TABOURET. THLASPI L
Calice ouvert, égal à la base. Style en général très court. Silicule arrondie ou ovale, échancrée au sommet ; valves à carène ailée; cloison étroite; loges polyspermes.
T. À opeur p'aiL. T. alliaceum L.— Plante moyenne ou assez petite , annuelle et glabre. Tige droite, anguleuse, simple ou peu rameuse. Feuilles radicales et premières feuilles caulinaires pétiolées, oblonguesspatulées ; les autres sessiles, oblongues-sagittées, sinuées ou dentées. Fleurs bien petites, blanches ; style presque nul. Silicules étalées, obovales, faiblement échancrées, étroitement ailées ; cloison peu étroite, à bords inégalement courbés. Graines orbiculaires, réticulées-ponctuées, très brunes, en petit nombre dans chaque loge.— Print. Champs cultivés de la région maritime. TR. Locmariaquer (M. Aubry).— Cette plante, prise pour le Myagrum sativum L., fut communiquée à M. de Candolle lors de son voyage en Bretagne. Par suite de cette communication, il a cité dans le Systema, comme un synonyme du Thlaspi alliaceum, le Myagrum sativum. Aubry, Morb., an X, p. 28.
T. Des cHamps. T. arvense L.— Tige et feuilles radicales de l'espèce précédente. Feuilles caulinaires à oreillettes généralement plus courtes. Fleurs moins petites. Silicules ascendantes, grandes, arrondies, profondément échancrées, largement ailées ; cloison
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fort étroite, à bords également courbés. Graines assez nombreuses, ovoïdes-aplatics, noirâtres, offrant des
stries rugueuses, arquées. La plante exhale ordinai-
rement une légère odeur d'ail. Elle est annuelle. — Été.
Région maritime ; champs cultivés. R. Lorient, Port-
Louis, Plouharnel, etc.
TEESDALIE. TEESDALIA R. Br.
Calice un peu lâche, égal à la base. Pétales plus ou moins inégaux. Filets staminaux munis à leur base interne d’une écaille peltée. Style nul ou presque nul. Silicule ovale, échancrée au sommet ; valves à carène ailée; cloison étroite ; loges dispermes.
T. 18ERIDE. T. iberis DC. Syst. Iberis nudicaulis L. — Annuelle, pubescente, tantôt très petite, à tige unique, droite, simple et nue, tautôt petite, multicaule, à tige centrale aussi dressée , simple et nue, à tiges latérales ascendantes, presque toujours un peu feuillées et parfois un peu rameuses. Feuilles radicales disposées en rosette, pinnatipartites, à divisions plus ou moins profondes, arrondies ou ovales-obtuses. Feuilles caulinaires fort courtes, un peu pinnatipartites, ou sinuées, ou seulement dentées. Fleurs fort petites, blanches; pétales très inégaux. Silicules peu distantes, étalées. — Print. Pelouses sèches, talus. C.
Obs. Jusqu'à présent, on a vainement cherché en Bretagne la Teesdalie passerage, Teesdalia lepidium DC., Lepidium nudicaule L. Cette espèce diffère surtout de la précédente par ses feuilles presque glabres à divisions plus étroites, par ses pétales peu inégaux et par un moindre nombre d'étamines, 4. Elle se trouve aussi sur les pelouses sèches en mars et avril.
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$ 3.— Silicules déhiscentes, à valves convexes ou planes.
CRANSON. COCHLEARIA L.
Calice ouvert, égal à la base; sépales concayes. Silicule globuleuse, ovoïde ou ellipsoïde, à valves ventrues, à cloison généralement large, à loges polyspermes.
C. axGrais. C. anglica L.— Plante annuelle, assez petite ou moyenne, multicaule, entièrement glabre. Tiges ascendantes, anguleuses, rameuses. Feuilles succulentes ; les radicales et quelques caulinaires inférieures longuement pétiolées, ovales, entières ou rarement un peu dentées; les autres sessiles, très courtement auriculées, ovales-oblongues ou oblongues-lancéolées , dentées et quelquefois légèrement sinuées. Fleurs petites, blanches ; style assez long. Silicules ovoïdes, un peu didymes, irrégulièrement bosselées ou rugueuses ; cloison oblongue, étroite.
