‹ Flore du MorbihanChapitre 155 sur 156 · L. marginatum Koch, Syn · texte numérisé non relu

L. marginatum Koch, Syn

P. 87. S. À FEUILLES MENUES. À. tenuifolia L. Synonymie.— A/sine tenuifohia Wahlbg.

Var.—viscidula. Alsine viscosa Schreb.— Tiges très gréles, chargées de poils glandaleux, plus ou moins visqueux. Fleurs encore plus petites que celles du type. — Çà et là dans les dunes de Quibéron, d'Etel et de Gâvre (N.); Houat, Hædic (l'abbé Delalande).

P. 88. S. DE MONTAGNE. À. montana L.

Nouv. loc. : — Broël, en Arzal (M. Taslé).

P, 89. STELLAIRE MORGELINE. Stellaria media Smith.

Addition, — Dans les terrains gras et humides un peu ombragés, la tige de cette plante s’allonge beaucoup, et la fleur, bien développée, offre constamment 10 étamines. C'est la variété St. media major de Koch et probablement la plante nommée par Weihe Sc. neglecta, et par Opitz St. umbrosa.— L'autre variété signalée, St. media apetala , figure aussi comme espèce dans quelques livres, St. apetala Veria,

P. 98. RaADIOLE FAUxX-LIN. Radiola linoides Gmel. Addition.— Été. Pelouses fraîches des terrains sabionneux, allées des bois, bords rocailleux des étangs. AC.

P. 102. Mauve pe Nice. Malva nicaensis Al.

Nouv. loc. : —Houat , Hœdic, {l'abbé Delalande).

P.103. GuimaAUvE orriciNaALE. Althæa officinals L.

Loc. particulière en Sarzeau : marécages près de Roh-Haliguen (M.Taslé).—M. Delalande n'indique pas Ja plante dans l’île de Houat.

LavarTÈRE EN ARBRE. Lavalera arborea L.

Nouv. loc. : — Iles de Houat, d'Hœdic et îlots voisins (l'abbé Delalande).— En donnant cette indication, M. Delalande dit que la plante est rare dans les deux iles, mais très commune dans les ilots. [l cite notamment l’ilot Glazic, où les picds étaient si rapprochés qu'ils furmaient une sorte üe petit bois.

P. 105. TiLc£ur À PETITES FEUILLES. 7ilia parvifolia Erh. À

Nouv. loc. : — Promenade de la Roche-Bernard. — Il est probable que les allées de cette promenade ont été formées avec des plants extraits des bois voisins. P. 118. GÉRANION HERBE-A-ROBERT. Geranium Rober-

tianum L.

Var.— purpureum.— NouY. loc. — Houat, Hædic, Belle-île (l'abbé Delalande) ; Auray, embouchure de la Vilaine (M. Taslé).

P. 121. ERODION MARITIME. Erodium maritimumSmith.

Nouv. loc. : Pointe aux poulains à Belle-île (l'abbé Delalande); coteaux de l'Isle-aux-Moines (M. Lloyd). P. 128. La dénomination Ajonc de Provence, Ulex Provincialis Lois. , doit être remplacée par celle-ci :

A3onc DE LE GaLzL. Uleæ Gall Planchon.— La description est maintenue; cependant la couleur de la corolle sera mieux exprimée par les mois jaune orangé que par les mots jaune mat.

On trouve, relativement à cet ajonc, que M. Plan- <hon a bien voulu me dédier, une notice intéressante dans la flore des serres et des jardins de l'Europe, t.5, p. 441. g. Quelques indications dues au célèbre botaniste M. Gay, et à M. le commandant Toussaints, y sont mentionnées. — Lorsque j'étudiai, en 1823 et 1824, l'Ajonc en question, tantôt confondu avec l’Ajonc d'Europe à cause de son port, tantôt pris pour l’Ajonc nain à raison de ses fleurs, je reconnus qu'il se distinguait de ces deux derniers par des caractères constants, bien qu'il parût un passage de l’unsà l’autre. LA lui donnai, dans mes notes d’herborisation, le nom d’Ajonc intermédiaire, Ulex intermedius. Plus tard, en examinant les descriptions peu complètes de l'Ulex provincialis Lois. , j'eus des doutes sur la valeur de la spécification que j'avais faite, et je pensai

que la plante brétonne pouvait bien être une variété velue de l'espèce trouvée en Provence, espèce qui, suivant le Prodrome, était, par ses caractères et par sa grandeur, intermédiaire entre l'Ajonc d'Europe et l'Ajonc nain, caracteribus et magnitudine inter duos priores medius. On æroyait d'ailleurs, alors, que l'Ulex provincialis n'était pas tout-à-fait étranger à l’ouest de la France, qu'il se montrait en Anjou. Aujourd'hui on le rapporte à l'Ulex australis de Clémente, plante nettement caractérisée et vraiment particulière à la région méditerranéenne.

Les gousses de l'Ulex Gall, longues de 9 à 11 millimètres et larges de 4 à 6, ne sont pas exactement ovoïdes-oblongues. La suture ventrale, qui se courbe brusquement près du sommet , les rend un peu rhomboïdales. Leur maturation s'opère avec lenteur ; on ne les voit s’ouvrir qu'au retour de la :chaleur.—Les bractées calicinales ou bractéoles, ordinairement ovales-oblongues , prennent la forme lancéolées , lorsqu'elles naissent un peu au-dessous du calice; mais, alors même, elles sont encore bien appliquées.

Phrase caractéristique.— U. mediocris , erectus, ra-

mis diffusis, robustis, villoso-pubescentibus, spinis upproximatis longis ; folüs floralibus acerosis , pedun -

culos subæquantibus; floribus minoribus, subautom-

nalibus ; bracteolis minutis , adpressis ; calyce pubes-

cente, perspicuë dentato; corollæ vexillo calycem

paululim excedente, alis carinam æquantibus aut vix superantibus ; legumine oblongo-rhomboidali , villoso,

subincluso. |

*P. 130. A la suite du genre Ajonc : Uleæ#L.

M. Taslé a rencontré, dans les environs de Vannes, un Ajonc qui était en pleine floraison au mois de juillet 1849 , alors que l'Ajonc d'Europe avait cessé de fleurir , et que les fleurs des deux autres espèces morbihannaises ne paraissaient pas encore.

