NARCISSE. NARCISSUS L
Périanthe à tube plus long que l'ovaire , à divisions égales entre elles, avec une couronne à leur base. Etamines incluses dans la couronne. Style filiforme, terminé par un stigmate trilobé. Capsule ovoïde-trigone; graines presque globuleuses. — Plantes vivaces, glabres. Racine bulbifère, à bulbe tuniqué. Spathe entière.
N. FAUx-NARCISSE. ÙV. pseudo-narcissus L. Vulgt Bonhomme. — Feuilles linéaires, obtuses, larges de 8 à 9 millimètres , presque planes, un peu glauques. Hampe de 2 à 3 décimètres, droite, médiocrement comprimée-ancipitée, striéc, uniflore, dépassant généralement les feuilles. Fleur courtement pédonculée, grande, assez penchée, presque inodore ; partie du
tube supérieure à l'ovaire élargie en forme d’'entonnoir: divisions dressées, ovales-lancéolées, d’un jaune pâle ; couronne tubuleuse-campanulée, ondulée au sommet, inégalement crénelée, aussi longue -que les divisions du périanthe et d’un beau jaune. — Printemps. Prairies fraîches. R. Luscanen , près deVannes (M. Richard), La Motte et Gourher, près de Ploërmel (M. Sachet). M. Aubry, dans le catalogue, semble regarder ce Narcisse comme assez commun dans le Morbihan. Je l’ai trouvé assez souvent au bord des haies, mais dans des terrains qui avaient été cultivés comme jardins ; j'ai même vu, mêlé avec lui, le Narcisse nompareil, AN. incomparabilis Mill., qui s'en distingue très bien par sa couronne mieux campanulée et de moitié plus courte que les divisions du périanthe.
N. BiFLoRE. NN. biflorus Curt. — Feuilles linéaires, obtuses, larges d'erviron un centimètre, faiblement carénées, légèrement glauques. Hampe de 3 à 4 décimètres, droite, comprimée-ancipitée, striée, ordinairement biflore , quelquefois uniflore , rarement triflore, un peu moins longue que les feuilles ou de même longueur. Fleurs bien pédonculées , penchées , assez grandes, légèrement odorantes; périanthe à tube allongé presque cylindrique, à divisions largement ovales, d’un blanc sale ; couronne courte, en forme de coupe, jaune, à bord ondulé-crénelé. — Printemps. Lieux herbeux, frais. R. Iles de Houat et d'Hœdic (M. Aubry ex DC. fl. fr., t. 6., p. 322), environs de Vannes (MM. Pontarlier et Taslé}. J'ai vu cette plante aux environs de Lorient et d'Hennebont, mais toujours près des jardins, d’où elle semblait provenir. M. l'abbé Delalande, dans ses recherches sur Hædic et Houat, Nantes 1850, ne mentionne pas le Narcissus biflorus dans la flore de ces îles.
GALANTHINE. GALANTHUS L.
Périanthe à tube entièrement soudé avec l'ovaire : à divisions extérieures plus ou moins ouvértes, concaves. entières, à divisions intérieures bien plus courtes , dresséés, échancrées. Etamines insérées sur un disque recouvrant l'ovaire; filets très courts ; anthères subulées, s’ouvrant par le sommet. Stigmate entier. Capsule ovoïde. — Racine bulbifère, à bulbe tuniqué. Spathe entière. |
G. PERCE-NEIGE. G. nivalis L. — Vivace, glabre, un peu glauque. Feuilles en très petit nombre, linéaires, obtuses, un peu carénées par le rapprochement de trois côtes. Hampe de 15 à 25 centimètres, bien plus longue que les feuilles, droite, grêle, légèrement comprimée, uniflore. Fleur bien pédonculée, penchée, médiocre, inodore; divisions extérieures ovales-oblongues , blanches ; divisions intérieures oblongues-obcordiformes, blanches, avec une tache verte en dehors, au sommet, et des lignes d'un vert jaunâtre en dedans. — Février, mars. Prairies. TR. Luscanen près de Vannes, taille de Loÿon.
