‹ Flore du MorbihanChapitre 54 sur 156 · GARANCE RUBIA L · texte numérisé non relu

GARANCE RUBIA L

Calice presque entier. Corolle un peu campanulée, à # ou 5 lobes profonds. Autant d'étamines que de lobes. Fruit charnu , souvent réduit à une loge.

G. voyaAGEUsE. R. peregrina L. — Assez grande, vivace, à racine rampante, rougeâtre. Tiges faibles, grimpantes, rameuses, tétragones, accrochantes par les angles. Feuilles verticillées par 4-6, sessiles, ovaleslancéolées, ou lancéolées-étroites, aiguës, cartilagineuses, non veinées, luisantes, persistantes , à carêne et bords chargés de petits aiguillons crochus. Corymbes axillaires, trichotomes ; fleurs petites d'un jaune pâle ; lobes de la corolle souvent au nombre de 5 et toujours brusquement rétrécis vers le sommet en pointe acérée. Fruits lisses, noirs. — Été. Lieux buissonneux près de la mer. AR. Auray, Port-Louis, Quibéron, Belle-ile (N). Séné, etc. (M. Taslé.)

G. DES TEINTURIERS, À. tinctorum L.— Racine et tiges de l'espèce précédente. Feuilles moius sessiles , veinées, non persistantes. Corolle à lobes ovalespointus, à pointe calleuse.—Juin, Juillet. Haies TR.

Lorient , Hennebont ({N). —C'est probablement une plante naturalisée ; je ne l'ai vue que près des habitations.

GAILLET. GALIUM L.

Calice entier ou terminé par des dents fort petites. Corolle en étoile ou en roue, quelquefois un peu en cloche, à # divisions, rarement à 3. Fruit sec ou peu charnu.

S 1. — Fleurs jaunes ou brunätres.

G. CROISETTE. G. cruciata Scop. Valantia cruciata L. — Plante moyenne, vivace, hérissée-velue, d’un vert jaunûtre. Tiges droîites ou ascendantes, molles , simples, tétragones. Feuilles verticillées par 4, sessiles ovales-oblongues ou oblongues, bientôt déjetées. Bouquets axillaires, peu fournis, courts, réfléchis après l’anthèse et alors cachés par les feuilles. Fleurs polygames, très petites, jaunes, à forte odeur de miel; corolle en étoile. Fruits secs, glabres et lisses. — Print. Bord des champs, haies, buissons. TC.

G. DES sagres. G. arenarium Lois. G. minutum Aubry. An G. minutum L.?— Petit, vivace, à racine longuement rampante , grêle, rougeâtre. Tiges couchées, très rameuses, tétragones, glabres et lisses, à nœuds généralement très rapprochés; rameaux florifères courts. Feuilles verticillées par 6-10, assez épaisses , oblongues, mucronées, glabres, à bords dentelés-scabres , bientôt roulés en dessous. Corymbes très courts, presque tous terminaux. Fleurs fort petites, d'un beau jaune, à corolle en roue. Pédicelles fructifèrés réfléchis; fruits assez gros, un peu charous, glabres et sans aspérités.—Juin-septembre.

Dunes. TC. — Ce Gaillet venant à l'abri offre des tiges longues de 15 à 25 centimètres, à nœuds assez distanis. Les feuilles sont alors très peu épaisses.

Obs. M. Aubry me s'est peut-être pas trompé en rapportant notre plante au G. minutum L., ainsi décrit: G. caule decumbente, foliis octonis, lanceolatis, mucronatis, serrato-aculeatis , glabris, incurvis, pedunculis reflexis, fructibus carnosis.

G. NÉGLIGÉ. G. neglectum N. — Moyen, vivace, à racine longuement rampante , rougeâtre. Tiges ascendantes, rameuses, tétragones, pubescentes vers le haut , et quelquefois dans presque tcute leur longueur, sans aspérités. Feuilles verticillées par 6-10 , bientôt réfléchies , oblongues-étroites ou lancéolées-linéaires , mucronées, ordinairementglabres, quelquefois poilues, à bords très scabres, se roulant en dessous. Rameaux florifères assez longs, à corymbes nombreux, courts; fieurs très petites, d’un jaune pâle ; divisions de la corolle ovales-oblongues , avec une petite pointe infléchie. Fruits presque secs, glabres et lisses. — Été. Bords des talus et digues dans les dunes. R. Larmor en Plæœmeur, Gavre. — Cette plante serait-elle le Gaillet mollugine à fleurs jaunâtres de quelques botanistes ? Elle me semble plus rapprochée du Galium arenarium Lois. que du G. mollugo L.

