‹ Flore du MorbihanChapitre 42 sur 156 · Fleurs petites ; stigmate simple · texte numérisé non relu

Fleurs petites ; stigmate simple

E. pes marais. E. palustre L.—— Assez petit ou moyen, yivace, à racine rampante émettant des rejets filiformes. Tige droite, simple ou rameuse, cylindrique, légèrement pubescente. Feuilles presque toutes opposées, sessiles, lancéolées-linéaires, entières ou très obscurément dentées, plus ou moins pubescentes, à bords roulés en dessous. Fleurs rosées , à divisions calicinalcs oblongues ; pétales bien échancrés et bien plus longs que le calice ; stigmate ovoïde. Capsules pubescentes, un peu blanchâtres. Graines allongées, 4 fois plus longues que larges. — Juillet -septembre. Marais, bords des étangs. AC.

E. TÉTRAGONE. E. tetragonum L.— Moyen, vivace, à racine quelquefois stolonifère. Tige droite, généralement très rameuse , pubescentc au sommet, pourvue de % lignes saillantes et par suite quadrangulaire. “Feuilles opposées et alternes, sessiles ou presque sessiles, lancéolées, étroites, lâchement dentées , glabres, lauisantes. Fleurs d’un violet clair, à divisions calicinales lancéolées, à pétales échancrés, un peu plus longs que le calice, et à stigmate oblong. Capsules légèrement pubescentes. Graines oblongues. — Été, Lieux humides, sillons, fossés desséchés. AC,

Var. — obscurum. Tige à lignes peu saillantes et réduites à 2, par réunion. Æ. obscurum Reich.—Bords des petits ruisseaux,

Obs. L'Epilobe rose, Epilobium roseum Schreb. , est indiqué par M.me Cauvin aux environs d'Auray. J'ai cru aussi l'y avoir trouvé; mais, après nouvel examen, j'ai dû rapporter mes échantillons à la variété ci-dessus décrite de l'Epilobe tétragone. Voici, au reste, les caractères de l'Epilobe rose : lige assez courte ou moyenne, rampante à la base, puis dressée, rameuse, pourvue de 2 ou 4 lignes peu saillantes. Feuilles distinctement pétiolées, oblongues-lancéolées, dentées, glabres ou seulement an peu pubescentes en dessous. Fleurs petites, carnées, à stries d'un rose vif; stigmate ovoïde.—Juillet-septembre. Terrains sablonneux humides.

L'Onagre bisannuelle, OEnothera biennis L., plante américaine , a été indiquée comme naturalisée près de Josselin , aux bords de la rivière d'Oust. Je l'ai vainement cherchée. — Le genre Onagre, voisin du genre Epilobe, se distingue par un calice à tube bien prolongé au-dessus de l'ovaire et à divisions réfléchies, par une capsule oblongue ou oblongue-linéaire, quelquefois en massue, enfin par des graines sans aigrette. — L'Onagre bisannuelle est une plante assez grande , à tige droite, rameuse vers le haut, rude, poilue, à feuilles courtement pétiolées , ovales-lancéolées , lâchement dentées, un peu velues, à fleurs axillaires, grandes, jaunes, assez odorantes, à capsules oblongues-tétragones, poilues et à graines presque carrées.

ISNARDE. ZSNARDIA L.

Calice à tube entièrement soudé avec l'ovaire et à % divisions persistantes. Corolle tétrapétale ou nulle. Étamines 4, opposées aux divisions calicinales. Style filiforme , caduc ; stigmate en tête. Capsule polysperme à 4 loges et à % valves. Graines nues.

I. DES MARAIS. Z. palustris L. — Plante assez petite; vivace, lout-à-fait glabre. Tige rampante, rameuse, cylindrique , souvent rougeûtre. Feuilles opposées, pétiolées , ovales, pointues, entières. Fleurs axillaïres, solitaires, sessiles, pelites, apétales. Capsules obovoïdes-tétragonces. — Été. Marécages, bords des étangs, lieux inondés. AC.

CIRCÉE. CIRCÆA Tourn.

Calice à tube soudé avec l'ovaire et à 2 divisions caduques. Corolle à 2 pétales. Étamines 2. Stigmate émarginé. Capsule courte, hérissée de poils crochus , biloculaire et bivalve; une graine dans chaque loge.

C. PARISIENNE. C. lutetiana L.— Moyenne, vivace, à racine très rampante. Tige droite, plus ou moins rameuse, cylindrique, pubescente. Feuilles opposées, bien pétiolées, ovales-acuminées, obscurément sinuéesdentées, à peine pubescentes et d'un vert assez sombre. Fleurs petites, d’un blanc rosé, en grappés terminales, allongées; pédicelles velus, dépourvus de bractées et réfléchis après la fleuraison; pétales larges, très échancrés. Capsules obovoïdes-turbinées. — Été. Lieux frais et couverts, bois humides. C.

