‹ Flore du MorbihanChapitre 136 sur 156 · L. ovare. L, ovatus L.— Petit ou assez petit, annuel · texte numérisé non relu

L. ovare. L, ovatus L.— Petit ou assez petit, annuel

Chaumes droits ou asrendants-géniculés , souvent un peu rameux, grêles, pubescents. Feuilles lancéoléeslinéaires , velues-pubescentes, d'un vert glauque, à gaine renflée, à ligule ovale, poilue-ciliée. Panicule spiciferme, ovoïde ou presque ovoïde. Epillets médiocres, velus-soyeux , blanchâtres, enfin roussâtres ; glumelies presque glabres; arête dorsale de la glumelle inférieure bien plus longue que les glumes , genouillée et tordue. — Eté. Dunes. TR. Ile de Houat (M. Taslé), ile d'Hœdic (M. Pr. Claret).

POLYPOGON. POLYPOGON Desf.

Epillets uniflores, disposés en panicule plus ou moins contractée. Glumes presque égales, un peu naviculaires , aristées, plus longues que les glumelles. Celles-ci inégales; l’inférieure tronquée-dentée, souvent munie d'une arête un peu au-dessous du sommet. Styles presque nuls, stigmates plumeux. Cariopse ovoïde ou ellipsoïde.

P. DE MontPreLriER. P. monspeliensis Desf. Alopecurus monspeliensis L. Phleum monspeliense Kœl. — Assez pelit ou moyen, annuel. Chaumes droits ou ascendants-géniculés, un peu robustes, glabres, à peine rudes au sommet. Feuilles lancéolées-linéaires, un peu rudes, à ligule oblongue-poinlue, incisée. Panicule médiocrement contractée, un peu lobée, quelquefois interrompue à la base, plus ou moins allongée. Epillets petits, verdâtres, enfin roussätres ; glumes légèrement hispides ou scabres, brièvement bilobées au sommet , velues-ciliées sur les bords, et munies d’une arête longue partant du fond de l'échancrure; glumelles fort petites, l'inférieure généralement aristée. Cariopse un peu ovoïde. — Eté. Marécages très voisins de la mer, bords des bras de mer et des étangs salés. AC. — Ce gramen, lorsqu'il vient sur un ter-

rain rocailleux, se montre rabougri; les chaumes, seulement longs de 8 à 15 centimètres, sont presque

entièrement couchés; les panicules sont courtes et très compactes.

P. mariTIME. P. maritimus Wild. Alopecurus paniceus L. — Assez petit ou moyen, quelquefois petit, annuel. Chaumes droits ou géniculés, grèles, lisses, même au sommet. Feuilles linéaires-aiguës , un peu rudes, à ligule allongéc-aiguë, incisée. Panicule compacte, cylindracée. Epillets petits, d’un blanc jaunâtre et prenant quelquefois une teinte violette ; glumes scabres ou hispides inférieurement, du reste pubescentes-soyeuses ou ciliées , bilobées dans un tiers de leur longueur et munies d’une longue arête partant du fond de l'échancrure ; glumelles fort petites, l'inférieure tantôt aristée, tantôt mutique. Cariopse ellipsoïde, atténuée à la base. — Lieux sablonneux atteints quelquefois par la mer , dunes. R. Gâvre, Larmor en Plœmeur (N.), Pénestin, Séné (MM. Pontarlier et Taslé). — Au bord de la mer, les chaumes sont longs de 2-5 décimètres ; ils n'ont, dans les dunes, que 5-12 centimètres de longueur. La panicule reste quelquefois à demi-enveloppée par la gaîne de la dernière feuille. Ce fait, qui semble peu important, a donné lieu à la création d’une variété , P. maritimus subspathaceus.

P. DES RIVAGES. P. littoralis Smith. Agrostis lutosa Poir. — Assez petit ou moyen, vivace, à racine rampante. Chaumes ascendants-géniculés, très lisses. Feuilles linéaires-aiguës , scabres, à ligule oblonguepointue, incisée. Panicule médiocrement contractée, un peu lobée, quelquefois assez lâche, allongée, pointue. Epillets fort petits, verdâätres ou violâtres; glumes entières, rudes, un peu hispides sur la carène el munies au sommet d'une assez longue arête; glumelle inférieure portant près du sommet une arêle aussi longue

qu'elle ou même un peu pius longue. Cariopse ellipsoïde. — Eté. Marécages maritimes. R. Vannes, Séné (M. Taslé), Auray (M. Toussaints).

