‹ Flore du MorbihanChapitre 24 sur 156 · ERABLE. ACER L · texte numérisé non relu

ERABLE. ACER L

Fleurs polygames. Calice à plusieurs sépales colorés, caducs. Pétales planes, de la même couleur que les sépales. Etamines souvent au nombre de huit.

E. cHamPèTRE. À. campestre L. — Arbre peu élevé ou arbrisseau touffu, à rameaux étalés, à écorce grisâtre, enfin fendillée. Feuilles pubescentes, cordiformes-arrondies ou seulement arrondies, larges de 6-9 centimètres, à lobes profonds, inégaux, obtus, entiers ou légèrement sinuëés au sommet. Fleurs petites, d’un jaune verdâtre, la plupart hermaphrodites, en grappes dressées , lâches , un peu rameuses , pédoncule commun et pédicelles velus-pubescents ; sépales linéaires, velus, aussi longs que les pétales ; nectaire d’un violet très foncé. Carpelles pubescents ou glabres; ailes horizontales, oblongues ou en forme de couteau. — Avril, mai. Bois, haies, talus. AC.

Obs.— L'érable sycomore, Acer pseudo platanus L., est depuis longtemps introduit dans le département comme arbre de décoration; mais on ne l'a guère propagé. C’est un arbre élevé, à cime touffue, à écorce lisse. Les feuilles sont cordiformes-arrondies, arges de 10 à 15 centimètres, à 5 ou 7 lobes inégaux, profonds, plus ou moins pointus, incisés-dentés ; la face supérieure est obscurément verte, glabre; l'inférieure est un peu glauque, à nervures pubescentescotonneuses. Les fleurs, petites, jaunâtres et disposées en grappes pendantes, ont des sépales et des pétales oblongs, obtus, à peu près égaux. Les carpelles, d'abord pubescents, deviennent glabres ; les ailes sont plus ou moins divergentes. — L'érable plane, Acer platanoïdes L., qui a été aussi placé dans quelques parcs ou bosquets, diffère surtout de l'érable sycomore par ses feuilles à lobes très profonds, sinués-dentés, à dents fort aiguës, par ses fleurs en panicules dressées, et par ses fruits glabres, à ailes presque horizontales. — Ces deux arbres fleurissent au printemps. Le second est un peu plus précoce que le premier.

M. de Jussieu comprenait dans la famille des Erables ie genre Æsculus, maronnier, devenu te type de la famille des Hippocastanées. Le maronnicr d'Inde, Æsculus hippocastanum L. , se plante aussi dans le département depuis un grand nombre d'annécs. Cet arbre élevé est remarquable par ses grandes feuilles palmées, à 5 ou 7 folioles oblongues-spatulées , dentées, acuminées , et par ses fleurs élégantes, disposées en thyrses coniques, dressés. Le calice est campanulé, à 5 dents. La corolle se compose de 5 pétales, larges, inégaux ,

“blancs, avec des taches jaunes et rouges. Les étamines, insérées sur une glande annulaire, sont ascendantes et au nombre de sept; le style est aussi ascendant. La capsule, globuleuse, épineuse, triloculaire et trivalve, ne renferme, par suite d’avortement, qu'une ou deux graines , à la vérité fort grandes. — Avril, mai.

La famille des Ampélidées, qui précède les Géraniacées, n'est représentée en Franee et même en Europe que par un arbrisseau naturalisé, la vigne, vitis vinifera L. Cet arbrisseau est seulement cultivé dans le Morbihan ; on ne l'y trouve pas à l’état sauvage. Il est sarmenteux, grimpant, muni de vrilles rameuses opposées aux feuilles. Celles-ci sont alternes , pétiolées , arrondies-cordiformes, à 5 divisions incisées-dentées. Les fleurs sont petites, verdâtres , disposées en thyrses; le calice est monosépale, court, à peine denté; les pétales, au nombre de 5, sont cohérents par le sommet, et tombent sans se, séparer ; les étamines, en même nombre que les pétales, sont opposées à ceux-ci et insérées sur une glande annulaire. L’ovaire supère, terminé par un stigmate en tête, devient une baie à 4 graines presque osseuses.

— 414% — Fam. XIX.°— GÉRANIACÉES DC.

Calice persistant à 5 sépales égaux ou inégaux, un peu imbriqués en préfleuraison. Corolle régulière ou irrégulière, à 5 pétales alternes avec les sépales, et généralement roulés en spirale avant l'épanouissement. Étamines ordinairement monadelphes par la base, quelquefois entièrement libres, au nombre de 10, rarement de 15, et plusieurs d'entre elles souvent imparfaites, réduites aux filets ; anthères biloculaires à 2 fentes. Cinq ovaires, munis chacun d'un style” allongé et d'un stigmate simple ; les cinq styles intimement appliqués sur un axe grêle, un peu peutagone, prolongement du réceptacle. Carpelles indéhiscents , uniloculaires, presque toujours monospermes, enlevés, à la maturité, par l'inflexion ou le tortillement des styles amplifiés, devenus des arêtes lamelleuses. Graines pendantes, dépourvues de périsperme; embryon droit ou courbé, à cotylédons roulés ou pliés. — Herbes ou sous-arbrisseaux, à tige souvent arliculée-noueuse, à feuilles opposées ou alternes, ordinairement simples, entières ou diversement découpées, presque toujours munies de stipules.

GERANION. GERANIUM L.

Sépales égaux. Corolle régulière. Dix étamines, un peu monadelphes à leur base, généralement toutes fertiles, alternativement grandes et petites; les grandes portant inférieurement uae glande nectarifère. Arête des carpelles glabre à la face interne , très courbée ou roulée sur elle-même en dehors, à la maturité.

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