MACRE. TRAPA L.

Calice à tube soudé avec l'ovaire, à 4 divisions persistantes. Corolle tétrapétale. Étamines 4. Ovaire à partie supérieure libre ; sligmate simple, en tête. Capsule large, anguleuse, armée de 2 ou 4 cornes, indéhiscente, très dure, uniloculaire et monosperme par. avortement de l’une des loges. Graine pendante, à cotylédons très inégaux.— Plantes aquatiques. — Les

cornes de la capsule ne sont que les divisions du calice accrues ct endurcics.

M. FLOTTANTE. T. natans L.— Plante annuelle, à tige longue, assez grêle, en partie rampante au fond de l’eau, en partie flottante. Feuilles inférieures submergées, opposées, presque sessiles, pectinées-capillaires; les supérieures étalées sur l’eau, alternes, très rapprochées, longuement pétiolées, triangulaires ou rhomboïdales, dentées, glabres et un peu luisantes en dessus, pubescentes en dessous, au moins sur les nervures; pétiole à renflement utriculaire vers le milieu. Fleurs axillaires, émergées, courtement pédonculées, assez petites, blanchâtres. Capsules à # cornes. — Juin-août. Étangs, canaux. AC.

Fam. XXVII—HALORAGÉES Brown.

Calice tubuleax à 3 ou 4 divisions ou sans découpures ; tube entièrement soudé avec l'ovaire. Corolle à 3 ou # pétales, quelquefois nulle. Étamines 1 à 8, le plus souvent en même nombre que les pétales ou en nombre double. Ovaire infère; style nul; 1-4 stigmates. Capsule pluriloculaire, rarement uniloculaire ; loges indéhiscentes, monospermes, pouvant passer pour des carpelles. Graines pendantes ; embryon à périsperme charnu , à cotylédons courts. — Plantes généralement herbacées, à feuilles opposées ou verticillées, à fleurs tantôt hermaphrodites, tantôt unisexuelles.

MYRIOPHYLLE. MYRIOPHYLLUM L.

Fleurs monoïques. Calice à 4 divisions. Corolle tétrapétale, fort caduque, presque nulle dans les fleurs femelles. Étamines 4-8. Stigmates 4. Capsule quadriloculaire ; loges saillantes, à dos très obtus. — Herbes aquatiques.

Nos Myriophylles sont des plantes vivaces, glabres, à feuilles verticillées, sessiles et pectinées-capillaires, à fleurs disposées en épis terminaux, interrompus, émergés. Les fleurs inférieures sont femelles , les supéricures mâles.

M. À FLEURS ALTERNES. M. alterniflorum DC. — Tige assez longue, très rameuse et très grêle. Verticilles assez distants ; feuilles très supérieures, parfois alternes; folicles extrêmement fines, divariquées. Épis assez courts, d'abord penchés, puisdroits; fleurs très petites, jaunâtres ; les premières souvent verticillées ou rapprochées, toujours axillaires, les autres distinctement alternes, munies d’une bractée courte, entière ou presque entière. Capsules à peu près cubiques dans leur circonscription , à loges cylindracées, couvertes de très petites aspérités, à péricarpe assez mince. — Juin, juillet. Eaux tranquilles, peu profondes. AC.

M. À Pr. M. spicatum L.—Tige longue, rameuse, grêle. Verticilles distants. Épis longs, toujours droits ; fleurs verticillées, petites, rosées ; bractées inférieures assez courtes , plus ou moins découpées, les supérieures tréscourtes etentières. Capsules tétragones-globuleuses, à loges triangulaires, chargées de quelques aspérités bien visibles, à péricarpe épais, dur.— Été. Eaux tranquilles assez profondes, C.

M. verniccLé. M. verticillatum L. — Tige longue, assez forte, presque simple. Verticilles rapprochés ; feuilles assez roides. Épi long , toujoursdroit, entremélé de feuilles ou de grandes bractées pinnatipartites ; fleurs verlicillées, petites, verdâtres. Capsules couvertes d’aspérilés.

Var. — intermedium. Vertlicilles floraux munis seulement de bractéces médiocres plus ou moins découpées en dents de peigne. A. pectinatum DC.— Été. Canaux, étangs, mares profondes. AC.

PESSE. HIPPURIS L.

Calice entièrement tubuleux, soudé avec l'ovaire, moins un rebord très court , persistant. Point de corolle. Une étamine. Un stigmate filiforme. Capsule indéhiscente, uniloculaire , monosperme.

