‹ Flore du MorbihanChapitre 142 sur 156 · Glumelle inférieure large et obtuse · texte numérisé non relu

Glumelle inférieure large et obtuse

B. seiGce. B. secalinus L. — Assez grand ou même grand , annuel, Chaumes droits, assez robustes, lisses, à nœuds étroits et pubescents. Feuilles lancéoléeslinéaires, un peu auriculées, planes, rudes, poilues en dessus, à gaine glabre, à ligule courte, obtuse, déchirée. Panicule médiocre, d'abord droite et resserrée, puis penchée, lâche et comme unilatérale. Epillets oblongs, verdâtres ou jAünâtres, assez luisants, à 6- 10 flears ; glumes assez inégales , herbacées en grande partie, un peu obluses, glabres, rudes, l'inférieure trinervée, la supérieure à 5-7 nervures; fleurs enfin divergentes, à glumelles de même longueur, l'inférieure bientôt enroulée , entière ou échancrée , ordinairement brièvement aristée, giabre, rude, à nervures peu prononcées. Cariopse pliée. — L'arêle est quelquefois presque aussi longue que la glumelle. Quelquefois aussi elle est très courte et les épillets semblent mu-

tiques au premier aspect. Les feuilles inférieures ont assezsouventunegaîne pubescente ou légèrement velue. — Juin, juillet. Champs cultivés, surtout parmi les céréales. C.

Var. — velutinus. B, velutinus Schrad. — Epillets pubescents-veloutés. — Mêmes lieux. R.

Obs. Le Brome controversé, Bromus commutatus Schrad, qui n’a pas encore été vu dans le Morbihan, diffère de l'espèce précédente par ses épillets à fleurs toujours imbriquées ; par la glumelle inféricure offrant au-dessus da milieu angle obtus, et portant une arête aussi longue ja. 2 par la glumelle supérieure plus courte que l’inférieure. — Les feuilles inférieures ont toujours leur gaine velue. — Juin, Champs. — Le Brome des champs , Bromus arvensis L., se distingue surtout du Brome controversé nar ses épillets lancéolés-linéaires , souvent panachés de blanc et de violet.

B. À GRAPPE. PB. racemosus L. B. pratensis Ehr. — Assez grand et quelquefois grand, annuel. Chaumes droits ou presque droits, un peu rudes, à nœuds larges, pubescents. Feuilies Jinéaires-aiguës, planes, poilues, surtout en dessus, les inférieures à gaine poilue, les supérieures à gaîne rude; ligule assez courte, très obtuse, érodée. Panicule droite ou très peu penchée, lâche, à rameaux généralement simples et assez courts, scabres. Epillets oblongs-pointus, dressés, verdâtres ou violâtres, à 6-10 fleurs; glumes fort inégales, rudes, faiblement ciliées, l’inférieure aiguë, au moins trinervée , la supérieure un peu obluse, mais souvent mucronéc où presque aristée , à 5-7 nervures. Fleurs non divergentes, à glumelle ivférieure entière ou à peine échancrée , obscurément nervée, glabre, rude, émettant très près du sommet son arête plus longue ou aussi longue qu'elle; glumelle supérieure un peu plus courte que l'inférieure. Cariopse oblongue, assez large, plus ou moins canaliculée, — Mai, juin. Prai-

rics. C. — Presque tous-les botanistes rapportent au B.gacemosus le B. pratensis Ehr. L'auteur du Botanicon gallicum , en admettant les deux espèces, établit les différences suivantes : la première aurait une panicale un peu penchée, à rameaux diffus, une glumelle inférieure entière , avec une arête presque aussi longue; la seconde aurait une panicule droite, à rameaux étalés , et une glumelle inférieure obscurément bidentée, avec une arête de même longueur. Ces différences ont paru bien faibles. — Le nom de Brome à grappe ne convient que médiocrement à la plante. Aussi Smith, possesseur de l'herbier de Linné, a soin de dire, dans la Flore britannique, que l'échantillon sur lequel la description a été faite est un échantillon peu développé.

