‹ Flore du MorbihanChapitre 141 sur 156 · PATURIN. PO4A L · texte numérisé non relu

PATURIN. PO4A L

Epillets assez larges, multiflores, rarement biflores, disposés en panicule. Glumes carénées, membraneuses en partie, l’inférieure plus courte que la supérieure. Chaque fleur à glumelle inférieure naviculaire, aiguë, mutique, à cinq nervures, dont trois souvent à moitié couvertes de poils laineux ; glumelle supérieure échancrée ou bidentée au scmmet. Ovaire glabre; styles 2, trés courts; stigmates plumeux. Cariopse ellipsbidé trigone.

P. ANNUEL. P. annua L, — Petit ou assez petit, an-

nuel, (rès gazonnant. Chaumes ascendants-géniculés ou presque droits, quelquefois radicants à la base, grêèles faiblement comprimés, glabres et lisses. Feuilles linéaires, molles, planes, glabres, rudes sur les bords, à gaîne comprimée, à ligule plus ou moins courte, obtuse. Panicule lâche, un peu unilatérale, à rameaux géminés ou solitaires, presque lisses, étalés pendant et après la fleuraison , quelquefois réfléchis. Epillets assez pelits, verdâtres, avec mélange de blanc argenté ou de vioiet eteomposés de 3-5 fleurs ; glumes médiocrement inégales, pointues, à carène un peu rude ; fleurs assez rapprochées, à glumelle inférieure presque obtuse; à glumelle supérieure bien moins longue et pubescente-ciliée sur la double carène. — Printemps, été, automne. Pelouses , bords des chemins, champs, jardins, lieux incultes, bas des murs, cours, rues peu fréquentées. TC. — Dans les endroits humides , ce gramen atteint quelquefois une longueur de 3 à 4 décimètres, produit des épillets de 5-7 fleurs et prend l'apparence d'une plante vivace. Sur les coteaux secs et dans les dances, il est souvent réduit à 2-4 centimètres et ne présente que des épillets biflores, à glumes parfois obluses et à glumelles inférieures parfois bicn pubescentes-laineuses.

P. BuLBEUx. P. bulbosa KL. — Assez petit, rarement moyen, vivace, à racine fibreuse, touffue. Chaumes renflés à la base et comme bulbeux, droits au presque droits, glabres ct lisses. Feuilles linéaires-aiguës, glabres, un peu rudes, les radicales très étroites, pliées ou enroulées, les caulinaires moins étroites, plus courtes, planes ou en partie pliées, à ligule lancéolée. Panicule plus ou moins resserrée, un peu unilatérale, à rameaux rades, étalés pendant la fleuraison, puis dressés. Epillcts assez pelits ou très médiocres ; verdâtres ou d'un violet mélé de blanc, à 4-6 fleurs ;

glumes peu inégales, aiguës, à carène rude. Fleurs rapprochées, à glumelle inférieure obscurément plurinervée et plus ou moins chargée de poils laineux , à vlumelle supérieure moins longue et ciliée-scabre sur la double carène. — Dans ce gramen, les fleurs se transforment souvent en bourgeons foliacész cet él est même plus commun que l'état nermal, P.-bulbosa vivipara. — Printemps. Pelouses sèches, dunes, sommet. des vieux murs, talus découverts. AC.

P. pes pois. P. nemoralis L. — Moyen ou assez grand, vivace, à racine un peu rampante ou stolonifère, Chaumes droits ou ascendants, quelquefois radicants à la base, grêles, assez faibles, légèrement comprimés, glabres et lisses. Feuilles linéaires-aiguës, étroites, planes, un peu rudes; gaînes lisses, bien ptas courtes que les entre-nœuds et généralement plus courtes que le limbe; ligule très courte, presquenulle. Panicule allongée, peu fournie, penchée, à rameaux semi-verticillés, scabres , dressés après la fleuraison. Epillets petits ou assez petits, verdâtres ou jaunâtres , rarement violacés, à 2 ou 3 fleurs ; gumes assez inégales, très aiguës, à carène rude vers le sommet ; fleurs assez rapprochées, à glumelle inférieure obscurémnent plurinervée, poilue-laineuse sur la carène et aux bords près de la base; glumelle supérieure égalant inférieure ; axe de lépillet scabre d'un côté. — Les ylumes sont aussi longues ou presque aussi longues que l'épillet, lorsque celui-ci se trouve réduit à deux fleurs. —- Eté. Bois, lieux couverts un peu humides. AC.s

Var. — firmula. P. coarctata Hall. f, — Racine fibreuse , touffue , rarement un peu rampante. Chaumes de médiocre longueur, droits ou presque droits, assez roides. Feuilles un peu enroulées ou pliées, d’un vert tendre ou glauque. Panicule assez fournie, droite ou très peu penchée , à semi-verticilles moins écartés que

ceux du type. Epillets verdâtres ou violacéshde 3-5 fleurs. — Juin. Vieux murs , terrains sablonneux. AC. — Les chaumeside ce gramen deviennent parfois rameux. Les jeunes rameaux s'échappent de la gaîne en la perçant à sa base.