L'Ajonc trouvé mérite d'être étudié. Il ne diffère pas seulement de l'Ajonc d'Europe par l’époque de la floraison , il s'en distingue aussi par la forme et par la disposition des bractéoles. Celles-ci, au lieu d’être largement ovales et véritablement calicinales, sont lancéolées-étroites, presque linéaires -subulées, et naissent vers le milieu du pédoncule ou du moins fort au-dessous du sommet. En outre, le pédoncule paraît dépourvu de bractées à la base. L'emploi d'une forte loupe n’en fait pas voir.

P. 132. ADÉNOCARPE A PETITES FEUILLES. Adenocarpus parvifolius DC.

Addition à la synonymie. Nouv. loc. : — A. complicatus Gay. Landes entre Ploërmel et Gucr (M. Sachet). P. 138. TRIGONELLE PIED-D'OISEaU. Trigonella ornithopodioides DC.

Il résulte des recherches faites par MM. Pontarlier et Taslé que cette plante est assez commane sur la côte du Morbihan.

P. 139, MÉLiLor a PETITES FLEURS. Melilotus parviflora DC.

Nouv. loc. — Passage de Vieille-Roche sur la Vilaine (MM. Taslé et Pontarlier).

P. 141. TRÈFLE nome. Trifolium strictum Waïdst.

Cette plante a été décrite en vue de son existence probable dans le département. MM. Pontarlier et Taslé l'ont recueillie, en 1847, à Coëtsurho, commune d'Arzal; et M. Delalande l’a trouvée plus tard dans les îles de Houat et d'Hœdic.— Mai, juin. Pelouses sèches près de la mer.

T. Érourré. T. suffocatum L.

Nouv. loc. — Houat, Hædic (l'abbé Delalande). — On peut maintenant dire, avec MM. Pontarlier et Taslé, que le trèfle étouffé est assez commun sur notre CÔLC.

P. 144. Au lieu de l'observation, mais en conservant la description donnée :

T. yauNATRE. 7. ochroleucum L.— Juin, juillet. Landes sablonneuses, bords des champs, prés secs. R. Les deux rives de la Vilaine, à Coëtsurho et Tréhiguier (MM. Taslé et Pontarlier).

T. squarreux. 7. squarrosum L. T. dipsaceum Thuil. — Assez petit, annuei. Tige droite, rameuse, presque glabre, rougeâtre. Feuilles longuement pétiolées, à stipules étroites, subulées, membraneuses et glabres inférieurement, herbacées et ciliées vers le haut; à folioles ovales ou ovales-oblongues, souvent très obtuses ou même un peu échancrées, poilues ou pubescentes. Capitules terminaux, solitaires, ovoïdes, se montrant généralement entre deux feuilles opposées. Calice un peu poilu, à côtes prononcées, à lobes roides, acérés, trinervés ; le lobe inférieur bien plus Jong aue les autres lobes, mieux étalé et même légèrement réfléchi. Corolle assez longue, d’un rouge pâle. — Été. Coteaux, prés sablonneux. TR. Belle-île. — L'existence de cette plante à Belle-île est seulement apprise par le don que M. Boreau a fait à M. Taslé d’un échantillon provenant de cette localité.

P.145. T. pes camps. T. arvense L. — Var. abbreviutum (N.)

Obs, C'est sans doute cette variété que M. Delalande a trouvée dans les îles de Houat et d'Hædic, et qu'il a rapportée au T. arvense perpusillum DC., caractérisé dans le Prodrome par cette phrase : spicis subglobosis, caulibus brevissimis.

T. À FEUILLES ÉTROITES. T. angustifolium L.

Nouv. loc. — Belle-ile, Coëtsurho en Arzal (M. Taslé).

P. 146. T. incarnaT. TT, éncarnatum L.— Var. Molineri ou Molinieri.

Nouv. loc. — Belle-ile (l'abbé Delalande).

P. 148. T. RENVERSÉ. T. resupinatum L.

Nouv. loc. — Çà et là, de la Roche-Bernard à Port: Navalo. (MM. Pontarlier et Taslé); Houat, Hædic (l’abbé Delalande).

P. 153. Avant l’observation :

LUPIN. LUPINUS L.

Calice profondément bilabié. Corolle à étendard réfléchi sur les côtés, à carène acuminée et comme terminée en bec. Etamines monadelphes ; anthères dissemblables, 5 arrondies et 5 oblongues. Style ascendant, subulé; stigmate en tête. Gousse oblongue, comprimée-toruleuse, coriace , à plusieurs graines. — Feuilles digitées.

L. À FEUILLES DE LIN. L. linifolius Roth. L. reticulatus Desv. — Assez petit ou moyen, annuel, à racine simple, longuement pivotante. Tige droite, peu rameuse, pubescente. Feuilles à 5-7 folioles linéaires, faiblement canaliculées, glabres ou presque glabres en dessus , pubescentes ou velues en dessous. Fleurs alternes , médiocres, en grappe terminale, droite, allongée. Calice pubescent-grisâtre, accompagné de trois bractées inégales ; lèvre supérieure ovale, bifide; lèvre inférieure beaucoup plus longue , lancéolée , tridentée au sommet. Corolle d’un bleu plus ou moins päle. Gousse droite, velue, sinuée sur la suture dorsale et contenant 5 ou 6 graines. Celles-ci petites , globuleuses - comprimées , à fond grisâtre ponctué et marbré de noir.— Mai, juin. Champs sablonneux. TR. Hædic (M. Lloyd); Houat (l'abbé Delalande).

P. 154. ORNITHOPE COMPRIMÉ. Ornithopus compressus L. — Assez petit ou moyen , annuel, plus ou moins velu-blanchâtre. Tiges ascendantes ou presque entièrement couchées, grêles , peu rameuses. Feuilles al-

longées, à folioles ovales. Pédoncules portant à leur sommet, avec une bractée foliacée, 2 à 4 petites fleurs;

les inférieurs moins longs que les feuilles. Calice à

dents de moitié plus courtes que le tube. Corolle entièrement jaune. Gousse longue , comprimée, arquée, atténuée en bec crochu, striée-rugueuse et pubescente; articles non rétrécis ou à peine rétrécis aux deux bouts. — Juin, juillet. Champs sablonneux, dunes. TR. Houat, Hœdic (l'abbé Delalande).

