‹ Flore du MorbihanChapitre 116 sur 156 · GOUET. ARUM E · texte numérisé non relu

GOUET. ARUM E

Fleurs monoïques ; les mâles et les femelles séparées. Lelles-ci monogynes, placées à la partie très inférieure du spadix ; les autres monandres , placées un peu plus haut ; quelques pistils avortés ou filets entre les deux groupes et au-dessus du dernier. Partie supérieure du spadix nue et renflée en massue. Spathe membraneuse en forme de cornet. Filet de l’étamine très court ou nul; anthère biloculaire. Ovaire à stigmate sessile , diversement découpé. Frait charnu-succulent (baie), uniloculaire , contenant une ou quelques graines.

G. Tacaé. À. maculatum L. Vault, Pied de veau. — Racine tubéreuse simple, blanche , à suc très âcre. Feuilles toutes radicales, grandes , longuement pétiolées, hastées-sagittées , glabres , luisantes , tachées de noir. Hampe assez courte, droite, cylindrique, lisse. Spathe grande , d’un jaune verdâtre. Spadix beaucoup plus court que la spathe, enfin d'un violet livide, à partie renflée au moins deux fois plus longue que la partie nue non renflée. Spathe et partie supérieure du spadix se détruisant pendant la maturation. Baies for mant un épi oblong , très compacte, el devenant d'un “ouge vif à la maturité, en automne. — Avril, mai. 3as des haies, bords des talus , lieux buissonneux. C.

Var. — immaculatum. Feuilles non tachées. AR.

Obs. LE GOUET D'ITALIE, Arum italicum L., a été vainement cherché dans le Morbihan. Il est généralement plus grand que le Gouet taché. Ses feuilles , à oreillettes très divergentes, sont tachées-veinées de blanc. La spathe, blanchâtre ou rougeâtre , dépasse médiocrement le spadix. Celui-ci est jaune , et la partie nue non renflée est à peu près égale à la partie renflée. — Cette espèce fleurit un peu plus tôt que la prècédente , et parait se plaire sur les coteaux ombragés.

L'ACORE ODORANT, Acorus calamus L, , se trouve en Bretagne, mais il n’a pas été vu dans le département. Le genre Acorus est caractérisé par des fleurs hermaphrodites couvrant un spadix non renfermé dans une spathe. Les fleurs ont un périanthe écailleux de six pièces , six étamines et un pistil. Le fruit est plus ou moins sec, indéhiscent, à 3 loges monospermes. — L'Acorus calamus est une plante assez grande , exhaant une odeur agréable lorsqu'elle est froissée. Sa racine est longuement rampante. Ses feuilles , longues ct ensiformes , s’engaînent par le côté comme celles des Iris. La hampe comprimée se termine en feuille. Le spadix est épais, oblong-cylindrique, à fleurs très serrées. — Juin, juillet. Marais, bord des rivières.

Fam. LXXXV°. — TYPHACÉES Juss.

Fleurs monoïques ; les mâles et les femelles en groupes distincts, compactes (épis ou capitules). Fleurs mâles nucs, entremélées de soies ou d'’écailles, et constituées par 2-4 étamines à filets libres ou soudés ; anthères biloculaires à connectif saïllant. Fleurs femelles monogynes , tantôt nues, entourées de soies nombreuses, épaissies au sommet, tantôt pourvues d'un périanthe écailleux ; style simple, persistant ; stigmate unilatéral. Fruit sec ou presque drupacé, indéhiscent, monosperme. Graine suspendue ; périsperme épais, charnu ; embryon droit, axile. — Plantes herbacées , vivaces, marécageuses ou aquatiques, à feuilles alternes, allongées.

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