Espèces vivaces. Pédoncules mulliflores
G. pes prés. L. pratensis L. — Plante moyenne ou assez grande, légèrement pubescente. Tiges faibles, grimpantes, rameuses , anguleuses. Feuilles à 2 folioles oblongues-lancéolées , aiguës, quelquefois lancéoléeslinéaires, à vrille simple ou rameuse, à stipules inégalement sagittées, plus ou moins larges. Pédoncules axillaires, très longs, portant 5-10 fleurs assez médiocres, d'un beau jaune; calice poilu, à lobes peu inégaux , lancéolés-subulés ; corolle au moins double du calice. Gousses aliongées, comprimées, obliquement veinées, pubescentes, enfin glabres. Graines globuleuses, lisses , marbrées. — Cette Gesse se montre parfois avec des folioles seulement longues de 10 à. 15 millimètres. Leur longueur ordinaire est de 3 à 4 centimètres. — Été. Prairies, lieux buissonneux frais. C.
G. sauvace. L. sylvestris L.— Grande plante ; touta-fait glabre. Tiges grimpantes, rameuses, anguleuses, à ailes bien prononcées. Feuilles à 2 folioles, longues, lancéolées, acuminées, à vrille rameuse, à stipules semi-sagittées, linéaires-subulées, Pédoncules axillaires,
Jongs , portant 3-8 fleurs assez médiocres, rosées avec mélange de violet pâle et de vert ; calice à lobes fort inégaux ; Corolle au moins double du calice. Gousses très allongées, comprimées, réticulées-veinées, glabres. Graines assez comprimées, ridées; hile étroit, très long. — Été. Haies, buissons, taillis. AC.
G. A-LARGES-FEUILLES. L. latifolius L. — Plante fort grande , entièrement glabre. Tiges grimpantes, rameuses, un peu épaisses, anguleuses, à 2 larges ailes. Feuilles à 2 folioles ovales-oblongues ou oblongues, mucronées, légèrement glauques en dessous, à vrille très rameuse, à stipules semi-sagittées, assez larges. Pédoncules axillaires, fort longs, portant 8-12 fleurs assez grandes, d'un beau rose; calice à lobes très inégaux ; corolle triple du calice. Gousses très allongées , assez comprimées, réticulées-veinées , glabres. Graines globuleuses-comprimées, verruqueuses , à hile court. — Été. Région maritime; haies, vignes. TR. Sarzeau (M. Taslé), Vannes (N).
OROBE. OROBUS L.
Calice campanulé, à base un peu gibbeuse, à 5 lobes, les 2 supérieurs plus courts. Étamines diadelphes. Style linéaire, velu au sommet. Gousse allongée, plus ou moins comprimée, polysperme. Feuilles pinnées sans impaire, à péliole terminée en pointe droite.
©. ‘ruBÉREUx. ©. tuberosus L.— Assez petit ou moyen, vivace , glabre. Racine rampante, noire en dehors, à nœuds renflés en forme de tubercules. Tiges droites ou ascendantes, simples ou très peu rameuses, anguleuses, un peu aïlées. Feuilles d’un vert sombre en dessus, glauques en dessous, à 2 et le plus souvent à 4 ou 6 folioles oblengues-lancéolées, aiguës; stipules
semi-sagitiées, Jlancéolées-linéaires. Pédoncules axillaires, longs, portant 2 à 5 fleurs assez médiocres, penchées, rouges, mais passant bientôt au bleu livide ; calice très coloré, glabre, à lobes très inégaux, les inférieurs lancéolés. Gousses très allongées , cylindracées, inclinées, glabres, noires à la maturité.— Print. Lieux couverts, bois. C.
Obs. Le genre Haricot, Phaseolus L., se distingue surtout des genres précédents par la carène contournée en spirale avec les étamines et le style, et par ses feuilles ternées, à folioles munies de petites stipules. — Le Haricot commun, Phaseolus vulgaris L., est assez généralement cultivé dans le Morbihan. C'est une plante annuelle, un peu scabre, à tiges longues, grimpantes-volubiles, à folioles largement ovales , presque en trapèze, acuminées; à fleurs assez grandes , blanches, jaunâtres ou violacées, en grappes axillaires, médiocrement pédonculées et peu fournies. Les gousses sont penchées, très allongées , comprimées, et renferment des graines plus ou moins oblongues, lisses. — Diverses variétés et variations ont été obtenues par la culture.
Fam. XXIV°— ROSACÉES Juss.
