‹ Flore du MorbihanChapitre 43 sur 156 · TAMARIX. TAMARIX L · texte numérisé non relu

TAMARIX. TAMARIX L

Divisions du caliceet pétales 4 ou 5. Autant d'étamines alternes avec les pétales, à filets libres ou presque libres. Disque glanduleux à la base de l'ovaire. Stigmales bien distincts, dilatés au sommet. Capsules à placentas basilaires. Graines surmontées d’une aigrette à poils simples.

T. D'ANGLETERRE. T°. Anglica Web. T. Gallica Smith, Lam., non L. — Arbrisseau plus ou moins élevé, à rameaux rapprochés, effilés, flexibles, à écorce lisse, rougeâtre. Feuilles presque semblables à des écailles, embrassantes, imbriquées , ovales-lancéolées, très aiguës , faiblement rétrécies à l'extrême base, un peu membraneuses sur les bords, glabres et vertes. Fleurs courtement pédonculées, petites, carnées ou blanches , disposées en épis cylindracés, serrés; divisions du calice ovales, très scarieuses sur les bords ; pétales

ovales-oblongs, obtus, concaves ; étamines à filets blancs, beaucoup plus longs que les pétales, à anthères purpurines ovoïdes ; disque d'un brun rougeûtre, à cinq angles se confondant avec la base élargie des filets staminaux. Capsules presque en forme de bouteille, c'est-à-dire à partie inférieure ovoïde-trigone et à partie supérieure subitement rétrécie, cylindrique. — Lieux humides près de la mer, chaussées des salines. AC. — Notre Tamarix prend quelquefois la forme d'un arbre. M. Aubry mentionne un grand pied qui existait de son temps à Bouëdic, près de Vannes. Il le nomme à la vérité Tamarix de Narbonne, 7. Gallica; mais alors tous les botanistes réunissaient le Tamarix qui croît dans l'ouest de la France à celui qui se montre sur les bords de la mer Méditerranée. — Le T. de France, T. Gallica L., a pour principaux caractères des feuilles lancéolées ou ovales-lancéolées , élargies à la base et un peu glauques ; un disque à 10 angles obtus, courts, entre lesquels passent les filets des étamines ; enfin une capsule trigone-pyramidale, se rétrécissant peu à peu vers le sommet.

Fam. XXXI.° — PORTULACÉES Juss.

Calice ordinairement à deux divisions, quelquefois à 3 ou 5. Corolle polypétale ou faiblement monopétale par soudure, rarement nulle. Étamines tantôt en même nombre que les pétales et, alors, opposées à ceux-ci, tantôt en plus grand nombre; filets libres, anthères oscillantes. Ovaire supère ou presque semiinfère ; un style presque toujours à plusieurs stigmates. Capsule uniloculaire, polysperme, à 3 valves ou s'ouyrant transversalement en deux parties ; placenta central, libre. Embryon roulé sur un périsperme fa-

rineux. — Plantes généralement herbacées, à feuilles opposées ou alternes, épaisses, plus ou moins charnues.

MONTIE. MONTIA L.

Calice persistant à 2 ou 3 divisions très profondes. Corolle monopétale en entonnoir, à tube fendu, à 5 divisions dont 3 plus petites. Ovaire supère. Étamines 3 à 5. Style très court à 3 stigmates. Capsule trivalve, contenant 3 graines.

M. DES FONTAINES. Â{. fontana L. — Petite ou assez petite, annuelle, glabre. Tiges rampantes ou flottantes, très rameuses, tendres. Feuilies opposées , semi-embrassantes, rétrécies en pétiole, obovales ou oblongues, très entières, un peu charnues. Pédoncules axillaires uniflores ou pauciflores. Fleurs très petites, blasches, peudantes après la fécondation ; calice presque toujours à 2 divisions ; stigmates pubescents. Capsules globuleuses-turbinées, enfin dressées. Graines arrondies un peu réniformes, épaisses, ponctuées-tuberculeuses, noires. — Print., été. Bords des fontaines, pelits ruisseaux, lieux sablonneux très humides. C.

Var. — minor. Très petite (2 à 5 centimètres), d'un vert jaunâtre, à tiges dichotomes, dressées, à feuilles oblongues , un peu étroites, à capsules et graines sensiblement plus fortes que celles du type. — Pelouses des terrains sablonneux, champs, toits de chaume. C.

POURPIER. PORTULACA L.