P. rriviaz. P. trivialis L. P. scabra Ehr. P. palustris Aubry. — Assez grand ct quelquefois grand, vivace, à racine fibreuse, toufflue. Chaumes presque droits ou médiocrement ascendants et radicants à la base, faiblement comprimés, glabres, rudes vers le

« haut. Feuilles linéaires-aiguës, quelquefois un peu larges, plancs en grande partie, pliées-carénées près du sommet, scabres ; gaînes plus ou moins rudes , et celle de la feuille supérieure plus longue que le Himbe ; ligule ovale-aiguë ou lancéoléc. Panicule assez fournie, pyramidale, droite, à rameaux semi-verticilés , scabres, étalés. Epillets petits, verts ou violâtres, généralement triflores ; glumes assez inégales , très aiguës , à carène scabre; fleurs rapprochées, à glumelle inférieure nettement plurinervée et laineuse à la base; glamelle supérieure égalant à peu près J'inférieurc ; axe.de l'épiliet lisse. — Juin, juillet. Prairies basses, lieux humides. TC.

Var.—læviuscula.—Chaumes et gaines lisses. Ligule un peu obtuse. — Lieux très humides, bords des fossés aquatiques. AR. — On trouve quelquefois, dans les parties humides des dunes, cette plante haute scule-

-ment de 15 à 25 centimètres, à chaume entièrement couvert par les gaînes , à panicule en partie incluse.

P. nes prés. P. pratensis L. — Assez petit ou moyen, quelquefois assez grand, vivace, à racine très rampante. Chaumes droits ou presque droits, glabres et lisses, un peu comprimés à la base. Feuilles linéaires, rudes en partie, à sommet caréné-mucroné; les caulinaires généralement un peu plus larges que les radicales; celles-ci assez souvent pliées; gaines hsses,

— 726 — | comprimées, celle de la feuille supérieure beaucoup plus longue que le limbe; ligule courte, très obtuse ou même tronquée. Panicule assez fournie, pyramidale, à rameaux semi-vertlicillés, scabres, étalés. Epillets pelits ou assez pelits, verdàtres, rougeàtres ou violacés, à 3-5 fleurs ; glumes peu inégales, aiguës, à carène scabre. Fleurs peu distantes, à glumelle inférieure assez nettement plurinervée, laineuse à la base ct sur la carènc ; glumeile supérieure presque aussi longue que l’inférieare et à nervures scabres ou pubescentes. — Mai-juillet. Prés, pelouses fraîches, bords des chemins, dunes. TC. — Dans la dernière station indiquée, Ja plante s'élève peu; on l’y trouve même à l’état nain, c'est-à-dire haute seulement de 3 à 5 centimètres. La panicule reste souvent à demi-engagée dans la gaine de la feuille supérieure.

Var. — subpubescens.— Feuilles légèrementpoilues al'entrée de la gaîne et à ligule pubescente-ciliée; celles du bas de la tige à gaine pubescente ou scabre. — Terrains sablonneux humides. AR. Etel, Gàvre (N.).

Var. — angustifolia. P. angustifolia L. — Feuilles inférieures enroulées-sétacées ; les supérieures moins étroites, pliées ou faiblement enroulées. Panicule plutôt allongée que pyramidale. — Pelouses sèches, lieux buissonneux, vieux murs. R. Auray, Pont-Scorff (N.).

P. comprimé. P. compressa L. — Assez petit ou moyen, un peu glauque, vivace, à racine rampante ct stolonifére. Chaumes ascendants - géniculés, souvent radicants à la base, comprimés-ancipités , glabres et lisses. Feuilles courtes, linéaires, pliées-carénées ct rudes vers le sommet, à gaîne ancipitée, lisse, à ligule très courte, tronquée. Panicule peu fournie, assez resserrée, oblongue , presque unilatérale, à rameaux courts, rudes, les inféricurs généralement géminés. Epillets petits ou assez pelits, verdâtres, avec mélange de blanc ou de violet clair, à 5-9 fleurs; glumes

presque égales, aiguës, bien trinervées, à œarène scabre vers le haut; fleurs rapprochées, à glumelle inférieure obscurément plurinervée, presque lisse, à glumelle supérieure aussi iongue, uu peu scabre sur la double carène. — Juin, juillet. Endroits pierreux, vieux murs. TR. Le Port-Louis {N.). — Il est probable que ce gramen, mieux connu, sera trouvé dans d'autres localités.

FÉTUQUE. FESTUCA L.

Epillets péu larges ou étroits, multiflores, disposés soiten grappe , Soit en panicule. Glumes plus ou moins inégales , carénées. Chaque fleur à giumelle inférieure entiérement#éonvexe et comme demi-cylindrique, où convexe en très grande partie et carénée vers le haut, ordinairement terminée par une arête, quelquefois mutique ou seulement mucronée ; glumelle supérieure aussi longue ou presque aussi longue, à sommet échancré ou bidenté. Ovaire glabre, rarement pubescent ; styles 2, courts ou très courts ; stigmates plumeux ou comme en goupillon. Cariopse ellipscide ou presque linéaire, marquée d'un sillon.