HOULQUE.. HOLCUS L.

"Epiliéts à 2 fleurs, l'une hermaphrodite, l'autre mâle (imparfaile) ; celle-ci placée au sommet de l'axe. Glumes assez inégales ou presque égales, naviculaires, dépassant les glumelles. Fleur hermaphrodite à glumelles plus ou moins inégales, mutiques. Fleur mâle à g'umelle inférieure carénée, aristée au-dessous du sommet. Styles presque nuls, stigmales plumeux. Cariopse ovoide ou ellipsoïde , pointue, sans gillon. — Epillets disposés en panicule.

H,. Laweuse. À. lanatus L. Avena lanata Kœ!ï. —- Plante moyenne ou assez grande, vivace, à racine fibreuse, touffue. Chaumes droits ou presque droits, velus-pubescents aux nœuds, au-dessous des nœuds et ausommet, du reste glabres. Feuilles linéaires-aiguës. molles, pubescentes, un peu rudes sur les bords, à gaine chargée de poils réfléchis, à ligule courte, tronquée ou très obtuse, souvent incisée. Panicule à raimneaux courts ou assez courts, hispides ou scabres, étalés pendant la fleuraison, puis redressés. Epillets assez petits, blancs et rosés, rarement tout-à-fait blanchâtres ou jaunâtres ; glumes assez inégales , obtuses, courtement mucronées, tuberculeuses-rudes, à carène plus ou moins hispide-ciliée. Fleur hermaphrodite à glumelle inférieure ventrue , obtuse. Arête de la fleur mâie assez courte, lisse, d'abord droite, un peu saillante, puis arquée-recourbée , incluse, — Eté. Prairies, champs, bords des chemins. TC.

H. mozze. H, mollis L. Avena mollis Kœl. — Plante moyenne ou assez grande, vivace, à racine longuement rampante. Chaumes presque droits ou ascen-

dants-géniculés, glabres, à nœuds velus. Feuilles liaéaires-aiguës, pubescentes-rudes, les supérieures à gaine glabre et lisse, les inférieures à gaîne pubescente ou poilue; ligule ovale, très obtuse, plus ou moins déchirée. Panicule à rameaux courts ou médiocrement longs, poilus-hispides, ouverts pendant la ileuraison, puis redressés. Epillets médiocres , blanchâtres ou violâtres; glumes peu inégales, très aiguës, presque lisses, à carène ciliée-scabre. Fleur hermaphrodite à glumelle inférieure un peu ventrue, obtuse, ne dépassant pas la supérieure. Arête de la fleur mâle longue, tordue, un peu rude, d'abord droite, puis zenouillée , mais point recourbée et toujours saillante, — Eté. Bois, endroits ombragés , bord des talus. C.

ARRHÉNATHÈRE. ARRHENATHERUM Beau.

Epillets triflores-imparfaits : une fleur mâle, unefleur hermaphrodite, une fleur réduite au pédoncule. Glumes convexes-carénées , très inégales , la supérieure plus grande , égalant à peu près les glumelles. Fleur mâle à glumelle inférieure pourvue d'une arête dorsale tordue et genouillée. Fleur hermaphrodite à glumelle inférieure aristée au-dessous du sommet , rarement mutique; ovaire poilu vers le haut; stigmates sessiles, longs, plumeux. Cariopse ellipsoïde , marquée d’un sillon. — Epillets en panicule.

A. ÉLEVÉE. À. elatius Gaud. Avenaelatior L. Holcus avenaceus Scop. — Grande plante vivace, à racine touffue, un peu rampante. Chaumes droits ou presque droits, glabres et lisses, à nœuds quelquefois pubescents. Fevilles linéaires-aiguës, rudes, à ligule courte, irrégulièrement tronquée, souvent déchirée. Panicule allongée, lâche, à rameaux généralement assez courts, scabres , étalés pendant la fleuraison , puis redressés. Epillets médiocres, blanchâtres ou violâtres, luisants ;

glumes pointues à carène rude. Giumelles de la fleur mâle, comme celles de la fleur fertile, presque de même longueur, poilues à la base, pointues, à peine érodées; arête de la fleur mâle insérée au-dessous du milieu de la glumelle et deux fois plus longue qu'elle ; arête de la fleur hermaphrodite insérée près du sommet de la glumelle, droite, fine et plus ou moins courte. — Eté. Prairies sablonneuscs. TR. Le Kernevel près de Lorient (N.)