P. commune. H. vulgaris L. — Plante aquatique, assez petite ou moyenne, vivace, à souche rampante. Tige droite, simple, comme articulée, glabre, en partie émergée. Feuilles verticillées par 8-12, étalées, linéaires, pointues, très entières, glabres. Fleurs axillaires, sessiles, petiles, un peu rougeâtres. Capsules ovoïdes. —Juin-août. Étangs, mares et canaux à fond limoneux. TR. Erdeven (Mme Cauvin, M. Hémon). Cette plante est comprise dans le catalogue de M. Aubry, mais les lieux où elle a été trouvée ne sont pas indiqués.

CALLITRIC. CALLITRICHE L.

Fleurs généralement uniscexuelles, munies de 2 bractées opposées, pétaloïdes. Calice nul ou confondu avec l'ovaire. Point de corolle. Une étamine à long filet portant une anthère réniforme, uniloculaire. Stigmates 2 subulés. Capsule plus ou moins aplatie, quadriloculaire, à loges fort saillantes, indéhiscentes, monospermes.

Les Callitrics sont des plantes aquatiques, annuelles, glabres, à tiges rameuses, de longueur variable, à feuilles opposées, à fleurs axillaires, solitaires, très petites. On les trouve dans les eaux courantes comme dans les eaux tranquilles.

C. privTaniER. C. vernalis Kutz. — Tiges grêles. Feuilles inférieures linéaires, les supérieures oboyales,

étalées sur l’eau en rosette, Fleurs sessiles ;.bractées 5 |

courtes, un peu arquées ; stigmates dressés, caducs. Capsules à loges carénées, à carène mince. — Print., été. C.

Var. — pedunculata. Capsules pédonculécs. C. pedunculata DC. R.

Le Callitric printanier devient quelquefois terrestre. Ilse montre alors avec des tiges courtes et des feuilles rapprochées , assez semblables.

C. D'AUTOMNE. C. autumnalis L. — Tiges très grêles. Feuilles toutes linéaires, à sommet échancré. Fleurs sessiles ; bractées fort petites, inégales ; stigmates divergents, caducs. Capsules à loges carénées - ailées. — Dans certaines circonstances, les feuilles supérieures s'élargissent un peu, deviennent spatulées-échancrées et forment une petite rosette. Quelques-unes des fleurs femelles prennent parfois un pédoncule.—Été, aut. C.

Var.— rigidiuscula. — Un peu roide et d'un vert sombre. Tiges filiformes, très rameuses. Feuilles plus rapprochées, plus étroites, à deux petites pointes. — Mares du littoral. R.

C. pes ÉranGs. C. stagnalis Scop. — Tiges grêles. Feuilles toutes obovales-spatulées, les supérieures bien étalées en rosette. Fleurs sessiles; bractées longues, arquées , se touchant par leur sommet; stigmates persistants, écartés et réfléchis. Capsules à loges carénées, à carène ailée.— Été. AC.

Obs. Je crois avoir vu dans le Morbihan un Callitric que j'ai souvent recueilli dans le département d'Illeet-Vilaine. Il a les feuilles, les bractées et les stigmates du C. des étangs; mais il en diffère par le fruit dont les loges ne sont point en carène ailée, mais présentent un dos très obtus. C. obtusangula N. C’est au moïns une variété fort remarquable du Callitric des étangs,

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Deux autres espèces sont à chercher : C. à fruits larges, C. platycarpaKutz. Feuilles inférieures linéaires, les supérieures obovales. Bractées longues , lancéolées, arquées, non conniventes par leur sommet. Sligmates persistants, d'abord droits, puis réfléchis. Angles du fruit ou loges à carène ailée. — C. en hameçon, C. hamulata Kutz. Feuilles et capsules de l'espèce précédente. Bractées bien courbées, crochues au sommet. Stigmates très longs, divergents.

Quelques botanistes n’accordent qu'une seule espèce au genre Callitric; pour eux, les espèces ci-dessus décrites ne sont que des variétés du Callitric aquatique, C. aquatica Huds. C'est un parti extrême ; si les feuilles des Callitrics sont sujettes à varier, les différences remarquées dans les organes de la fructification paraissent bien constantes.

Fam. XXVIIL.®—CÉRATOPHYLLÉES Gray.

Calice libre, à découpures assez nombreuses. Corolle nulle. Étamines en nombre indéterminé. Ovaire supèrc ; 1 style. Fruit sec, indéhiscent. Graine pendante ; embryon droit, sans périsperme, à cotylédons verticillés.

CORNIFLE. CERATOPHYLLUM L.

Fleurs monoïques. Calice à 8-12 divisions étroites. Etamines 12 à 20, sessiles, entassées. Style persistant. Fruit dur , monosperme.