1. Espèces annuelles, non gazonnantes ou du moins sans fascicules de feuilles stériles.

F. parurin. Æ. poa Kunth. F. Lachenalii Spenn. Triticum poa DO: — Petite ou assez petite , à racine fibreuse, exiguë. Chaumes droits ou presque droits, gréles, un peu roides , glabres et lisses, à nœuds d'un violet noir. Feuilles linéaires-aiguës, très étroites, plus ou moins enroulées, pubescentes-scabres en dessus, lisses en dessous , à gaîne un peu rude ou même en partie pubescente, à ligule courte , tronquée-érodée. Grappe simple, allongée, simulant un épi et recevant parfois ce nom. Epillets alternes, assez distants, très brièvement pédicellés, apprimés, assez pelits,

d'abord oblongs-cylindracés , puis comprimés, an peü larges, verdâtres; à 4-6 fleurs; glumes sensiblement inégales , pointues, lisses, la supérieure à 3 nervures bien prononcées; glumelle inférieure de chaque fleur entièrement convexe, très obscarément nervée, presque lisse, un pea obtuse, mutique, glumelle supérieure à nervures ou carènes ciliées-scabres. — Mai, juin. Coteaux pierreux, rochers, landes sablonneuses. AC.

Var. — ramosa. Triticum festuca DC. — Plante de moyenne grandeur (3-4 décimètres). Feuilles planes ou peu enroulées. Grappe très allongée, un peu ilatéraie, rameuse dans sa partie inférieure. Champs tivés. TR. Vannes {le Dr De la Gilardaie), Lorient — Dans les échantillons que je possède: | partie inférieure de la grappe offre plutôt des épillets géminés qu'une véritable ramification ; à côté de l’épillet normal est né un autre épillet dont le pédicelle est assez long. Le nombre de fleurs que contient chaque épillet n'est que de 3 ou 4.

F° DÉLICATE. F. tenuiculaKunth. Triticum tenwiculum Lois. — Cette espèce ne se distingue bien de la Fétuque paturin, type, que par ses fleurs à glumelle inférieure un peu carénée vers le haut et terminée par unearête. Celle-ci est droite, fine, peu scabre et moins iongue que la glumelle. — Mai, l'es Coteaux arides , pelouses sèches , rochers. AC. — Plusieurs botanistes ne voient dans ce gramen qu’une variété da ‘précédent, savoir F. poa aristata.

F, À FLEURS MENUES. F. tenuiflora Schrad. Triticum tencllum Lam. T. nardus DC. — Petite ou assez petite, à racine fibreuse, exiguë. Chaumes ascendants ou presque droits, quelquefois rameux à la base, grêles, presque lisses, à nœuds d’un pourpre foncé. Feuilles linéaires-aiguës, très étroites, canaliculées ou même enroulées, pubescentes-scabres en dessus, lisses en dessous, à gaine plus ou moins pubescente-rude, à

ligale très courte, presque nulle. Grappe simple, ai- Jongée, unilatérale, simulant un épi; rafle assez flexueuse. Epillets brièvement pédicellés , apprimés, assez pelils, verdâtres ou violâtres, à 5-7 fleurs; glumes notablement inégales, aiguës, la supérieure bien trinervée ; fleurs assez écartées, menues , à glumelle inférieure presque lisse, faiblement carénée vers le haut et terminée par une longue arête ; glumelle supérieure à nervures scabres. — Mai-juillet. Vieux murs, talus découverts, pelouses sablonneuses. R. Hennebont, Ploërmel (N.). — Suivant quelques auteurs, le froment unilatéral, Triticum unilaterale L. Mant. , est la Fétuque à fleurs menues, dont les arêtes se trouvent fort réduites et peuvent passer pour des pointes. Je n'ai point vu la plante dans cet état.

F. FAUSSE-ROTTBOLLE. F. rottboellioides Kanth, Triticum rottbolla DC. Poa loliacea Huds. — Petite ou très petite, à racine fibreuse, jaunâtre. Chaumes droits ou ascendants, roides, un peu comprimés, glabres et lisses. Feuilles radicales linéaires-aiguës, souvent pliées, les caulinaires lancéolées- linéaires, planes, rudes en dessus, lisses en dessous, à gaine assez lâche et très lisse, à ligule courte, très obtuse, érodée. Grappe ordinairement simple, simulant un épi, quelquefois rameuse à la base, unilatérale, à rafle flexueuse. Epillets très brièvement pédiceilés , distiques, assez petits ou fort médiocres, verdâtres, à 5-9 fleurs , rarement plus; glumes peu inégales, peu aiguës, dures, à nervures latérales faiblement marquées ou nulles ; fleurs rapprochées, à glumelle iniérieure lisse , carénée vers ie haut, un peu obtuse, mutique , à glumelle supérieure ciliée-scabre sur les deux carènes, — La ramification de la grappe à sa base est plus ou moins complète. Tantôt le rameau n’est que le support assez long d’un épillet, tantôt c’est une rafle

secondaire à 5-7 épillets. On voit, mais très rarement, Ja rafle secondaire subdivisée. La grappe rameuse à la base offre souvent des épillets linéaires, formés par 15-20 fleurs. — Printemps. Duves, champs sablonneux et talus voisins de la mer. C.