P, 155. O. sans BRACTÉES. 0. ebracteatus Brot.

Nouv. loc. — Houat, Hœdic (l'abbé Delalande }; Carnac (N.)

Ers veLu. Ervum hirsutum L.

Obs. — La plante que M. Delalande indique dans les iles de Houat et d'Hædic sous le nom de Vicia hirsuta, est très probablement l'Ervum hirsutum, que certains auteurs font rentrer dans le genre Vicia. Il y a bien une espèce de vesce nommée par Fischer Vicria hirsuta , mais elle est notée dans le Prodrome comme non encore décrite.

P. 160. VESscE FAUSSE-GEsSE. Vicia lathyroides L.

Nouv. loc. — Séné, Arradon, ilede Bouet (M. Taslé). P. 162. GESsE SANS FOLIOLES. Lathyrus aphaca L.

Obs. — Quelquefois le pétiole, au lieu de se terminer en vrille, produit une foliole terminale lancéolée. P. 163. G. sPHÉRIQUE. — L. sphæricus Retz.

Nouv. loc. — Houat, Hæœdic (l'abbé Delalande).

G. HÉRISSÉE. — L. hirsutus L.

Nouv. loc. : — Houat, Hœdic (l'abbé Delalande). P.167. PauNIER FRUTESCENT. Prunus fruticans. Reich.

Trouvé aux environs de Vannes par M. Taslé.

P. 170. SPIRÉE FILIPENDULE. Spiræa filipendula L.

Nouv. loc. — Coëtsurho en Arzal (MM. Taslé et Pontarlier).

P. 175, ComARET DES marais. Comarum palustre L.

Nouv, loc. — Marais de Plaisance, près de Vannes (M. Taslé).

P. 176. POTENTILLE ARGENTÉE. Potentilla argentea\. Nouv. loc. : — Environs de Vannes (M. Taslé). \ P. 177. Avant la Potentille fraisier :

P. pe VatrLanT. P. Vaillantii Nestler. P. splendens Ramond ap. DC. P. nivea Bonamy. P. alba L. var. DC. Prodr. — Petite, vivace, à souche presque ligneusc. Tiges couchées ou ascendantes, peu rameuses, chargées de poils soyeux, élalés. Feuilles pétiolées, à 3 folioles ovales-oblongues, très obtuses, dentées au sommet, poilues et vertes-luisantes en dessus, soyeusesargentées en dessous; à péliole très poilu ; à stipules lancéolées, membraneases, brunâtres. Fleurs finement pédonculées, assez médiocres, blanches ; une à trois sur chaque tige. Calice soyeux, à divisions extérieures lancéolées-linéaires , à divisions intérieures ovales-lancéolées. Corolle de moitié plus longue que le calice; pétales obovales , à sommet bien échancré. Réceptacle très velu ; carpelles un peu rugueux , presque entièrement glabres. — Les feuilles radicales se composent quelquefois de % à 5 folioles. — Mai, juin. Landes sablonneuses. TR. Arzal (M. Taslé).

P. 180 PIMPRENELLE SANGUISORBE. Poterium sanquisorba. L. |

Syn. — Dans un travail publié il y a peu d'années sur le genre Poterium, M. Edouard Spach a divisé le P. sanguisorba L., ou plutôt remplacé cette espèce par des espèces nouvelles, dont les caractères différentiels sont lirés du calice, après qu'il s’est accru et endurci. En acceptant le nouveau système, nous avons, au lieu du P. sanguisorba de Linné , les deux espèces suivantes.

P. muriQuée. P. muricatum Spach. — Calice fructifère, tétragone , profondément ridé et couvert de pointes. AC.

-P. A FRUIT RÉTICULÉ, P. dictyoparcum Spach. Calice fructifère très réticulé, à 4 angles bordés. TR. Belleîle (M. Lloyd).

Je relève ici une erreur commise dans la description du ?. sanguisorba : au lieu de carpelles, il faut fruits, et au lieu de graines, il faut carpelles.

P/184. Rosier TOMENTEUx. Rosa tomentosa Smith.

Nouv. loc. — Vannes, Isle-aux-Moines, Lauzach, Saint-Nolff (MM. Pontarlier et Taslé).

R. À STYLES RÉUNIS. À. stylosa Desv.

Nouv. loc. — Vannes (M. Taslé).

P.19%. EPILOBE A PETITES FLEURS. Epilobium parviforum Schreb.

Obs.— M. l'abbé Delalande, en m'indiquant cette plante à Belle-île, sous les rochers des Grands-Sables, m'a dit que les jeunes rosettes de feuilles s’y montraient tout-à-fait glabres. C'est peut-être un des caractères de la variété viride.

P. 201. PEsse commune. Hippuris vulgaris L.

Nouv. loc. — Marais en la commune de Sarzeau et en celle de Ploxhinec (MM. Taslé et Pontarlier). P. 202. Addition à l'observation:

Dans une lettre récente, M. Lloyd m’annonce qu’il a trouvé en assez-grande abondance la plante que j'ai nommée Callitriche obtusangula. Il ne croit pas qu’elle puisse être réunie au C. stagnalis.

P.210. CoRRIGIOLE DES RIVAGES. Corrigiola littoralis L.

Addition. —On trouve quelquefois la plante avec des pétales rosés.

P. 215. Avant le Sédum d'Angleterre :

S. A PETITES FLEURS. S. micranthum Bast. — Petit, vivace, glabre. Tige couchée-radicante à la base, puis droite; rejets stériles rampants. Feuilles éparses, sessiles, bien courtes, cylindracées, très obtuses; celles

des rejets rapprochées et plus ou moins renflées. Fleurs petites, blanches, en corymbe terminal; câlice fort court, à divisions arrondies; pétales elliptiqués , pointus. — Cette plante, dans toutes ses parties, est de moitié plus petite que le S. blanc. Pour quelques auteurs, elle n’en est qu'une variété. —Fté. Talus pierreux, rochers. TR. Coëtsurho en Arzal{M. Taslé).