G. wrar. G. verum L. Vulg.t Caillelait.—Moyen, vivace. Tiges ascendantes, rameuses, tétragones, légèrement pubescentes, au moins dans leur partie supérieure. Feuilles verticillées par 8-12, linéaires , mucronées , un peu pubescentes en dessous, à bords recourbés. Rameaux florifères, peu longs, bien garmis, et formant ensemble une panicule terminale allongée , plus où moins interrompue; fleurs fort petites, d'un

beau jaune, à odeur de miel bien prononcée. Fruits secs, glabres et lisses. — Juin, juillet. Prés, bords des chemins , lieux buissonneux. TC.

Var. — maritimum. — Petit, très rameux, à nœuds rapprochés, à feuilles assez courtes. — Dunes. AC. Suivant M. De Candolle, cette variété serait aussi caractérisée par la grande villosité du sommet de la tige. Dans mes échantillons, la partie supérieure de la tige est seulement pubescente.

G. D'ANGLETERRE. G. anglicum Huds.— Assez petit ou moyen, annuel, très grêle. Tiges faibles, ascendantes, rameuses, rudes sur les angles, à nœuds très distants. Feuilles verticillées par 6; lancéolées-linéaires, mucronées, scabres, au moins sur les bords. Pédorcules capillaires, pauciflores ; fleurs fort petites, d'un vert jaunâtre passant au brun. Fruits secs, granuleux, glabres. — Été. Lieux secs et pierreux. R. Port-Louis, Quibéron, Belle-ile (N).— Le Galium parisiense L., devenu le G. litigiosum DC., est regardé par la plupart des botanistes comme une variété à fruits hispides du Gaillet d'Angleterre.

S 2.— Fleurs blanches.

G. MOLLUGINE. G. mollugo L.—Assez grand, vivace, d'un vert gai ou même pâle. Tige plus ou moins couchée à la base; s'élevant à l’aide des végétaux voisins , rameuse , tétragone, renflée aux nœuds, glabre ou pubescente, sans aspérités. Feuilles verticillées par 8, étalées, ovales-oblongues, ou oblongues, souvent un peu élargies vers. le sommet, mucronées, ordinairement glabres, quelquefois pubescentes, rudes sur les bords. Panicules nombreuses, à ramifications bien ouvertes ; fleurs petites, blanches ou légèrement

verdâtres ; corolle à divisions acuminées. Fruits secs ; glabres, un peu rugueux. — Été. Haies, buissons, bois. C. “6. té |

La variété aristatum se trouvera peut-être dans le département. La plante est moins élevée et d'un vert foncé, à feuilles assez roides , oblongues-linéaires , mucronées. Les fleurs sont blanches, à divisions de la corolle très acuminées, comme aristées. G. aristatum L.?— Lieux buissonneux.

G. DES FANGES. G. uliginosum L.—Moyen, vivace, glabre, d'un vert clair, luisant. Tige faible, ascendante , rameuse , très scabre sur les angles. Feuilles généralement verticillées par 6, oblongues-linéaires ou lancéolées-linéaires, mucronées, roides, à carène et bords très rudes. Corymbes médiocres; fleurs petites , blanches, à anthères jaunes. Pédicelles fractifères peu ouverts; fruits secs, tuberculeux. —Ëté. Marécages, lieux tourbeux. AR. Lorient, Baud, Ploërmel , etc.

