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plante comme une variété de la Renoncule aquatique. Elle s’y rattache un peu par la conformation du pisuül; mais quatre autres caractères bien constants l'entséparent tout-à-fait. Print. Etangs saumâtres entre Etel et le Port-Louis. TR. |
Nota. Jusqu'à présent on a vainement cherché en Bretagne la Renoncule divariquée, R. divaricatus Schranck , et la Renoncule flottante, R. fluitans Lam. Ces deux espèces se rapprochent de la R. capillacée par l'absence de feuilles à larges divisions. La première est surtout caractérisée par ses feuilles presque sessiles , à divisions très fines , courtes, roides, étalées en cercle, et ne se réunissant pas hors de l’eau ; par ses stipules peu apparentes ; par son style allongé , courbé vers le milieu et par son stigmate linéaire. Elle vit dans les eaux tranquilles. — La seconde espèce, qui se plaît dans les rivières , est remarquable par la grande extension de sa lige , et par ses feuilles très allongées , à divisions dichotomes, rapprochées , linéaires et amincies au sommet. Les carpelles glabres et gros, avec un bec court , sont insérés sur un réceptacle dépourvu de poils.
R. TRIPARTITE. R. tripartitus DC. — Tige nageante, presque glabre, plus ou moins grêle, ordinairement assez longue et peu rameuse. Feuilles de deux sortes : les inférieures ou submergées souvent presque sessiles, multipartiles-capillaires ; les supérieures longuement pétiolées, étalées sur l'eau, orbiculaires ou réniformestripartites, à divisions profondes, cunéiformes , poilues en dessous, deux d’entre elles communément bilobées et crénelces , l’autre constamment terminée par trois crénelures. Stipules toutes médiocres, adhérentes au pétiole dans leur tiers inférieur , ovales, à peine aiguës, velues et blanchâtres. Fleurs petites. Pédoncule allongé, assez grêle, plus ou moins poilu. Calice réfléchi , à sé-
= Dh = pales d’un pourpre noir , avec les bords blancs. Pétales oblongs , presque pointus, un peu plus longs que les sépales. Etamines en petit nombre , 5 à 10. Stvie long, grêle , faiblement courbé vers le milieu , ne persistant qu’en petite partie ; stigmate mince. Réceptacle garni de quelques poils courts. Carpelles à peu près ovoïdes, ‘très ridés, glabres ou devenant promptement glabres ; bec court. Graine d'un blanc sale.
Var. — obtusiflorus. Corolle de moitié plus grande que le calice. Pétales obovales, très obtus. — Cette variété, avec des pétales plus longs, est devenue peut-être le°R. Petiveri de Koch, auquel on rapporte le À. hololeucos de Lloyd , principalement caractérisé par des pétales tout-à-fait blancs. Dans notre plante, la tache jaune existe, mais elle est très réduite.
La Renoncule tripartite abandonnée par l’eau , ne possède quelquefois , comme la R. aquatique , que des feuilles multipartites , dont les divisions sont alors peu longues , vertes et succulentes. :
Mai — juillet. Mares et douves sur les landes ou dans les bois. AR.
R. DE LenorwanD. R. Lenormandi Schultz. R. reniformis Desp. — Plante absolument glabre. Tige rampante, très rameuse, s’allongeant beaucoup. Feuilles toutes réniformes-trilobées, à lobes profonds , larges, bien crénelés. Stipules assez grandes, blanchâtres, presque à moitié soudées au pétiole , arrondies au sommet. Fleurs petites. Pédoncuie un peu épais. Sépales réfléchis, légèrement tachés de violet foncé. Pétales oblongs ou obovales , de moitié plus longs que les sépales. Étamines en petit nombre. Style assez court , épais, crochu; Stigmate étroit. Carpelles bien ridés, à bec enfin court et droit. Graine d'un jaune rougeâtre. —S'il fallait admettre une variété de la Renoncule aquatique
en‘ à feuilles toutes peltées, la Renoncule de Lenormand s'en distinguerait par plusieurs bons caractères, notamment par ses stipules glabres, peu longuement soudées au pétiole par son réceptacle dépourvu de poils, par. la longue persistance de son style, par son stigmate étroit et par la couleur presque orangée de sa graine. — Print., Été. Les bords des petits ruisseaux et des mares. T R. Pontivy. (M.me Cauvin), Auray (N).
