CHANVRE. CANNABIS L
Fleurs mâles à divisions calicinales concaves, presque égales ; élamines à filets courts et très grêles , à anthères pendantes, Calice des fleurs femelles en spathe obiongue, entière, médiocrement accrescente ; stig-
mates très longs. Fruit presque globuleux, crustacé, à 2 valves seulement déhiscentes par la pression ; embryon plié.
C. curivé. C, sativa L. — Plante grande, annuelle, pubescente-scabre, exhalant une odeur forte. Tige droite, eflilée , simple ou un peu rameuse vers le haut. Feuilles opposées , péliolées , digitées à 5 ou 7 folioles lancéolées , très aiguës, fortement dentées. Fleurs mâles en grappes axillaires et terminales, assez courtes, lâches. Fleurs femelles axillaires , plus ou moins agglomérées , presque sessiles ; stigmates subulés. Fruits lisses, d’un gris foncé. — Le Chanvre est assez généralement cultivé dans le Morbihan. On le trouve même quelquefois comme spontané aux abords des villages. Les cultivateurs, ayant égard à la force et à la durée relative des individus, appliquent le nom de Chanvre mâle aux pieds qui portent les graines, et celui de Chanvre femelle aux pieds stériles, parce qu'ils n'ont que des fleurs mâles. — Juin-août.
HOUBLON. HUMULUS L.
Fleurs mâles à divisions calicinales presque égales, concaves ; étamines à filets très courts, à anthères dressées et apiculées. Fleurs femelles à calice en forme de bractée et très accrescent ; stigmates longs. Fruit indéhiscent (akène) , ovoïde , un peu comprimé ; embryon roulé en spirale.
H. GrimpantT. H, lupulus L. — Grand, vivace.
Tige volubile-grimpante, rameuse, anguleuse, très scabre. Feuilles opposées , pétiolées, rudes en dessus, légèrement glanduleuses en dessous, ordinairement palmatilobées , à 3-5 lobes ovales-acuminés et dentés , quelquelois cordiformes-acuminées ou cordiformesbilobécs. Fleurs mâles en grappes rameuses ou petites
panicules axillaires et terminales. Fleurs femelles en épis compactes , ovoïdes ou presque globuleux , devenant des espèces de cônes par l'accrescence des bractées et des calices. Akènes chargés de glandes résineuses,
jaunes. — Juillet, août. Haies, buissons des terrains frais.
Fam. LXX°. — ULMACÉES Mirb.
Fleurs hermaphrodites ou polygames. Calice marcescent , campanulé ou turbiné, à 3-9 lobes égaux, le plus souvent à #4 ou 5. Etamines insérées à la base du calice et presque toujours en même nombre que les lobes ; filets très grêles , infléchis en préfleuraison; anthères versatiles. Ovaire supère, biloculaire ; style très court ou nul ; stigmates 2, grêles. Fruit sec, indéhiscent, plus ou moins comprimé, uniloculaire par avortement et monosperme ; graine suspendue, privée de périsperme ; embryon droit, à cotylédons larges et presque plats. — Arbres ou arbrisseaux à feuilles alternes, simples, à stipules libres et caduques, à fleurs paraissant avant les feuilles.
ORME. ULMUS L.
Fleurs toutes hermaphrodites. Calice campanulé, coloré. Ovaire courtement stipité, à stigmates divergents. Fruit comprimé, coriace , à large rebord membraneux (Samare).
O. cHamPèTRE. U. campestris L. Vulgt ormeau. — Arbre élevé, à racines longuement traçantes , à bois dur et rougeâtre, à écorce fort épaisse et crevassée. Feuilles courtement péliolées, ovales-acuminées, inéquilatérales, pubescentes-scabres. Eleurs très courtement pédonculées , rougeâtres , en paquets latéraux.
Samares obovales ou presque orbiculaires , (out-à-fait glabres ; blanchâtres. Février, mars. Bois, talus, - avenues. TC.
Var. — macrophylla. — Moins élancé, à rameaux plus ouverts, à feuilles beaucoup plus grandes, presque sessiles. PC. |
Var. — suberosa. — Bien moins élancé , à rameaux comme ailés par la boursouflure de l'écorce un peu subéreuse. AR.
O. À Fruits ÉPars. U. effusa Wild. — Arbre assez élevé, à bois dur, à écorce épaisse, crevassée. Feuilles courtement pétiolées, ovales-acuminées, doublement dentées , inéquilatérales , presque glabres en dessus, mollement pubescentes en dessous. Fleurs longuement et finement pédonculées, à moitié rougeâtres, disposées en bouquets latéraux, lâches. Samares ovales ou ovalesorbiculaires , à faces glabres ct souvent un peu rougetres , à bords velus-ciliés. — Mars, avril. Talus, haïes. TR. Lorient (N). Vannes (MM. Taslé et Pontarlier).
Fam. LXXI° — JUGLANDÉES DC.
