VIORNE. VIBURNUM L
Calice à 5 lobes ou dents. Corolle régulière , en roue où presque en cloche, à 5 lobes. Etamines 5. Stigmates 3, scssiles. Baie ovoïde ou globuleuse ,
monosperme par avortement, à graine osseuse comprimée.
V. oBtER. V. opulus L. — Arbrisseau médiocre, touffu, à rameaux fragiles. Feuilles pétiolées, largement ovales, presque en cœur, à trois lobes pointus , fortement et irrégulièrement dentés ; les jeunes pubescentes en dessous; pétiole glanduleux près du sommet ; stipules linéaires-pointues, caduques. Corymbes terminaux, à ramifications glabres, à fleurs petites, très blanches, les extérieures plus grandes, mais stériles. Baies ovoïdes, d’un rouge vif. — Mai, juin. Talus et bois humides, bords des eaux. AC.
CHÉVREFEUILLE. LONICERA I.
Calice petit, à 5 dents. Corolle plus ou moins irrégulière, tubuleuse ou campanulée, à 5 lobes. Étamines5. Style filiforme terminé par un stigmate en tête. Baïes solitaires ou géminées-soudées , triloculaires ; quelques graines presque osseuses dans chacune des loges.
C. pes Bois. L. periclymenum L. — Arbrisseau grimpant, volubile, à rameaux pubescents au sommet. Feuilles très courtement pétiolées, ovales-oblongues, entières, glabres ou légèrement pubescentes. Fleurs assez grandes, odorantes, disposées en capitules terminaux ; corolle poilue-glanduleuse, plus ou moins rougeâtre en dehors et d'un blanc jaunâtre en dedans, à tube allongé , à limbe bilabié, la lèvre supérieure quadrilobée, l'inférieure entière, réfléchie, roulée. Baies solitaires , couronnées, rouges à la maturité. — J'ai trouvé quelquefois cet arbrisseau avec des feuilles entières et des feuilles sinuées presque semblables à celles du chêne, mais ces dernières manquaient sur les rameaux fertiles. La variété L. periclymenum quercifolium à
sans doute toutes les feuilles sinuées. Le chévrefeuille se montre parfois avec des fleurs raccourcies, verdâtres, presque inodores. C'est plutôt une déformation qu’une variété, car les élamines sont alors mal développées et se changent même en pétales.—Eté. Haies,
bois. C.
Obs. On place maintenant dans cette famille le genre Adoxa , qui a longtemps figuré parmi les saxifragées et qui a été ensuite compris dans la famille des araliacées. Il présente les caractères suivants : calice à 2-4 Jobes. Corolle en roue à # ou 5 divisions. Étamines 8 ou 10, insérées par paires entre les divisions de la corolle ; anthéres uniloculaires. Styles % ou 5. Capsule bacciforme, couronnée par les lobes du calice et par les styles persistants, à 4 ou 5 loges, ou seulement à 1-3 par avortement. — On trouvera peut-être, dans les parties fraîches de nos bois, l'Adoxe moscatelline, Adoxa moschatellina L. C'est une plante herbacée , vivace, petite, faible, délicate, glabre, à souche écailleuse et blanchâtre, à tige généralement simple, anguleuse. Les feuilles radicales sont longuement pétiolées, deux fois ternées, à folioles bi ou trilobées ; les caulinaires, au nombre de 2, sont courtement pétiolées et simplement ternées. Les fleurs, peu nombreuses, verdâtres et légèrement musquées, forment un capitule terminal. — Mars, avril.
Fam. XXXIX.°— RUBIACÉES Juss.
Calice tubuleux, tantôt à quelques lobes ou dents, tantôt entier ou presque entier. Corolle régulière, monopétale à 3-8 lobes ou divisions, le plus souvent à 4 ou 5. Étamines en même nombre que les découpures de la corolle, alternes avec elles. et plus
ou moins accolées au tube. Ovaire infère ; un style à 2 stigmates ou deux styles. Fruit variable. Embryon droit dans un périsperme corné.—Végétaux herbacés ou ligneux, à feuilles opposées ou verticillées.
Nos Rubiacées appartiennent à la tribu des me ou Aspérulées. Les feuilles sont verticillées. La corolle est en roue, en étoile on en cloche. Les stigmates sont en tête. Le fruit est charnu ou sec, à 2 loges monospermes indéhiscentes (méricarpes), ouseulement à une loge par avortement ; il est ainsi tantôt didyme , tantôt globuleux ou ovoïde.