P. 227. Torice pe Suisse, Torilis Helvetica Gmel.

Addition à la description.— Racine pivotante, blanchâtre. Corolle un peu pulvérulente en dessus ; pétales du côté extérieur aussi longs que l'ovaire; styles jaunâtres.— C’est en tenant compte des aiguillons que la forme des fruits est indiquée. — La plante est notée comme bisannuelle dans plusieurs flores.

T. HÉTÉROPHYLLE. TZ. heterophylla Gussonc.

Plante moyenne, annuelle, à racine pivotante, blanchâtre. Tige droite, généralement peu rameuse, grêle ou assez grêle, scabre, à poils très courts, renversés et apprimés ; rameaux plus ou moins ouverts, mais point étalés. Feuilles assez diverses, scabres : les premières ovales-lancéolées dans leur contour et bipinnées; les suivantes pinnées, à folioles allongées , lancéolées, pinnatipartiles ou pinnatilobées; les dernières ternées et simples, et celles-ci lancéolées-linéaires, incisées-dentées en partie ou presque entières. Involucre monophylle ou nul; involucelles à folioles linéaires-subulées ; ombelle longuement pédonculée, à 2-4 rayons, ordinairement 3. Fleurs fort petites, à corolle et anthères rougeâtres ; ovaire deux fois plus long que la corolle. Fruits ovoïdes-oblongs, les aiguillons compris. Ceux-ci plus ou moins colorés , à pointe crochue.— Mai-juillet. Champs sablonneux, coteaux découverts. R. Vannes, Sarzeau (M. Taslé) ; Isle-aux- Moines (M. Lloyd).

P.9230. Au lieu de l'observation, mais en conservant la description :

OENANTHE BOUCAGE. OEnanthe pimpinelloides L.—

Juin, juillet. Marécages et prairies très humides. TR, Arradon, féné (MM. Pontarlier et Taslé).

P. 242. PERSIL DES Moissons. Petroselinum segetum Hoffm.

Nouv. loc. — Sarzeau, près de Rohaliguen, St-Gildas de Rhuis (M. Pontarlier) ; Belle-île (l'abbé De-lalande). P..24%. MaceroN Noir. Smyrnium olusatrum L..

Nouv. loc. — Houat, Hædic (l’abbé Delalande).

P, 246. PEUCÉDANE OFFICINAL. Peucedanum officinale L. Nouv. loc. — Coëtsurho en Arzal (MM. Taslé et Pontarlier).

P. 249. Avant le genre Panais :

TORDYLE. TORDYLIUM L.

Calice à cinq dents subulées, persistantes. Pétales obovales-échancrés , avec une pointe réfléchie. Fruit orbiculaire ou largement ovale, à bordure très épaisse, rugueuse-tuberculeuse. Méricarpes à côtes très fines, peu apparentes ; une à trois ban@elettes. Involuere bien formé.

T. ÉLEVÉ. T. maximum L.— Moyen ou assez grand, annuel. Tige droite, rameuse, sillonnée, couverte de poils courts, roides, renversés. Feuilles velues-scabres, pinnécs ; les inféricures à folioles latérales ovales ou ovales-oblongues, incisées-crénelées, à foliole terminale plus grande, tripartite ou trilobée et de plus à fortes crénelures; les supérieures à folioles latérales ovales-lancéolées ou lancéolées, incisées-dentées, à foliole terminale allongée-lancéolée, incisée-dentée et quelquefois profondément découpée à la base. Involucre et involucelles à plusieurs folioles inégales, linéaires-subulées. Ombelle à 5-10 rayons plus longs que l'involucre et très scabres. Fruits presque orbiculaires, velus-hispides, gris, à bordure blanchâtre. — Eté: Champs picrreux, bord des haies. TR. Billiers, Coëtsurho en Arzal (M. Taslé).

P. 953. PanCauUT NAIN. Eryngium pusillum L.

La plante morbihannaise, que j'ai rapportée à l'Eryngium pusillum, se trouve maintenant élevée au rang d'espèce, et la nouvelle espèce paraît généralement adoptée.—C'est le Panicaut vivipare, Eryngium viviparum Gay. La spécification est principalement fondée sur la manière dont se reproduit la plante daus certaines circonstances ; mais est-il bien appris que la plante de Linné se montre différente dans des circonstances semblables ? Une vérification sur ce point devait être faite, puisque les caractères attribués à l'Eryngium pusillum se retrouvaient dans la plante du Morbihan. Il fallait d’abord se mettre à licu d'affirmer qu'un caractère important était omis dans les descriptions, puis établir que le caractère nouvellement reconnu ne permettait plus de rapporter à l'espèce linnéenne la plante découverte par le docteur Hémont. La phrase par laquelle Linné caractérise sa plante est bien courte : E. pusillum foliis radicalibus oblongrs incisis, caule dichotomo , capitulis sessilibus. D'autres indications ont été données, et M. De Candolle, en les résumant (Prodr. t. 4. p. 91), attribue au Panicaut nain les caractères suivants : feuilles radicales atténuées en pétiole, lancéolées, entières, dentées ou pinnatifides ; feuilles caulinaires sessiles, palmatipartites ; capitules sessiles ; involucre plus long que le capitule, à folioles subulées, appendiculées à la base ou pourvues d'une dent; paillettes entières. Deux espèces avaient été créées par M. De Lamark aux dépens du Panicaut nain, savoir : E. galioides, E. odoratum; M. Delaroche, dans sa monographie du genre Eryngium, les a supprimées, en constituant avec elles trois variétés : odoratum, gualioides, paludosum ; la première à tige fort petite et tombante; la seconde à tige presque droite, à feuilles inférieures petites , in-