Calice à 2 divisions caduques. Corolle de # à 6 pétales, égaux, tantôt libres, tantôt un peu soudés par la base. Étamines 8 à 15. Ovaire entièrement supère ou adhérent par Ja base au calice. Style court à 3-6 stigmates, Capsules s'ouyrant transversalement en 2 parties.

P. cuzrivÉé. P. oleracea L.— Plante assez petite, annuelle, glabre. Tige couchée ou ascendante, rameuse, très tendre, rougeûtre. Feuilles généralement alternes, presque sessiles, oblongues-cunéiformes , entières, très charnues. Fleurs axillaires, plusieurs ensemble, sessiles, petites, jaunes ; divisions du calice à carène obtuse ; pétales un peu soudés par la base ; étamines 10 à 12, adhérentes à la base des pétales ; 5 stigmates. Capsules ovoïdes, un peu coniques. — Été, aut. Terrains sablonneux.—Le Pourpier, originaire des Indes, s’est naturalisé dans beaucoup de contrées. M. Aubry l'a mentionné comme étant commun dans le Morbihan. Je ne l'y ai vu croître sans culture que dans le voisinage des habitations. Il paraissait s'y maintenir.

Fam. XXXII.—PARONYCHIÉES St.-Hil.

Calice persistant, tantôt à 5 divisions, tantôt lubuleux, à 5 lobes ou dents. Corolle pentapétale, ou nulle; pétales petits, très souvent semblables à des écailles ou à des rudiments de filets staminaux. Étamines en nombre déterminé, souvent 5, presque toujours nettement périgynes, opposées aux découpures calicinales , alternes avec les pétales. Ovaire supère ; 1-3 styles. Capsule indéhiscente monosperme , ou déhiscente-trivalve et polysperme, à placenta central, court. Graines à périsperme farineux ; embryon latéral, courbé ou presque roulé sur le périsperme. — Plantes généralement herbacées, à feuilles opposées ou alternes, le plus souvent munies de stipules.

CORRIGIOLE. CORRIGIOLA L.

Calice à 5 divisions. Corolle égale au calice ou presque égale. Étamines 5. Siyle court, à 3 stigmates, Capsule trigone, indéhiscente, moncsperme.

C. DES RIVAGES. C. littoralis L. — Pelite ou assez petite, annuelle, glabre, assez glauque. Tiges couchées, rameuses, grêles; rameaux feuillés dans toute leur longueur. Feuilles altérnes, oblongues-linéaires, rétrécies en pétiole, à stipules membraneuses, aiguës. Fleurs très petites, en thyrses latéraux et terminaux, lés premiers généralement allongés, lâches, les seconds courts, resserrés ; divisions calicinales rougeâtres ou d'un vert foncé, à bords blancs; pétales persistants, d’un blanc pur. Capsules globuleusestrigones, ridées, — Juin-octobre. Bords des eaux, terrains sablonneux humides. C.

HERNIAIRE. HERNIARIA Tourn.

Calice à 5 divisions un peu colorées en dedans. Pétales 5, filiformes, semblables à des filets staminaux. Étamines 5 ou seulement 2, 3 par avortement. Sligmates 2, obtus. Capsule mince, indéhiscente, contenant une graine luisante.

H. GLaBre. 1. glabra L. — Petite ou assez petite, vivace , à racine devenant par l’âge épaisse et presque ligneuse. Tiges couchées, rameuses, grêles, assez dures, légèrement pubescentes. Feuilles opposées, sessiles, petites, ovales-arrondies, entières, glabres sur les deux faces, mais plus ou moins ciliées ; stipules membraneuses, largement ovales, pointues, fleurs très petites, disposées en glomérules axillaires souvent oblongs ; calice glabre, vert.—Mai-septembre. Terrains pierreux de la région maritime, dunes. AC.—La plante fixée dans les dunes offre souvent des feuilles épaisses, rougeâtres, à peine ciliées.

H. veLue. H. hirsuta L.—Petite ou assez petite, vivace, à racine loujours un peu grêle. Tiges couchées,

très rameuses, grêles, dures, roides, chargées de poils courts, étalés. Feuilles opposées, sessiles, petites, ovales-oblongues, ou même oblongues, entières, plus ou moins velues-hispides, bien ciliées; stipules comme celles de l'espèce précédente. Fleurs très petites, en glomérules axillaires rapprochés ; calice hérissé de poils et d'un vert jaunâtre. — Mai-septembre. Champs sablonneux, dunes. AC.

ILLÉCÈBRE. 1ILLECEBRUM L.

Calice coloré à 5 divisions très profondes, très concaves et comme en capuchon, à sommet tronqué et aristé. Corolle à 5 pétales linéaires squammiformes. Étamines 2-5. Stigmates 2 en tête. Capsule monosperme, mince, marquée de 5 stries et se déchirant en à parties.