F. none. F. rigida Kunth. Poa rigida L. — Petite ou assez pelite, d’un port très roide. Chaumes ascendants-géniculés, rarement droits, assez grêles, glabres et lisses. Feuilles linéaires-aiguës, étroites, souvent enroulées, un peu rudes, à gaîne lisse légèrement glauque ou violâtre, à ligule ovale, érodée ou même déchirée. Grappe plus ou moins rameuse , passant quelquefois à la panieule, toujours unilatérale, très roide, à rameaux distiques, courts, d'abord peu ouverts, mais étalés après la fleuraison. Epillets petits ou assez petits, linéaires, verdâtres ou violâtres, à 6-10 fleurs ; glumes peu inégales, étroites, aiguës, à carène rude ; fleurs assez écartées, menues , à glumelle inférieure entièrement convexe, presque lisse, membraneuse au sommet, un peu obtuse, obscurément mucronée , à glumelle supérieure ciliée-scabre sur les carènes, — Juin, juillet. Endroits pierreux, vicux murs, rochers. C.

Var. — exiqua. — Chaumes de 2 à 4 centimètres. Grappe simple ou seulement un peu rameuse à la base. Epiliets fort petits, à 3-5 fleurs. — Dunes. AC.

F. BRoME. F, bromoïdes L. F. uniglumis Soland. in Ait. — Petite ou assez petite, à racine touffue, brune. Chaumes droits ou aäscendants-géniculés. Feuilles linéaires-aiguës , étroites, plus ou moins enrouiées , pubescentes-scabres en dessus, un peu rudes en dessous près du sommet, à gaîne lâche et lisse, à ligule très courte. Grappe simple ou seulement un peu rameuse à la base, unilatérale, assez compacte. Epillets brièvement pédicellés, médiocres, dressés, d'un vert jau-

nâtre, à 5-7 fleurs ; pédicelles cunéiformes ; glume ioférieure très courte, rudimentaire; glume supérieure longue, rude sur la carène, aiguë-aristée. Fleurs assez distantes, à glumelle un peu carénée, scabre vers le haut et terminée par une arête beaucoup plus longue qu’elle ; glumeïle supérieure sensiblement plus courte que l'inférieure, à nervures pubescentes-scabres. — Mai, juin. Dunes. C. '

F. QUEUE DE RAT. F. myuros L. F. ciliata DC.

Vulpia ciliata Link. — Assezpetite , à racine fibreuse, brune. Chaumes droits ou faiblement géniculés, grêles, à nœuds plus ou moins colorés. Feuilles cnroulées-sétacées, pubescentes-scabres en dessus, lisses en dessous, à gaîne lâche et lisse, à ligule courte, tronquéeérodée. Panicule unilatérale, allongée, interrompue inférieurement et se terminant en grappe simple, assez compacte, un peu roide. Epillets brièvement pédicellés, assez pelils ou très médiocres, dressés, verdàtres , à 3-6 fleurs; pédicelles à peine renflés au sommet ; glumes membraneuses, l'inférieure très courte , ovale ou oblonguüe, quelquefois rudimentaire , la supérieure courte {3 à 4 millimètres), oblongue ou lancéolée, mulique ; fleurs peu distantes , à glumelle inférieure un peu scabre , poilue près de la base, bien ciliée et terminée par une arêle beaucoup plus longue qu'elle ; glumelle supérieure à nervures scabres ; une seule étamine. —"La base de la panicule reste presque toujours enfermée dans la gaine de ia dernière feuille, et le limbe de cette feuille est généralement presque aussi long que celui des feuilles précédentes. — Mai, juin. Hibus arides et vieux murs de la région maritime. AR. Belle-Ile, Port-Louis, Auray (N. |, Groix , (M. Thépaull) , Quibéron, Sarzeau (MM. Taslé et Pontarlier).