R. A FEUILLES DEAIERRE. À. hederaceus L.— Plante absolument glabre*comme la précédente. Tige en général assez courte, rampante, rameuse, fragile. Feuilles longuement pétiolées, un peu succulentes, souvent tachées de noir, réniformes, à trois ou cinq lobes peu profonds, très larges et entiers. Stipules blanchâtres, oblongues, assez longuement soudées au pétiole. Fleurs petites. Pédoncule assez épais, peu allongé. Sépales étalés, verdâtres. Pétales elliptiques, à peine plus longs que les sépales, rarement de moitié plus longs. Étamines en petit nombre. Style droit ou peu courbé; stigmate petit. Carpelles à bec très court, presque nul. — La tige de cette Renoncule devient quelquefois nageante et s'allonge beaucoup sur la surface de l'eau, en émettant toujours à chaque nœud de nombreuses ibrilles. Alors les feuilles s'arrondissent et les lobes se trouvent à peine indiqués. — Print., Été. Lieux très humides, surtout bords des petits ruisseaux. C.
2. Fleurs jaunes; une petite écaille à la base de chaque pétale. Carpelles lisses.
Espèces marécageuses ou terrestres, presque toutes -vivaces, sans stipules, à pédoncules uniflores communément axillaires ou terminaux , eflilés et restant droits après l'anthèse.
R. FLAMMETTE. À. flammula L.— Plante MOYENNE, vivace. Tige couchée, ou même radicante dans sa
— at.
partie inférieure, puis redressée, rameuse, glabre ou pubescente. Feuilles lancéolées ou lancéolées-linéaires, plus ou moins dentées en scie, rarement entières, presque toujours glabres; les inférieures longuement pétiolées à sommet émoussé. Pédoncules velus, opposés aux feuilles. Fleurs médiocres, à calice un peu velu, à corolle d’un jaune bien luisant. Carpelles à bec court, étroit. — Été. Lieux humides. TC.
Var.—erectior. Tige presque droite, assez épaisse. Feuilles inférieures ovales, un peu tronquées à la base, obtuses au sommet , dentées-crénelées en leur contour ; les supérieures lancéolées, fortement dentées en scie. — Gazons près des sources. Auray, Lorient. R.
— Reptans. Tige un peu grêle, radicante dans toute sa longueur. Feuilles très étroites, presque linéaires , entières ou à peine dentées.— Lieux souvent inondés. À R.
R. LANGUE. R. lingua L.— Plante vivace assez grande, ordinairement pubescente ou même velue, rarement glabre. Racine rampante. Tige peu rameuse, droite, épaisse, fistuleuse. Feuilles toutes presque sessiles, lancéolées-linéaires , très longues , obscurément dentées. Pédoncules très longs, velus , axillaires , rarement opposés aux feuilles. Fleurs grandes , à calice poilu , à corolle d'un beau jaune. Carpelles à bec assez court, large. — Été, Les marais; Plaisance près de Vannes, Lannenec en Plæmeur, etc. R.
R: scÉLÉRATE. R. sceleratus L. — Plante moyenne, annuelle, presque entièrement glabre, seulement un peu poilue vers le sommet, Tige droite, rameuse, assez épaisse , fistuleuse. Feuilles radicales longuement pétioleés, orbiculaires ou réniformes-tronquées, tripartites, à divisions larges , lobées-crénelées ; les caulinaires pétiolées ou presque sessiles , à 3 ou 5 divisions plus pro-
— {9 — fondes, oblongues ou presque linéaires, incisées-dentées. Fleurs petites , à corolle dépassant peu le calice et d’an jaune pâle. Dix à quinze ètamines. Carpelles fort nombreux, petits, à peine mucronés, très rapprochés et formant une tête oblongue. — Été. Fossés très humides et bords des mares. AC.