Fam. XC°. — DIOSCORÉES R. Brown.
Fleurs unisexuelles où hermaphrodites. Périanthe plus ou moins coloré, à 6 divisions égales où presque égales. Etamines 6, insérées à la base des divisions ; anthères courtes, biloculaires, introrses. Ovaire in: fère, à 3 loges. Style trifide; stigmatés 3, dilatés. Fruit capsulaire ou bacciforme. Graines à test généralement membraneux ; embryon très petit, placé dans un périsperme épais. — Plantes souvent sarmenteuscsgrimpantes , à feuilles allernes, rarement opposées , pétiolées, à nervures irrégulièrement ramifiées. Fleurs petites.
TAMIER. TAMUS L.
Fleurs dioïques. Périanthe des fleurs mâles campanulé, à tube court, celui des fleurs femelles à tube oblong entièrement soudé avec l'ovaire. Stigmates réfléchis , bifides ou bilobés. Fruit en forme de baie, triloculaire et quelquelois uniloculaire par avortement ; loges monospermes ou dispermes.
T. commun. T. communis L. — Grand et quelquefois très grand, glabre, vivace, à racine épaisse et charnue. Tige sarmenteuse , volubile, grêle, rameuse. Feuilles alternes, longuement pétiolées, cordiformesacuminées, entières, luisantes ; deux glandes à la base du pétiole. Fleurs fort petites, d'un jaune verdâtre, disposées en grappes axillaires, làches. Baies très médiocres, ovoïdes, rouges; graines presque globuleuses , brunes. — Mai-juillet, Haies, buissons des lieux frais, C.
Var. — pauciflora. Tige moins rameuse, Fleurs solitaires. R.
Fam, XCI°. — ASPARAGÉES Juss.
Fleurs hermaphrodites, rarement unisexuelles , régulières. Périanthe plus ou moins coloré, à 6 divisions ou découpures , quelquefois à 4 ou 8. Autant d'étamines, rarement 3 seulement. Ovaire supère, simple; 1-4 styles. Fruit charnu, en forme de baie, pluriloculaire, quelquefois uniloculaire par avortement. Graines généralement à test membraneux ; embryon très petit, dans un périsperme charnu ou corne. — Plantes herbacées ou ligneuses, à feuilles et à fleurs diversement disposées, Fleurs plus ou moins petites, rarement médiocres.
ASPERGE. ASPARAGUS L.
Fleurs souvent dioïques par avortement. Périanthe à tube plus ou moins grêle, à 6 divisions presque égales. Etamines 6, insérées à la base des divisions. Un style terminé par 3 stigmates étalés ou réfléchis. Baie triloculaire , à loges dispermes , rarement monospermes. — Feuilles très fines, fasciculées ; chaque faisceau muni d'une écaille. Pour plusieurs botanistes, l'écaille est une feuille très réduite, ct les prétendues feuilles sont des ramuseules avortés.
A. OFFICINALE. À. officinalis L. — Plante assez grande , glabre , vivace , à racine fasciculée, à collet épais, à jeunes pousses charnues, blanchâtres, chargées d’écailles et terminées par un bouton verdàtre ou rougeâtre. Tiges herbacées, droites, cylindriques, très rameuses. Feuilles sétacées, non piquantes. Fleurs géminées ou solitaires , finement pédonculées, petites , penchées , d’un blanc jaunâtre ou verdâtre ; filets des étamines à peu près de la longueur des anthères ; celles-ci oblongues. Baies globuleuses, d'un rouge vif à la maturité. Graines anguleuses, noires. — Juin, juillet. Terrains sablonneux près des habitations. R. LE,
Var. — maritimus. — PI. pelite ou assez petite : à tige couchée ou procombante, à feuilles assez roides, moins longues et moins fines que celles du type. Sables maritimes. AC.
MUGUET. CONVALLARIA L.
Fleurs hermaphrodites. Périanthe campanulé-urcéolé, à 6 lobes courts, réfléchis. Etamines 6, insérées à la base du périanthe. Un style terminé par un'stigmate obtus, un peu trigone. Baie triloculaire, à loges dispermes.