Fleurs jaunes, à élendard flèchi en dedans
T. coccaé. T. procumbens L. — Assez petit, annuel. Une ou quelques tiges couchées, quelquefois ascendantes, rameuses, plus ou moins poilues. Feuilles à péliole court, poilu, à folioles obcordiformes ou “obovales, finement dentées, glabres ou poilues-ciliéeS, la terminale pétiolulée, à stipules ovales, aiguës, parsemées de poils. Capitules axillaires, médiocrement pédonculés, ovoïdes. Calice glabre ou poilu, à dents très inégales; corolle d’un jaune mat ou pâle, à étendard bien strié. Gousses mono ou dispermes. Été. Bords des champs, pelouses , sables. C.
Var.— campestre. Une tige droite, souvent de 3 à #
AE
décimètres, à rameaux nombreux, très ouverts. Capitules plus gros et d'un jaune brillant: T, campestre Schreb.— Champs. C.
Dans le type, comme dans la variété, la longueur des pédoncules relativement aux feuiiles n'est pas constante. Mais le type offre souvent des pédoncules plus longs que les feuilles, et la variété souvent des pédonceles plus courts. — Le trèfle couché, lorsqu'il croit dans les dunes, est presque toujours réduit. à une longueur de 5 à 8 centimètres.
T: éraré. T, patens Schreb. T. parisiense DC. — Assez petit ou moyen, annuel. Tiges ascendantes, peu rameuses, plus ou moins pubescentes. Feuilles courtement péliolées, à folioles ovales-oblongues ou seulement oblongues, dentées dans leur partie supérieure et glabres, la terminale souvent sessile ou presque sessile ; stipules relativement grandes, ovaleslancéolées, aiguës , dentées, glabres ou. faiblement ciliées ,, celles des feuilles supérieures à base bien arrondie. Capitules axillaires, longuement pédonculés, assez lâches, hémisphériques; pédoncules grêles, pubescents; calice glabre, à dents quelquefois terminées par des poils; corolle d'un jaune d'or, à étendard médiocrement strié ; style long. Gousses un peu aiguës, monospermes. — Mai-juillet. Prairies sablonneuses du littoral. TR. Plouharnel, Etel (N).
T. roue. T. filiforme L.— Assez petit, annuel. Tiges couchées, grêles, rameuses, un peu pubescentes vers le haut. Feuilles très courtement pétiolées, à folioles obovales, un peu échancrées, ou oblonguescunéiformes, dentées au sommet, la terminale sensiblement pétiolulée ou presque sessile ; stipules ovales, aiguës, ciliées: Capitules axillaires, longuement pé-
donculés, médiocrement fournis ; pédoncules filiformes, pubescents ; calice glabre, à dents ordinairement pilifères ; corolle fort petite, d'un jaune assez pâle, à étendard! plié-caréné, à peine strié, laissant voir la gousse vers la maturité; style médiocre. Gousses ovoïdes-comprimées, très obtuses, le plus souvent dispermes. — Mai-septembre. Prairies, pelouses. C.
Var. — depauperatum. Tiges couchées, très grêles, souvent bien courtes. Feuilles plus petites, à foliole terminale sessile ou presque sessile. Pédoncules véritablement capillaires, portant 2-35 fleurs. — Pelouses fraiches, sables humides. AC. — Cette variété est peutêtre le type linnéen,. caractérisé, suivant Smith, FI. brit., p. 793 et 140%, par des folioles toutes presque sessiles, par des pédoncales capillaires et par des capitules de 3 à 8 fleurs.
— — dubium. Tiges droites ou ascendantes, assez Jongues, un peu plus fortes que celles du type. Feuilles moins petites, à folicle terminale bien pétiolulée. Capitules plus fournis (20-30 fleurs) ; pédoncules seulement grêles; corolle moins petite. Gousses müres encore couvertes par l'étendard. T. dubium Abbot. — Prairies, champs. TC.
