GENET. GENISTA L
Calice nu, à deux divisions en forme de lèvres, la supérieure bipartite, l'inférieure trifide. Corolle à étendard ovale-oblong , à carène lâche, pendante, jaissant à découvert les organes de la reproduction. Etamines monadelphes. Style ascendant , subulé; stigmate oblique penché sur le côté intérieur du style. Gousse comprimée ou renflée, polysperme.
G. D'ANGLETERRE. G. Anglica Smith. — Petit sousarbrisseau presque droit, bien rameux, entièrement glabre, chargé d’épines simples, déliées ; rameaux ‘très ouverts, grêles, les florifères assez courts, sans épines. Feuilles petites, ovales-lancéolées ou lancéolées, Fleurs axillaires , solitaires, courtement pédonculées, très médiocres; étendard plus court que les autres pétales et d’un beau jaune ; ailes et carène d’un jaune pâle. Gousses oblongues, renflées , glabres. — Print. Landes humides. C.
G. DES TEINTURIERS. G. tinctoria L. — Sous-arbrisseau assez petit, multicaule, non épineux. Tiges ascendantes , un peu anguleuses, striées, glabres, verdâätres , à rameaux presque droits, à peine pubescents au sommet. Feuilles elliptiques ou lancéolées, souvent étroites , glabres ou seulement pubescentes sur les bords. Fleurs axillaires, courtement pédonculées , rapprochées et d’un beau jaune; calice glabre
étendard et carène presque de même longueur. Gousses allongées, comprimées, pointues, glabres. — Eté. Bords des champs, pâturages secs. AC.
Obs. Le Genet velu, Genista pilosa L., m'a été indiqué comme vivant à Belle-Isle; mais je l'y ai vainement cherché. C'est un sous-arbrisseau qui se distingue bien du genet des teinturiers par ses rameaux velus-soyeux , par ses feuilles petites, ovales, pliées en gouttière, presque glabres en dessus, très soyeuses en dessous ; enfin par ses fleurs et par ses gousses plus ou moins soyeuses. Il fleurit au printemps.
SAROTHAMNE. SAROTHAMNUS Wimmer.
Calice court, bilabié, à lèvres scarieuses, la supérieure à deux dents, l’inférieure à 3. Corolle à étendard large, réfléchi , laissant à découvert les organes reproducteurs. Etamines monadelphes. Style très long, renflé au sommet, roulé sur lui-même. Stigmate pelit, en tête, nullement oblique. Gousse comprimée, presque plane, polysperme. |
S. À BALAIS. S. scoparius Koch. Spartium scopariuin L. Genista scoparia Lam. Cytisus scoparius Link. Vulg. Genet. — Arbrisseau médiocre, droit, très rameux , à rameaux peu écartés , très flexibles, anguleux, verts et glabres. Feuilles petites, légèrement velues-soyeuses, à 3 folioles obovales ou oblongues ; les supérieures souvent simples, ovales-lancéolées. Fleurs axillaires, solitaires, pédonculées, assez grandes, bien jaunes, très rarement jaunâtres ou blanches; calice glabre ; étendard arrondi, style et stigmate velus. Gousses allongées, glabres sur les faces, très velues sur les sutures. — Print. Champs incultes, bois, talus. TC. — J'ai trouvé une seule fois, près d’Auray, cet
arbrisseau couvert de fleurs blanches. En se desséchant, elles prirent une teinte jaunâtre.
ADÉNOCARPE. ADENOCARPUS DC.
Calice en cône renversé, à deux lèvres, la supérieure bipartite, l'inférieure plus longue, trifide. Carène . droite, renfermant les organes reproducteurs. Etamines monadelphes. Gousse allongée, presque plane, couverte de glandes élevées, rudes.