B. mozLer. B. mollis L. — Moyen ou assez grand, annuel. Chaumes droits, plus ou moins pubescents vers le haut, à nœuds velus. Feuilles linéaires-aigués , molles, poilues, à bords rudes ; les inférieures à gaine poilue-pubescente , les supérieures à gafne glabre ou presque giabre ; ligule courte, obtuse, déchirée. Panicule oblongue droite, plus ou moins lâche, à rameaux courts ou assez courts, pubescents-rudes,, dressés après la fleuraison. Epillets oblongs-pointus, dressés, verdâtres , rarement violâtres, à 6-10 fleurs; glumes peu inégales en longueur, aiguës, pubescentes, demi-membraneuses, l'inférieure à 3 nervures, la supérieure à 5 ; fleurs non divergentes, à glumelle inférieure échancrée ou bifide, pubescente et pourvue d’une arête droite souvent aussi longue qu'elles glumeile supérieure un peu plus courte. Cariopse oblongue , légèrement canaliculée. — Mai , juin. Champs en friche, prairies, bords des chemins. TC.

Var. — littoralis. — Chaumes peu longs et quelquefois très courts, droits ou ascendants, à nœuds

étroits, pubescents. Feuilles un peu enroulées, roïdes, Panicule compacte ou grappe ovoïde; épillets tantôt pubescents, tantôt glabres ou presque glabres. — La grappe est quelquefois rédaite à 2 ou 3 épillets. On trouve même la plante avec des chaumes terminés par un seul épillet. — Coteaux et sables marilimes. C.

— — subtortilis. — Caractères de la variété précédente, avec des arêles un peu divergentes-tortillées. B. molliformis Lloyd. — Dunes. KR.

2, Glumelle inférieure assez étroite, aiguë.

B. apre. B. asper L. — Grand, vivace, à racine fibreuse. Chaumes assez robustes , droits , pubescentsrudes, à nœuds étroits. Feuilles longues , lancéoléeslinéaires , très aiguës, un peu auriculées, scabres et parfois poilues-ciliées inférieurement , à gaine hispide, à ligule courte, tronquée , déchirée. Panicule ample, très lâche , penchée, à rameaux généralement géminés, très scabres. Epillets lancéolés-linéaires, verdâtres ou wviolacés, à 8-12 fleurs ; glumes très inégales, très aiguës , demi-membraneuses, scabres, l’inférieure uninervée, la supérieure à 3-5 nervures; fleurs un peu divergentes, à glumelle inféricure ovale-lancéolée, assez nellement carénée, brièvement bifide, poiluescabre, portant une arête droite, violacée ou blanchâtre, moins longue qu'elle; glumelle supérieure plus courte que l'inférieure et à nervures plutèt scabres ou pubescentes que véritablement ciliées. Cariopse oblongue-linéaire, presque plane. — Eté. Lieux buissonneux , bois, bas des talus couverts. AC.

B. éLancé. B. giganteus L. Festuca gigantea Vill. — Grand, vivace, à racine un peu rampante. Chaumes assez robustes, droits, glabres et lisses. Feuilles très longues, lancéolées-linéaires, fort aiguës, auriculées, glabres, rudes, à gaine scabre, à ligule très courte,

presque nulle. Panieule ample, très lâche, penchée ; à rameaux presque toujours géminés, scabres. Epillets relativement petits:, oblongs, d'un vert blanchâtre, à 4-7 fleurs; glumes très inégales, bien aiguës, demimembraneuses, nullement scabres, la supérieure distinctement trinervée; fleurs un peu divergentes, à glumelle inférieure ovale-lancéclée, entière ou peu nettement bifide, rude; arête presque terminale, au moins double de la glumelle, un peu flexueuse, blanchâtre ; glumelle supérieure aussi longue que l'inférieure, à nervures seulement un peu scabres. Cariopse oblongue-linéaire. — Eté. Coteaux boisés un peu humides. TR, Baud (N }. — La question de savoir si cette plante appartient véritablement au genre Brome n'est pas encore bien décidée. Elle a l'aspect d'un Brome et paraît convenablement placée près du Brome âpre; mais l'étude de la fleur est favorable à l'opinion émise depuis longtemps par Villars et adoptée par Smith et Koch.