R. cerFEuIL. R. chærophyllos L.— Plante vivace, petite, velue. Racine à fibres tubériformes. Tige droite, simple ou presque simple, nue ou très peu feuillée. Feuilles plus ou moins longuement pétiolées ; les primordiales souvent ovales-trilobées, ou arrondies-tripartites, à divisions crénelées ; les autres multipartiteslinéaires. Fleurs assez grandes, une ou deux, rarement trois ; sépales longs et bien velus; corolle d'un jaune luisant. Carpelles à bec long et crochu, réunis en tête oblongue. — Mai, juin. Vieux murs, talus, pelouses sèches de la région maritime. A C.
R. TÊTE D'or. R. auricomus L. — Plante assez petite, vivace, presque glabre , souvent multicaule. Racine à fibres longues et menues. Tiges droites, quelquefois ascendantes , peu rameuses ou même simples. Feuilles radicales longuement pétiolées , arrondies-réniformes, tripartites, à divisions larges, lobées-dentées ; feuilles caulinaires sessiles, comme digilées , à divisions allongées, presque linéaires et le plus souvent entières. Fleurs médiocres, en petit nombre; sépales un peu poilus, bien colorés; pétales d’un jaune d’or, sujets à avorter ou à se déformer. Carpelles assez velus, à bec long et recourbé. — Print. Bois. AR. Taillis de Luscanen près de Vannes, forêt de Pont-Callec, etc.
R. acre. R. acris L.— Plante assez grande, vivace, pubescente ou faiblement velue. Tige droite, médiocrement rameuse. Feuilles longuement pétiolées, arrondies-anguleuses, deux fois tripartites, à divisions
REA du second ordre, inégales, plus ou moins profondément lobées, à lobes étroits, aigus. Fleurs médiocres, en assez grand nombre; pédoncules cylindriques, non sillonnés; calice velu; corolle d'un beau jaune luisant. Carpelles lenticulaires, à bec assez court et peu crochu. —Print., Été. Prairies, bords des chemins. T C.
R. pes Bois. R. nemorosus DC. Syst. veget. R. laguninosus Duby.— Plante moyenne, vivace, très velue, à poils roussâtres, généralement étalés. Collet de la racine garni de fibrilles nombreuses , débris des anciens pétioles. Tige droite, peu rameuse; quelquefois 2 à 3 tiges faiblement ascendantes. Feuilles pétiolées , tachées de blanc, arrondies-cordiformes , profondément tripartites, à divisions larges, cunciformes, lobées et à Jobes dentés. Pédoncules plus ou moins sillonnés. Fleurs médiocres, peu nombreuses , à corolle d’un jaune d'or. Réceptacle hispide. Carpelles très comprimés, sensiblement bordés, à bec long et enroulé. —Été. Les bois. AR. Camors, le Plessis près Auray, etc.
R. ramPaNTE. R. repens L. — Plante moyenne, vivace, plus ou moins velue. Tige droite, munie à sa base de rejets rampants, ou couchée et radicante. Feuilles pétiolées, assez variables dans leur forme générale, ternées à folioles larges et tripartites, à divisions lobées-dentées ; la foliole intermédiaire presque toujours bien pétiolulée, et quelquefois ternée, au lieu d'être seulement tripartite. Fleurs médiocres ou assez grandes, à corolle d’un jaune luisant. Carpelles très comprimés, bordés, à bec long et presque droit. —Mai— septembre. Lieux humides ou seulement frais. TC.— La monstruosité à fleurs très pleines a été trouvée dans un champ aux environs d’Auray.
Var. — erectus. Tige droite et point de rejets rampants. — Bois, prairies. R.
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—— glabratus. Tige couchée, devenant glabre.
Feuilles glabres et luisantes. de pie humides des dunes. TR.