cisées-dentées; la troisième à tige aussi presque droite, mais à feuilles inférieures grandes, pinnatifides; toutes trois, au reste, à capitules pauciflores. Notre plante, en présentant les caractères mentionnés par Linnéet par De Candolle, offre aussi les différences sur lesquelles . sont élablies les trois variétés. Ces différences me semblent dues à l’état du sol tantôt un peu sec, tantôt très humide , tantôt submergé. J'ai indiqué la faculté que possède notre plante de se reproduire vers l’automne par des espèces de turions. Ce fait ne m'a point paru d'une haute importance, car d’autres plantes, qui vivent comme elle sur un sol sujet aux inondations, se reproduisent parfois de la même manière. Si je l'ai vue radicante, je ne l'ai point vue vivipare , au moins dans le sens attribué généralement à ce dernier mot. Les botanistes qui ont décrit l’Eryngium viviparum, et notamment MM. Godron et Delalande, n'ont pas exactement rendu compte du mode tout particulier de reproduction de cette plante. D’après le dernier, lorsque l'influence atmosphérique est favorable, les capitules se gonflent et donnent naissance à une touffe de feuilles en rosette qui devient le rudiment d’une nouvelle plante. Voici ce qui me paraît constaté : les tiges florales sont généralement dichotomes , excepté à l'extrémité où le plus souvent elles se terminent par un capitule. Les autres capitules sont à l’aisselle de chaque dichotomie. Cependant quelquefois la dichotomie est incomplète ; une seule des branches se développe ; la seconde avorte et se trouve remplacée par un bourgcon. Quelquefois aussi l'extrémité des tiges ne porte pas de capitule et donne seulement naissance à un bourgeon. Ce sont ces bourgeons qui, à la chute des pluies d'automne, se développent, émettent des feuilles d’abord, puis des racines, et concourent ainsi à la reproduction de la plante. Mais il est à remarquer que jamais une plante nouvelle ne se développe à l’aisselle d’une dichotomie complète.

La station de notre plante est dans les parties très basses des landes, celles que les eaux pluviales couvrent pendant l'hiver et la moitié du printemps, quelquefois même pendant l'automne. M. Toussaints indique dix localités aux environs d'Auray, savoir : trois reconnues par M. Hémont : landes de St.-Laurent, de St.-Sauveur ct de Kerimel en Plæmel ; sept reconnues par lui : landes de Kergrim, de Wmalvezin et de Küdreiïin, en Carnac ; d'Erdeven, de Nédo et de Courcounno, en Erdeven; du Rongal, en Plouharnel, La planté a été aussi trouvée aux environs de Vannes, en la commune de Séné, près du village de tar par MM. Pontarlier et Taslé.

P. 259. GARANCE vOyAGEUSE. Rubia peregrina L. Nouv. loc. —Houat, Hœdic (l'abbé Delalande).

P. 262, GaAiLLET NÉGLIGÉ. G. neglectum N.

Nouv. loc. —Pénestin, Quibéron (MM. Pontarlier et Taslé). — Dans ses notes sur la flore de l'ouest, M. Lloyd dit que ce Gaillet se trouve çà et là dans la région maritime. Il y rapporte le Galium mollugo var. fl. de la Loire-Inféricure.

P. 263. G. D'ANGLETERRE. G. Anglicum Huds.

Nouv. loc. — Ile de Bouct, Baden, Plouharnel (MM. Taslé et Pontarlier).

P. 265. G. RESSERRÉ, G. constrictum Chaub.

Syn. G. debile Desv.—Nouv. loc. : St.-Perreux. P. 266. En place de la note sur le G. aparine spurium :

G. BATARD. G. spurium L.—Cette plante ne diffère du Gaillet gratteron que par sa tige moins forte, moins longue, sans poils, même au-dessus des nœuds, et par ses fruits seulement tuberculeux ; mais ces caractères sont constants et semblent suffisants pour autoriser la conservation d’une espèce créée par Linné. — Été, Les moissons. TR. Vannes, Ploërmel (M. Taslé).

P. 270. VALÉRIANE DIOÏQUE. À retrancher.

C'est par suite d'une erreur, bientôt reconnue, mais encore trop tard, que cette plante a été comprise dans la flore; elle n’a pas été cueillie dans le Morbihan.

P. 277. CAMOMILLE MixTE. Anthemis mixta L.

Nouv. loc. : —Surzur , La Trinité, Péaule (MM. Pontarlier et Taslé); Houat, Hœdic (l'abbé Delalande).

P. 287. Il faut retrancher une des lettres n dans les deux premiers mots britannique et britannica. La plante nommée par Linné Inula britannica est indiquée avec raison par M. De Candolle sous le nom d'Inula britanica, Inule britanique. Le mot Britanica n’est point un adjectif; c’est le nom vulgaire de la plante suivant Pline et Dalechamp.

P. 292, TussiLAGE pAs-D'ANE. Tussilago farfara L.

Nouv. loc. — Vignes à Coëtsurho en Arzal (MM. Pontarlier et Taslé).

P. 294. Dioris. Diotis Desf. — Plusieurs botanistes préfèrent au nom générique choisi par Desfontaines le nom générique Ofanthus créé par Link. Ils fondent leur préférence sur l'existence antérieure d'un genre Diotis établi par Schreber. Mais ce genre a été rejeté de suite, comme rentrant absolument dans le genre Eurotia depuis longtemps constitué par Adanson. M. Desfontaines avait donc droit de recourir au mot Diotis pour désigner un nouveau genre, et ce droit devait être respecté. Diotis Schreb., anno 1791, constituta, est eadem ac Eurolia Adans. fam. 2. (1763), et ide nomen fontanaisianum servandum ! DC. Prour. t. 6, p. 34, note.

P, 297. A la suite des Armoises.

ARMOISE MARITIME. Artemisia maritima L. Valgt Sanguenite. — Moyenne, vivace, soyeuse-blanche. Tiges droiles ou ascendantes, rameuses, cylindracées-

atriées, anguleuses vers le haut, très dures. Feuilles peu longues , ovales dans leur contour, bi- ou tripinnées , à folioles linéaires , bien obtuses. Rameaux florifères nombreux, formant une panicule allongée. Bractées simples, linéaires. Capitules sessiles ou presque sessiles , petits, oblongs , jaunâtres ; involucre à folioles ovales-oblongues ou oblougues , les premières herbacées-cotonneuses , les autres plus ou moins scarieuses ; réceptacle nu.— Dans l'Armoise maritime type, le sommet des rameaux est penché. Nous ne possédons pas la plante en cet état; nous n'avons que la variété gallica caractérisée par des rameaux toul-àfait droits. — Juillet, août. Lieux pierreux humides près de la mer. TR. Séné (Mrs Taslé et Pontarlier) ; Broël en Arzal (M. Taslé).