B. proit. B. erectus Huds. B. pratensis Lam. — Moyen ou assez grand, vivace, à racine brune, un peu rampante. Chaumes droits et roides , assez grêles, lisses, à nœuds étroits. Feuilles linéaires-aiguës, plus ou moins poilues-ciliées , rudes ; les radicales très étroites , enfin enroulées-pliées; les caulinaires moins étroites, à gaine poilue ou glabre , à ligule très courte, tronquée-érodée. Panicule assez courte, peu. fournie, roide, à rameaux demi-verticillés, dressés, scabres. Epillets oblongs-linéaires, verdâtres ou rougeûtres ; à 5-9 fleurs ; glumes assez inégales, aiguës, en grande partie membraneuses, à carène scabre ; fleurs à peine divergentes, à glumelle inférieure lancéolée, enroulée, entière ou très brièvement bifide, émettant presque au sommet une arête plus courte qu'elle; glumelle supéricure un peu moins longue que l'inférieure, à nervures ciliées-scabres. Cariopse oblongue-linéaire.—Mai, juin. Prair. du litt. TR. Arradon( MM. Taslé et Pontarlier).

— TNT — il)

B. srérire. BP. sterilis L. — Moyen ou assez grand, annuel. Chaumes droits ou seulement géniculés à la base, glabres et lisses, à nœuds nombreux, étroits. Feuilles linéaires-aiguës , assez flisques, pubescentes en dessus et en dessous, rudes sur les bords, à gaine pubescénte ou presque glabre et lisse, à ligule courte, très obtuse, déchirée ou comme ciliée. Panicule assez grande, très lâche, penchée après la fleuraison , à rameaux demi-verticillés, allongés, scabres. Epillets oblongs, verdâtres ou violacés, à 5-9 fleurs : glumes fort inégales , étroites, aiguës, demi-membraneuses, rudes ; fleurs assez divergentes, à glumelle inférieure lancéolée, très aiguë, bifide, scabre, portant unc arête droite , bien plus longue qu'elle ; glumelle supéricure beaucoup plus courte que l'inférieure , à nervures inégalement ciliées. Cariopse linéaire, canaliculée, souvent un peu courbée. — Lieux secs incultes, vieux murs et talus, bords des haies, décombres. TC.

B. rome. B. rigidus Roth. B. madritensis DC. — Moyen ou assez grand, annuel. Chaumes droits ou presque droits, fermes, pubescents vers le haut. Feuilles linéaires-aiguës, un peu larges, poilues-ciliées, rudes, à gaine plus où moins poilue, à ligule ovale, déchiréce-dentée. Panicule droite, à rameaux courts où peu longs, très souvent simples, toujours dressés , pubescents. Epillets allongés , élargis au sommet, blanchâtres , un peu luisants , à 5-8 fleurs ; glumes fort inégales, très aiguës, membraneuses, à nervures scabres ; fleurs à peine RYUPL EI EE à glumelle inférieure An cébee très aiguë, RER DRE portant loin du sommet une arêle droite bien plus longue qu’elle ; glumelle supérieure plus courte d’un tiers que l'inférièure , à nervures ciliées, à cils épais, distants. Cariopse oblongue-linéaire, canaliculée, — Mai, juin, Vieux murs, endroits sablonneux-pierreux.