A. BULBEUSE. À. bulbosum Presl. Avena bulbosa Wild. Vulgt fromental, Chiendent à chapelet. — Ce gramen ne diffère du précédent que par un seul caractère, mais ce caractère semble très important : le chaume, se renflant à la base, offre 2-5 bulbes ou tuhercules superposés. Les nœuds sont généralement bien pubescents. — Eté. Champs, surtout parmi les moissons, prés, bords des talus ct des haïes, lieux buissonneux. TC. — La plupart des botanistes ne voient dans cette plante qu'une variété de l'Arrhénathère élevée. Il y a lieu de remarquer qu'elle abonde dans le Morbihan et qu'elle se reproduit toujours semblable sur des terrains très divers. Si elle n’était qu'une variété , le retour au type devrait être fréquent.

MÉLIQUE. MELICA L.

Epillets biflores-imparfaits ou formés par deux fleurs hermaphrodites et une à trois fleurs stériles. Glumes relativement grandes, convexes, aiguës, plus ou moins dures. Glumelles mutiques, un peu cartilagineuses, l’inféricure ventrue, la supérieure assez plane. Styles 2, courts ; stigmates plumeux. Cariopse ovoïde, marquée d'un sillon. Epillets en panicule ou en grappe.

Ce genre , par quelques-unes de ses espèces, appartient à la troisième section.

M. uniFLoRE. M. uniflora L. — Moyenne, vivace, à racine uno peu rampante. Chaumes droits ou ascen-

dants, grèles, faibles, obscurément anguleux. Feuilles linéaires-aiguës , rudes , poilues en-dessus, les supérieures bien plus longues que les inférieures ; gaines non fendues, à peine pubescentes ou rudes; ligule courte, adhérente au limbe, mais pourvue d’un appendice latéral libre, lancéolé-subulé. Panicule lâche, très peu fournie , presque unilatérale , à rameaux ouverts. Epillets assez petits, rougeâtres ou violets, à deux fleurs, la supérieure rudimentaire: glumes un peu inégales, glabres , l’une à 3, l’autre à 5 nervures; glumelles de la fleur fertile légèrement pubescentes, verdâtres, l'inféricure obtuse, striée, un peu plus grande que la EAN: — Mai, juin. Bois, coteaux ombragés. C.

III. Epillets disposés en panicule ou'en grappe et principalement constitués par 2 à 5 fleurs hermaphrodites fertiles. Glumes plus longues ou presque aussilongues

que l'assemblage des fleurs. Glumelles supérieures bicarénées.

AIROPSIS, AZROPSIS Desv.

Epillets biflores. Glumes presque égales, naviculaires, dépassant les glumelles. Celles-ci tronquées , mutiques, l'inférieure ventrue, Styles 2, très courts ; stigmales plameux. Cariopse ovoïde.

À. AGROsTIS. À. agrostidea DC. — Petite ou assez petite, rarement moyenne, vivace, à racine rampante. Uhaumes ascendanis-géniculés , radicants dans leur partie inférieure et quelquefois nageants, un peu rameux, glabres. Feuilles linéaires-aiguës , rudes, à ligule lancéolée. Panicule lâche, bien ramifiée, à rameaux capillaires , étalés. Epillets très petits , ‘ordinairement violacés, quelquefois verdàätres; glumes un peu obtuses, glabres, à carène scabre ; glumelles

minces , tout-à-fait glabres. — Eté. Bord des étangs ct des mares, lieux marécageux. R. La Ville-Jamin en Guégon (M. Richard, de Vannes), Saint-Perreux {N.;, Le Roho en Salnt-aioy (M. l'abbé Delalande).

CORYNÉPHORE. CORY NÉPIIORUS Beauv.

Epillets biflores, disposés en panicule. Glumes presque égales , convexes-carénées. Fleurs incluses, à glumelle inférieure entière, pointue, munie d’une arête presque basilaire, articulée et barbue en sa partie moyenne, renflée en massue vers le haut ; glumelle supérieure moin$ large, trilobée au sommet, mutlique. Styles presque nuls, stigmates plumeux. ÉD ellipsoïde-comprimée.

C. BLANCHATRE. C. canescens Beauv. Aira canescens L. — Plante petite ou assez petite, annuelle, gazonnante. Chaumes droits ou presque droits, grêles, glabres et luisants. Feuilles peu longues, enrouléessélacées, roides, scabres, assez glauques, à gaine presque lisse, plus ou moins renflée, souvent lavée de violet, à ligule ovale-aiguë. Panicule peu lâche, à rameaux ouverts pendant la fleuraison, puis dressésresserrés. Epillets petits, argentés , avec mélange de rose ou de violet ; glumes bien plus longues que les fleurs, pointues , à carène rude ; arête incluse, lamoitié inférieure d'un brun jaunâtre, la moitié supérieure blanche ; anthères d'un violet foncé. — Eté. Dunes ; coteaux sablonneux près de la mer. C.