Calice ordinairement à 5 divisions ou lobes, quelquefois à 4, 8 où 40. Corolle régulière , étalée, pentapétale ou tétrapétale, rarement nulle. Étamines le, plus souvent nombreuses, insérées, avec les pétales, sur le calice. Ovairesimple ou multiple, supère ou infère ; styles et stigmates simples. Fruit très variable, Graines sans périsperme,; embryon droit; cotylédons foliacés ou charnus.— Plantes herbacées ou ligneuses, à feuilles alternes, pourvues généralement de stipules, à fleurs hermaphrodites, rarement unisexuelles.
Secriox [.re— Un seul ovaire supère , monostyle. Fruit charnu ou coriace, à noyau contenant une ou deux graines (Drupe).
PRUNIER. PRUNUS Tourn.
Calice campanulé, quinquéfide, caduc. Corolle pentapétale. Étamines 20 à 30. Drupe charnu, couvert de poussière glauque , à noyau comprimé, pointu, presque uni sur les faces, à bords sillonnés.
P. ÉpINEUx. P. spinosa L. Vulgairement Épine noire. — Arbrisseau assez petit, en buisson, à écorce brune, à rameaux très ouverts, un peu tortueux, épineux , les très jeunes pubescents. Feuilles pétiolées , ovaleslancéolées, dentées en scie, d’abord pubescentes, puis glabres. Fleurs nombreuses, mais une seule par bourgeon, assez petites, très blanches et naissant presque toujours avant les feuilles ; pédoncules médiocres, glabres. Fruits dressés, petits, globuleux, d'un bleu foncé, à saveur fort austère. — Ces fruits portent dans le pays le nom de Guérins ou de Cinelles. — Mars, avril. Haies, talus, lieux arides. TC.
Var. — major. Arbrisseau moyen, à feuilles un peu plas larges, assez obtuses; à fruits sensiblement plus gros. — Haies, bois. AC.
Obs. On ne cherchera peut-être pas en vain dans le département le Prunier frutescent, 2. fruticans Reich., plus élevé que le P. spinosa et s’en distinguant encore par ses feuiiles toujours obtuses, un peu velues en dessous, à pétioles ciliés; par ses fleurs assez longuement pédonculées, souvent géminées et naïssant presque toujours en même temps que les feuilles ; enfin par ses fruits de moitié plus gros. Il fleurit aussi au com-
mencement du printemps, et vient dans les haïes. On l'a trouvé en Bretagne.
P,. sAUvVAGE. P. insititia L.— Arbrisseau élevé ou très petit arbre, à rameaux médiocrement ouverts, un peu spinescents, les très jeunes assez velus et grisâtres. Feuilles courtement pétiolées, ovales-oblongues, dentées, poilues, surtout en dessous, à bords un peu enroulés. Fleurs généralement géminées, médiocres, blanches ; pédoncules assez longs, pubescents ; pétales arrondis. Fruits penchés, médiocres, presque globuleux , d’un bleu assez foncé, à saveur toujours acerbe. — Ces fruits sont connus sous le nom de Belosses ou Bolosses. — Avril, mai. Haies, talus. AC,
P. powesrique. P. domestica L. — Arbre petit ou assez petit, à rameaux non épineux et tous glabres. Feuilles pétiolées, ovales-oblongues, un peu aiguës, dentées, pubescentes et pâles en dessous. Fleurs solitaires ou géminées, assez médiocres , d’un blanc légèrement verdâtre; pédoncules assez courts, plus ou moins pubescents; pétales ovales-oblongs. Fruits penchés, assez gros, ovoïdes , d'un bleu violet, à saveur agréable en pleine maturité. — Avril, mai. Haies et talus près des habitations. AC. — Ce Prunier n’est probablement pas indigène, mais seulement naturalisé. Il produit dans les jardins des fruits fort divers, sous le rapport de la grosseur , de la couleur et de la saveur.
CERISIER. CERASUS Juss.
Calice, corolle et étamines du genre précédent. Drupe charnu , sans poussière glauque, à noyau oyoïde-globuleux , anguleux d'un côté, lisse.
C. pes oiseaux. C. avium Mœæœnch. Prunus avium L. Vulgairement Guignier, Mérisier. — Arbre élevé, à
branches étalées, à écorce lisse, à épiderme blanehâtre. Feuilles pétiolées , ovales-oblongues, acuminées, dentées en scie , un peu pubescentes en dessous, à pétiole portant 2 glandes vers le sommet. Pédoncules uniflores, fasciculés, produits par des bourgeons purement écailleux ; fleurs assez médiocres, blanches. Fruits petits, ovoïdes-globuleux , un peu amers, noirs ou d’un rouge foncé à la maturité. — Avril. Bois, talus. AC.