AR. Lorient , Hennebont (N.); Vannes (MM. La Gillardaic, Taslé). |

Var.— gracilis. — Assez petit ou moyen, à chaumes grêles,. parfois ascendants. Panicule peu fournie, et souvent réduite à 2-6 épillets. Glumes quelquefois poilues. Arête deux à trois fois plus longues que la glu: melle. Etamines souvent au nombre de 2.—Dunes. AC,

B. DE maprin. Bromus madritensis L. B. diandrus Smith. — Assez petit ou moyen, annuel. Chaumes un peu géniculés ou même ascendants, Plus ou moins grêles, à peine pubescents au sommet. Feuilles Jinéaires-aiguës, pubescentes, rarement presque glabres, à bords un peu rudes, à gaîne pubescente, à ligule ovale, en partie adhérente, en partie libre et déchirée. Panicule droite, à rameaux courts ou peu longs, dressés ou faiblement ouverts, pubescents-scabres. Epillets allongés, un peu élargis au sommet, bientôt rougeâtres et enfin bruns-violets, composés de 7 à 12 fleurs; glumes fort inégales, très aiguës, membrancuses, pubescentes-rudes , quelquefois poilues; fleurs assez divergentes, à giumelle inférieure lancéolée, très aiguë, un peu bifide, plus ou moins pubescente , rarement velue, portant assez près du sommet une arête droite un peu plus longue qu'elle; glumelle supérieure plus courte, à nervures ciliées, à cils distants. Etamines 2. Cariopse linéaire, canaliculée. — Aux caractères qui distinguent le Brome roide du Brome de Madrid, il faut ajouter une différence notable dans la longuewur des glumes. Les épillets du prewier offrent une glume supérieure qui atteint au moins deux centimètres, tandis que la même glume, dans le second, excède à peine un centimètre. — Mai, juin. Murs, endroits pierreux près de la mer. AR. Lorient, Belle-Isle (N.); Port-Louis (M. Thépault); .Vannes

( Dr La Gillardaie) ; le littoral au tour du golfe du Morbihan (M. Taslé).

Le Brome à épillets nombreux, Bromus polystachyus DC. , n'est que le Brome de Madrid à panicule plus grande qu’à l'ordinaire, moins serrée et parfois, un peu penchée. Dans cel état, notre plante est très distincte du Brome rougissant, Bromus rubens L. ; mais il n’en est plus ainsi, lorsque la panicule est peu fournie et à rameaux très courts. Je n'ai donc pas été surpris de recevoir, sous le nom -de Brome rougissant, des individus mal développés ou rabougris du Brome de Madrid. Au reste le vrai point de différence entre les deux espèces linnéennes en question ne semble pas encore nettement établi. Le B. rubens passe pour une plante uniquemeut méridionale.

Le Brome des toits , Bromus tectorum L., n'est pas étranger à la-Bretagne , mais il n’a pas été trouvé dans le Morbihan. Il se distingue bien du Brome de Madrid par sa panicule presque unilatérale, courbée ; par ses rameaux moins courts, capillaires; par ses épillets pendants, à 4-6 fleurs. L’arête est égale à la glumelle ou à peine plus longue. Les feuilles sont mollement pubescentes et quelquefois un peu poilues, à ligule tronquée-déchirée, — Vieux murs, terrains sablonneux-pierreux.

V. Epillets sessiles sur un axe commun , et formant ainsi un véritable épi. Fleurs toutes hermaphrodites ou les unes hermaphrodites et les autres mâles ouneutres.

GAUDINIE. GAUDINIA P. de Beauv.