Var.—fallax. Feuilles radicales et les caulinaires inférieures arrondies, tronquées à la base, un peu concaves ; les autres ovales, plus ou moins dentées et anguleuses. — On peut confondre cette variété avec le Cochlearia officinalis L., quand l'attention ne se porte pas sur les parties de la fructification. Dans le Cranson officinal, le style est court, la silicule est globuleuse, peu rugueuse; la cloison est large.
Print. Rives bourbeuses des bras de mer ou des baies. AC. Vannes, Auray, Hennebont, etc.
C. panois. €. danica L. — Plante annuelle, petite ou très petite, tout-à-fait glabre. Tiges nombreuses , peu rameuses, striées, les unes droites, les autres ascendantes ; quelquefois une seule tige droite, plus
we Œi — ou moins rameuse. Feuilles presque toutes pétiolées; un peu succulentes ; les inférieures réniformes ou Cordiformes, légèrement lobées; les supérieures hastées ou ovales-dentées. Fleurs petites, blanches ou d’un violet clair; style court. Silicules ovoïdes, réticuléesveinées, à cloison ovale. Pédicelles à peine plus longs que les silicules. — Print., été. Rochers maritimes, pelouses au bord de la mer, dunes humides. AC. Vannes, Auray, Quibéron, Port-Louis, etc.i
Obs. Le Cran ou Cranson de Bretagne, Cochlearia ArmoraciaL., n’est une plante bretonne que par le nom. On le trouve quelquefois près des habitations. Placé dans un terrain frais, il sy maintient longtemps, parce que ses racines sont très vivaces. Il est entièrement glabre. La tige est haute de 6 à S décimètres, rameuse au sommet. Les feuilles radicales sont grandes, longuement pétiolées, oblongues-crénelées; les caulinaires sessiles, lancéolées, incisées ou dentées. Les
fleurs sont petites et les silicules avortent presque toujours.
CAMELINE. CAMELINA Crantz.
Calice dressé, presque égal à la base. Silicules en forme de poire ou presque globuleuses; valves ventrues et l’une d'elles apiculée par le style persistant; cloison large; loges polyspermes.
GC. bENTÉE. C. dentata Pers. — Annuelle, moyenne, chargée de poils courts plus ou moins distants. Tige droite, cylindrique, rameuse vers le haut. Feuilles
oblongues-linéaires, sinuées-dentées , rarement en-
tières; les caulinaires sessiles, auriculées, à oreillettes plus ou moins aiguës. Fleurs petites, jaunâtress style médiocre. Silicules assez dures, glabres, en forme de poire arrondie, à #4 côtes , dont 2 bien saillantes.
sn 35 Graines oblongues finement ponctuées , d'un brun jaupâtre. — Eté. Champs cultivés dans la région maritime. AR. Quibéron, Gavre, Plæœmeur , etc.
C. cuTivÉE. C. sativa Crantz. Myagrum sativum L. — Cette espèce diffère de l'espèce précédente par ses feuilles oblongues lancéolées , entières ou très peu dentées ; par ses silicules en forme de poire allongée , et aussi par ses graines moins épaisses. L’échancrure des feuilles auriculées est en général plus large, et les oreillettes moins aiguës. — Été. Parmi le lin. TR. Pontivy , (M.me Cauvin).
DRAVE. DRABA L.
Calice un peu lâche , égal à la base. Pétales entiers , échancrés ou bifides. Silicule ovale ou oblungue, entière , à valves presque planes, à cloison large. Graines sur deux rangs dans chaque loge.
