Calice pourvu de 2 bractées
L. SOLDANELLE. C. soldanella L.. Calystegia., soldanella Brown.— Plante assez petite, vivace , glabre. Racine très rampante. Tige couchée, peu, rameuse ,
gréle. Feuilies pétiolées, arrondies-réniformes , un peu anguleuses ; assez charnues. Fleurs axillaires , :solitaires, longuement pédonculées, grandes, d’un rose foncé ; pédoncule angaleux ; bractées calicinales ovales, très oblusés ; divisions du calice ovales-ablongues!, obtuses , à peu près couvertes par les bractées ; corolle à lobes prononcés; divisions du stigmate oblongues. Capsules globuleuses, presque uniloculaires ; aan fortes. — Été. Sables maritimes. AC.
L. pes HAIES.C. sepium L. Calystegia sepium Brown. — Grand, glabre, vivace, à racine rampante. Tige volubile, râmeuse, anguleuse. Feuilles pétiolées, péndantes, sagittées-acuminées, à orcillettes tronquées. Fleurs axillaires , solitaires , longnement pédonculées, grandes, d’an blane pur; pédoncule tétragone : bractées cordiformes, dépassant le calice; celui-ci à divisions ovales-lancéolées ; corolle à lobes très peu prononcés ; sligmate à divisions oblongues. Capsules imparfaitéement biloculaires , globuleuses.— Été. Haïes et buissons des liéux frais. C.
2, Calice sans bractées.
L. pes cHAmps. C. arvénsis L. — Moÿen, vivace, glabre ou pubescent. Racine rampante, (ôrdue en spirale. Tige couchée ou grimpante-volubile , anguleuse. Feuilles pétiolées,. sagitlées, larges ou étroites, obtuses ou pointues; oreillettes aiguës, plus ou moins divergentes: Fleurs ‘axillaires, pédonculées,, assez grandes ou médiocres, blanches ou rosées ; pédoncule anguleux, parfois biflore, portant loin du sommet 2 petites bractées ; calice court, à divisions ‘ovales-arrondies ; souvent ciliées ; corolle à lobes peu prononeés; stigmaté à divisions linéaires-cylindriques. Cap-
sules parfaitement biloculaires, globuleuses-ovoïdes , lisses. — Mai-septembre. Terrains cultivés et incultes ; fissures de rochers, dunes. TC.
CUSCUTE. CUSCUTA L,
Calice à 4 ou 5 divisions. Corolle un peu charnue, slobuleuse-campanulée , à 4 ou 5 lobes. Étamines # où 5, presque toujours munies d’écailles fixées aussi à la corolle. Styles 2 terminés chacun par un stigmate simple, ou style unique à 2 stigmates. Capsules biloculaires, généralement déhiscentes et s'ouvrant circulairement en: travers. Loges dispermes.
Les Cuscutes sont des herbes fort délicates, à tiges volubiles dépourvues de feuilles ; elles germent en terre, mais s’attachent promptement aux autres plantes, se garnissent de suçoirs et deviennent tout-à-fait parasites.
C. A PETITES FLEURS. C. minor DC. C. europæa b L. — Annuelle, glabre. Tige filiforme, rameuse, rougeâtre. Fleurs fort petites, légèrement rosées ou blanches, disposées en glomérules assez petits, très serrés , sessiles ; calice coloré, à divisions ovalespointues ; corolle dépassant bien le calice, à lobes ovales, acuminés , très ouverts; étamines incluses ; écailles staminales arrondies, frangées, convergentes et couvrant l'ovaire; styles parallèles dans leur partie inférieure, divergents au sommet, terminés chacun par un stigmate saillant, aigu , rougeâtre. Capsule globuleuse, un peu déprimée.— Les fleurs sont ordinairement à 5 parties, quelquefois à quatre. — Été. Parasite sur diverses plantes, notamment sur le genêt et l'ajonc. C. mar
Obs. L'espèce créée par De Candolle avec là variété &
de la Cuscute d'Europe, et nommée Cuscüta major, 16"
n'a pas été vue dans le Morbihan, mais n'y sera peutêtre pas vainement cherchée de nouveau. Elle se distingue de la Cuscute qui vient. d'être décrite par ses glomérules plus fournis, à fleurs moins petites; par son calice à lobes presque obtus; par ses écailles staminales plus: courtes, palmées, appliquées contre le tube de la corolle ; enfin, par ses styles moins longs, divergents dès la base, à stigmate jaune. — Cette Cuscute vit ordinairement sur l'ortie.
Fam. LI.°— BORRAGINÉES Juss.
Calice à 5, rarement à 4 découpures. Corolle presque toujours.régulière, à 5 lobes , rarement à 4. Étamines en même nombre que les lobes de la corolle et alternes avec eux. Ovaire supère; style unique, tantôt terminal, tantôt basilaire, c'est-à-dire naissant en quelque sorte du réceptacle; stigmate entier, ou bilobé, ou bifide. Fruit assez variable, souvent à loges monospermes disjointes, appelées jadis graines nues et maintenant nucules ou même carpelles. Graines pendantes, privées de périsperme ou seulement munies d’un périsperme très mince; embryon généralement droit. — Plantes herbacées ou ligneuses, à feuilles alternes presque toujours chargées de poils rudes, à fleurs très souvent disposées en grappes terminales et d'abord roulées en crosse.
1. Style terminal ; loges du fruit ou nucules longtemps cohérentes.
HÉLIOTROPE. HELIOTROPIUM L.