R. BUuLBEUSE. À. bulbosus L. — Plante ordinairement moyenne, quelquefois petite, plus ou moins velue. Racine vivace, à collet renflé en forme de bulbe. Tige droite, peu rameuse. Feuilles pétiolées, arrondiesovales, ternées, à folioles larges et tripartites, à divisions lobées-dentées, à lobes tantôt assez larges, tantôt étroits. Fleurs généralement médiocres, à calice très réfléchi dès l'épanouissement, à corolle d’un beau jaune luisant. Carpelles bordés-carenés, à bec court et crochu. — Avril-juin. — Prairies, lieux frais, quelquefois les pelouses sèches et les dunes. C’est dans ces dernières stations que la plante est petite. On trouve ‘dans les champs cultivés, mais très rarement, des individus à tige fasciée et à fleurs semi-doubles. TC.
3. Fleurs jaunes; une petite écaille à la base des pétales. Carpelles tuberculeux ou chargés de pointes.
Espèces terrestres, annuelles , sans stipules, à pédoncules uniflores, encore droits après l'anthèse.
R. pes mares. À. philonotis Retz.— Plante annuelle, assez petite, quelquefois moyenne, plus ou moins velue et d’un vert jaunètre. Tige droite, rameuse. Feuilles pétiolées, arrondics-anguleuses, ternées, à folioles larges, inégalement divisées et lobées , ou lobées et dentées, à lobes tantôt ovales ou oblongs, tantôt lancéolés-linéaires. Pédoncules ordinairement axillaires, quelquefois opposés aux feuilles, plus ou moins longs. Fleurs médiocres, à calice très réfléchi, taché de brun, à corolle d’un jaune assez pâle. Carpelles lenticulaires , fortement bordés, tuberculeux près des bords, à bec court et presque droit.— Été. Licux inondés pendant l'hiver, champs humides. AC.
Var. — intermedius. Tige souvent un peu couchée. Feuilles radicales et les caulinaires inférieures presque glabres, seulement tripartites ou trilobèes, à lobes fortement crénelés. R. intermedius Poir. ? — Bords des mares. AR.
— subumbellatus. Tige droite, un peu épaisse, dichotome vers le haut. Feuilles bien découpées. Fleurs disposées en fausse ombelle. Carpelles à peu près lisses. — Au bord d’une mare dans l’île de Groix.
R. À PETITES FLEURS. R. parviflorus L. — Plante annuelle, petite ou assez petite, couverte de poils très mous. Tiges couchées ou ascendantes, souvent rameuses dès la base. Feuilles longuement pétiolées, arrondies en cœur , à 3 divisions lobées, ou à 3 lobes fortement crénelés. Pédoncules courts, opposés aux feuilles. Fleurs petites à calice d’abord étalé, puis réfléchi, à corolle d'un jaune assez pur , seulement égale au calice et formée de pétales oblongs parfois mal développés. Carpelles bien comprimés , bordés, couverts de tubercules spinelleux ; bec assez court, un peu crochu. —Mai-juillet. Bords des chemins, talus. R. Quibéron, pt: Belle-ile, etc.
R DES camps. À. arvensis L. — Plante annuelle, moyenne , légèrement velue, d'un vert pâle. Tige droite plus ou moins rameuse. Feuilles pétiolées , une ou deux fois profondément tripartites, à divisions étroites, lobées ou dentées, à lobes presque linéaires. Pédoncules très souvent opposés. aux feuilles. Fleurs assez petites, d’un jaune soufre, à calice non réfléchi. Carpelles peu nombreux , grands , planes, chargés d'aiguillons ; bec long, un peu crochu au sommet. —Mai, juin. Les muissons. À R.
FICAIRE. FICARIA Dillen.
Calice à 3 sépales oblongs, caducs. Corolle : à 8—12 pétales ayant à leur base une petite écaille. Étamines nombreuses. Carpelles ovoïdes obtus, réunis en tête.
