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Fleurs blanches ou rouges

S. REPRISE. S. telephium L. Vulgt. Orpin.—Moyen, quelquefois assez grand, vivace, glabre. Tige droite, forte, simple ou seulement un peu rameuse au sommet. Feuilles alternes, planes, ovales-oblongues, un peu cunéiformes, dentées en très grande partie, entières à la base, légèrement glauques; les inférieures courtement pétiolées, les supérieures sessiles. Fleurs petites, rouges ou rougeûtres, disposées en corymbe terminal bien fourni, serré.—Juillet-septembre. Bord des haies, terrains pierreux. AC.—Notre plante n'est pas le Sedum Telephium type, mais le S. Telephium fabaria. Le type a des feuilles souvent opposées, toutes sessiles , dentées dans leur longueur et arrondies à la base. Plusieurs botanistes voient une espèce dans la variété que nous possédons et adoptent le Sedum fabaria Koch.

S. FAUX-OIGNON. S. cepœa L. S. paniculatum Lam. — Assez petit, annuel. Tiges ascendantes, rameuses, un peu gréles, pubescentes. Feuilles planes, assez charnues, glabres; les radicales ovales, en rosette ; les caulinaires, éparses ou verlicillées, rétrécies en pétiole, oblongues, obtuses. Fleurs petites; en panicule terminale, allongée, lâche; pétales lancéolés, aristés, blancs, à carène purpurine.—Juillet-septembre. Vieux talus, lieux pierreux. R. Auray, Camors, etc.

S. BLanc. $. album L.—Assez pelit, vivace, glabre. Tige presque droite, garnie à la base de rejets stériles, rampants. Feuilles éparses, sessiles, étalées, très charnues, cylindracées , légèrement planes en dessus, très obtuses. Fleurs assez petites, blanches, quelquefois cernées, en corymbe terminal ; divisions calicinales très obtuses ; pétales elliptiques, trois fois

plus longs que le calice ; anthères noirâtres.—Juin- Juillet. Murs, rochers, coteaux pierreux. TC.

S. p'ANGLETERRE. S. Anglicum Huds.—Petit, gazonnant, annuel, glabre. Tiges ascendantes, rameuses. Feuilles alternes , rapprochées , très charnues, presque ovoïdes, à base prolongée. Fleurs assez petites, blanches un peu mélées de rose, en cyme terminale peu fournie, divisions calicinales obtuses ; pétales lancéolés , très aigus, deux fois au moins plus longs que le calice. Carpelles lisses. S. atratum Aubry, ex DC.

— Été. Lieux secs et pierreux, rochers, toits de chaume. C.

S. ROUGEATRE. S. rubens L. sp. Crassula rubens L. Syst. Lam. DC. fl. fr. — Petit, annuel , souvent rougeâtre. Tige droite, rameuse, pubescente-glanduleuse. Feuilles éparses, sessiles, étalées, courtes, bien charnues , semi-cylindriques, obtuses , glabres. Fleurs assez petites, disposées en cyme et unilatérales sessiles ; divisions calicinales pointues ; pétales lancéolés , | aristés , d’un blanc sale, à carène rougeâtre; étamines seulement au nombre de cinq. Carpelles {uberculeuxponctués. — Été. Champs, vieux talus. C.

2, Fleurs jaunes.

S. acrE. S. acre L. — Petit, très gazonnant, vivace, glabre, d'une saveur très acre. Tiges ascendantes , radicantes à la base et rameuses. Feuilles éparses , plus ou moins rapprochées , courtes , presque ovoïdes, à base un peu prolongée. Fleurs assez pelites, d’un jaune vif, unilatérales, sessiles, disposées en ecyme très peu fournie; divisions calicinales ovales , obtuses ; pétales lancéolés , aigus. Carpelles lisses.—Été. Terrains arides exposés au soleil , murs, toits de chaume, dunes. Région maritime C.; intérieur AR.

nn 216 —

S. RÉFLÉCHI. S. reflexzum L.-—Assez petit, vivace, glabre. Tige munie de quelques rejets, couchée-radicante ou pendante à la base, et dressée dans la plus grande partie de sa longueur. Feuilles éparses, sessiles, bien charnues et bien vertes, cylindracées-pointues, mucronées, à base prolongée. Fleurs très médiocres, courtement pédonculées, d’un beau jaune, en corymbe penché avant la fleuraison et formé de rameaux d'abord recourbés , enfin dressés; divisions calicinales ovales-lancéolées ; pétales lancéolés, aigus, parfois au nombre de 6 ou 7. Capsules lisses.

Var.— glaucum. S. rupestre L.—Un peu plus robuste et de couleur glauque.—Juillet, août. Murs, rochers, coteaux pierreux. AC.