D. PRINTANIÈRE. D. verna L. Erophila vulgaris DC. Syst.— Très petite plante annuelle. Feuilles toutes radicales , étalées en rosette , lancéolées , entières ou peu dentées, plus ou moins hispides. Hampes nombreuses, rarement solitaires , droites ou presque droites, grêles, un peu hispides ou pubescentes à leur partie inférieure. Fleurs très petites, blanches; pétales semi-bifides; style presque nul. Silicules longuement pédicellées, ovales ou oblongues, un peu dressées , glabres. — Févricr avril. Pelouses, vieux murs , talus, dunes. TC.
Obs. La Drave des murs, Draba muralis L., se montre dans certaines parties de la Bretagne. C'est une petite plante annuelle, hispide-pubescente, àtige droite, simple ou rameuse , grêle. Les feuilles radicales sont pétiolées, étalées, oblongues, presque entières; les caulinaires sessiles, ovales, bien dentées. Les fleurs, pe-
ue S …—
tites et blanches, ont des pétales ohovales , entiers. Le style est presque nul. Lessilicules sont assez longuement pédicellées , ascendantes, très oblongues et glabres. Elle croît dans les lieux rocailleux frais , sur les vieux murs , et fleurit au printemps.
Famille VII‘. —CISTINÉES. DC.
Calice persistant à 5 sépales, dont deux très extérieurs, inégaux , ou seulement à 3 sépales. Ceux-ci , ou les 3 intérieurs , un peu soudés à la base et fort souvent contournés par le sommet avant l’anthèse. Corolle régulière pentapétale ou tripétale, très rarement nulle; pétales ordinairement très caducs, chiffonnés en préfleuraison et tordus en sens inverse des sépales. Étamines hypogynes, souvent très nombreuses, rarement en nombre défini; filets capillaires , droits; anthères fixées par leur base ou peu au-dessus. Ovaire supère; style simple, inséré dans une sorte de fossette ; stigmate diversement lobé , mais paraissant presque toujours indivisé. Capsule déhiscente, tantôt uniioculaire à 3 valves et à 3 placentas immédiatement pariétaux, tantôt divisée en 3 ou 5, rarement en 6-10 loges, soit complètes, soit incomplètes , et s’ouvrant par autant de valves ; cloisons médianes, séminifères. Graines petites, en général nombreuses, à périsperme farineux ou corné ; embryon diversement courbé ou roulé, très rarement droit. — Sous-arbrisseaux ou herbes à feuilles opposées ou alternes, simples, entières ou peu dentées, souvent munies de stipules. Inflorescence assez variée.
HELIANTHÈME. HELIANTHEMUM Tourr.
Calice à 3 ou 5 sépales. Corolle à 5 pétales minces, très caducs, chiffonnés et tordus avant l'épanouisse-
ment. Étamines nombreuses. Capsule trivalve, tantôt uniloculaire , tantôt complètement ou incomplètement triloculaire. Embryon seulement courbé.
H. racné. H. guttatum Mill. Cistus quttatus L. — Plante assez petite, annuelle, chargée de poils blanchâtres. Tige droite, un peu grêle, plus ou moins rameuse. Feuilles sessiles, entières ; les inférieures opposées, oblongues-lancéolées, trinervées, dépourvues de stipules; les supérieures alternes, lancéoléeslinéaires, presque toujours stipulées. Fleurs médiocres, disposées en grappe lâche, unilatérale ; pédicelles longs, filiformes , très étalés ; calice à 5 sépales, les 2 extérieurs plus petits; pétales largement obovales, entiers, jaunes, avec une tache violette plus ou moins distincte à leur base; style très court, droit ; stigmate en tête. Capsules lisses, incomplètement triloculaires, contenant un assez grand nombre de graines.— Été, aut. Coteaux, bords des bois. C.
Var. — serratum. Pétales ovales, irrégulièrement dentés. — Landes sèches. C.
—— maritimum. Plante très petite, presque laineuse, à racine dure, à tige roide, très rameuse, à pédicelles raccourcis , à corolle dépassant peu le calice. — Dunes, lieux rocailleux près de la mer. C.
