BETTE. BETA L
Fleurs hermaphrodites. Calice un peu adhérent avec l'ovaire, à 5 divisions très concayes. Etamines 5, insérées sur la glande annulaire qui unit le bas du calice au bas de l'ovaire. Un style très court, à2 ou 3 stigmates. Fruit presque globuleux, recouvert par le calice devenu épais, anguleux, dur. Graine horizontale, réniforme, périspermée; embryon annulaire.
B. MARITIME. B. maritima L. — Moyenne, bisannuelle, glabre. Racine pivotante, médiocrement épaisse, noirâtre en dehors. Tiges ascendantes, anguleuses-cannelées, souvent peu rameuses; feuilles pétiolées , ovales-rhomboïdales et oblongucs-cunéiformes , plus ou moins acuminées , entières, un peu charnues. Fleurs axillaires , sessiles, petites, vertes , ordinairement géminées et soudées à la base, quelquefois solitaires, rarement ternées; les supérieures peu distantes entre elles et comme en épis. Stigmates lancéolés. — Eté. Bords des bras de mer et des marais salants,
parties hamides des dunes, fentes des rochers maritimes, C.
Obs. Quelques botanistes pensent que la plante cidessus décrite a été mal à propos élevée au rang d'espèce ; ils la regardent comme le type de la Bette commune, Beta vulgaris L. Mais rien n’établit que les caractères attribués à la Bette commune soient des qualités acquises par une longue culture. Voici ces caractères : Racine blanche, jaunâtre ou rouge ; tige droite, robuste, longue de 10 à 15 décimètres, à rameaux peu ouverts; feuilles inférieures grandes, ovales, quelquefois ovales-cordiformes , obtuses, très ondulées , les supérieures assez petites, ovales-rhomboïdales; fleurs axillaires, généralement agglomérées et 3 ou 4 dans chaque paquet ; stigmates ovales. — Deux variétés principales : Beta vulgaris cicla(Poirée), B. vulgaris rapacea (Betterave); la première caractérisée par une racine cylindrique, dure , blanche, et par des feuilles à côte dorsale très épaisse ; la seconde par une racine renflée, très charnue, jaunâtre ou rouge , et par des feuilles à côte médiocre.
Le genre ÉrixarD, Spinacia L., appartient à la famille des Chénopodées. Il se distingue surtout des autres genres par ses fleurs dioïques et par le calice de la flear femelle qui durcit et se soude entièrement avec le fruit. On cultive dans les jardins potagers l'Epinard tinerme; Spinacia inermis, et l'Epinard cornu, Spinacia Spinosa Mœnch. Les feuilles de l’Epinard inerme sont ovales-oblongues et les calices fructifères presque globuleux , sans épines. Les fouilles de l'Epinard cornu sont hastées ou sinuées, dentées inférienrement ; les calices fructifères sont angalceux et pourvus de 2-4 épines divergentes.
Fam. LXIE. — POLYGONÉES Juss.
Calice persistant , à 3-6 divisions souvent disposées sur 2 rangs. Elamines 4-10, insérées à Ja base dû calice ou sur une protubérance annulaire hypogyne. Ovaire supère ; styles 2 ou 3, rarement #, libres ou soudés en partie, quelquefois très courts, presque nuls ; stigmates en tête, en disque ou en pinceau. Fruit sec, indéhiscent, uniloculaire, monosperme, comprimé ou trigone, rarement tétragone, à péricarpe crustacé. Graine dressée ; périsperme farineux ; embryon renversé, tantôt bien courbé et latéral , tantôt presque droit et central. — Plantes herbacées , rarement sous-frutescentes, à tige souvent noueuse, à feuilles alternes, roulées en dessous dans leur jeune âge , pourvues de stipules plus ou moins engainantes.