F. RENONCULE. F. ranunculoïdes Roth. Ran. ficariaL. — Plante vivace, petite, glabre, sans âcreté. Racine à fibres tubériformes fasciculées. Tige en général très courte, couchée ou ascendante, un peu rameuse. Feuilles longuement pétiolées, cordiformes, un peu anguleuses ou légèrement crénelées, quelquefois tachées de noir. Fleurs en petit nombre, longuement pédonculées , assez médiocres , d’un beau jaune luisant. Carpelles lisses, mais chargés de quelques poils courts. On trouve quelquefois des bulbilles à l’aisselle des feuilles. — Print. Prairies, champs humides , vieux talus, haies. TC. |
Section IT. — Carpelles polyspermes déhiscents.
POPULAGE. CALTHA L.
Calice à 5 sépales pétaloïdes, planes, caducs ou persistants. Point de corolle. Étamines nombreuses. Carpelles capsulaires 5 à 12, uniloculaires, comprimés, pointus, un peu étalés et comme rayonnants.
P. pes marais. Caltha palustris L.— PI. moyenne, vivace, très glabre. Tige ascendante et même radicante à la base , épaisse, un peu rameuse. Feuilles pétiolées, arrondies en cœur , les supérieures presque réniformés, toutes plus ou moins crénelées. Pétioles à oreiïllettes arrondies, courtes. Fleurs en petit nombre, longuement pédonculées, grandes ou assez grandes, d’un très beau jaune, à sépales obovales , caducs. Carpelles oblongs, un peu arqués. — Print. Prairies maréca-
DT, pen geuses. TR. Le Boisdro en Limerzel (Aubry); Guidel {(N).— Notre plante paraît être la varièté minor de quelques auteurs ; cependant sa tige n'est pas ordinairement uniflore. Le diamètre moyen de la fleur est de 25 millimètres.
ANCOLIE. AQUILEGIA L.
Calice et corolle de cinq pièces. Sépales bien colorés,
caducs. Chaque pétale en forme de cornet et prolongé ‘inférieurement en éperon. Étamines nombreuses, les
intérieures souvent stériles et transformées en petites lames. Cinq carpelles capsulaires droits, un peu soudés à leur base et terminés par une pointe.
A. commune. À. vulgaris L.— Plante assez grande, vivace, pubescente ou presque glabre. Tige droite, peu rameuse. Feuilles pétiolées, biternées à folioles arrondies-cunéiformes inégalement lobées et crénelées, glauques en dessous et d’un vert foncé en dessus. Fleurs longuement pédonculées, bleues, grandes, pendantes, à sépales pointus, à éperons recourbés, à étamines et pistils de même longueur. Carpelles pubescents. — Été. Lisières des bois, haies des prairies. R. Vannes, Muzillac, Port-Louis, etc.
DAUPHINELLE. DELPHINIUM L.
Calice très coloré, caduc, à 5 sépales inégaux, le supérieur prolongé à sa base en éperon. Corolle tétrapétale, ou monopétale par la soudure des pièces, avec un double appendice inférieur ou une sorte d’éperon s’engainant dans l’éperon du calice. Étamines nombreuses. Un à trois carpelles capsulaires, distincts, allongés et pointus.
D. p'Ayax. D. Ajacis L.—Plante moyenne, annuelle, “légèrement pubescente. Tige droite, rameuse vers
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le haut, à rameaux peu écartés. Feuilles inférieures pétiolées , les autres sessiles ou presque sessiles, toutes mullipartites-linéaires. Fleurs bleues, assez grandes, rapprochées et formant des grappes ; chaque pédoncule presque aussi court que sa bractée ou seulement de moitié plus long. Calice à éperon conique, allongé, un peu émoussé à sa pointe. Corolle monopétale éperonnée, offrant à la gorge, sur un fond clair, quelques lignes bien colorées, prises pour les lettres grecques ArA. Carpelle unique, pubescent. — Été. Moissons voisines de la mer. T R. Quibéron, St.-Gildas, l’Isleaux-Moines.