Epillets pluriflores ou maultiflores, solitaires, distiques, bientôt comprimés, opposés à l’axe par une des faces. Giumes inégales, convexes, à plusieurs nervures. Chaque fleur à glumelle inféricure pourvue d’une arête dorsale en partie tordue; glumelle supérieure plus courte que l'inférieure et bicarénée ; ovaire

à sommet poilu, à styles très courts, à stigmates en goupillon. Cariopse oblongue, presque plane d'un côté,

G: FRAGILE. G. fragilis Beauv. Avena fragilis L. — Assez petite où moyenne , annuelle. Chaumes droits ou presque droits, assez grêles, lisses. Feuilles peu longues, molles, linéaires-aiguës, poilues-ciliées, à gaîne lâche et plus où moins poilue, à ligule très courte, tronquée-érodée. Epi allongé , assez compacte dans sa plus grande partie; axe comprimé, articulé, se disjoignant très facilement. Epillets oblongs, verdâtres, luisants , à 4-7 fleurs; g'umes fort inégales, plus ou moins obtuses, membraneuses vers le haut, à nervures prononcées, scabres. Fleurs distantes et'assez divergentes, à glumelle inféricure aiguë, demi-membraneuse , un peu carénée, obscurément nervée, presque lisse et portant au-dessus du milieu une arête grêle, plus longue qu’elle ; glumelle supérieure membraneuse , à sommet bidenté , ‘à ncrvures-Carènes scabres. — L’axe de l'épi se divise quelqueluis, et la piante se montre avec un épi bifurqué ou même bien rameux. C'est une monstruosité plutôt qu'une variété. — Eté. Prairies. R. Lorient, Carnac (N.) ; Quibéron (MM. Taslé et Pontarlier).

IVRAIE. LOLIUM L.

Epillets pluriflores ou multiflores, solitaires, distiques, comprimés , opposés à l'axe par l'un des bords. Glume inférieure, convexe-oblongue ou convexe lancéolée, striée, plus ou moius dure; la supérieure presque semblable à l'inférieure dans l'épillet terminal, mais rudimentaire ou nulle dans les épillets latéraux. Chaque. fleur à glumelle inférieure convexe, nervée, mulique ou aristée près du sommet ; à glumelle supérieure membraneuse, bicarénée, à carènes ciliées-

— T5 — scabres. Ovaire entièrement glabre, à styles courts, à stigmates plumeux. Cariopse oblonguc, un peu canaliculée. 1108

I. vivace. L. perenne L. Vulot. Ray-grass. — Gramen assez petil ou moyen, gazonnant, vivace, à racine fibreuse. Chaumes droits eu ascendants-géniculés, lisses. Feuilles linéaires-aiguës, glabres, à peu près lisses; les radicales plus étroites que les caulinaires et d’abord pliées ; ligule très courte et tronquée. Epi allongé, assez grêle, lâche ; axe tout-à-fait lisse. Epillets oblongs verdâtres ou violâires, à 6-12 fleurs : glume convexe-oblongue, de moilié ou d’un ticrs moins longue que l'épillet ; fleurs rapprochées, à glumelle inférieure un peu convexe , oblonguc-lancéolée, médiocrement-nervée, membrancuse au sommet, dépourvue d’arête ; glumelle supérieure aussi longue ou même un peu plus longue que linférieure. — Prairies, pâturages , bords des chemins. TC.

L'Ivraie vivace croissant sur un sol aride n'offre souvent que des chaumes grêles, des feuilles caulipaires étroites et pliées comme les radicales, des épil- Jets pauciflores faiblement comprimés et presque égalés par la glume. La plante , dans cet état d’amaigrissement, est généralement mentionnée comme une varièlé : L. perenne tenue. C'est, suivant Smith, le Lohium tenue L. — Un excès de substance nutritive produit parfois la division de l'axe de l'épi. Quelquesuns ou même la plupart des épillets deviennent des épis secondaires. L, perenne ramosum Leers. — Une autre monstruosité , plus commune que la précédente, mérite aussi d'être notée : les épillets supérieurs, bien rapprochés, s'étalent et forment ensemble une sorte de crête. Ils perdent quelquefois leur glame par suite de leur rapprochement et semblent un peu pédonculés. L. perenne cristatum Auct. — On trouve aussi l'Ivraie vivace à l’état vivipare. Elle est sujette à l’ergot.

