OEILLET. DIANTHUS L
Calice muni d’écailles, tubuleux, à 5 lobes ou dents. Cinq pétales longuement onguiculés. Dix étamines. Deux styles. Capsule uniloculaire, à 4 valves déhiscentes au sommet.
OE. prozirÈRE. D. prolifer L.— Plante assez petite ou moyenne, annuelle, glabre. Tige droite, simple ou peu rameuse, anguleuse ; quelquefois plusieurs tiges droites ou ascendantes. Feuilles linéaires, aiguës, scabres sur les bords. Fleurs assez petites , aggrégées en tête; écailles: calicinales larges, scarieuses, imitant un involucre par leur rapprochement ; calice membraneux , légèrement pubescent ; pétales rougeûtres, à limbe court, échancré. — Été. Région maritime ; lieux arides, bords des champs, dunes. AC.
OE. vezu. D. armeria. L. — Plante moyenne bisannuelle. Tige droite, un peu rameuse, cylindracée , pubescente. Feuilles radicales et les caulinaires très inférieures oblongucs-linéaires, presque glabres, les autres linéaires, plus ou moins velues-ciliées. Fleurs
OUR — médiocres, inodores, disposées en petits faisceaux ; écailles herbacées , longues , lancéolées-subulées , velues ; calice aussi velu , à dents très aiguës ; pétales rouges avec quelques points blancs, à limbe court, étroit, irrégulièrement denté en scie. — Été. Lieux pierreux , bords des champs. C.
OE. GtRorFLÉE. D. caryophyllus L.— Plante moyenne, vivace, glabre et glauque, à rejets rameux. Tige droite, rameuse, un peu tétragone. Feuilles linéaires, aiguës, capaliculées , scarieuses à la base, un peu scabressur les bords. Fleurs assez grandes, odorantes, disposées en panicules ; écailles calicinales, larges, mucronées, trois fois, au moins, plus courtes que le calice ; celuici glabre, à lobes oblongs-lancéolés, émoussés, un peu scarieux ; pétales rouges, rarement rosés ou blanes, imberbes, à limbe largement obovale, crénelé-denté. — Été. Murs, ruines. AC.
Obs. Un @illet qui m'a été donné, il y a longtemps, sous le nom d'@illet giroflée et comme venant du Morbihan, semble se rapprocher du Dianthus asper Wild. Il présente une tige scabre, des rameaux presque dichotomes et des feuilles moins étroites que celles du D. Caryophyllus, planes, pointues, un peu scabres et très finement denticulées. Les écailles calicinales , bien mucronées, couvrent à peu près la moitié inférieure du calice. Celui-ci est coloré, chargé de quelques aspérités , et à lobes lancéolés très aigus. Les pétales sont rouges, à limbe obovale, large, inégalement et profondément denté.
OE. pe Faance. D. Gallicus Pers. D. arenarius Aubry. — Plante assez petite, vivace, glauque, à racine très longue, presque ligneuse. Plusieurs tiges ascendantes , rameuses seulement à la base, cylindracées , faiblement scabres , souvent uniflores , rarement
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triflores. Feuilles linéaires, peu pointues, finement scarieuses-denticulées dans toute leur longueur. Fleurs assez grandes , odorantes, solitaires ; quatre écailles calicinales, très courtes, ovales, mucronées ; calice glabre, à lobes oblongs-lancéolés, un peu scarieux et finement ciliés ; pétales rosés, rarement rougeâtres ou blancs, non barbus, à limbe obovale, denté-frangé au sommet. — Été, aut. Les dunes. C.
Obs. J'ai trouvé dans mon herbier, parmi des œillets de France, cueillis entre Étel et Gavre , un échantillon qui appartient au dianthus deltoides L. Cet échantillon, assez incomplet, offre une tige rameuse, scabre-pubescente. Les feuilles inférieures , linéaires-obtuses, et les supérieures , linéaires-aiguës , sont aussi chargées de petites aspérités. Les fleurs, au nombre de 5, sont un peu moins grandes que celles de l’œillet de France. Deux écailles larges, courtes, mucronées et rudes accompagnent le calice. Celui-ci est un peu rude, à lobes lancéolés. La corolle est imberbe, blanche ou d’un rose pâle, avec une tache circulaire rouge audessus de la gorge. Les pétales ont un limbe triangulaire, légèrement arrondi au sommet et crénelédenté. — Quelques grains de sable incrustés ou, du moins, restés à la base de la tige, m'autorisent à croire que la plante a vécu dans les dunes. Cependant comme je n'ai aucune note particulière sur l'échantillon en question, et comme l'œillet deltoïde n’a été trouvé en Bretagne qu’à l'extrémité du département d'Ille-et- Vilaine , au nord, je n’ai pas osé le mettre au nombre des plantes du Morbihan. J’engageseulement à le rechercher.
SILÉNÉ. SILENE L.
Calice nu, vésiculeux ou tubuleux , à 5 dents. Cinq
pétales longuement onguiculés. Dix étamines. Trois
EP" | JR styles. Capsule triloculaire dans sa partie inférieure, à 3 valves déhiscentes au sommet et devenant bifides.
S I. — Calice glabre , à dents larges.