A. A-PETITES-FEUILLES. À. parvifolius DC. Cytisus parvifolius Lam. Spartium complicatum Lois. — Arbrisseau assez petit ou médiocre, à rameaux très diffus, blanchâtres, un peu velus au sommet. Feuilles petites, courtement pétiolées, à 3 folioles oblongues , longitudinalement pliées, glabres en dessus, ridées et poilues en dessous. Fleurs médiocres, jaunes, disposées en grappes terminales, simples et droites; calice très chargé de glandes rudes, et lèvre inférieure à découpure du milieu bien plus longue que les deux autres découpures. Eté. Landes. TR. Augan , Guer.— Cette plante m'a été indiquée, il y a bien des années, par M. Guillon. J'en ai vu, dans l'herbier de M. Degland, un échantillon cueilli au Bois-du-Loup, commune d'Augan, ct, dans l’herbier de M. H. Pontallié (de Rennes), un échantillon cueilli au bord de la route conduisant de Guer à Paimpont. Le rameau d'adénocarpe qui m'a été jadis envoyé de Vannes, comme pris sur la métairie de Kerthomas , paraît se rapporter à l’adenocarpus telonensis Loiïs.; en effet, les fleurs sont bien rapprochées, le calice n’est point glanduleux, mais pubescent , et la lèvre inférieure offre des découpures à peu près égales. Il y a lieu de penser que la plante ne croit pas naturellement dans la localité mentionnée.
ONONIDE. ONONIS L.
Calice à 5 divisions étroites. Corolle à étendard large, rayé, à carène terminée par une pointe bien prononcée. Etamines monadelphes. Gousse renflée contenant peu de graines.
O. RAMPANTE. O. repens L. — PI. moyenne, vivace, velue, plus ou moins visqueuse. Tiges radicantes à la base , couchées ou ascendantes , dures , à rameaux spinescents. Feuilles petites, à 3 folioles ovales-oblongues, ou obovales ou même arrondies, toujours dentées; les feuilles supérieures souvent simples, c’està-dire réduites à la foliole terminale ; stipules ovales, dentées. Fleurs axillaires, solitaires, très courtement pédonculées , assez médiocres, rougeâtres ou rosées, rarement blanches. Gousses pubescentes, plus courtes que le calice, à 2 graines.—Eté. Terrains sablonneux, dunes. C.
Var.— arvensis. Tiges plus fortes, ascendantes et parfois presque droites, souvent peu épineuses. Feuilles à folioles oblongues, dentées. Champs, bords des chemins. C.
Obs. On ne cherchera peut-être pas en vain, dans le département, l'Ononis spinosa L. Ses rameaux sont en général bien spinescents ; ses feuilles, presque glabres et non visqueuses, ont ordinairement des folioles oblongues-cunéiformes , dentées; les fleurs sont rouges ou rougeâtres ; les gousses dépassent un peu le calice et contiennent 3 graines.
O. RENvERSÉE. O. reclinata L. — Petite, annuelle, velue, un peu visqueuse , inerme. Plusieurs tiges presque simvles, dressées, parfois une seule tige.
Feuilles toutes à trois folioles obovales ou cunéiformes, striées, dentées au sommet ; stipules ovales, aussi striées et dentées. Fleurs axillaires, solitaires , bien pédonculées , d’abord dressées, puis pendantes ; corolle aussi courte que le calice ; étendard purpurin, ailes et carène blanchâtres. Gousses pendantes, plus longues que le calice, poilues, brunes, contenant 4-6 graines assez petites , réniformes, brunâtres et chargées d'aspérités. — Eté. TR. Dunes près de St.-Adrien en Plœmeur. (N.)
ANTHYLLIDE. ANTHYELLIS. L.
Calice tubuleux-oblong , à 5 dents. Corolle à étendard peu grand, à carène obtuse ou à peine pointue. Etamines monadelphes. Gousse courte, mono ou disperme , renfermée dans le calice renflé.
A. VULNÉRAIRE. À. vulneraria. L. — Assez petite, vivace, pubescente-soyeuse. Tiges couchées ou ascendantes, simples. Feuilles assez fermes , pinnées avec impaire, à folioles inégales , oblongues ou lancéolées , plus ou moins étroites ; les radicales à foliole impaire relativement fort grande. Fleurs très médiocres, jaunes ou légèrement purpurines , disposées en capitules terminaux , souvent géminés , avec une bractée digitée à la base. Calice velu, blanchâtre, à dents très inégales. Gousses monospermes.-- Eté. Rochers et pelouses sèches près de la mer. R. Plæœmeur, Erdeven, Belle-Isle , etc.