I. verTiciLLé. 1. verticillatum L. Paronichya verticillata Lam. — Petit ou assez petit, vivace, glabre. Tiges couchées, rameuses, filiformes. Feuillesopposées, : sessiles ou presque sessiles, ovales-arrondies, entières, à stipules membraneuses, largement ovales. Fleurs axillaires, sessiles, petites, blanches, formant de nombreux verticilles. — Juillet-septembre. Lieux sablonneux humides, mares desséchées. C.

POLYCARPE. POLYCARPON L.

Calice à 5 divisions concaves, carénées, mucronées. Pétales 5, en forme d’écailles. Étamines 3 à 5. Styles 3. Capsule uniloculaire, polysperme, à 3 valves.

P. QuaATERNÉ. P. tetraphyllum L.—Petit, annuel. Tige couchée, presque glabre, très rameuse, à rameaux bien ouverts, les derniers dichotomes. Feuilles presque sessiles, obovales-spatulées, entières, un peu

épaisses , glabres; les inférieures verticillées par #, les supérieures opposées ; slipules membrancuses, acuminées. Fleurs très nombreuses, petites, verdâtres disposées en cymes; divisions calicinales à bords scarieux ; pétales presque toujours échancrés. Capsules ovoïdes. Graines très nombreuses.-—Été. Région marilime ; terrains rocailleux, pied des murs. AC.

GNAVELLE. SCLERANTHUS L.

Calice campanulé, un peu rétréci vers son milieu, à 5 divisions. Point de corolle. Étamines 10, quelquefois 2 à 5. Style 2, à stigmates en tête. Capsule membraneuse, indéhiscente, monosperine. —Feuilles dépourvues de stipules.

G. ANNUELLE. S. annuus L. — Petite plante à tiges ascendantes ou couchées, rameuses, pubescentes. Feuilles opposées, un peu connées, linéaires-pointues, membraneuses et ciliées à la base. Fleurs petites, en corymbes terminaux peu fournis, plus ou moins serrés; calice verdâtre, à divisions pointues, faiblement scarieuses sur les bords, restant ouvertes après la fleuraison ; étamines 10, mais souvent quelques-unes avortées. — Cette plante n'est pas constamment annuelle; sa durée est quelquefois de deux ans.—Avril-octobre. Champs en friche , pelouses, vieux murs. TC.

G. vivace. S. perennis L. — Plante petite, et quelquefois très pelite, un peu glauque. Racine presque ligneuse. Tiges ascendantes, rameuses, légèrement pubescentes. Feuilles opposées, linéaires-aiguës, membraneuses à la base. Fleurs petites, en corymbes terminaux peu fournis; calice blanchâtre à divisions très obluses , semi-scarieuses, se fermant et devenant

conniventes après la fleuraison ; Étamines 10, quelquefois en moindre nombre par avortement. — Eté, aut. Coteaux arides. TR. Tréhorenteuc, Néant. (N.)

Fam. XXXIII.‘—CRASSULACÉES DC.

Calice à 3-20 divisions, le plus souvent à 5. Corolle polypétale ou monopétale par soudure. Étamines en même nombre que les divisions calicinales ou en nombre double. Plusieurs ovaires supères, munis à la base d'une écaille glanduleuse, et terminés par un style à stigmate simple. Carpelles uniloculaires, se fendant longitudinalement du côté interne et contenant 2 ou plusieurs graines altachées au bord de la suture. Embryon droit, à périsperme petit, farineux. — Plantes généralement herbacées, à tiges succulentes, à fouilles charnues, alternes ou opposées.

TILLÉE. TILLÆA L.

Calice à 3 divisions. Corolle à 3 pétales. Autant : d’étamines et depistils. Ecailles très petites. Carpelles dispermes, resserrés au milieu.

T. mousse. T. muscosa L.—Très petite (2-4 centimètres) , annuelle, glabre, rougeâtre. Tiges couchées, rameuses. Feuilles opposées, connées, ovales-lancéolées, un peu charnues. Fleurs axillaires, sessiles, très petites, d'un blanc jaunâtre ; pétales plus courts

que le calice. — Été. Coteaux pierreux, sentiers des landes. AC.

SÉDUM. SEDUM L.

Calice à 4-7 divisions, le plus souvent à 5. Pétales, écailles et pistils en même nombre que les divisions calicinales. Étamines presque toujours en nombre double, Carpelles polyspermes.

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