‹ Flore du MorbihanChapitre 11 sur 156 · PAVOT. PAPAVER L · texte numérisé non relu

PAVOT. PAPAVER L

Corolle à 4 grands pétales. Étamines très nombreuses. Plusieurs stigmates, # au moins, sessiles, rayonnants. Capsule globuleuse, ou ovoïde ou médiocrement allongée, offrant plusieurs placentas en forme de cloisons, s’ouvrant au sommet par des trous ct portant un disque formé par les stigmates persistants,

soudés entre eux. Graines fort petites, en très grand nombre. — Herbes à suc laiteux, à fleurs solitaires, longuement pédonculées et pendantes avant l'épanouissement

Nos pavots indigènes, au nombre de 4, sont des plantes moyennes, annuelles, plus ou moins velues, à tige rameuse, droite ou presque droite.

1. Capsules hérissées. Etamines à filets dilatés vers le haut.

P. HyBrInE. P. hybridum L. — Tige et feuilles peu velues. Celles-ci deux ou trois fois pinnatipartites, à divisions du dernier ordre presque linéaires. Fleurs assez grandes ; sépales largement ovales, très hispides ; pétales d’un rouge clair, avec l'onglet violet; anthères bleuâtres ; stigmates 6 à 8. Capsules ovoïdes ou même presque globuleuses, très chargées de poils épais, durs , ascendants. — Été. Champs sablonneux près de la mer. AR. Plœmeur , Gavre, Quibéron, etc.

P. ARGÉMONE. P. argemone L.— Tige velue, à poils plus ou moins appliqués. Feuilles assez velues, deux fois pinnatipartites , à secondes divisions souvent entières et lancéolées-linéaires, quelquefois lobées, à lobes plus ou moins étroits. Fleurs assez grandes ; sépales ovales-oblongs, légèrement poilus ; pétales rougeâtres, tachés de noir à l'onglet; stigmates #4 à 5. Capsules allongées , un peu en massue, et chargées de quelques poils épais, roides, dressés.—Été. Les champs sablonneux , surtout dans la région maritime. AC. — On trouve quelquefois cette espèce dans les dunes, mais avec une tige de 8 à 12 centimètres, portant une petite fleur. à

2, Capsules glabres. Étamines à filets subulés.

P. pouTeux. P. dubium L. — Plante bien velue ; poils de la tige très étalés, ceux des pédoncules appri-

eg Ts més. Feuilles deux fois pinnatiparliles, à divisions lancéolées. Calice plus ou moins hispide; corolle grande, rouge, tachée de noir à sa base; stigmates 6 à 8. Capsule oblongue en massue, légèrement cannelée. — Été. Les moissons. AC.

P. coquericor. P. rhœas L.— Poils de la tige et ceux des pédoncules également étalés. Feuilles tantôt pinnatipartites, à divisions oblongues , fortement dentées, tantôt deux fois pinnatipartites à divisions du second degré lancéolées ou lancéolées-linéaires. Fleurs grandes, à calice hispide, à corolle d’un beau rouge, avec une tache noire à la base. Dix à douze stigmates. Capsules presque globuleuses. — Été. Les champs cultivés, quelques lieux arides, les vieux murs. T C.

GLAUCION. GLAUCIUM Tourn.

Corolle à 4 pétales. Étamines nombreuses. Deux stigmates sessiles entiers ou lobés. Capsule très allongée, comme biloculaire par le développement d'une substance spongieuse entre les deux placentas, et s'ouvrant par deux valves du sommet à la base. Graines ovalesréniformes. — Herbes bisannuelles.

G. JAUNE. G. luteum Scop. G. flavum Crantz. Chelidonium glaucium L.— Plante assez grande, ‘dure el très glauque. Tige droite, rameuse , à peu près glabre. Feuilles inférieures pétiolées, oblongues-obtuses dans leur forme générale, très chargées de poils courts; les supérieures sessiles, ovales-arrondies, moins scabres : toutes pinnatipartites à divisions profondément lobées, ou même deux fois pinnatipartites. Fleurs solitaires, médiocrement pédonculées; calice plus ou moins hispide; corolle grande, d'un beau jaune. Capsules d'abord tuberculeuses-scabres, puis devenant presque lisses, courbées en général et souvent longues de 2 à 3 décimètres. — Été. Lieux pierreux près de la mer. AC.

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CHÉLIDOINE. CHELIDONIUM L.

Coro le à 4 pétales. Étamines en nombre indéfini. Deux stigmates sessiles, courts, rapprochés. Capsule très allongée, toruleuse, à deux placentas toujours bien distincts , et à deux valves s'ouvrant de la base au sommet. Graines pourvues d'une petite crète. — Herbes vivaces , à suc jaune, àcre.

C. ÉcLAIRE. C. Majus L. — Plante moyenne, tendre, légèrement poilue. Tige droite , rameuse. Feuilles glauques en dessous, grandes, profondément pinnatipartites, presque pinnées , à divisions ovales-obtuses , lobées et dentées. Fleurs médiocres, jaunes, disposées comme en ombelle simple ; pétales elliptiques , entiers. Capsules assez grêles, longues de 4 à 5 centimètres. — Printemps, Été. Haies, vieux murs , décombres. C.

Famille V.— FUMARIACÉES. DC.

Calice à deux sépales , planes, membraneux, caducs. Corolle irrégulière, à 4 pétales rapprochés, plus ou moins calleux au sommet, fréquemment soudés par la base ; l’un des extérieurs terminé inférieurement , soit en éperon , soit en sac glanduleux , rarement les deux extérieurs éperonnés ou gibbeux. Étamines hypogynes, au nombre de 6, presque toujours diadelphes; l’anthère moyenne de chaque faisceau à deux loges , les anthères latérales uniloculaires. Ovaire simple , supère, à style grêle, à stigmate bilobé. Capsule uniloculaire , allongée, ovoïde ou globuleuse, tantôt polysperme, s’ouvrant par deux valves , tantôt disperme ou monosperme indéhiscente , à valves bien marquées , ou comme évalve et se rapprochant alors de l’akène. Deux placentas latéraux filiformes, alternes avec les lobes du stigmate, mai

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