F. augiqug. F. ambigua N. — Petite ou assez petite, d'un vert glauque ou violàtre. Chaumes droits ou

— 132 — | ; éséendants-géniculés, grêles, à nœuds d'un pourpre foncé. Feuilles enroulées-sétacées, pubescentes-rudes en dessus, lisses en dessous, à ligule courte, tronquée-érodée ; la dernière feuille à limbe toujours plus court que celui des feuilles précédentes , à gaîne très longue renfermant la partie inférieure de la panicule. Celle-ci unilatérale, allongée , interrompue à la base et se terminant en grappe simple, compacte et roide. Epillets brièvement pédicellés , assez petits, dressés, à 3-5 fleurs ; glumes membraneuses, l'inférieure très courte, comme rudimentaire, ovale-aiguë ou oblongue, la supérieure courte (3 millimètres environ), oblongue, très obtuse, rarement un peu pointue, mutique; PIRE 8 écartées , à glumelle inférieure assez scabre, nullement poilue ou ciliée, carénée vers le hautet terminée par une arêle beaucoup plus longue qu'elle ; glumelle supérieure à nervures scabres; une seule étamine. — Juin, Dunes. TR. Le Kerneyel et Larmor en Plæmeur (N.).— Cette plante se rapproche beaucoup de l'espèce précédenje et n’en diffère nettement que par l'état des glumelles inférieures qui sent glabres, au lieu d'être poilues et ciliées, Si le caractère fondé sur l'existence des poils cessait de paraître important, je ne verrais. dans le gramen en question qu'une variété glabre.de la Fétuque queue de rat. Je ne pui is rapporter comme variété à l'espèce suivante ; la Con:formation très notable que présentent les glumes ans l'une et l’autre plante ne permet pas, ce me semble d'admettre l’assimilation. Je dois dire sspendagting M. Lloyd (FI. de la Loire-Inférieure) indique , @omme existante au bord dela mer , une variété de la Fétuque suivante à glume supérieure obtuse, Festuca pseudomyuros obtusiglumis. Il faudra comparer cette plante avec celle dont je viens de faire la description.

F, FAUSSE QUEUE DE RAT, F, pseudo-myuros S. Willm.

F. myurus DC. Duby. Vulpia myurus Gmel. — Assez petite ou moyenne, à racine fibreuse, brunâtre.Chaumes droits ou presque droits, grêles, à nœuds plus ou. moins colorés. Feuilles enroulées-sétacées, pubescentes-rudes en dessus , presque entièrement lisses en dessous, rudes seulement près du sommet, à ligule courte tronquée-érodée; la dernière feuille à limbe assez long et souvent plus long que celui des autres feuilles, à gaîne fort longue embrassant presque toujours le bas de la panicule. Celle-ci très allongée, unilatérale, interrompue inférieurement, flexible, souvent penchée et se terminant en grappe simple plus ou moins serrée. Epillets brièvement pédicellés, assez petits ou très médiocres, dressés, verdâtres ou violâtres, à 4-6 fleurs ; glumes membraneuses , très inégales ; l’inférieure linéaire-aiguë, de moitié ou des deux tiers plus courte que la supérieure; celle-ci lancéolée, très aiguë, d'une longueur de 5 à 6 millimètres ; fleurs assez distantes, à glumelle inférieure en partie scabre, earénée vers le haut et terminée par une arèêle beaucoup plus longue qu’elle ; glumelle supérieure ciliée-scabre; une seule étamine, à anthère jaune. — Mai, juin. Lieux arides, vieux murs, talus découverts , rochers. C.

F. QUEUE D'ÉCUREUIL. sciuroides Roth. F. bromoides Smith. DC. Duby. Vulpia sciuroides Gmel. — Petite, assez pelite ou moyenne, à racine fibreuse, touffue, brune. Chaumes droits ou presque droits, fort grêles, à nœuds bruns. Feuilles linéaires- -aiguës, étroiles, d’abord planes, puis plus ou moins enroulées, pubescentes en dessus , lisses en dessous, excepté près du sommet , à ligule très courte. Panicule ou grappe de médiocre longueur, libre et souvent fort éloignée de la dernière feuille, droite, unilatérale, à rameaux ouverts pendant la fleuraison, puis dressés. Epillets brièvement pédicellés, médiocres, d’un vert jaupâtre,

à 4-6 fleurs; glumes en partie membraneuses, fort inégales , l'inférieure très étroite, bien aiguë, de moitié plus courte que la supérieure; celle-ci lancéolée, trinervée, longue de 7 à 8 millimètres et atteignant souvent le sommet de la glumelle contiguë; fleurs assez distantes à glumelle inférieure scabre en grande partie, carénée versle haut et terminée par une arête plus longue qu’elle ; glumelle supérieure ciliée-scabre sur les deux carènes ; une seule élamine. — Mai, juin. Prairies, lerregges friche, bords des champs et des chemins. TC.

2, Espèces vivaces , gazonnantes par les fascicules de feuilles stériles que la racine émet.

F. pes premis. F. ovina L.— Assez petite ou moyenne, à racine fibreuse, touffue, noirâtre. Chaumes droits, très grêles, anguleux et rudes près du sommet. Feuilles pliées-sétacées , très fines, scabres, souvent un peu glauques , à gaïîne lisse, à ligule très courte et presque réduite aux deux oreillettes. Panicule très distante de la derniére feuille caulinaire , un peu unilatérale, droite, à rameaux courts, assez rapprochés, étalés pendant la fleuraison, puis dressés. Epillets assez petits, ordinairement verdâtres, quelquefois violacés, à 4-6 fleurs ; glumes médiocrement inégales, en grande partie membraneuses, aiguës, à carène peu prononcée; fleurs assez rapprochées , à glumelle inférieure carénée et scabre près du sommet, courtement aristée ou mucronée; glumelle supérieure aussi large et aussi longue que l’inférieure et à nervures rudes. — Les chaumes prennent assez souvent une teinte violette. Ils sont nus dans la moitié ou dans les deux tiers de leur longueur, lorsque leur développement ne se trouve pas arrêté par certaines circonstances ; s'ils cessent de croître, la panicule se montre près de la

dernière feuille, et la gaine de celle-ci l'enveloppe quelquefois en partie. Les feuilles sont tantôt assez longues, tantôt courtes, tantôt droites, tantôt arquées ou recourbées. La panicule devient quelquelois, par épuisement, une grappe rameuse ou même une grappe simple. Près de la mer, la plante se rabougrit au point d’être naine; le chaume est presque aussi court que la grappe, et celle-ci se compose de petitsépillets triflores. —Mai, juin. Pelouses sèches , landes, lisières des bois, lieux rocailleux.

