‹ Flore du MorbihanChapitre 66 sur 156 · FILAGE. FILAGO L · texte numérisé non relu

FILAGE. FILAGO L

Involucre plus ou moins anguleux, très imbriqué, à folioles intérieures placées sur le borû du réceptacle et pouvant passer pour des paillettes. Réceptacle allongé ou court, nu en très grande partie. Fleurons dissem-

blables; ceux de la circonférence très grêles, entiers ou faiblement dentés, quelques-uns mélés avec les folioles intérieures de l'involucre. Akènes cylindracés, chargés de quelques glandes ou papilles, les extérieurs nus ou mal aigreltés; les autres terminés par une aigrette à poils simples, scabres.

Plantes annuelles, plus ou moins tomenteuses, à feuilles simples, entières. |

F. D'ALLEMAGNE. F. germanica L. Gnaphalium germanicum Lam.— Plante assez petite ou moyenne, à duvet blanc-cendré ou jaunâtre. Tige droite, presque toujours simple inférieurement , dichotome ou trichotome vers le haut, à rameaux dressés ou ascendants, très rarement étalés. Feuilles rapprochées, plus ou moins dressées , demi-embrassantes, oblongues-lancéolées ou lancéolées, à bords ondulés, un peu roulés en dessous. Capitules très petits, agglomérés en sphère au sommet des rameaux et aux bifurcations ; involucre très obscurément pentagone, bien cotonneux jusqu’au milieu, puis scarieux-luisant, de couleur paille; folioles pliées-carénées , encore dressées après l'anthèse; les extérieures terminées par une longue pointe, les intérieures seulement mucronées ; réceptacle allongé-filiforme ; fleurons jaunâtres. — Les glomérules se composent généralement de 20 à 25 capitules; ils sont nus ou seulement accompagnés de feuilles très courtes.—La plante est quelquefois multicaule, à tiges adventices bien plus gréles que la tige principale et bien moins chargées de glomérules. Dans les terrains trop secs, la plante est petite ou naine (6-10 centimètres). On la trouve près de la mer avec une tige très rameuse ne produisant guère que des glomérules latéraux entourés de feuilles assez longues. — Été. Champs , lieux arides, TC.

Obs. L'espèce dédiée à M. Adrien de Jussieu , Filago Jussiæi Coss. et Germ., longtemps confondue avec l'espèce qui vient d’être décrite, s’en distingue par un duvet plus blanc, par ses rameaux toujours étalés ou très ouverts, par ses feuilles un peu moins rapprochées , assez ouvertes, à peu près planes, oblongues, élargies vers le haut; par ses glomérules presque hémisphériques, entourés de feuilles qui les surpassent ; par ses capitules plus gros, mais en moindre nombre dans chaque glomérule; enfin par un involucre très distinctement pentagone, crénelé sur les angles et seulement bien cotonneux à la base. — On pourra trouver cette plante, à la fin de l'été ou en automne, dans les champs sablonneux voisins de la mer.

La Filage des champs, Filago arvensis L., est aussi à chercher, bien qu'elle soit indiquée comme assez commune par M. Aubry, dans son catalogue. Elle y a probablement usurpé la place du Gnaphale des fanges. C’est une plante assez petite ou moyenne, à duvet blanc, épais. La tige est droite, plus ou moins rameuse, à rameaux dressés formant une sorte de panicule. Les feuilles sont oblongues-lancéolées. Les glomérules se composent ordinairement de 3 à 7 capitules. Ceux-ci sont ovoïdes-coniques, obscurément anguleux, à folioles de l’involucre s’ouvrant en étoile lors de la fructification. — Été. Terrains sablonneux.

F. DE MONTAGNE. F. montana L. F. minima Fries. Gnaphalium montanum Wild. — Plante petite ou assez petite, à duvet d’un blanc cendré. Tige droite, simple en grande partie et dichotome vers le haut, ou rameuse dans toute sa longueur ; quelquefois plusieurs tiges, les unes droites, les autres ascendantes. Feuilles lancéolées-linéaires, dressées et même appliquées. Capitules axillaires, très petits, presque sessiles , agglo-

mérés au nombre de 3 à 7, rarement solitaires, non dépassés par les feuilles ; involucre conique-pentagone, tomenteux-soyeux dans presque toute sa longueur, glabre et luisant au sommet, enfin ouvert en: étoile, à folioles ovales ou oblongues, souvent un peu tronquées, toujours mutiques; fleurons d’un blanc-jaunâtre; réceptacle court, écrasé. — Été. Coteaux pierreux , landes sablonneuses. C. — On trouve parfois la plante naine, c'est-à-dire réduite à 3-5 centimètres.

Var. — segregata. Duvet soyeux assez blanc. Tiges ascendantes, plus ou moins rameuses. Capitules solitaires ou géminés, souvent très distinctement pédonculés et ceux du sommet dépassés par les feuilles ; involucre obscurément anguleux.—Cette plante semble se rapprocher du Gnaphalium neglectum de Soyer, Filago neglecta DC. Prodr. Elle n’est peut-être que Île Gnaphalium montanum supinum de la Flore française. — Été. Lieux frais au bord des chemins. R. Auray, Lorient. |

: F. pe France. F. Gallica L. Gnaphalium Gallicum Lam.-— Assez pelitc, à duvet soyeux peu épais. Tige droite, généralement bien rameuse, à rameaux grêles, dichotomes. Feuilles longues, linéaires-subulées , assez ouvertes. Capitules axillaires, sessiles, agglomérés an nombre de 3 à 7, rarement géminés ou solitaires, très dépassés par les feuilles; involucre ovoïde-conique à 5 angles, tomenteux-soyeux inférieurement, glabre et luisant au sommet, s'ouvyrant enfin en étoile, à folioles intermédiaires ovyales-lancéolées, épaissies à la base ct carénées. Réceptacle court, écrasé; fleurons un peu jaunâtres. Akènes extérieurs légèrement courbés , enveloppés par les folioles intermédiaires de l’involucre ct ne tombant qu'avec elles. — Été. Champs, landes sablonneuses. C.

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