Ï. MULTIFLORE. L. multiflorum Lam. — Plante assez grande ou même grande, annuelle. Chaumes droits, entièrement lisses ou seulement un peu rudes au sommet. Feuilles linéaires-aiguës, assez larges , un peu auriculées, d’abord enroulées, bientôt planes, plus ou moins rudes , à digule très courte, tronquée. Epi très allongé (souvent 3 à 4 décimètres), lâche, un peu flasque ; axe rude. Epillets très oblongs, verdâtres ou blanchâtres, à 13-25 fleurs ; glume convexe oblongue, deux à trois fois plus courte que l’épillet ; fleurs rapprochées, à glumeile inférieure convexe, ovale-lancéolée, membraneuse au sommet, obscurément nervée, portant une arête plus ou moins longue , droite et grêle; glamelle supérieure un peu plus courte que l'inférieure.— Eté. Champs cultivés » Surtout parmi les céréales. AC. |

Var. — muticum. — Epillets oblongs-linéaires, à fleurs sans arête. — Mêmes licux. AR,

Dans le type, comme dans la variété, l’épi se ramifie quelquefois. De là une très mauvaise espèce , promptement rejetée : Lolium compositum Thuil.

Var.— ambiguum.—Piante assez petite ou moyenne, souvent un peu gazonnante, à chaumes grêles. Epi de 8 à 15 centimètres. Epillets oblongs, à 5-9 fleurs, les unes aristées, les autres mutiques, rarement toutes aristées ou toutes mutiques ; glume égalant à peu près la moitié de l'épillet. — Lisières en friche des champs sablonneux , dunes voisines des terres cultivées. AR. Le Kernevel, près de Lorient, Larmor en Plæmeur, Quibéron (N.) — La racine est peut-être bisannuelle ; quelquefois, dans les dunes, elle semble vivace-rampante, mais les prolongements observés peuvent avoir pour cause l'ensablement de jeunes chaumes.

La variété qui vient d'être décrite se rapproche beaucoup du Ray-gress d'Italie, dont la culture a été

essayée dans le département ; mais ce Ray-grass, Lolium italicum Al. Braun, n’est, suivant la plupart des auteurs , que l’Ivraie multiflore un peu modifiée. Le botaniste allemand Koch, qui admet l'espècé créée par Braun, et lui attribue une racine vivace émettant, avec les chaumes, des fascicules de feuilles stériles, indique pourtant comme synonyme le L. multiflorum Lam. L'espèce qu'il inscrit ensuite est le L.multiflorum Gaud. , caractérisée par une racine bisannuelle n’émettant que des chaumes, par des épillets à 12-20 fleurs, par une glume trois fois plus courte que Fépillet , enfin par les fleurs inférieures mutiques et les supérieures aristées. Ces caractères différentiels semblent peu satisfaisants. Pour ne parler que de la racine, remarquons qu'il est difficile de savoir si la racine fibreuse d’un gramen est vivace ou bisannuelle. Lamarck, en décrivant sa plante (fl. fr. 1. 3, p. 621), s’abstient d’eu noter la durée. K@&æler , De Candolle , Duby usent de la même réserve, mais tous trois placent la plante de Lamarck après le L. temulentum, qui est annuel. Pour M. Poiret (Encycl.), la plante est vivace; elle est anpuelle, suivant MM. Loiseleur-Deslongchamps, Cosson et Germain, Lloyd; elle est annuelle et vivace, suivant M. Boreau , flore du centre de la France, {re édition. Si le L. italicum Braun et le L. multiflorum Gaud. étaient généralement admis, il faudrait probablement rapporter à la première espèce notre variété ambiguum, et regarder notre vraie mulliflore type, comme une variétéannuelledela secondeespèce, variété produite par la station dela plante parmi des végétaux cultivés annuels.

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