Obs. Deux genres appartenant à cette 2: section, l'Hellébore et l’Isopyre ont été trouvés dans quelques parties de la Bretagne, mais loin du Morbihan. Le genre Helleborus L. est surtout caractérisé par un calice persistant, à cinq sépales plus ou moins pétaloïdes; par une corolle à 8 - 10 pétales courts et tubuleux ; par des carpelles coriaces , au nombre de 3 - 10, contenant des graines elliptiques disposées en deux séries. Il est représenté en Bretagne par une seule espèce peut-être naturalisée , l'Helleborus viridis. C'est une plante moyenne, vivace, trés glabre , à racine épaisse, noire, à tige droile, rameuse et presque dichotome vers le haut. Les feuilles, un peu luisantes , sont digitées , à folioles lancéolées et fortement dentées en scie. Les fleurs assez grandes , vertes, faiblement penchées , ont des sépales ovales, étalés. — Print. Lieux pierreux frais.
… Le genre Zsopyrum L. présente un calice caduc, à 5 sépales pétaloïdes ; une corolle à 5 pétales courts et tubuleux; unstigmate se prolongeant sur la face interne du style; des carpelles en nombre peu fixe, 1 à 20, ses-
siles , membraneux, contenant des graines petites et
EE" 7e légèrement ponctuées. IL n’a aussi qu'un représentant en Bretagne , l'Zsopyrum thalictroïides L. , petite plante glabre et d'un vert glauque ayant une racine rampante, une tige droite, fort grêle, à peine rameuse, des feuilles biternées , à folioles ovales-cunéiformes , lobées ou crénelées , et des stipules membraneuses , arrondies. Les fleurs sont blanches et produisent communément deux carpelles , rarement une ou trois. — Print. Les bois.
Famille IL. — BERBÉRIDÉES. Vent.
Double enveloppe florale , et souvent quelques bractées colorées à la base externe du calice. Six sépales, ou moins souvent 3, 4. Pétales en même nombre que les sépales et opposés à ceux-ci, rarement en nombre double. Étamines hypogynes opposées aux pétales , filets distincts, plus ou moins courts; anthères adnées , à loges s’ouvrant, de la base au sommet, par une sorte de valve. Ovaire simple, supère, à style très court et quelquefois nul, à stigmate plus ou moins orbiculé. Fruit uniloculaire , disperme ou polysperme, soit capsule, soit baie, à placenta unilatéral. Embryon droit, entouré par un périsperme charnu ou presque corné ; radicule épaissie à son extrémité ; cotylédons planes. — Arbrisseaux ou herbes vivaces à rameaux et feuilles alternes.
VINETTIER. BERBERIS L.
Calice plus ou moins coloré, accompagné de trois bractées. Sépales , pétales et étamines au nombre de 6. Deux glandes à la base interne de chaque pétale. Baie à 2 ou 3 graines.
… V. commun. B2. vulgaris L. — Arbrisseau de 12 à 16 décimètres, droit, touffu, épineux, à bois fragile, à écorce mince el grisâtre. Épines tripartites, fort aiguës.
si DD —
Feuilles à peine pétiolées, obovales un peu étroites, dentées-ciliées , glabres, et d’abord en paquets à l'aisselle des épines. Fleurs petites, jaunes, disposées en grappes nombreuses, simples, allongées, pendantes. Pétales entiers, obtus , à glandes calleuses. Baies ellipsoïdes, rougeâtres, acides, presque toujours dispermes. — Printemps. Les haies. R. Probablement naturalisé. Vannes, Lorient, etc.
Famille III.°—NYMPHÉACÉES DC.