À. ABSINTHE. À. absinthium L. Vulgt Absinthe. — Moyenne ou assez grande, vivace, très amère. Racine presque ligneuse, aromatique. Tiges droites, rameuses , cannelées, dures, pubescentes-blanchâtres. Feuilles soyeuses-argentées , largement ovales dans leur circonscription ; les inférieures bipinnées, à folioles linéaires, un peu larges ou même oblongueslinéaires ; les supérieures pinnées , à folioles souvent tripartites. Rameaux florifères plus ou moins dressés, disposés en panicule oblongue. Bractées simples, lancéolées-linéaires ou linéaires. Capitules courtement pédonculés , petits, presque globuleux , penchés, jaupâtres ; involucre à folioles de même longueur, les extérieures plus étroites que les intérieures ; réceptacle très-velu. — Juillet, août. Terrains pierrcux. TR. Coëtsurho en Arzal (M. Taslé). On trouve aussi quelquefois cette plante près des jardins, dont elle s'est échappée.

P. 301. Après l'observation :

FiLAGE JAUNATRE. Filago lutescens Jord. — Plante

assez petite, annuelle, couverte d’un duvet jaunâtre. Tige droite, grêle ou assez grêle, ordinairement rameuse dès la base, à rameaux parfaitement ou imparfaitement dichotomes. Feuilles rapprochées , dressées, demi-embrassantes, oblongues ou oblongues-linéaires, un peu mucronées, à bords quelquefois roulés en dessous. Glomérules médiocres , sessiles, axillaires etterminaux , presque sphériques, accompagnés de quelques courtes bractées , ordinairement 3, ct formés par 12-20 capitules. Ceux-ci fort petits , à involucre assez nettement pentagone et tomenteux inférieurement ; folioles de l'involucre toujours dressécs, scarieuses , lancéolées-cuspidées , à pointe souvent rougeâtre. — Cette plante, avec une tige simple inférieurement, ressemble beaucoup au filago germanica. Elle pourrait bien , au reste, n'être qu'une variété grêle de l'espèce linnéenne ; car les différences que présentent les feuilles, les glomérules, les capitules ne paraissent pas importantes. Les akènes sort semblables, oblongs-cylindriques , papilleux. — Été. Lieux incultes pierreux, champs sablonneux. AR. Séné, Arradon (M. Lloyd); Vannes { M. Taslé) ; Lorient, Carnac (N.).

P. 306. BARDANE A GROSSEs TÊTES. Lappa major. Gœærtn.

Nouv. loc. — Cour et jardin du château de Théhillac (l’abbé Delalande).

P. 319. Scozxme p'Espacne. Scolymus hispanicus L.

Nouv. loc.— St-Gildas de Rhuis (M. Taslé); Hœdic (l'abbé Delalande).

P. 325. HELMINTHIE viPÉRINE. Helminthia echioides Gærtn.

Nouv. loc. — Houat, Hæœdic (M. Delalande ).

P. 328. Au lieu de l'observation, mais en conservant la description et les indications :

SALSIFIS A FEUILLES DE POIREAU. Tragopogon porrifolius L.— Été. Prairies basses au midi de Sarzeau (M. Taslé).

P. 331. LAITRON MARITIME. Sonchus maritimus L.

Nouv. loc. — Séné, Sarzeau (M. Pontarlier); Quibéron (M. Taslé); Hœdic, au bord de l'étang (l'abbé Delalande).— À Quibéron, la plante vit dans les sables purs, au midi du fort-neuf, et n'offre qu'un capitule au sommet d'une tige naine.

P. 334. PRÉNANTHE DES MURS. Prenanthes muralis L.

Nouv. loc. — Tour d'Elven (M. Taslé).

P. 335. BARKHAUSIE A FEUILLES DE PISSENLIT. Barkhausia taraæacifolia DC.

Nouv. loc. — Belle-île, Hœdic (l'abbé Delalande).— La plante est commune dans la dernière localité.

P. 339. CrÉPIDE BuLBEUSE. Crepis bulbosa Tausch.

Nouv. loc. — Hæœdic ( M. Delalande). Très commune dans cette île, comme dans l’île de Houat, précédemment indiquée.

P. 346. PayTEuME EN ÉPr. Phyteuma spicatum L.

Nouv. loc. — Forêt de Lanvaux (MM. Pontarlier et Taslé ).

P. 347. PRISMATOCARPE HYBRIDE. Prismatocarpus hybridus L’hér.

Nouv. loc. — Séné, Sarzeau (MM. Taslé et Pontarlier) ; Houat , Hædic {l'abbé Delalande). Cette plante a été aussi retrouvée à Quibéron par M. Taslé.

P. 353. Au lieu de l’observation, mais en conservant Ja description donnée : |

BRUYÈRE A BALAIS. Erica scoparia L. Été. TR.

Landes d’Arzal (M. Edouard Lorois).

P. 362. VILLARSIE FAUX-NÉNUPHAR. Villarsia nymphoides Vent.

Nouv. loc. — Étang de Ploërmel (M. Sachet), Coëtsurho en Arzal (M. Taslé ).

P. 365. EryTHRÉ£ maRITIME. Erythræa maritima Rén. Nouv. loc. — Houat, Hædic (M. Delalande).

P. 370. CuscuTE pu LIN. Cuscuta epilinum Weiïhe. — Annuelle, glabre. Tige filiforme, simple ou presque simple, verdâtre. Fleurs petites, blanchâtres, disposées en glomérules très serrés, privés de bractées. Calice à divisions profondes, ovales-lancéolées, très épaisses. Corolle urcéolée , à tube presque globuleux, à lobes ovales-aigus, de moitié plus courts que Île tube ; écailles staminales très minces, dressées ; styles fort courts , divergents, à stigmate oblong-linéaire, jaunâtre. Capsule globuleuse. — Juillet, août. Champs de lin. TR. Coëtsurho en Arzal (MM. Taslé et Pon-

tarlier).

P. 373. GRÉMIL OFFICINAL. Lithospermum officinaleL.

Nouv. loc. — Hædic, près du menhir-er-lan (l’abbé Delalande).

P. 381. OMPHALODE DES RIVAGES. Omphalodes littoralis Lehm.

Nouv. loc. — Houat, Hædic (M. Delalande).— Dans ces deux îles, comme à Quibéron et à Belle-île, la plante se montre en grande quantité.

P. 385. ATROPE BELLADONE. À. belladona L.

Nouv. loc. — Mur du jardin de la cure à St-Dolay (M. Delalande).