Obs. Dans les trèfles jaunes, le calice est assez scarieux, à dents lancéolées, aiguës, les 2 supérieures beaucoup plus courtes que les 3 autres. Les fleurs se penchent après-la fécondation. Dans le T. procumbens, Ja corolle passe au brun foncé, en se desséchant ; dans le T. patens , elle brunit moins ; dans le T. fiiforme, elle reste un.peu jaunâtre. Les gousses stipitées dépassent plus ou moins le calice. — Le T. agrarium, indiqué dans le Morbihan, ne paraît pas s'y trouver. Il
ne diffère guère du trèfle couché que par ses feuilles à folioles toutes sessiles.
2 ET — . LOTIER. LOTUS L. Ç
Ca!ice tubuleux à 5 découpures presque égales (lobes ou dents). Ailes de la corolle conniventes par le haut et presque égales à l'étendard; carène ascendante, plus ou moins anguleuse, terminée en bec. Etamines diadelphes. Style droit, subulé; stigmate oblus. Gousse plus ou moins longue, linéaire, cylindrique ou cylindracée, rarement bien comprimée, non ailée, polysperme, à valves entièrement déhiscentes, tortiles. — Feuilles trifoliolées, à stipules assez semblables aux folioles. Fleurs munies d’une feuille plus ou moins réduite.
L. cornicuLé. L. corniculatus L. — Assez petit, quelquefois moyen, vivace, glabre ou chargé de poils épars. Racine assez forte, très dure. Tiges couchées ou ascendantes, rameuses , auguleuses, pleines. Feuilles courtement péliolées, à folioles obovales ou oblonguescunéiformes , à stipules ovales ou oblongues-lancéolées. Pédoncules longs, portant 5-8 fleurs assez médiocres, en tête déprimée. Calice plus ou moins poilu, quelquefois glabre, à dents conniventes par le sommet, avant le développement de la corolle; celle-ci d'un jaune doré, souvent rouge en dehors, à étendard large, arrondi, à carène très anguleuse, presque en angle droit. Gousses longues, cylindracées, droites. Graines médiocres, globuleuses, d'un brun noirâtre. — Mai-septembre. Prés, bords des chemins et des champs. TC. — Ce lotier venant près de la mer offre des feuilles épaisses, souvent petites et glauques.
Var. — tenuifolius. Assez petit, glabre ou presque glabre, de couleur glauque. Tiges couchées, peu anguleuses, grêles. Feuilles à folioles et stipules lancéolécs-linéaires. Pédoncules ordinairement bi ou triflores,
quelquefois uniflores. — Prairies et pelouses voisines de la mer. AR.
L. ÉLEVÉ. L. major Scop. L. uliginosus Schk.— Assez grand, vivace, bien poilu, rarement glabre. Racine très longue, grêle, rampante. Tiges droites, rameuses, cylindriques fistuleuses. Feuilles courtement pétiolées, à folioles obovales ou oblongues, parfois pointues, à stipules largement ovales, un peu en cœur. Capitules longuement pédonculés, déprimés, formés par 8-12 fleurs médiocres, d’un beau jaune. Calice velu , à dents d’abord réfléchies, puis dressées; corolle à étendard ovale-arrondi, à carène médiocrement anguleuse, cachée en grande partie par les ailes. Gousses longues, cylindriques, à petites graines. — Été. Marécages, fossés humides. AC.
L. aispipe. L. hispidus Desf. — Assez petit, quelquefois moyen, hérissé de poils longs, mous, blanchâtres. Tiges plus ou moins couchées, rameuses, grêles. Feuilles courtement pétiolées, à folioles obovales-oblongues, pointues, à stipules ovales-lancéolées, presque semi-cordiformes. Pédoncules plus longs que les feuilles, portant 3-5 fleurs très médiocres, d'un jaune foncé. Calice velu-hispide; corolle à étendard ovale, à carène peu anguleuse. Gousses cylindracées, seulement doubles du calice; graines petites. — Été. Région maritime; champs sablonneux, dunes. AC. La plante , dans les dunes, se trouve quelquefois réduite à une longueur de #4 à 6 centimètres.
