‹ Flore du MorbihanChapitre 23 sur 156 · Tige cylindrique ; sépales dentés ou ciliés · texte numérisé non relu

Tige cylindrique ; sépales dentés ou ciliés

M. À FEUILLES LINÉAIRES. MH. linearifohum Valh. — Plante assez petite, vivace, glabre. Tiges nombreuses, ascendantes , simples ou peu rameuses, grêles. Feuilles linéaires, obtuses, sans glandes translucides, à bords ponctués de noir et roulés en dessous. Fleurs médiocres, d’un jaune rougeâtre, disposées en petites panicules lâches ; sépales lancéolés, presque entiers, ciliés , à cils terminés par une glande noire; pétales à peu près triples des sépales. Capsules ovoïdes-coniques, très chargées de stries longitudinales. — Été. Collines sèches, rochers. AC. — Cette espèce se montre parfois avee des feuilles oblongues-linéaires. Je possède un échantillon dans lequel plusieurs rameaux, à la différence des autres, offrent des feuilles oblongues, planes, munies de quelques glandes translucides, et des fleurs solitaires, à sépales foliacés, fort inégaux, non ciliés. La plante se rapporte ainsi en partie au millepertuis à feuilles linéaires , en partie au millepertuis couché. C'est sans doute une hybride. — M. de Candolle, FI. fr., suppl., cite comme synonyme de l'hypericum linearifolium V'hypericum puichrum Aubry, Morbihan.

M. ÉLÉGANT. H. pulchrum L.— Plante moyenne, vivace, glabre. Tige droite, peu rameuse, assez grêle, presque toujours rougeâtre. Feuilles amplexicaules, cordifermes, obtuses, parsemées de glandes translucides, à bords un peu roulés en dessous. Fleurs médiocres , élégantes, d’un jaune d'or en dedans, rougeàtres en dehors, disposées en petites panicules lâches, formant ensenible une sorte de grande panicule allongée ; sépales courts, ovales, oblus, dentésciliés, à cils terminés par une glande noire; pétales ovales-oblongs, obtus, bordés de points noirs. Capsules oblongues-coniques, striées en longueur.— Été. Taillis, bords des champs, landes. C.

M. vecu. H. hirsutum L.— Plante moyenne, quelquefois assez grande, vivace, velue-pubescente. Tige droite , peu rameuse. Feuilles un peu péliolées , ovalesoblongues, bien nervées et parsemées de pelites glandes translucides. Fleurs médiocres, d’un jaune assez pâle, disposées en petites panicules, formant par leur réunion une grande panicule très allongée, étroite; sépales lancéolés-dentés, à dents terminées par une glande noire ; pétales oblongs, très obtus, non bordés de points noirs. Capsules oblongues-coniques, à nombreuses stries longitudinales. — Été. Bois, haies, talus. AC.

ELODE. ELODES Spach.

Calice campanulé à 5 divisions. Corolle à 5 pétales peu ouverts, marcescents , munis à la base d'un appendice frangé. Étamines 15 , réunies par la base en trois faisceaux ; ceux-ci alternes avec une écaille pétaloïde, bifide. Styles 3. Capsule trigone , uniloculaire , à trois valves et à trois placentas suturaux, filiformes.

E. pes marais. E. palustris Spach. Hypericum Elodes

L. — Plante assez petile, vivace, pubescente-cotonneuse , grisâtre. Tiges radicantes à la base et en grande partie couchées , peu rameuses , cylindriques. Feuilles sessiles, arrondies-ovales, parsemées de très petites glandes diaphanes. Fleurs très médiocres , d'un jaune pâle, en panicule lâche et peu fournie, paraissant d’abord terminale, mais devenant décidément latérale. Calice à divisions profondes, ovales, dentées-ciliées, à cils terminés par une glande noire; pétales oblongs, très oblus. Capsules oblongues, finement striées en longueur. — Été. Marais, petites mares, fossés humides. C.

Fam. XVIIIL.°— ACÉRINÉES DC.

Calice caduc ou persistant, formé de 4 à 12 sépales, ou monosépale denté. Corolle régulière, quelquefois nulle ; pétales en même nombre que les sépales, alternes avec eux et insérés au bord d’un nectaire en forme d'anneau. Étamines 4-12, placées sur ce même nectaire; filets libres; anthères oblongues, pivotantes. Ovaire supère, bilobé, presque double; style unique très court, ou 2 styles intimement soudés; 2 stigmales. Fruit à deux carpelles, longtemps adhérents à l'axe commun, généralement comprimés, uniloculaires, mono ou dispermes, terminés par une aile membraneuse-réticulée. Graines oblongues à peine périspermées ; embryon courbé. — Arbres ou arbrisseaux à feuilles opposées, bien pétiolées, le plus souvent simples, lobées.

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