C. GrIoTTIER. C. caproniana DC. Prunus cerasus L. — Arbre assez élevé, à racine rampante. Feuilles pétiolées, ovales-lancéolées , acuminées, dentées, glabres, avec une ou deux glandes à la base du limbe. Pédoncules uniflores, en faisceaux, sortant de bourgeons toujours un peu foliacés. Fleurs assez médiocres, blanches. Fruits assez petits, globuleux, rougeâtres, acides.— Cet arbre n’est peut-être pas indigène.—A vril, mai. Haies, talus. AC.
- Obs. Deux arbres de petite taille, très cultivés dans nos jardins, l’Abricotier, Armeniaca vulgaris Lam., et le Pêcher, Persica vulgaris Mill., appartiennent à la présente section. Le premier genre est caractérisé par un drupe charnu, pubescent, marqué d’un fort sillon dans sa longueur et contenant un noyau comprimé, assez lisse, à bords sillonnés, l’un aigu et l'autre obtus. L'Abricotier commun a des feuilles bien pétiolées, largement ovales, acuminées, presque en cœur.— Dans le genre Pécher, le drupe est charnu, pubescent ou glabre, sans sillon prononcé, à noyau poreux, irrégulièrement sillonné. Les feuilles du Pêcher commun sont courtement pétiolées, lancéolées, dentées. ‘Pour Linné, l’Abricotier est une espèce du genre -Prunier, Prunus armeniaca, et le Pêcher une espèce du genre Amandier, Amygdalus persica.
M ee
SectION IL, — Plusieurs. ovaires. supères. Carpelles apparents secs ou pulpeux.
SPIRÉE. SPIRÆA L.
Calice persistant, à 5 divisions. Corolle de 5 pétales. Étamines plus ou moins nombreuses. Carpelles capsulaires 3 à 15, ordinairement bien distincts, rarement soudés entre eux par la base, s'ouvrant du côté imierie et contenant 2-6 graines.
S. ULMAIRE. S. ulmaria L. Vulgairement Reine des prés. — Plante herbacée, assez grande, vivace. Tige droite, peu rameuse, anguleuse, glabre ou presque glabre. Feuilles ordinairement tomenteuses-blanchâtres en dessous, rarement tout-à-fait glabres, pinnées, à folioles très inégales, ovales, parfois lancéolées, dentées, l'impaire plus grande, trilobée ou même trifide ; stipules embrassantes, presque en demi-fer de flèche, incisées-dentées. Fleurs petites, blanches, odorantes, en panicule terminale, très rameuse, plus ou moins compacte; calice pubescent; pétales obtus; étamines plus longues que la corolle. Carpelles 5 à 8, arqués, glabres. — Été. Prés humides , bord des eaux. TC.
S. FILIPENDULE. S. filipendula L. — Assez petite ou moyenne, vivace, glabre. Racine à fibres renflés en tubercules. Tige droite, simple, un peu anguleuse, nue dans sa partie supérieure. Feuilles pinnées, à folioles assez petites, oblongues ou lancéolées , inciséesdentées ; stipules embrassantes , ovales-lancéolées, incisées. Fleurs assez petites, blanches, souvent rosées en dehors, en panicule corymbiforme, terminale; calice glabre, réfléchi; pétales et élamines à peu près de même longueur. Carpelles 8 à 12, droits, velus.—Ëté. Région maritime; lieux rocailleux TR. Belle-ile (N), Sarzeau |M. Taslé), Lorient, Groix (M. Lloyd).
= AY = BENOITE. GEUM L.
Calice à 10 divisions, dont 5 extérieures plus petites, lâches. Corolle de 5 pétales. Étamines nombreuses, Carpelles nombreux, secs, monospermes, terminés en longue arête et disposés sur un réceptacle non charnu, cylindracé.
B. commune. G. urbanum L. — Plante moyenne, vivace, velue. Racine en partie épaisse, noirâtre , faiblement aromatique, Tiges droites, peu rameuses, cylindracées. Feuilles radicales pinnées, à folioles très inégales, ovales, fortement dentées , la terminale élargie, trilobée ; feuilles caulinaires à 3 folioles, aussi ovales et dentées, avec des stipules foliacées, grandes , arrondies, lobées et dentées. Fleurs très peu nombreuses, terminales, longuement pédonculées, médiocres, jaunes ; divisions du calice ovales-lancéolées, enfin réfléchies; pétales ovales-arrondis. Carpelles poilus, à barbe presque glabre, rougeâire, crochue au sommet. — Été. Lieux buissonneux , bords des haies. AC.