P. 406. BARTSIE BICOLORE. Bartsia bicolor DC.

Obs. M. Taslé a recueilli à Belle-île, butte des Grandssables, une Bartsie à fleurs blanches, qu'il indique comme variété de la Bartsie bicolore. Sa plante rentre peut-être dans la Bartsie trixago trouvée à l'ile de Groix et à Kerpape, en Plæmeur. S'il y avait certitude à cet égard, on serait probablement conduit à ne pas regarder la Bartsie bicolore comme une bonne espèce; on en ferai tune variété de la plante linnéenne, on la nommerait Bartsia trixago bicolor.

P. 412. LINAIRE RADICANTE. Linaria radicans N.

Obs. M. Lloyd, dans ses notes pour servir à la flore de l’ouest, indique cette plante sous le nom de Linaria græca Chay. et lui donne pour synonyme L, commutata Berhn. Son opinion n'est aucunement motivée, et, cependant, il savait que M. Delalande, dans l'opuscule sur les îles de Houat et d'Hœdic, repoussait, comme évidemment mal fendée, l'assimilation de notre plante à la plante grecque, bien que cette dernière offrit des graines tuberculeuses. Ce que dit M. Delalande à cet égard me semble très convaincant : « La » figure 21 (expédition de Morée, Botanique) ne » représente pas notre plante belliloise. Le texte est » encore peut-être plus défavorable ; j'y lis (p. 175) : » fleurs entièrement jaunes ; éperon presque droit... » pedunculis cirrhescentibus. .. Caractères confir- » més dans la description de la même plante par M. » Walpers { Rép. botan. 1.3, p. 194) : Corollæ citrinæ » calcari arcuato demum recto. » — Si M. Delalande ne trouve aucun rapport entre la Linaire grecque et la Linaire qui croît à Belle-île, il n'approuve pas pour cela la spécification que j'ai faite. Il pense que la légitimité de la Linairealtérée, Linaria commutata Bernb., a été contestée mal à propos (Proar. t. 10, p. 268), et il oppose à l'opinion de M. Bentham, qui ne fait de cette plante qu'une variété de la Linaire élatine, l'opinion de MM. Koch et Walpers qui la maintiennent au rang d'espèce. Il est disposé à croire qu'elle absorbe la plante trouvée à Belle-ile ; mais il n'ose pas assurer le fait, parce que l'identité des graines pour les deux plantes n'est pas encore établie. On ne sait pas si les graines de la Linaire altérée sont rugueuses -muriquées comme celles de la Linaire radicante , ou alvéolées comme celles de la Linaire élatine et de la Linaire batarde. Ces graines pourraient aussi se distinguer par un caractère tout particulier. Voyons maintenant s’il

n'y a pas , en laissant de côté l’état des graines , quel: ques différences notables entre la plante de Belle-ile et la plante de l’fstrie. Celle-ci, suivant le botaniste allemand Koch, est une plante annuelle, à tiges couchées [caulibus prostratis), à feuilles éparses , celles du bas obovales et les autres hastées. Les pédoncules sont glabres ; la corolle est deux fois plus grande que celle de la Linaire élatine et l’éperon est un peu crochu (calcare subuncinatol. Notre plante est vivace, à tiges couchées-radicantes ; la corolle offre un éperon très recourbé. Je puis me borner à l’énonciation de ces trois caractères différentiels, qui sont constants. A cet égard, la description que j'ai donnée se trouve confirmée par l'observation suivante due à M. Delalande : « Lorsque la plante provient de graines, elle » prend le port de l'Elatine , se charge de fleurs d’un » rose tendre lavé de bleu, grandes et munies d’un long » éperon, toujours courbé en hameçon , et, lorsque » les dernières fleurs se montrent , elle émet, à l'ex- » trémité de tous ses rameaux , uu grand nombre de » racines à la facon des lycopodes.... ; là se forme » avant l'hiver un petit bouquet de feuilles très rap- » prochées, ovales, entières, lisses, pendant que le » reste de la plante mürit ses capsules à graines gra- > nuleuscs-tuberculées. Au printemps suivant, la » plante continue son évolution et pousse de nouveau » des feuilles ovales en cœur , hastées et poilues. » — Je me regarde donc comme bien fondé à maintenir, pour le moment, la spécification que j'ai faite. Les moyens de la contester, s'ils existent, ne sont pas encore acquis. S'il est bon d'être en garde contre l'irruption des spécifications nouvelles , souvent bien hasardées , il ne faut pourtant pas répudier une espèce comme rentrant dans une espèce déjà établie , lorsque les caractères de celle-ci n’ont pas été suffisamment étudiés , lorsqu'un caractère important est tout-à-fait inconnu.

P. #13. Après la Linaire batarde :

L. CympaLcarRe. L. Cymbalaria Mill. Antirrhinum Cymbalaria L. — Petite, assez petite ou moyenne, vivace, glabre. Tiges couchées-pendantes , grêles, rameuses, à rameaux souvent diffus. Feuilles la plupart alternes , quelques-unes opposées, longuement pêtiolées, un peu épaisses, parfois rougeâtres en dessous, cordiformes ou réniformes, à 5-7 lobes arrondis et comme mucronés. Pédoncules axillaires, très grêles, souvent plus longs que les feuilles ; fleurs assez petites ; calice glabre, à divisions lancéolées; coroile d'un bleu violet ou d'un rose bleuâtre , à palais jaune, à éperon court, obtus, un peu courbé. Capsule presque globuleuse, dépassant le calice ; graines fort petites, ovoïdes, rugueuses-alvéolées. — Comme la capsule s'ouvre en 6-10 demi-valves, cette linaire n’appartient pas, sous le rapport du fruit, à la première section établie dans la flore ; elle y rentre à raison de ses feuilles larges et bien pétiolées. — Mai-octobre. Vieux murs humides. TR. Mur d’un jardin à Vannes (M. Lucas) ; murs du jardin de l'hôpital de Vannes (M.Taslé). P. 420. OROBANCHE AMÉTHISTE. Orobanche Amethystea Thuil.

Nouv. loc. — Presqu'ile de Gàvre (N) ; Hædic (l'abbé Delalande).

P,. 423. LATRRÉE CLANDESTINE. Lathræa clandestina L.

