‹ Flore du MorbihanChapitre 154 sur 156 · I. PINNÉE. 1. pinnala Gouan.— Assez petite, an · texte numérisé non relu

I. PINNÉE. 1. pinnala Gouan.— Assez petite, an

nuelle, glabre. Tige droite, presque simple, grêle. Feuilles pinnatipartites , un peu charnues; les inférieures à divisions ovales ou oblongues, les supérieures linéaires , écartées. Fleurs petites, disposées en corymbe ; sépales violets vers le haut; pétales blancs. Silicules orbiculaires, étroitement échancrées, en grappe courte.— Été. Cette plante a été trouvée par M. Taslé, mais une seule fois, dans un terrain nouvellement défriché en la commune de Séné.

P. 5%. CRAN DE BRETAGNE. — M. l'abbé Delatinde ; dans son opuscule intitulé Hœædic et Howat, dit que cette plante se propage dans un jardin du curé de Houat, mais il pense qu'elle y a d'abord été introduite comme plante anti-scorbutique. Dans un mémoire récent, M. Alph. De Candolle critique le nom Cran: de Bretagne, et fait voir que le mot latin Armoracia a été mal à propos regardé comme synonyme du mot Armorica. Il croit la plante originaire de l'Europe orientale tempérée, où elle est connue sous le nom de Chren. Cultivée dans l'ouest, à cause de ses qualités: utiles, elle aurait fini par s'y naturaliser. Plusieurs: botanistes la retranchent du genre Cochlearia et forment, avec elle et quelques espèces de Nasturtium , le genre Roripa. Elie est inscrite dans la dernière flore française sous le nom de Roripa rusticana. C'est l'Armoracia rusticana du Synopsis de Koch.

CAMÉLINE DENTÉE. Camelina dentata Pers.

Obs. La Caméline fétide, Camelina fœtida Fries , indiquée par M. Delalande dans les champs de lin aux îles de Houat et d'Hœdic , n’estique la Caméline dentée de Persoon. On paraît préférer maintenant le nom spécifique imposé par Fries.

P. 57. HELTANTHÈME EN OMBELLE. Helianthemum umbellatum Mill.

Localité certaine. Rochers bordant l'étang du Roho en St.-Dolay (l'abbé Delalande).

P. 6%. Au lieu d'Astrocarpe sésame, Astrocarpus sesamoides Duby, Reseda sesamoides L.

À PURPURIN. À. purpurascens Walpers. À. clusu Gay. Reseda sesamoides Al. DC.— TI est maintenant reconnu que la plante nommée Reseda sesamoides par Allioni et De Candolle n’est point l'espèce linnéenne qui appartient aux régions alpines et sous-alpines.

P. 68. PoLyGaLza commu. P. vulgaris L. Var. oxyptera.

Lieux sablonneux incultes, surtout près de la mer. M. Delalande l'indique dansles îles de Houat et d'Hœdic. P. 77. Avant l'observation.

SILÉNÉ DE PORTO, S. portensis L. S. bicolor Thore. — Plante assez petite, annuelle, glabre. Tige ascendante , rarement droite, grêle, un peu visqueuse , rameuse dès le bas, à premiers rameaux couchés. Feuilles linéaires-aiguës, étroites, un peu canaliculées. Fleurs longuement et finement paniculées, toutes terminales et droites, disposées en panicule fort lâche; calice long et comme en massue, à dix stries rosées, à dents assez courtes; pétales couronnëés, à limbe oblong-bilobé, blanc en dessus , rougeâtre en dessous. Capsule ovoïde, plus courte que son support.—Juilletseptembre. Sables maritimes ou landes sablonneuses près de la mer. TR. Billiers {le docteur Hémont).

P. 80. SAGINE COUCHÉE. S. procumbens L.

Obs. Dans l’opuscule intitulé Notes pour servir à la flore de l'ouest de la France, M. Lloyd décrit une Sagine qu'il a rencontrée sur le littoral du Morbihan. La plante, d'après la description donnée, se rapproche de la Sagine couchée par son état glabre, par ses tiges étalées-rcdressées, par ses feuilles linéaires-mucronées, par ses pétales courts et comme avortés. Mais elle en diffère par les caractères suivants : tiges non radicantes à la base; feuilles canaliculées en dessus ; pédoncules toujours droits ; sépales ovales-oblongs, ne s'étalant pas à la maturité du fruit. Si l'on compare celte plante à la Sagine étalée, Sagina patula Jordan, on nc peut guère songer à les réunir. L'espèce créée par M. Jordan est annuelle, ordinairement glabre, quelquefois poilue-ciliée. Les tiges sont couchées-redressées, nullement radicantes à la base, garnies de feuilles linéaires-mucronées, trois fois plus courtes que les entre-nœuds. Les fleurs ont des sépales ovales, scarieux sur les bords, dressés et appliqués sur la capsule ; les deux extérieurs sont mucronés. Les pétales manquent ou sont très courts.— Il faut chercher cette dernière plante dans les lieux frais, au bord des flaques d'eau.

S. APÉTALE. S. apetala L.

Addition. — Les valves des capsules s'étalent en éloile à la pleine inaturité.

P. 82. Avant l'observation.

ELATINE CAMPILOSPERME. Ælatine campilosperma Seubert.— Petite, annuelle, tendre, tout-à-fait glabre. Tige très rameuse, menue, conchée-radicante en plus ou moins grande partie. Feuilles opposées, ovyalesoblongues ou oblongues-spatulées ; les inférieures assez longuement pétiolées ou du moins très atténuées en pétiole, les supérieures presque sessiles. Fleurs

axillaires, solitaires , bien pédonculées, fort petites ; calice à 4 sépales un peu inégaux, membraneux à la base; corolle un peu plus courte que le calice, à 4 pétales ovales , blancs ou faiblement rosés ; étamines 8 ; siyles 4. Capsule à 4 loges. Graines cylindracées, striées-rugueuses en travers, courbées en forme de fer à cheval. — Juin-septembre. Bords des étangs et des grandes mares. TR. Etang au Duc à Vannes (M. Taslé); étangs au Duc et de Millet près de Ploërmel (M. Sachet).— C'est probablement à cette espèce, et non à l'Elatine hexandra DC., qu'il faut rapporter l'Elatine hydropiper Aubry. Notre plante diffère peu de la plante linnéenne caractérisée par des feuilles à pétiole plus long que le limbe, par des fleurs sessiles Ou très brièvement pédonculées , par des fleurs à 4 et 8 parties, enfin par des graines en fer à cheval. Elle y sera peut-être réunie comme variélé à fleurs pédonculées.

P. 85. Sapuine. Arenaria L.

$ 1.— Obs. Plusieurs botanistes acceptent le genre Lepigonum, créé par Wahlenberg , avec les Sablines qui, comme celles comprises sous ce paragraphe, ont des feuilles accompagnées de stipules et une capsule s’ouvrant jusqu'à la base en trois valves entières.

SABLINE ROUGE.

Correction et synonymie.—Arenariarubra L. Alsine rubra Wahlbg. f. Ups. Lepigonum rubrum Wahibg.

S. MARINE. À. marina Roth.

Addition à la synonymie.— À. rupestris Le Bel. Spergularia salina Presl. Lepigonum medium Wahilbg. P. 86. S. MOYENNE. À. media L.

Add. àlasynonymie.— Lepigonummarinum Wahlbg.

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