Calice à 4-6 sépales tardivement caducs ou persistants, colorés en dedans et quelquefois pétaloïdes. Corolle à nombreux pétales planes, disposés en général sur plusieurs rangs. Étamines très nombreuses; anthères adnées, à deux loges s’ouvrant chacune en dedans par une fente longitudinale. Ovaires assez nombreux , à style simple et à stigmate entier; ces ovaires ou carpelles, tantôt monospermes, enfoncés dans les alvéoles du réceptacle prolongé et très évasé, tantôt polyspermes, couverts par le réceptacle et formant, ayec cet organe, une sorte de fruit simple, globuleux ou ovoïde, terminé par un disque ou plateau sur lequel rayonnent les stigmates. Embryon sans périsperme et libre, ou périspermé et contenu dans un sachet mince, selon que la plante a des carpelles en partie saillants, ou des carpelles entièrement couverts. — Herbes aquatiques vivaces, à souche charnue, rampante, à feuilles grandes, longuement pétiolées, à fleurs solitaires portées sur de longs pédoncules et s'épanouissant au-dessus de l’eau. — Nota. Plusieurs botanistes n’admettent pas le prolongement extrême du réceptacle, et, pour eux, les carpelles polyspermes inclus ne sont que les loges
d'un véritable fruit tenant le milieu entre la capsule et la baie,
PRE os NYMPHÉE. NYMPHÆA L.
Calice à 4 sépales ovales ou oblongs. Pétales insérés sur la partie prolongée du réceptacle; les extérieurs égalant ou dépassant un peu le calice. Étamines en apparence périgynes. Carpelles polyspermes réguliérement rapprochés et couverts par le réceptacle; styles soudés entre eux et stigmates rayonnants : ou bien, fruit simple, comme semi-infère, globuleux, multiloculaire, pulpeux en dedans et terminé par un plateau stigmatique.
N. BLancme. N. alba L. — Souche longue, rameuse, très épaisse. Feuilles arrondies-cordiformes , entières et très glabres, à pétiole cylindrique. Fleurs grandes, comme semi-doubles et d’un blanc pur; sépales oblongs, verts en dehors; pétales un peu plus larges que les sépales. Seize carpelles en général et autant de stigmates ; ou fruit à 16 loges, avec un plateau stigmatique à 16 crénelures. — Été. Les étangs etcanaux. À C.
NUPHAR. NUPHAR Smith.
Calice à 5 ou 6 sépales persistants, larges , très obtus, pétaloïdes. Corolle formée de 10 à 18 pétales plus courts que le calice, placés sur un seul rang et insérés sur la partie plane ou non prolongée du réceptacle. Étamines insérées aussi sur cette même partie et courbées en dehors. Carpelles polyspermes régulièrement rapprochés et couverts, à styles soudés, à stigmates rayonnants : ou bien , fruit simple, supère , ovoïde, multiloculaire, pulpeux en dedans et terminé par un stigmate en forme de plateau. |
N. save. N. luteum Smith. Nymphæa lutea L. — Souche longue, rameuse , épaisse. Feuilles ovales-
he 99 — cordiformes , ‘entières et très glabres, à lobes rapprochés, à pétiole un peu triangulaire. Fleurs assez grandes , jaunes, s'élevant presque d’un décimètre audessus de l’eau ; cinq sépales arrondis; pétales beaucoup plus petits que les sépales , oblongs-tronqués, épais, avec une glande sur le dos. Carpelles 10 à 20, indiqués par autant de stigmates. Plateau stigmatique entier et devenant jaune.—Été. Leseaux profondes tranquilles.C.
Famille IV.—PAPAVÉRACÉES. Juss.
Calice à deux sépales concaves, non colorés, très caducs. Corolle chiffonnée ou plissée avant l’anthèse , ordinairement à #4 pétales, quelquelois à 8 — 12 en séries, très rarement nulle. Étamines hypogynes, libres, communément très nombreuses ; filets presque toujours filiformes ; anthères terminales, biloculaires, introrses. Ovaire simple, supère; style très court ou nul; deux ou plusieurs stigmates. Fruit sec uniloculaire, polysperme ou rarement monosperme , déhiscent ou indéhiscent, à deux ou plusieurs placentas latéraux. Graines en général fort petites, dépourvues d'arille, mais offrant quelquefois une sorte de crête ou de caroncule. Embryon très petit, placé à la base d’un périsperme charnu, oléagineux. — Herbes ou rarement sous-arbrisseaux , à tiges cylindriqueset à feuilles alternes souvent très découpées. |