Nouv. loc. — Les deux rives du ruisseau qui sépare les communes de Saint-Congard et de Saint-Gravé (M. Fouquet).

P. 443. STACcHiDE ANNUELLE. Stachys annua 1.

Nouv. loc. — Isle-aux-Moines (M. Lloyd).

P. 448. Népéra cHATAIRE. Nepeta cataria L.

Nouv. loc. — Glacis du fort Penthièvre, à Quibéron (M. Lucas).

P. 456. ÜTRICULAIRE A PETITES FLEURS. Utricularia minor L.

Nouv. loc. —St-Dolay, Théhillac (M. Delalande); Ploërmel (M. Sachet).

P. 464. MouroN DES cHamps. Anagallis arvensis A. Var. cϾrulea.

Nouv. loc. — Pontivy (Adr. Le Gall).

P. 480. AMARANTHE SAUVAGE. Amaranthus sylvestris

Desf,

Nouv. loc. — Auray, dans la cour du presbytère et dans le jardin de Moncamp ( M. Delalande).

POP RTE CO I

P. 490. CHENOPODE BON HENRI. Chenopodium bonus «

henricus L.

Nouv. loc. — Saint-Dolay (M. Delalande),

P. 49%. ARROCHE LITTORALE. Atriplex littoralis L.

Nouv. loc. —Ilots voisins de Houat et d'Hœdic. (M. Delalande ).

P. 501. Rumex pes rocHERsS. Rumex rupestris N.

Obs. C’est probablement à cette plante qu’il faut rapporter le Rumex trouvé aux îles de Houat et d'Hœdic par M. Delalande, et qu’il indique comme une forme maritime du Rumezx conglomeratus. J'ai semé plusieurs fois et conservé longtemps le Rumex des rochers. Il paraissait un peu souffrir de son éloignement de la mer ; il était moins robuste que dans sa station ; mais il n'éprouvait aucune altération ; il ne prenait pas le port du Rumex aggloméré.

P. 528. ORME CHAMPÈTRE. Ulmus campestris L.

Addition à la description : — feuilles doublement dentées.

Add. aux variétés : — Var, Suboblonga. Feuilles à pétiole très velu , à face inférieure presque cotonneuse aux angles des nervures. Samares ovales -oblongues ou même oblongues-cunéiformes. — Cet arbre, d'après

Koch (Synopsis, p. 734), serait le véritable Ulmus campestris de Smith. Les samares très larges caractérisent l'Ulmus montana du même auteur. R. Vannes (M. Taslé).

P. 539. SAULE DES VANNIERS. Salix viminalis L. Nouv. loc. — Ploërmel (M. Sachet).

P, 577. WoLrFiA DE MICHELI. Wolfia michelii Schi. Nouv. loc. — Environs de Vannes (M. Taslé).

P, 578. GouET TAcHÉ. Arum maculatum L.

Correction et addition. — La partie renflée du spadix (massue) a été indiquée comme au moins deux fois plus longue que la partie nue non renflée (support), Je voulais l'indiquer comme au moins deux fois plus courte. Ce rapport, au reste, n'est pas constant, mais seulement assez ordinaire. Dans les échantillons que je possède, la longueur relative de l’une et de l'autre partie est variable. Sur ce point aussi, les figures sont peu satisfaisantes. La figure qui se trouve dans l'encyclopédie , table 740, offre un support quatre fois plus court que la massue , et celle de la flore médicale, n° 41 , un support deux fois plus court. Il s’en faut d'un tiers que le support égale la massue, dans la figure , pl. 1, des archives de Botanique, 1833. — Quelques botauistes attribuent maintenant au Gouet taché des feuilles paraissant seulement après l'hiver. Ce fait, s’il est indépendant de l’état des racines et de l'exposition de la plante, doit passer pour un bon caractère.

Pour remplacer l'observation qui se trouve à la même page :

G. D Iraute. À. talicum Mill. Cette plante, suivant M. Delalande, croît dans les îles de Houat et d'Hædic, - et, suivant M. Taslé, dans une grande partie de la région maritime. M. Taslé, en me faisant passer des échantillons pris aux environs de. Vannes, y a joint

— 838 — | une note que je transcris comme description abrégée : a Plante de moitié plus grande que l'Arum macula- » tum L. Feuilles souvent tachées de blanc et parais: » sant avant l’hiver. Spadice à partie renflée, presque » aussi longue que la partie non renflée. » — Les observations suivies feront peut-être regarder la plante de Miller comme une simple variété du Gouet taché. Dans les échantillons qui m'ont été envoyés, les feuilles sont à peine tachées, au lieu d’être marbrées-veinées de blanc comme celles de l'Arum ilalicum que j'ai cueilli auprès de Saint-Brieuc, département des Côtes-da-Nord. Elles sont aussi bien moins grandes et leurs oreillettes sont moins divariquées.

a ét ttes din d'UÉÉ R ÉRS , De.

P, 591. OPHRYS ARAIGNÉE. C. aranifera Huds.

Nouv. loc. — Isle de Houat, entre le moulin et En Tal , et du port à Bap-Tost (M. Delalande).

P. 604. GALANTHINE PERCE-NEIGE. Galanthus nivalis L.

Nouv. loc. — Monterblanc ( M. Fouquet).

P. 623. Jonc aïcu. Juncus acutus L

Nouv. loc. — Hædic ( M. Delalande).

P. 629. Au lieu de l'observation, mais en conservant la description qui s’y trouve contenue :

J. À FLEURS OBTUSES. J. obtusiflorus Ehr. — Prairies humides près du village de Saint-Pierre , à Quibéron (M. Taslé).

P. 686. ALPISTE FLUET. Phalaris minor Retz.

Nour. loc. — Hædic (M. Delalande).

P. 698. PozyroGon DES RIVAGES. P. httoralis Smith.

Nouv. loc. — La Roche-Bernard (M. Hubert).

P. 731. FÉTUQUE QUEUE DE RAT Festuca myuros L.

Nouv. loc. — Houat , Hœdic (M. Delalande }.

P. 771. Isore DE DELaLANDE. Jsoetes Delalandei Lloyd.

Addition , correction, nouvelle localité. — La plante n'est point gazonnante ; elle croît par pieds isolés. La

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