Var. — mutica. — F. cépillate Lam. F. tenuifolia Sibth. — Chaumes filiformes. Feuilles capillaires. Epillets tout-à-fait mutiques. — Lieux secs un peu cou- “verts, pelouses mousseuses, bosquets, avenues. C.

F. porère. F. duriuscula L. — Assez petite ou moyenne, à racine fibreuse, touffue, noire. Chaumes droits ou presque droits, légèrement comprimés-anguleux , assez roides, lisses. Feuilles linéaires-étroites , pliées-enroulées, ua peu épaisses et dures, pubescentesrudes en dessus, lisses en dessous, excepté près du sommet , à gaîne ordinairement lisse, quelquefois pubescente, à ligule presque réduite aux deux oreillettes; les feuilles radicales peu longues ou courtes, souvent arquées. Panicule droite, presque unilatérale, à rameaux inférieurs généralement assez longs, ouverts pendant la fleutaison: puis dressés. Epillets médiocres, verdâtres ou violacés, à 4-7 fleurs; glumes fort inégales, demi-membraneuses, glabres, aiguës, à carène bien prononcée et scabre vers le haut ; chaque fleur à glumelle inféricure glabre, carénée et seabre au sommet, terminée par une arête plus courte qu'elle; glumelle supérieure de même longucur , presque entière au sommet, un peu ciliée-scabre sur les nervures. — Les chaumes sont souvent nus dans leur moitié supérieure ; ils ne sont que très rarement couverts en

entier par les gaines des feuilles. Les épillets de la Fétuque durète, réduits à # fleurs, sont encore plus grands que ceux de la Fétuque ovine à six fleurs. — Mai, juin. Prés secs, coteaux, bords des bras de mer et des chemins. C.

Var. — hirsuta. F. cinerea Will. DC. &— Epillets velus, au moins pubescents. — Lieux rocailleux et vieux murs. AC.

— — glauca. F. glauca Lam. — Chaumes, feuilles et panicule d’un glauque cendré ou d'un glauque violet. — Coteaux, rives des bras de mer. AC.

F.néréroPHyiLe., F. heterophylla Lam. — Moyenne ou même assez grande, à racine fibreuse, touffue et noirâtre. Chaumes droits ou seulement géniculés à la base, lisses, nus en grande partie. Feuilles plus ou moins longues, d’un vert gai ; les radicales pliées-sétacées, presque entièrement lisses, molles; les cauiinaires linéaires-aiguës, larges de 2 ou 3 millimètres, planes, pubescentes-rudes en dessus, à gaine glabre ou légèrement pubescente , à ligule réduite aux deux oreillettes. Panicule presque unilatérale, che, souvent un peu penchée, à rameaux étalés pendant la fleuraison, les inférieurs longs ou asssez longs. Epillets médiocres, verdâtres ou violacés, à 4-6 fleurs; glumes fort inégales, en grande partie membraneuses, glabres, aiguës, à carène scabre vers le haut; glumelles comme celles du type de l'espèce précédente. — Mai, juin. Bois, lieux frais ombragés. AC.

Var. — littoralis. — Feuilles radicales rudes; les caulinaires un peu enroulées. Epillets à 6-9 fleurs. — Lieux buissonneux près de la mer. AR.

F. rouGe. F. rubra L. — Moyenne ou assez grande, à racine rampante et stolonifère. Chaumes droits ou seulement géniculés à la base, plus ou moins grêles , lisses, souvent nus dans Jeur moitié sapérieure. Fasci-

cules de feuilles stériles en fort petit nombre. Feuilles assez longues, légèrement glauques; les radicales pliées-sétacées, un peu roides, presque entièrement lisses ; les caulinaires moins étroites, linéaires- “aiguës, planes ou peu enroulées , pubescentes-rudes en dessus, à gaine glabre ou faiblement pubescente, à ligule réduite aux deux oreillettes. Panicule presque unilatérale, assez lâche, droite, à rameaux étalés pendant la fleuraison, puis dressés ou du moins peu ouverts. Epillets médiocres ou assez médiocres , rougeâtres ou violacés, à 5-8 fleurs ; glumes fort inégales, très aiguës, demi-membraneuses, glabres, l'inférieure lisse, la supérieure à carène rude vers le haut ; chaque fleur à glumelle inférieure glabre , carénée et scabre près du sommet , terminée par une arète plus courte qu'elle, et parfois fort courte; glumelle supérieure aussi longüe ou même un peu plus longue que l'inférieure , à sommet bifide, à nervures ciliées-scabres. Le chaume, à la maturité, prend généralement une teinte rougeâtre ou violette. — Mai, juin. Coteaux, bords des nine , lisières des bois. C.