JOUBARBE. SEMPERVIVUM L. …

Divisions calicinales 12-18. Autant de pétales, d’écailles et de carpelles. Étamines en nombre double.

Carpelles polyspermes.

J. Des Toits. S. fectorum L.—Plante assez petite, quelquefois moyenne , vivace, à rejets radicaux nombreux , très rapprochés, en rosette bien fournie. Tige droite, rameuse vers le haut, assez velue. Feuilles radicales très charnues, ovales, pointues, ciliées ; les caulinaires éparses, sessiles, moins épaisses, lancéolées, pubescentes. Rameaux florifères assez courts, étalés, formant ensemble une sorte de panicule. Fleurs presque unilatérales, sessiles,, assez médiocres, un peu velues, rougeâtres; pétales lancéolés ; étamines bien plus courtes que les pétales ; écailles très courtes.—Cette plante n’est probablement que naturalisée dans le département. Juillet, août. Vicux murs, toits. AC.

OMBILIC. UMBILICUS DC.

Calice à 5 divisions. Corolle monopétale, tubuleusecampanulée , à 5 lobes dressés. Étamines 10, insérées sur la corolle. Écailles 5 et autant de carpelles polyspermes.

O. PExcHÉ. U. pendulinus DC. Cotyledon umbilicus L. — Petit ou assez petit, vivace, glabre. Racine tubéreusc. Tige droite, simple ou presque simple. Feuilles pétiolées, charnues; les inférieures en forme de bouclier orbiculaire, ombiliqué et crénelé, les supérieures un peu en forme de large spatule, ou en forme de coin. Fleurs assez petites, pendantes, d'un blanc jaunâtre, en grappes terminales, longues, ordinairement simples , quelquefois rameuses à la base. — Mai, juin. Vieux murs, talus ombragés, rochers humides. TC.

Obs. Il y aurait lieu d'inscrire ici la famille des Grossulariées , si le groseiller épineux , qui se montre: dans quelques haies, pouvait être regardé comme véritablement passé à l'état sauvage. Mais il ne s'éloigne pas des habitations et ne prend pas, dans la haie, une apparence rustique ; il s’y développe même assez mal. On trouve des groseillers épars dans une île de la rivière d'Etel, aux environs de St.-Cado ; mais on sait qu’une grande plantation de ces arbrisseaux y a été faite à une époque qui n'est pas encore fort éloignée. — Le genre Groseiller, Ribes L., type de la famille des Grossulariées , présente un calice tubuleux, à 5 divisions plus ou moins colorées; une corolle à 5 pétales généralement petits et autant d’étamines alternes ; un ovaire infère, à 2 styles; enfin une baïe globuleuse , uniloculaire, polysperme, à placentas pariétaux. — Le Groseiller épineux , Ribes uva-crispa L., est un

arbrisseau assez pelit, bien en buisson, à rameaux armés d’aiguillons souvént ternés ; à feuilles découpées en 3 ou 5 lobes. Les fleurs, d’un vert rougeàtre ; sont solitaires ou réunies au nombre de 2 ou 3. Elles produisent des baies relativement grosses, bien glabres. __ Le Ribes grossularia L. n’est plus admis; on le réunit au À. uva-crispa, comme variété à feuilles plus larges, moins pubescentes, et à baies plus gros

souvent hispides. — Deux groseillers inermes , à héls

en grappes pendantes et à petites baies, accompaghiént +

dans nos jardins ie Groseiller épineux : l'un est

x . . LE

Groseiller rouge, Ribes rubrum L., vulgairement

Castiller ; l'autre, le Groseiller noir, Ribes nigrum L., . CUS ir | à

vulgairement Cassis.

ut Fam. XXXIV.°—SAXIFRAGÉES.

Calice persistant, libre ou inférieurement adhérent, plus où moins tubuleux, à 4, 5 découpures. Cofülle de #ou 5 pétales, rarement nulle. Étamines généralement en nombre double des pétales. Ovaire simple, tantôt libre, tantôt semi-infère ou même infère; styles persistants 2, rarement # ou 5, terminés chacun par ua stigmate dilaté. Capsule uni ou biloculaire, polysrerme, à 2 pointes formées par les styles accrus, à 2 valves déhiscentes dans toute leur longueur, ou seulement déhiscentes au sommet. Graines petites ; embryon muni d'un périsperme charnu. — Plantes le plus souvent herbacées, à feuilles ordinairement alternes, quelquefois opposées.

SAXIFRAGE. SAXIFRAGA L. ÿ.

Calice à 5 divisions ou lobes. Corolle à 5 pétales entiers. Étamines 10. Ovaire tantôt libre; tantôt infère

ou semi-infère. Styles 2. Capsule biloculaire s'ouvrant au sommet entre les deux pointes.

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