H. EN oueeLze. H. umbellatum Mül. Cistus umbellatus L.—Sous-arbrisseau très petit, dépassant rarement 3 décimètres, à rameaux diffus, tortueux, d'abord velus-visqueux, puis presque glabres. Feuilles opposées, sessiles, petites, oblongues-linéaires où linéaires, tomenteuses en dessous, à bords enroulés. Fleurs médiocres, blanches longuement pédicellées et disposées en bouquet ou fausse ombelle; calice trisépale ; style court, en massue. Capsules très it
tement triloculaires, contenant peu de graines. — Mai, juin. Coteaux schisteux. TR. Environs de la Gacilly et de Guer. N.2 Cette plante est mentionnée sur une simple indication, peut-être inexacte, et par conséquent sa présence dans le Morbihan a besoin d’être constatée. Au resle, je l'ai trouvée en grande quantité très près de la limite départementale, savoir, au calvaire de Bains (Ille-et-Vilaine), vis-à-vis St.-Perreux, dont il n’est séparé que par la rivière d'Oust.
Famille VIIL.° — VIOLARIÉES. DC.
Calice persistant, à cinq sépales égaux ou inégaux, disposés sur deux rangs. Corolle régulière et irrégulière, souvent marcescente, à 5 pétales alternes avec les sépales et roulés en préfleuraison. Cinq étamines hypogynes; filets plus ou moins dilatés, souvent terminés au sommet en membrane sèche; anthères rapprochées entre elles, fixées par le milieu, introrses et à 2 loges. Ovaire supère; style et stigmate simples. Capsule déhiscente par 3 ou 5 valves, et uniloculaire à placentas pariétaux. Graines à périsperme charnu ; embryon droit. — Plantes herbacées ou ligneuses, à feuilles ordinairement alternes rarement opposées , simples, munies de stipules.
VIOLETTE. VZOLA L.
Sépales inégaux, prolongés au-dessous du point d'attache. Pétales inégaux, dissemblables, l’inférieur à base éperonnée. Deux des 5 filets staminaux pourvus d’un appendice pénétrant dans l’éperon; anthères généralément conniventes ; stigmate en pointe courbe ou en godet. Capsule triangulaire ou globuleuse, trivalve, élastique. Graines bien caronculées. — Herbes le plus
tr —… souvent vivaces, à feuilles alternes, à pédoncules axillaires, solitaires, munis de petites bractées, réfléchis au sommet, à fleurs bien penchées.
SI.—Stigmate pointu, courbé; sépales obtus; tige nulle.
Dans les trois espèces comprises sous ce N., les fleurs qui se montrent les premières sont complètes, mais généralement stériles. Celles qui viennent ensuite sont apétales et fertiles.
V. pes marais. V. palustris L. — Souche rampante, écailleuse. Feuilles longuemeut pétiolées, arrondiesréniformes , à peine crénelées, glabres ; stipules ovales, assez acuminées. Pédoncules tétragones, glabres, à bractées lancéolées , situées vers le milieu. Fleurs assez petites ; sépales oblongs, un peu larges ; corolle bleuâtre ou grisâtre, avec quelques veines purpurines; éperon très court, obtus; stigmate bordé en dessus. Capsules oblongues-trigones. Graines d’un vert-noirâtre. Bois marécageux, prairies tourbeuses, chaussées de moulin. R. Saint-Avé, près Vannes (M. Taslé),Trédion en Elven (M. Aubry), Pontivy (Mme Cauvin), Inzinzac (N).
V. HÉRISSÉE. Ÿ. hirta L. — Souche épaisse, presque ligneuse, émettant des rejets non rampants, ordinairement courts. Feuilles longuement pétiolées, cordiformes-ovales, quelquefois exactement cordiformes, crénelées, à pétiole hérissé, à limbe velu-pubescent, surtout en dessous; stipules lancéolées, dentées, à dents courtes et glanduleuses. Pédoncules un peu poilus , à bractées placées vers le milieu, allongées-aiguës , souvent ciliées. Fleurs médiocres, inodores , d’un bleu tirant sur le violet; sépales oblongs, ciliés; pétales échancrés ou très obtus ; éperon assez court, un peu conique. Capsules globuleuses, couvertes de poils courts. Graines renflées, brunâtres. — Print. Lieux pierreux découverts, sommet des talus. AC.