Fleurs monoïques. Les mâles en chatons latéraux : calice appliqué à la face interne d'uneécailleet plus ou moins divisé; étamines nombreuses, à filets très courts, à connectif dépassant les lobes des anthères. Les femelles diversement disposées ; calice comme à 4 sépales par le peu d'apparence du tube calicinal soudé avec un involucre ; ovaire infère, uniloculaire, contenant un ovule dressé ; style très court ou nul; stigmates 2 , assez larges , frangés, ou un stigmate pelté, à 4 lobes. Fruit drupacé ; noyau à 2 ou #4 valves : graine dépourvue de périsperme ; embryon à cotylédons charnus-huileux , bilobés et irrégulièrement plis-
sés-bosselés. — Arbres à feuilles alternes, composées, pinnées avec impaire , dépourvues de stipules et ne paraissant qu'après les fleurs.
NOYER. JUGLANS L.
Fleurs mâles en chatons cylindriques ; calice à 5 ou 6 divisions inégales, concaves. Fleurs femelles solitaires ou réunies en très petit nombre vers le sammet des jeunes rameaux ; involucre ou calice extérieur à % dents; calice à 4 divisions; stigmates 2, presque sessiles, courbés en dehors. Drupe à noyau bivalve, connu sous le nom de noix.
N. comuux. J. regia L. — Arbre élevé, à cime large ct touffue, à bois liant et coloré, à écorce grisâtre, longtemps lisse, enfin gercée. Feuilles aromatiques , grandes, à 7 ou 9 folioles presque égales , ovales ou ovales-lancéolées, très faiblement dentées , glabres.— Fleurs verdâtres; les femelles souvent géminées. Drupe ovoïide-globuleux, lisse, vert, passant au noir après la maturité; noyau sillonné-rugueux. — Le noyer est depuis longtemps naturalisé dans le département. — Avril, mai. Bords des champs, vergers, talus. C,
Fam. LXXII — QUERCINÉES Juss.
Fleurs monoïques. Les mâles en chatons , avec un calice à 4-8 découpures ou sans calice; étamines 4 à 20. Les femelles réunies en très petit nombre dans un iavolucre ou chacune d'elles pourvue d’un involucre particulier ; calice à tube soudé avec l'ovaire , à limbe plus ou moins développé; ovaire. infère, à 2-8 loges ; autant de stigmates. Involucre fructifère plus ou moins accru ; fruit sec, indéhiscent, uniloculaire par avorlement, généralement monosperme; graine suspendue,
non périspermée ; embryon droit, à cotylédons épais. — Arbre ou arbrisseau à feuilles alternes, simples , à stipules libres, caduques ; à fleurs très petites.
HÈTRE. FAGUS L.
Fleurs mâles en châtons presque globuleux; écailles très petites et caduques ; calice campanulé à 5 ou 6 lobes profonds ; étamines 8-15. Fleurs femelles ordinairement géminées, quelquefois ternées , quelquefois solitaires ; involucre accrescent , urcéolé, à 4 lobes ; calice quadrilobé; ovaire triloculaire, à 3 stigmates. Involucre fructifère presque ligneux, hérissé de pointes peu raides, renfermant complètement 1-3 fruits et s’ouvrant enfin à moitié par la courbure des lobes en dehors. Fruit nommé faîne, triquêtre, uniloculaire et monosperme par avortement, rarement disperme ; cotylédons irrégulièrement plissés , huilcux.
H. pes FoRÈTs. F. sylvatica L. — Vult fouteau, fau. — Arbre élevé, à longues racines , à cime régulière, fort belie; bois assez dur; écorce lisse, cendrée ou blanchâtre. Feuilles ovales ou ovales-oblongues, plus ou moins aiguës , un peu ondulées, obscurément dentées, ciliées, à pétiole soyeux , à nervures d’abord pubescentes-soyeuses, puis glabres. Chatons longuement pédonculés, pendants, soyeux, à fleurs jaunâtres. Involucres solitaires, pédonculés, dressés, velus-soyeux , à pointes longues et plus ou moins courbées. Fruits assez petits, pointus, d’un brun luisant; angles bien tranchants. — Avril, mai. Forêts, coteaux, haies. — Une variété à feuilles d’an pourpre vineux se plante dans les bosquets et dans les parcs.
CHATAIGNIER. CASTANEA Tourn.
Eleurs mâles en chatons effilés, très interrompus >
les glomérules munis d’écailles ; calice à 5 ou 6 divisions; étamines 10-20. Fleurs femelles réunies au nombre de 2 à 5 ; involucre urcéolé, lobé, accrescent : calice à 5-8 lobes ; ovaire pluriloculaire; stigmates 3-8. Involucre fructifère globuleux, coriace, chargé d’épines rayonnantes, renfermant communément 1-3 fruits et s'ouvrant comme en #% valves à la maturité. Fruit nommé châtaigne , plus large que long , comprimé au moins d’un côté, uniloculaire et monosperme par avortement, rarement disperme; cotylédons gros, plissés, farineux.
C. commux. C. vulgaire Lam. Fagus castanea L. — Arbre élevé, à rameaux étalés, à bois dur, à écorce risä(re, d’abord lisse, enfin fendillée. Eeuilles grandes, pétiolées, glabres, luisantes, oblongues-lancéolées, acuminées, fortement dentées en scie, à dents mucronées. Chatons très nombreux, à fleurs jaunâtres. Involucres fructifères plus ou moins rapprochés. Fruits assez gros, d'un brun luisant, à base large et blanchâtre. — Mai , juin. Forêts, bois, bords des champs, talus. TC.