G. DES MARAIS. G. palustre L. — Moyen, vivace, glabre, noircissant par la dessication. Tige faible, ascendante , rameuse ordinairement un peu rude sur les angles ; rameaux étalés. Feuilles verticillées par 4, quelquefois par 5 ou 6, oblongues-linéaires, obtuses, mutiques , bien rétrécies à la base, plus ou moins bordées d’aspérités. Corymbes médiocres, fleurs petites, blanches, parfois rosées en dehors, à anthères d'un jaune rougeâtre. Pédicelles fructifères divariqués ; fruits glabres et lisses. — Été. Marais, prés très humides. TC. — La plante offre quelquefois des tiges un peu robustes et des feuilles longues de 2 centimètres et plus ; mais ordinairement les tiges sont bien grêles et les feuilles seulement longues de 7 à 10 millimètres,

sn MN

G. resserré. G. constrictum. Chaub. — Assez pelit , vivace, glabre. Tige assez ferme et presque droite, mais fort grêle, médiocrement rameuse, parfois presque simple, à peine rude sur les angles ; rameaux ascendants. Feuilles verticillées par 4-6, linéaires, mutiques ou très courtement mucronées, à bords scabres, se roulant un peu en dessous. Corymbes courts, pca nom: breux et à peu de fleurs; celles-ci petites, blanches,

souvent rosées em dehors, à corolle un peu campanulée. Pédicelles fructifères dressés ; fruits tuberculeux. — Ce Gaillet est regardé par la plupart des botanistes comme une variété de l'espèce précédente. Les différences qui existent entre les deux plantes sont pourtant bien constantes et bien tranchées. Le rapprochement des pédicelles et la forme un peu évasée de la corolle donnnet à la dernière plante le port de l'Asperula cynanchica. Elle noircit par la dessication. — Eté. Prés tourbeux , bords des étangs. — AR. Lorient, Etel , Hennebont, etc.

G. pes rocuERs. G. saxatile V.. G. harcynicum Weig. DC. Duby. — Assez petit, gazonnant , vivace, glabre. Tiges grêles, entièrement lisses, couchées, à rameaux enfin ascendants. Feuilles vertlicillées par 4-6, les inférieures obovales, les supérieures oblongues , toutes courtement mucronées, un peu scabres sur les bords. Corymbes petits , resserrés ; fleurs petites, d'un blanc mat , à divisions de la corolle ovales-pointues. Péuicelles fructifères peu ouverts ; fruits finement {uberculeux. — Eté. Rochers humides, coteaux et landes sablonneuces, talus frais. C.

G. GRATTERON. (r. aparine L. — Assez grand, annuel. Tige faible, comme grimpante, hérissée de poils

blanchäires au-dessus de chaque nœud et chargée sur

les angles &'aiguillons crochus. Feuilles verticillées par 6-8, lancéolées-linéaires ou presque linéaires, mucronées , hispides-accrochantes. Corymbes pauciflores , dépassant les feuilles; fleurs très petites, blanchätres. Pédicelles fructifères divergents ; fruits assez gros, hérissés de poils crochus. — Eté. Haies, buissons é terres cullivées. C.

Var. — Vaillantüu. Moyen, à tige généralement simple, presque sans poils au dessus des nœuds, à fruits plus petits que ceux du type. G. Vaillantii DC. fL. fr. — Moiïssons. AC.

Une autre variété plus remarquable, &. aparine spurium, W'a pas été encore trouvée dans le Mcrbihan. La tige est peu longue, glabre , même au-dessus des nœuds ; les fruits ne sont pas hérissés de poils, mais ceulement tuberculeux. G. Spurium EL. — A chercher dans les maissons de la règion maritime.

ASPÉRULE. ASPERULA L.

Calice entier. Corolle en entonnoir ou en cloche, à 3-5 lobes. Fruit sec.

A. A L'ESQUINANCIE. À. cynanchica L. — Assez pelite, vivace, glabre. Tiges presque entièrement couchées, rameuses, grêles, anguleuses, lisses. Feuilles généralement verticillées par 4, souvent inégales , linéaires, courtement mucronées, un peu rudes sur les bords ; les florales, opposées, lancéolées, mucronées. Fleurs petites en corymbes ou faisceaux terminaux ; corolle en entonnoir , blanche ou rosée , un peu scabre-pubes- “ente en dehors. Fruits glabres, ridés-granuleux. — Eté, Coteaux pierreux près de la mer et dunes. C.

SHERARDE. SHERARDIA L.

Calice à 4-6 dents inégales. Corolle en entonnoir, à 4 lobes. Fruit sec, couronné par les dents accrues du calice.