ET vs Var. — umbrosa. Rejets fort longs. Feuilles plus grandes. Pédoncules moins longs que les feuilles. Fleurs en petit nombre, presque toutes apétales, fertiles. — Juin, juillet. Les haies, les bois. AC.
V. oDoRANTE. V. odorata L. — Souche presque ligneuse produisant de longs rejets rampants. Feuilles cordiformes un peu arrondies, crénelées, glabres ou légèrement pubescentes, à stipules lancéolées , ciliées. Pédoncules glabres ou chargés de quelques poils, à bractées lancéolées-aiguës, un peu dentées ou ciliées. Fleurs médiocres, très odorantes, ordinairement d’un beau violet, quelquefois carnées ou blanches ; sépales oblongs, glabres; pétales cbtus, l'inférieur échancré; éperon médiocre, très obtus. Capsules globuleuses, légèrement velues, contenant des graines blanchâtres,. — Print. Haies, bords des champs. AR. Vannes, Auray, Lorient, etc.
$ 2.— Siigmate pointu, courbé ; sépales aigus; tiges.
V. pes Bois. V. sylvestris Lam. V. riviniana Reich. V. canina DC. — Racine vivace, très dure. Tiges courtes êt parfois très courtes, couchées ou ascendantes, flexueuses, anguleuses, glabres. Feuilles minces, cordiformes, finement crénelées, légèrement hispides en dessus, à stipules assez courtes, lancéolées, très aiguës, dentées-ciliées. Pédoncules ordinairement très longs, à bractées lancéolées-linéaires, plus ou moins distantes du sommet. Fleurs assez médiocres, quelquefois assez petites, inodores, d’un bleu clair, avec l'éperon à teinte bleuâtre ; sépales lancéolés, aigus, les 2 supérieurs souvent à très courts appendices; pétales supérieurs et latéraux oblongs, l'inférieur ovale, quelquefois tronqué ou légèrement échancré, tous bien
ou étalés; éperon presque aussi long que le calice, faiblement conique, un peu comprimé, obtus et sans cannelure. Capsules glabres, oblongues-trigones, un peu pointues. — Les dernières fleurs sont quelquefois apétales.— Avril, mai. Haies, bois, talus, coteaux. TC.
Obs. Cette violette, longtemps confondue avec la Violette de chien, Viola canina L., a été nommée et décrite par Lamarck, F1. fr., t. 2, p. 680. Le nom spécifique donné par ce botaniste doit , suivant l'usage, être préféré au nom beaucoup plus récent imposé par Reichenbach. On veut faire de la violette sauvage une variété à petites fleurs de la violette de Rivin, et cependant Lamarck ne s'explique pas sur la dimension des fleurs dans sa plante. Si la plante décrite par Reichenbach a des feuilles radicales non exactement cordiformes , ce caractère, qui semble peu important, se trouve parfois dans la violette sauvage n'ayant que des fleurs assez petites.
V. DE CHIEN. V. canina L. Caule adultiore adscendente, foliis oblongo-cordatis. Sp. 1324. — Racine vivace, s'étendant au loin, presque ligneuse. Tiges ascendantes ordinairement fort courtes, anguleusescannelées, glabres, un peu colorées. Feuilles inférieures cordiformes-ovales, les supérieures cordiformesoblongues , toutes bien pétiolées, faiblement crénelées, plus ou moins obtuses, entièrement glabres ; stipules médiocres , lancéolées, incisées-dentées. Pédoncules souvent très longs, à bractées lancéolées-linéaires, placées près du sommet. Fleurs assez médiocres, inodores, bleues, à éperon jaunâtre; sépales lancéolés, pointus , offrant des appendices presque égaux, tronqués et crénelés; pétales obovales ou arrondis, bien étalés; éperon manifestement plus court que le calice, comprimé latéralement, cannelé en dessous, un peu
«108. — échancré. Capsules faiblement trigones, assez courtes, très obtuses. — Cette espèce offre aussi des fleurs apétales.—Print. Prairies et landes humides. AR. Ploërmel, Auray, Hennebont, etc.