Var. — villosa. F. dumetorum L. — Epillets velus ou pubescents. — Lieux buissonneux , bord des haies, taillis. AC.

— — arenaria. F. sabulicola Dufour. — Assez petite ou moyenne, glauque. Chaumes ordinairement couverts par les gaines des feuilles, très rarement nus dans leur moitié supérieure. Feuilles radicales plus épaisses et plus roides que celles du type; les caulipaires toujours enroulées ou du moins très promplement enroulées, tout-à-fait lisses en dessous. Panicule flexible et souvent penchéeau sommet.Epillets plus forts que ceux du type, à nombre égal de fleurs, et presque toujours velus ou pubescents; glumelles inférieures plus brièvement aristées , parfois même presque mutiques. — Dunes. C. — Smith, FT, brit., en décrivant

la Féluque rouge, indique quelques caractères propres à la variété qui vient d’être décrite : les rhizomes , à fibres radicales noires , prennent dans le sable mobile

le très grande extension, radix flagellis longissimé per arenam mobilem extensis, hinc inde fibris nigris radicantibus ; les chaumes sont au-dessous de 3 décimètres, culmi subpedales ; les feuilles sont presque piquantes, folia subpungentia : celles de ta tige ont des gaines très longues, vagine caulinæ longissime ; enfin la plante, dans les sables maritimes, n’a que des épillets glauques, à glumelles entièrement velues » Spiculæ in Maritimis glaucescentes, flosculi undique villosi. — La Fétuque rouge des sables est , pour le botaniste allemahd Koch, une variété remarquable, caractérisée par des épillets plus grands que ceux du type et laineuxvelus, notabilis varietas spiculis majoribus lanuginosovillosis. — Les auteurs qui ne réunissent pas la Fétuque des buissons, Festuca dumetorum L.., à laFétuque rouge, rapportent à la première la plante qui nous occupe, bien qu’elle n'ait pas toujours des épillets velus où pubescents. — L'espèce créée par M. Dufour, F. sabulicola, espèce admise par M. Duby, Bot. gall., semble d'abord suflisamment caractérisée; mais on comprend bientôt que plusicurs des caractères notés peuvent n'être dus qu'à l'influence de la station , par exemple le peu d'élévation du chaume , la roidcar des feuilles radicales, l'enroulement très prompt des feuilles caulinaires, l’enveloppement assez général du bas de la panicuale par la dernière gaine, la couleur glauque des épillets. Si l'auteur du Potanicon gallicum mentionne les glumelles comme aussi inégalcs que les glumes, c’est sans doute parce que la glumelle inférieure ne lui a pas semblé nettement aristée, mais aristée-atuminée, et qu'il n'a pas vu ainsi d’arête à retrancher. En faisant abstraction dé, l'arête, ce qui est d'usage, on trouve que la glumelle inférieure ne dépasse pas la su-

17139 péricure. — Les épillets de la Fétuque rouge des sables offrent ordinairement 5 à 8 fleurs, quelquefois 3 ou 4, rarement 9 ou 104

F. nosEau. F. arundinacea Schreb. F. elatior Smith. — Assez grande ou même grande, à racine dure et rampante. Chaumes droits, ässez robustes, glabres ct lisses. Feuilles longues, linéaires-aiguës, assez larges, un peu auriculées, planes, scabres en dessus, lisses en dessous, exceplé près du sommet, à gaîne lisse ou presque lisse, à ligule très courte et même adnée, brune. Panicule allongée, lâche, souvent un peu penchée, à rameaux géminés et la plupart assez fournis. Epillets médiocres, verdâtres ou violâtres, à # ou 5 fleurs; glumes inégales, demi-membraneuses, pointues, à pointe émoussée, à bords un peu denticulés. Fleurs peu dislantes, à glumelle inférieure rade, membraneuse et carénée vers le haut, très brièvement aristée ou mucronée fort près du sommet, quelquefois mutique; glumelle supérieure aussi longue, à nervures scabres. — Juin, juillet. Prairies humides à sol sablonneux , bords des eaux. AC.

F. pes prés. F. pratensis Huds.—Moyenne Ou assez grande, à racine fibreuse, touffue. Chaumes droits ou presque droits, glabres ct lisses. Feuilles longues, linéaires-aiguës, un peu auriculées, plancs, rudes en dessus dans leur longueur ct en dessous vers le haut, à gaîne lisse, à ligule très courte, presque adnée, brunâtre. Panicule plus ou moins allongée, lâche, à rameaux géminés où solitaires, peu ou même très peu fournis. Epillets médiocres ou assez médiocres, verdâtres ou violacés, à 5-10 fleurs : glumes inégales, demi-membraneuses, peu nettement pointues; fleurs assez rapprochées , à glumelle inférieure presque lisse, membraneuse et carëénée vers le haut, mutique ou mucronée très près du sommet ; glumelle supérieure

comme celle de l'espèce précédente, — Juin, Prairies et landes humides. C.