S. ENFLÉ. S. inflata Smith. Cucubalus behen L. — Plante moyenne, vivace, glabre et assez glauque. Tige droite ou presque droite, rameuse, cylindrique. Feuilles ovales-lancéolées ou lancéolées , légèrement scarieuses sur les bords , quelquefois un peu denticulées. Fleurs nombreuses , assez médiocres, blanches, disposées en panicule dichotome; calice vésiculeux, pellucide , veiné-réticulé ; pétales ordinairement sans couronne , à limbe assez large, bifide. Capsule ovoïde, couverte par le calice. — Été. Les champs. C.
Var. — angustifolia. Plusieurs tiges ascendantes , pauciflores. Feuilles lancéolées-linéaires. —Les rochers, les vieux murs. AR. Hennebont , Ploërmel, etc.
S. MARITIME. S. maritima With. Cucubalus behen var. b L. — Vivace et à racine rampante. Tiges courtes (4 à 2 décimètres), quelquefois très courte (3 à 5 cent.), ascendantes ou couchées , cylindracées , glabres, uniflores ou ne portant que 2, 3 fleurs. Feuilles oblonguesspatulées , un peu mucronées, les supérieures souvent lancéolées; toutes assez épaisses , glabres, glauques, scarieuses sur les bords et denticulées-ciliées. Fleurs assez médiocres, blanches, très rarement tachées de rose ; calice comme dans l'espèce précédente; pétales toujours couronnés, à limbe large, profondément bifide. Capsule presque globuleuse, couverte par le calice. — Les styles sont quelquefois au nombre de 4. — Juillet — octobre. Rochers maritimes et dunes. C.
S. mioïque. S. otites Smith. Cucubales otites L. — Plante moyenne ou assez petite, vivace, dioïque,
DURS pubescente-visqueuse, à racine presque ligneuse ; jaunâtre. Une ou plusieurs tiges droites, simples ou très peu rameuses, cylindracées. Feuilles radicales nombreuses, un peu épaisses, oblongues-spatulées, avec une petite pointe; lés caulinaires très distantes entre elles, raccourcies, spatulées-étroites ou lancéoléeslinéaires. Fleurs petites, d’un jaune verdâtre, disposées en verticilles, et ceux-ci formant ensemble une grappe allongée , plus ou moins interrompue; calice nerveux, celui des fleurs mâles un peu en massue, celui des fleurs femelles presque globuleux ; pétales nus, linéaires, entiers. Capsule ovoïde, plus longue que le calice. — Les fleurs sont quelquefois apétales. La fleur femelle n'est pas toujours trigyne; on la trouve à deux, à quatre et même à cinq styles. — Été. Dunes. AC.
Cette plante se trouve parfois réduite à 4-6 centimètres, et présente alors fort souvent un seul paquet de fleurs ayant l'apparence d'une ombelle. C'est une forme plutôt qu'une variété, et ilne convient peut-être pas de la rapporter au S. umbellata OUh.
S 2. — Calice pubescent ou velu, à dents étroiles.
S. CONIQUE. S. conica L.— Plante petite, annuelle, pubescente, grisâtre. Tige droite, simple ou très peu rameuse, cylindrique. Feuilles molles, lancéolées-linéaires, à bords un peu roulés en dessous. Fleurs en petit nombre, d’un rouge pâle ; calice d’abord allongé, puis devenant ovale-conique , à 30 stries bien marquées et à dents longues , aiguës ; pétales couronnés, à limbe court, très échancré, Capsules ovoïdes-coniques.—Été. Dunes. AC.
Chez nous, le Siléné conique est presque toujours nain, c'est-à-dire réduit à 2-5 centimètres. Il-n'atteint 8 à 15 centimètres que dans les endroits où il se trouve un peu abrité.
S. pe France. S. Gallica L. — Plante assez pelile ou moyenne, annuelle, plus ou moins velue, un peu visqueuse. Tige droite, rarement ascendante, rameuse, à peine flexueuse, faiblement comprimée. Feuilles inférieures oblongues-spatulées, mucronées, les supérieures lancéolées-linéaires. Fleurs rougeâtres, carnées ou blanches, souvent tachées, axillaires, alternes, courtement pédonculées, et formant ensemble des épis lâches; calice d’abord tubuleux, puis renflé , nerveux , velu, à dents assez courtes , aiguës ; pétales couronnés à limbe oblong ou obovale, très court, Capsules oyoïdes.
Var. — emarginata. S. anglhica L, — Pétales à limbe échancré.—Suivant Smith (F1. brit.) , toutes les feuilles du. Silene anglica sont lancéolées-linéaires, et les capsules , au moins les inférieures, s’écartent beaucoup de l’axe. M. De Candolle attribue au même Siléné des feuilles lancéolées-aiguës, et lui donne, en outre, un calice à dents très longues. Notre plante offre quelquefois des feuilles inférieures moins spatulées, à peu près lancéolées et des capsules étalées, bien que les pétales aient une échancrure à leur limbe, Toujours les dents sont assez courtes. — Été. Champs sablonneux. AC.
S. Pencaé. S. nutans L.— Plante moyenne, vivace, pubescente. Racine dure, presque ligneuse. Plusieurs tiges droites ou seulement genouillées à la base, simples ou presque simples, cylindriques, visqueuses au sommet. Feuilles radicales lancéolées-spatulées, mucronées , les autres lancéolées ; toutes entières , ciliées. Fleurs penchées, blanchâtres ou légèrement rosées , rarement rouges, odorantes le soir, disposées en panicule trichotome , unilatérale ; calice cylindracéventru, pubescent, souvent coloré, à dix stries, à