V. FER-DE-LANCE. V. lancifolia Thore. — Racine vivace, un peu ligneuse. Tiges généralement fort courtes, ascendantes, assez anguleuses , glabres. Feuilles ovaleslancéolées , faiblement crénelées , très obtuses à la base, rarement un peu échancrées, glabres, très ponctuées, à pétiole ailé, à stipules assez longues, lancéolées, incisées-dentées. Pédoncules fort longs, à bractées lancéolées-aiguës, presque toujours bien distantes du sommet. Fleurs médiocres, inodores, d'un bleu très pâle, à éperon blanc; sépales lancéolés, étroits, avec des appendices anguleux ; pétales oblongs, peu ouverts; éperon très obtus, de moitié plus court que le calice. Capsules oblongues-trigones, pointues. — Mai, juin, quelquefois septembre. Landes. C.
$3.—Stigmate en godet, droit ; sépales aigus ; tiges.
V. TRICOLORE. V. tricolor L. — Plante annuelle assez petite ou moyenne, plus ou moins pubescente. Tige ascendante, trigone, rameuse, quelquefois simple. Feuilles radicales et caulinaires inférieures cordiformesobtuses ou ovales, crénelées ; les autres oblongues ou lancéolées , dentées ; stipules très grandes, profondément pinnatipartites, à divisions latérales linéaires, entières, à division terminale oblongue, crénelée ou dentée. Pédoncules très longs, striés , à bractées fort petites, placées près du sommet. Fleurs assez médiocres, mêlées de violet ou de blea clair , de blanc et de jaune , rarement presque unicolores, bleuâtres ou purpurines ; sépales lancéolés , très aigus ; pétales très obtus, sou-
le — vent échancrés ;'éperon bien court, obtus. Capsules ovoïdes-hexagones , glabres. — Mai - octobre. Terres cultivées fraîches. C.
Var. — arvensis. Tige souvent droite. Corolle à peine plus longue que le calice, ou même plus courte, blanche et jaune ou jaune ct bleuâtre, quelquefois unicolore. —Cette plante, qui, parmi les moissons, atteint souvent 3 décimètres, devient naine dans les dunes, et s’y trouve parfois réduite à moins de 2 centimètres. C’est la variété nana de plusieurs botanistes.
Obs. La violette tricolore, cultivée dans les jardins sous le nom de pensée , présente souvent de brillantes couleurs ; sa corolle est généralement grande et bien veloutée.
Famille IX.°— RÉSÉDACÉES. DC.
Calice seulement divisé. Corolle à 4, 5 ou 6 pétales inégaux , dissemblables , alternes avec les divisions du calice. Étamines assez nombreuses (10—24), hypogynes, à filets libres, à anthères terminales, biloculaires. Écailles nectarifères entre les pétales et les étamines. Un ovaire supère , terminé par 3-6 pointes portant chacune un stigmate ; ou bien plusieurs ovaires à stigmate simple. Placentas pariétaux. Capsule uniloculaire , polysperme, s’ouvrant au sommet; ou 3-6 car pelles rayonnants, monospermes, s'ouvrant par leur partie interne. Graines à périsperme charnu, mince. Embryon en forme de fer à cheval. — Herbes à feuilles alternes et à fleurs disposées en épis ou en grappes simples.
RÉSÉDA. RESEDA L.
Calice à 4, 5 ou 6 divisions. Corolle d’autant de pétales plus ou moins découpés. Capsule anguleuse , terminée par 3 - 6 pointes , uniloculaire et s’ouvrant par