Var.— lolhiacea.F. loliacea Huds—Grappe:simple, à rafle excavée, Epillets alternes, apprimés comme ceux de l’ivraie, lesinférieurs manifestement pédicellés, les supérieurs presque sessiles. —Prairies peu humides. R. Hennebont, Ploërmel. — Quelques botanistes regardent encore ce gramen comme une bonne espèce, bien que la grappe, à sa base, offre parfois des épillets géminés. Ce fait pourtant semble un retour au type.

BRACHYPODE. BRACHYPODIUM P. Beauy.

Epillets allongés, multiflores, disposés en grappe simple simulant un épi. Glumes fort inégales, à carène peu prononcée, à 5 ou 7 nervures. Chaque fleur à glamelle inférieure convexe, carénée vers le haut, terminée par une arêtes glumelle supérieure plus courte, tronquée, offrant des cils roides sur les deux carènes. Ovaire glabre, à stigmates plumeux. Cariopse oblongue-linéaire , excavée d’un côté.

B. pes Bois. LB. sylvaticum P. Beauv. Festuca sylvatica Huds. Bromus sylvaticus Poll. Triticum sylvaticum Mænch. — Assez grand ou même grand, vivace, à racine fibreuse. Chaumes droits ou seulement géniculés à la base, assez grêles, partiellement poilus, glabres ct lisses vers le haut, à nœuds velus. Feuilles longues, lancéolées-linéaires, très aiguës, planes, assez molles , plus ou moins poilues, rudes , à gaine couverte de poils , à ligule courte, obtuse, érodée. Grappe lâche, {un peu penchée. Epillets très brièvement pédicellés, distiques, verdâtres, à 6-10 fleurs ; glumes très aiguës, poilues et rudes; fleurs peu écartées , à glumelle inférieure rude, poilue en partie, bien aiguë, longuement aristée.—Les épillets inférieurs ne sont pas toujours solitaires ; on les trouve quelquefois géminés. Les arêtes sont un peu flexueuses et in-

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fléchies; celles des fleurs supérieures de l'épillet sont plus longues que les glumelles. — Eté. Lieux buissonneux, bois taillis, bords des talus couverts. C. — Je possède un échantillon assez remarquable de ce gramen : la première moitié de l'axe porte des épillets géminés; la dernière paire est accompagnée d'un rameau à 3 épillets solitaires; ce rameau est presque aussi long que le reste de l'axe.

B. pinxé. B. pinnatum P. Beauv. Bromus pinnatus L. Triticum pinnatum Mœænch. — Assez grand ou même grand, vivace, à racine rampante. Chaumes droits, assez grêles, lisses, à nœuds pubescents. Feuilies longues, linéaires-aiguës, assez roides, scabres en dessus et en dessous et quelquefois poilues en dessus , à gaîne glabre ou chargée de quelques poils, à ligule courte, très obtuse, érodée-ciliée. Grappe plus ou moins làche, généralement droite. Epillets très brièvement pédicellés, droits ou arqués, verdâtres ou jaunâtres ct parfois tachés de brun, à 10-20 fleurs ; glumes aiguës, pubescentes rudes; fleurs peu écartées, à glumelle inférieure rude, en partie poilue-hispide, peu aiguë, terminée par une arête droite, toujours plus courte qu'elle, — On ne voit que très rarement des épillets géminés. — Juin , juillet. Lieux rocailleux ct buissonneux près de la mer. C. — C'est sans doute au voisinage de la mer qu'il faut attribuer le prompt enroulement des feuilles de notre plante, et leur couleur glauque souvent bien prononcée.

Var. — gracile. Brachypodium cespitosum Rœm. et Schulz. Festuca gracilis Kœl. Triticum gracile DC. F1. fr. t. 3. — Chaumes grêles. Feuilles plus étroites que celles du type. Panicule souvent penchée. Epillets tout-à-fait glabres, un peu luisants, à 7-12 fleurs. — Mêmes lieux. AC. ‘

— — bracteatum. — Epillets accompagnés d'une

bractée lancéolée ou linéaire-aiguë, dépassant ordinairement le pédicelle et quelquefois longue de 4 à 6 millimètres. Glumes et glumelles bien tachécs de brun. — Landes voisines de la mer. KR. Lorient, Port-Louis,

BROME. BROMUS L.

Epillets oblongs ou aflongés, mulliflores , disposés en panicule. Glumes plus ou moins inégales, carénées. Chaque fleur à glumelle inférieure convexe, un peu carénée vers le haut, mullinervée, aristée au-dessous du sommet ; glumeile supérieure échancrée ou bidentée, à nervures-carènes ciliées, à cils généralement écartés et roides. Ovaire velu ou pubescent au sommet ; styles 2, très courts, non terminaux, insérés en avant; stigmates en goupillon. Cariopse oblongue ou linéaire, presque plane, canaliculée ou pliée.

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