Ed |

CANCHIE. AZRA L.

Epillets biflores ou triflores, mais la troisième fleur presque toujours rudimentaire. Glumes convexes-carénées. Chaque fleur parfaite à glumelle inférieure tronquée ct irrégulièrement dentée ou pointue et bifide,

portant près de sa base ou vers son milieu une arête non articulée. Styles 2, très courts ; stigmates plumeux. Cariopse ellipsoïde , un peu comprimée.

1. Glumelle inférieure tronquée-dentée, aristée près de - la base.

C. GazONNANTE. À. cespitosa L. — Assez grande ou même grande, vivace, croissant en large touffe. Chaumes droits, fermes, glabres. Feuilles généralement assez courtes , linéaires-aiguës, roides , s’enrou- Jant quelquefois, très scabres en dessus , presque lisses en dessous , les radicales un peu plus étroites que les caulinaires ; celles-ci à gaine très longue et serrée ; ligule oblongue-lancéolée, souvent bifide. Panicule ample, à rameaux étalés, scabres, Epillets petits, biflores, très rarement triflores, luisants, plus ou moins violacés, rarement blanchâtres ; glumes à peu près lisses, l’une d’elles presque aussi longue ou même aussi longue que les fleurs, l’autre sensiblement plus courte; axe de l'épillet poilu ; arête presque droite, généralement un peu plus courte que la glumelle dont elle fait partie. — Juin, juillet. Marécages, bois humides, douves. C.

C. DES FANGESs. À. uliginosa Weïhe. — Moyenne ou assez grande, vivace , gazonnante. Chaumes droits ou presque : art grêles , glabres el lisses, souvent violacés ou rougeûtres. Feuilles ordinairement courtes, linéaires très étroites , pliées ou canaliculées , presque sétacées , rudes; ligule lancéolée , souvent bifide. Panicule allongée, médiocrement fournie, à rameaux ouverts, un peu flexucux, scabres. Epillets petits, biflores, violacés ; glumes presque égales, à peine aiguës , ne dépassant pas la dernière fleur ; axe de l'épillet vela ; glumeiles scabres vers le haut ; arête genouillée , de moitié plus longue que la glumelle dont

elle fait partie, ct ainsi bien saillante. — Mai, juin. Marais, landes tourbeuses , bords des mares. AC,

Ce gramen a été pendant longtemps rapporté à la Canche flexueuse, Aira flexuosa L., qui paraît étrangère à la Bretagne. Dans la Canche flexueuse, la ligule, au lieu d'être lanctolée, est courte et tronquée ; la panicule n’est point droite, mais un peu penchée; les glumes sont assez inégales et bien luisantes, les deux fleurs de chaque épillet sont moins écartées, L'habitation est aussi fort différente. La Canche flexucuse croit dans les bois montueux et sur les coteaux sablonneux un peu couverts.

2. Glumelle inférieure pointue-bifide, aristée un peu au-dessous du milieu.

C. caRYOPHYLLÉE. À. caryophyllea L. Avena caryophyllea Wigg. — Petite ou assez petite, annuelle. Chaumes droits ou presque droits, grêles et glabres. . Feuilles courtes , cnroulées-sétacées, rudes, à ligule lancéolée. Panicule diffuse, à rameaux longs, presque trichotomes, d'abord peu ouverts, mais divergents après la fleuraison. Epillets fort petits, biflores, rougeätres ou blanchâtres, luisants; glumes presque égales, aiguës, plus longues que les fleurs ; chacune de celles-ci à glumelle inférieure scabre verslesommet: arêle longue , genouillée , bien saillante. — Mai, juin. Endroits sablonneux , coteaux secs, vicux talus. C. — On trouve quelquefois ce gramen à l’état nain sur les pelouses sèches très voisines dela mer. Les chaumes, longs seulement de 2 ou 3 centimètres , sont entièrcements recouverts par les gaines plus ou moins colorées.

C. PRÉcOCE. À. præcox L. Avena præcox Beauv. — Petite ou assez petite, annuelle. Chaumes droits ou presque droits, grêles et lisses. Feuilles courtes, enroulées-sétacées, rudes, à gaine un peu FAREES , à li-

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