S. pes cuamps. S. arvensis L. — Plante assez petite ,: annuelle, hispide. Tiges couchées , rameuses , grêles, tétragones. Feuilles verticillées par 4-8, lancéoléesacuminées ; les inférieures quelquefois chovales. Fleurs presque sessiles , petites, rosées cu bleuâtres, en ombelles simples , terminales , avec un involucre composé de plusieurs feuilles soudées entre elles par la base. Fruits un peu hispides. — Mai-octobre. Champs, talus. C. — On trouve anssi celte plante sur les pelouses sèches et dans les dunes, mais réduite alors à une longueur de 3-5 centimètres

Fam. XL.°—VALÉRIANÉES DC.

Calice tubuleux , adhérent à l'ovaire, tantôt entier, tantôt denté ou lobé, tantôt à sommet enroulé, se changeant en aigrette. Corolle monopétale, régulière ou irrégulière, ordinairement à 5 lobes, quelquefois à 3 ou 4. Etamines 1-#, adhérentes par la oase au tube de la corolle. Ovaire infère ; style simple, terminé par 1, 2 ou 3 stigmates. Fruit sec, tantôt uniloculaire, tantôt à 3 loges , dont une seule fertile, monosperme. Embryon sans périsperme, à cotylédons planes. — Herbes à feuilles opposées.

VALERIANELLE. VALERIANELLA Tours.

Calice denté. Corolle régulière , en entonnoir, à 5 lobes. Etamines 3. Stigmates 3. Capsule à 3 loges, dont une seule fertile.

Les valérianelles sont des plantes annuelles , à tige anguleuse , dichotome , à fieurs petites , les unes solitaires aux bifurcations supérieures , les autres rapprechécs en faisceaux terminaux et munies de bractées.

V. POTAGÈRE. V. olitoria Mæœnch. — Petite ou assez petite. Tige glabre, un peu rude sur les angles, droite, rameuse dès la base , à rameaux bien ouverts. Feuilles oblongues-spatulées ou allongées-obtuses , entières , plus ou moins ciliées ; les supéricures parfois marquées de quelques dents. Fleurs blanches ou bleuâtres. Capsules globuleuses-comprimées, ridées, ordinairement glabres , quelquefois légèrement pubescentes, à loge fertile un peu subéreuse sur le dos. Print. £:eux cultivés, vieux murs et talus, dunes. — Dans cette dernière station, la plante est souvent naine {2-3 centimètres). C,

V. carËNée. V. carinata Lois. — Pelite ou assez petite. Tige presque droite, un peu hispide, rameuse dès la base, à rameaux très ouverts. Feuilles oblongues ou même allongées , très obtuses, entières ou presque entières, glabres, ciliées. Fleurs bleuätres ou cendrées. Capsules glabres , ou très finement pubescentes, oblongues, creusées en nacelle d'un côté , terminées par une dent épaisse. — Print. Pelouses sablonneuses, vieux murs et talus. — Comme l’espècé précédente, celle-ci est très petite dans les dunes. C.

V.orEiLLeTTE. Ÿ. auricula DC. — Assez pelite ou moyenne. Tige droite, presque toujours simple dans sa moilié inféricure , rude sur les angles et même un peu bispide à la base; rameaux ouverts. Feuilles rudes , au moins sur les bords et sur les nervures ; les inférieures allongées , obluses , entières ; les supérieures , lancéoliées, étroites, dentées ou même incisées à la base,

= 96 — Fleurs rosées. Capsules ovoïdes-globuleuses , glabres, rarement pubescentes, marquées d'un sillon et couronnèes par une petite oreille dressée, formée par la réunion des;dents calicinales; loges stériles plus grandes que la loge fertile. — On rapporte maintenant à cette espèce la valérianelle dentée, V. dentata DC, seulement caractérisée par la dentelure de l'oreillette. — Mai-Juillet. Moissons , surtout près de la mer. AC.

V. pe Morissox. V. Morissonii DC. — Tiges, rameaux et feuilles de l'espèce précédenie. Fleurs moins rosées, presque blanches. Capsules ovoïdes-coniques ; un peu chagrinées, planes d'un côlé, couronnées par une pelite oreille dressée; loges stériles fort étroites. — Mai-juillet. Moissons. AR. Lorient ,; Quibéron. — La Valérianelle mixte, V. mirta Duby, est rapportée à la V. de Morisson. C'est une variété à capsules hérissées de poils crochus. Elle n’a pas été trouvée dans le département.