Obs. J'ai trouvé dans mon herbier un échantillon de Lotus parviflorus Desf., confondu avec plusieurs échantillons de ZL. hispidus. Il a probablement été cueilli, avec ces derniers, dans la falaise de Quibéron. Ainsi, on peut espérer de trouver dans nos dunes le
lotier à petites fleurs, qui se distingue surtout du lotier hispide par sa corolle dépassant à peine le calice et par sa gousse très courte, incluse, comprimée, à 3-5 graines. C'est le Dorycnium parviflorum Ser.
L. GRÈLE. L. angustissimus L.— Assez petil, annuel, poilu. Tiges nombreuses, plus ou moins couchées, rameuses, grêles. Feuilles courtement pétiolées, à folioles obovales ou oblongues, pointues, à stipules lancéolées. Pédoncules à peine plus longs que les feuilles, portant une où deux fleurs très médiocres, d’un jaune foncé. Calice poilu; corolle plus longue que le calice, à étendard large, à carène bien anguleuse. Gousses très longues, grêles, comprimées ; graines fort petites. —Eté. Bords des champs, prairies hautes, pelouses. AC.
Var.-—glaber. Absolument glabre. Lieux pierreux frais ou voisins de la mer. R. Auray , Erdeven (N), Lorient , Groix (M. Lloyd).
Dans les lieux buissonneux, le type, comme la variété, offre des tiges moins nombreuses , mais allongées et atteignant #4 à 5 décimètres. Les pédoncules sont alors 2 à 3 fois plus longs que les feuilles. La plante, en cet état, pourrait bien être le Lotus diffusus de Smith,
Obs. Le Robinier faux-acacia, Robinia pseudacacia L., est introduit dans le département depuis un grand nombre d'années. On le trouve çà et là; mais il ne paraît pas encore naturalisé. Le genre Robinia est caractérisé par un calice campanulé, à cinq lobes, les deux supérieurs plus courts, rapprochés; par une corolle à étendard large, à carène obtuse; par des étamines diadelphes, caduques; par un style barbu au sommet ; enfin par une gousse comprimée et bordée d'un côté. Les feuilics sont pinnées ayec APRES Le
Robinier faux-acacia, vulgairement Acacia, est un arbre élevé, à branches diffuses, à rameaux allongés, ordinairement épineux. Les feuilles, d'abord pubescentes puis glabres, se composent de nombreuses folioles ovales-oblongues. Les fleurs sont assez grandes, blanches, odorantes, et forment des grappes simples, bien fournies, penchées. Les gousses sont allongées, glabres, et les graines sont réniformes.—Mai, juin.
S IT, — Gousse transversalement divisée en articles monospermes.
ORNITHOPE. ORNITHOPUS L.
Calice tubuleux à 5 dents presque égales. Corolle à carène courte, obtuse. Étamines diadelphes. Gousses linéaires cylinäracées ou comprimées, terminées en bec; articles nombreux. — Feuilles pinnées avec impaire, à très petites stipules.
O. pÉcicaT. O. perpusillus L. — Petit ou assez petit, annuel, velu ou pubescent. Tiges couchées, rameuses, très grèles. Feuilles longues, à folioles nombreuses, rapprochées , petites, ovales ou arrondies. Pédoncules généralement plus longs que les feuilles, portant 3 à 5 petites fleurs, disposées en bouquet et munies d'une bractée foliacée. Calice à tube long ; étendard blanc, avec des stries rosées; ailes blanches, quelquefois aussi striées de rose; carène jaunâtre. Gousses faiblement comprimées, arquées, striées, rugueuses, pubesceptes, rarement glabres ; articles rétrécis aux deux bouts. — Maï-septembre. Pelouses rases, terrains sablonneux. C.