Plantes aquatiques, vivaces, glabres, à tiges longues, rameuses, grêles, à feuilles verticillées, très divisées, à fleurs sessiles, petites, verdâtres.

C. NAGEANT. C. demersum LL. — Verticilles très rapprochés au sommet des rameaux. Feuilles d’un vert sombre, 2 fois dichotomes, à divisions filiformes,

roides, dentées. Fruits ovoïdes, : à 3 épines ou pointes, l’une terminale et longue, les 2 autres placées près de la base, assez courtes, divergentes. — Juillet-septembre, Étangs, rivières. AC,

C. SUBMERGÉ. C. submersum L:— Tiges plus submergées que celles de l'espèce précédente. Verticilles encore un peu distants au sommet des rameaux. Feuilles d’un vert clair , 3 à 4 fois dichotomes, à divisions capillaires, un peu molles, faiblement dentées. Fruits ovoïdes, un peu tuberculeux, munis sculement d'une pointe terminale , courbée. — Juillet-septembre. Rivières, étangs. C.

Les Cornifles sont presque toujours stériles.

Fam. XXIX.°— LYTHRARIÉES Juss.

Calice persistant, tubuleux ou campanulé, à 6-12 lobes ou dents. Corolle de 4-8 pétales, quelquefois nulle. Étamines souvent peu nombreuses , insérées audessous des pétales. Ovaire supère ; 1 style à stigmate simple. Capsule à 2-4 loges polyspermes et à placentas centraux. Embryon droit, sans périsperme, à cutylédons planes, foliacés.—Ferbes ou arbrisseaux à feuilles le plus souvent opposées, toujours simples.

SALICAIRE. LYTHRUM L.

Calice tubulcux, cylindrique, strié, à 6-12 dents inégales, sur deux rangs. Corolle de 4 ou 6 pétales. Étamines 2 à 12, insérées au bas ou vers le milieu du tube calicinal. Stigmate en tête. Capsule biloculaire..

S. COMMUNE. L.salicaria L. — Plante assez grande, vivace, Tiges droites, simples ou rameuses, quadrangulaires, pubescentes à la partie supérieure. Feuilles

opposées, quelquefois verticillées, sessiles, échancrées à la base, lancéolées, aiguës, glabres en dessus, pubescentes en dessous. Fleurs assez médiocres, rouges, presque sessiles, en paquels axillaires rapprochés et formant de longs épis entremêlés de feuilles ou bractées; calice hispide, coloré; pétales oblongs, légèrement ondulés ; étamines presque toujours au nombre de 12, à filets inégaux. Capsules ellipsoïdes. — Juilletseptembre. Bords des eaux, lieux marécageux ou très humides. TC.

S. A FEUILLES D'HYSSOPE. L. hyssopifolia L. — Plante assez petite ou moyenne, annuelle, glabre. Tiges couchées ou ascendantes, rarement droites, rameuses, un peu anguleuses. Feuilles alternes, sessiles, oblongues-linéaires, entières, les inférieures parfois opposées, elliptiques. Fleurs axillaires, solitaires ou géminées, très courtement péliolées , petites, purpurines; calice glabre, muni de 2 petites bractées; pétales ovales ; étamines 2 à 6. Capsules presque cylindriques. — Les. tiges sont quelquefois radicantes à la base, — Été. Fossés, champs humides, lieux inondés pendant l'hiver. AC.

PÉPLIDE. PEPLIS L.

Calice campanulé, à 12 dents inégales sur deux rangs. Corolle hexapétale, très caduque, quelquefois nulle. Étamines 6. Style court à stigmate orbiculaire. Capsule à 2 loges polyspermes.

P. pourrir. P. portula L.— Petite ou assez petite, annuelle, un peu succulente, glabre. Tiges rampantes, rameuses. Feuilles opposées, pétiolées, obovales-arrondics ou seulement obovales, entières. Fleurs axillaires, solitaires, scssiles, petites; pétales très courts,

rougeàtres, quelquefois avortés. Capsules globuleuses.

— Eté. Terrains inondés, bords des eaux tranquilles. 4C.

Fam. XXX.°— TAMARISCINÉES Desv.

Calice persistant à 4 ou 5 divisions. Corolle marcescente à # ou 5 pétales alternes avec les divisions du calice. Étamines en même nombre que les pétales ou en nombre double, à filets libres ou soudés entre eux. Ovaire supère; 1 style à 3 stigmates libres ou cohérents. Capsule trigone-pointue, uniloculaire, polysperme , à 3 valves, à placentas fixés sur le milieu des valves ou à leur base. Graines chevelues; embryon droit, sans périsperme. — Arbrisseaux à feuilles alternes, très petites.

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