V. A FRUIT VELU. V. eriocarpa Desv.— Petite ou assez petite, à légère odeur de musc. Tige droite, souvent rameuse dès la base, hispide ou scabre; rameaux très ouverts, les derniers un peu renflés. Feuilles oblongues ou allongées, obtuses, entières ou médiocrement dentées, rades-pubescentes. Fleurs très courtement pédicellées, rosées. Capsules ovoïdes, un peu planes d'un côtè, plus ou moins hispides, rarement glabres, couronnées par une oreillette évasée et veinée en réseau ; loges stériles presque avortées, tiliformes. — Mai-juillet. Champs sablonneux près de la mer et dunes. AC.

Obs. Les Val. potagère et carénée sont cultivées dans les jardins sous le nom de mâche, doucelte, brousette et boursette, La valérianelle à fruit velu,

er

dont la culture est assez récente dans le département, porte le nom de mâche d'Italie ou de Hollande.

VALÉRIANE. VALERIANA L.

Calice à sommet enroulé pendant la fleuraison. Corolle en entonnoir, plus ou moins gibbeuse inférieurement, à 5 lobes. Élamines ordinairement au nombre de 3, quelquefois 1 ou 2 par avortement. Capsule uniloculaire, monosperme, couronnée par le sommet du calice devenu une aigrette plumeuse.

V. oFFICINALE. V. officinalis L. — Assez grande, vivace, à racine fasciculée, assez fétide. Tige droite, peu rameuse, fistuleuse, sillonnée , glabre ou pubescente. Feuilles pinnées avec impaire, à folioles nombreuses, lancéolées, entières ou lâchement dentées, rarement incisées, pubescentes ou presque glabres. Corymbe terminal, dichotome, à bractées lancéoléesacuminées , scarieuses sur les bords; fleurs petites, à corolle rosée ou carnée, quelquefois blanche, à 3 étamines. Capsules oblongues, glabres. — Juinaoût. Bords des eaux, bois et licux buissonneux très humides. AC.

V. pioïque. V. dioica L.—Assez petite ou moyenne, vivace, glabre, presque toujours dioïque. Racine oblique, odorante, à collet produisant des rejets stériles. Tige droite, simple ou très peu rameuse, striée. Feuilles radicales ovales ou oblongues, quelquefois arrondies, entières; les caulinaires courtement pétiolées ou presque sessiles, pinnatipartiles, à divisions oblongues, entières, l'impaire plus grande. Corymbe terminal, compact dans l'individu femelle, lâche dans l'individu mâle ; hractées linéaires, aiguës;

fleurs petites, carnées, à 3 élamines. Capsule glabre. — Avril-juin. Prés et bois humides. TR. Lisière nord de la forêt de Lanvaux (M. Taslé). |

CENTRANTHE. CENTRANTHUS DC.

Calice et capsule du genre précédent. Corolle en entonnoir , à 5 lobes, el munie d’un éperon à la base. Une seule étamine.

C. À LARGES FEUILLES. €. latifolius Dufr. C. ruber DC. Valeriana rubra var. a LL. — Plante moyenne, vivace , glabre et d'un vert glauque. Tiges droites, simples ou peu rameuses, cylindriques, fistuleuses , très finement striées. Feuilles inférieures ovales-lancéolées entières ; les supérieures lancéolées, entières eu faiblement dentées à leur base. Fieurs rouges, rarement blanches, disposées en corymbe lerminal ; corolle à tube allongé, grêle, à éperon bien plus long que l'ovaire; étamine médiocrement saillante. — Eté. Murs, surtout ceux des vieux châteaux. AC.

Fam. XLEI.° — DIPSACÉES Juss.

Fleurs aggrégées, munies de 2 calices persistants , chacan d’une seule pièce, à sommet entier ou diversement découpé; le calice extérieur libre, l'intérieur plus ou moins adhérent à l’uvaire. Corolle monopétale, tubuleuse, à 4 ou 5 lobes souvent inégaux. Etamines % ou 5, adhérentes par la base au tube de la corolle, libres entre elles. Ovaire infère ; 1 style et { stigmatc. Fruit membraneux , couronné , indéhiscent, uniloculaire, monosperme. Graine pendante ; embryon à périsperme charnu , peu épais. — Plantes herbacées, à feuilles opposées, rarement verticillées.

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