Calice nu pendant la maturation , tubuleux, un peu campanulé, strié à 2 lèvres , la supérieure tridentée, l’inférieure bifide. Corolle irrégulière dont le tube est élargi et comprimé à sa partie supérieure. Limbe divisé en 2 lèvres, la supérieure comprimée, échancrée, souvent courbée en dedans et ayant la forme d’un fer de faucille. L’inférieure élargie à 3 découpures , celle du milieu plus grande, échancrée ou arrondie. 2 étamines attachées à des filets courts sur lesquels sont insérés des filets transversaux qui tiennent écartés les loges de l’anthère dont l’une est avortée et glanduliforme. Deux étamines avortées situées au fond de la corolle. Graines anguleuses soudées.

S. pes Prés. S. Pratensis.Tige simple, velue, glanduleuse au sommet» carrée et assez nue. Feuilles cordiformes, oblongues, crénées; celles du sommet ampléxicaules, les inf. pétiolées; les verticilles comme nus. Fleurs grandes, bleues, rarement blanches, un peu glutineuses. Sur les coteaux incultes. Juin et juillet. Thuin. Var. Agrestis, :. Incisa.

S. OrriciNALE. S. Officinalis. Souche ligneuse poussant beaucoup de rameaux, cotonneuse. Feuilles elliptiques lancéolées, légèrement crénelées, ridées, sèches, un peu succulentes. Fleurs bleues. Dans nos jardins.

CLADIE , fam. des Gypéracées, 2e classe, ord. 4 de notre tableau.

CLaApium. Brown. Scuoenus. L. épillets à 1 ou 2 fleurs axillaires et terminales, à 5 ou 8 écailles imbriquées dont les extérieures sont vides. Style caduc. 2 étamines, rarement 3. Point de soies hypogynes. Fruit osseux, pointu.

C. nes Marais. C. Mariscus. Rob. Plante herbacée de plus d’un mètre de. haut, fistuleuse, articulée, cylindrique, garnie de feuilles très longues , pointues , triangulaires , souvent dentées en scie et engainantes,

DIANDRIE DIGYNIE. 11

ayant sur le dos des dents aiguës, Fleurs d’un roux pâle, axillaires et terminales. Dans les marais tourbeux. Juillet et août. Mons.

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