Var. — glaberrimus. Glabre dans toutes ses parties. TR, Lorient, Ploërmel (N\,
O. sans BRACTÉES. ©. ebracteatus Brot. Arthrolobium Desv. Astrolobium ebracteatum DC. Duby. — Assez petit, annuel, presque glabre ou chargé de poils dislants, couchés. Tiges ascendantes, peu rameuses, grêles. Feuilles très longues, à folioles écartées ovalesoblongues ou oblongues, la paire inférieure bien distante des stipules. Pédoncules portant au sommet une à 3 fleurs assez petites, nues ou du moins sans bractée foliacée. Calice à tube long; corolle jaune, à carène orangée. Gousses cylindracées, arquées, légèrement ridées, glabres; articles partout de même épaisseur ou à peu près. — Été. Région maritime; landes sablonneuses, pelouses rases , dunes. R. Larmor en Plæmeur, Quibéron (N), Belle-île (M. Taslé). Dans les dunes, la plante reste ordinairement fort pelite.
SECTION Il.° — Papilionacées à cotylédons épais, charnus, éprouvant peu de changement par la germination. — Gousse toujours continue.
ERS. ERVUM L.
Calice à tube court, à 5 lobes égaux ou presque égaux. Corolle à carène pointue, courte. Étamines diadelphes. Style filiforme. Gousse plus ou moins comprimée, oblongue, à 2-4 graines. — Feuilles pinnées sans impaire et terminées en vrille.
E. vecu. E. hirsutum L.— Moyen ou assez grand, annuel. Tiges grêles, faibles, grimpantes, rameuses, presque glabres. Feuilles à folioles nombreuses, oblongues-linéaires, tronquées au sommet, un peu mucronées, glabres ; stipules semi-sagittées, à oreillette finement découpée; vrilte rameuse. Pédancules plus courts que les feuilles, pubescents, portant 3 à 8 fleurs fort petites et disposées en grappe. Galice velu;
On corolle à peine plus longue que le calice, d’un blanc bleuâtre. Gousses courtes, comprimées, presque rhomboïdales, velues, pendantes, à 2 graines globuleuses. — Été. Champs cultivés, haies, buissons. TC.
E. TÉTRASPERME. E. tetraspermum L. Vicia tetrasperma Mænch. — Moyen ou assez grand, annuel, chargé de quelques poils. Tiges très grêles, faibles, grimpantes, rameuses. Feuilles à 6-10 folioles oblongues-linéaires ou linéaires, mucronées ; stipules semisagit{ées, entières; vrille simple ou rameuse. Pédoncules filiformes, pubescents, à peu près de la longueur des feuilles, et portant une ou 2 petites fleurs mélées de bleu et de blanc; calice légèrement pubescent, à lobes inégaux, ovales-lancéolés ; corolle presque double du calice. Gousses comprimées , très oblongues, pendantes, glabres , contenant 4 graines assez globuleuses. — Été. Champs cultivés, haies. AC.— L'Ers tétrasperme se trouve quelquefois dans les dunes, mais réduit à de petites dimensions.
Obs. L’Ers lentille, Ervum lens L., est culiivé dans les terres sablonneuses sur certains points du littoral. Il est assez petit, annuel, légèrement pubescent. Ses tiges sont droites, fermes, rameuses. Les feuilles se composent de 8 à 12 folioles oblongues, obtuses ou peu pointues, et de stipules lancéolées, très entières ; la yrille, qui est simple, manque dans les feuilles inférieures. Les pédoncules sont aristés au sommet, et portent 2 ou 3 petites fleurs d'un blanc bleuâtre. Les gousses sont assez comprimées , largement oblongues, presque rhomboïdales, glabres; elles contiennent 2 graines orbiculaires , un peu convexes.— Juin, juillet.
Quelques botanistes réunissent le genre Ervum au genre Vicia, ou comprennent au moins, dans ce der-
LA
nier genre, l'Ervum tetraspermum L. Cette plante possède un calice beaucoup plus court que la corolle ; mais elle est très voisine de l'Ers velu par son port, par l’ensemble de sa végétation.