Calice à 5 divisions ou lobes. Corolle en soucoupe ou entonnoir, à 5 lobes séparés par un pli ou par une petite dent. Style plus ou moins court, à stigmate de forme assez diverse. Fruit très faiblement charnu.
H. »'Eunore. H. Europæum L. — Assez petit ou moyen, annuel, pubescent, un peu rude, grisâtre. Tige droite, rameuse, à rameaux assez diffus. Feuilles bien pétiolées, ovales ou ovales-oblongues, entières, nerveuses. Fleurs unilatérales, petites, blanches ou légèrement violettes, disposées en épis axillaires et terminaux, ces derniers géminés ; point de bractées ; calice égal au tube de la corolle, velu-hispide, à divisions lancéolées , enfin ouvertes; corolle en entonnoir, à tube sans poils, à lobes arrondis, séparés, par une petite dent; style glabre, à stigmate conique. Fruit rugueux. — Été. Champs sablonneux de la région maritime. AR, Vannes, Isle-aux-Moines, Sarzeau, Locmariaquer , Quibéron , etc.
2, Style basilaire. Fruit à 4 loges ou nucules bien distinctes, dressées, libres.
VIPÉRINE. £ECHIUM L.
Calice à 5 divisions ou lobes. Corolle plus ou moins irrégulière , tubuleusc-évasée, nue à l'entrée du tube et découpée en 5. lobes arrondis, inégaux. Étamines inégales , généralement saillantes. Nucules ovoïdes ou turbinées, rugueuses, scabres.
V. commune. E. vulgare L.—Plante moyenne , parfois assez grande , bisannuelle. Tige droite, rameusr dans sa partie supérieure, tuberculeuse-hispide, à tubercules violâtres. Feuilles sessiles, allongées-lancéolées, entières, velues et quelquefois un peu tuberculeuses ; les radicales rétrécies en pétiole, allongéesobtuses. Fleurs sessiles , unilatérales, assez médiocres, ordinairement bleues, quelquefois rosées, disposées en épis sur des rameaux axillaires, simples, courts,
formant par leur ensemble une grappe allongée , terminale; calice: très hispide, à divisions lancéolées ; corolle au moins-double du calice, pubescente en dehors , ‘à lobes fort‘inégaux ; étamines saillantes ; style saillant ; : poilu . à stigmate bifide. — Mai-septembre. Champs pierreux ,; bords des chemins, décombres,, vieux murs. TC: sa tsinttil
Var. subpañiculatum. — Tige moins longue; lascéendante où même couchée. Feuilles plus dares,:tuberculeusés“hispidés. Ramcaux florifères axillaires et terminaux , simples ‘et’ divisés, longs d'unr'à! 2 déeimètres, et formaüt ensemble une sorte de pmieule. Fleurs d'un tiers’ plus petites que celles du type. — Dunes. AC. IPAFIBEN
GRÉMIL: 00LITHOSPERMUM Lis.
Calice à 5 divisions. Corulle en forine d'entonnoir, à 5 lobes arrondis; entrée du tube glabre ou poilue, à 5 plis ou à 5 bosses. Étamines incluses. Stigmate plus ou moins bilobé. Nucules ovoïdes, regyueuses ou lisses.
G. DES cHAmps. L: arvenñnse L.— Moÿen, annuel, couvért de poils glanduleux à la base, appliqués , Igtisätres: Tige droité, peu rameuse ou simple ;. quelquefois 2-4 tiges. Feuillés entières, à nervure unique, sans veines ; les inférieurés rétrécies en péliole , oblongues, obtuses; les !supérieures sessiles, lancéolées. Fleurs axillaires,, très courtement pédonculées, pelites, ordinairement blanchâtres, quelquefois rosées ou bleuâtres, «en épis terminaux dressés ; calice hispide, à divisions lantéolées-linéaires ; corolle dépassant faiblement le calice, poilue en dehors , plissée à l'entrée du tube. Nucules tubérculeuses, rugueuses, d’un gris verdâtre. — Mai-août, Champs, surtout parmi les céréales, AC,
Obs. M: Aubry, Cat. an X, mentionne un Lithospermum. luteo-album, en disant : « Ce Grémil que » Linné paraît n'avoir pas connu et que n'a pas décrit ». Lamarck, se trouve à Quibéron, vers le Port-Haliguen. » Il y.était en fleurs au commencement de prairial, » J'ai vainement cherché dans les flores et dans les nomenclatures l'espèce en question, et je suis porté à croire que la plante de Quibéron n'était que le Grémil des champs, à fleurs un peu layées de jaune. Il paraît, ‘aureste, que M. Aubry n'avait pas encore cueilli dans le département le ZLithospermum arvense, car cette espèce n’est point inscrite dans le catalogue.
0G:1oFFICINAL: L. officinale L. Vulg.t herbe aux perles. æ Moyen, vivace, couvert de poils glanduleux à la basé , roides, appliqués. Tige droite , rameuse ; dure. Feuilles inférieures rétrécies en pétiole, oblongueslancéolées ; les supérieures sessiles , lancéolées ; toutes très entières, veinées, d’un vert sombre en dessus et d'un vert glauque en dessous. Fleurs axillaires , solitaires, très courtement pédonculées, petites, blanchâtres ou jaunâtres, disposées en épis lerminaux un peu courbés; calice hispide, à divisions oblongueslinéaires ; corolle dépassant le calice, à tube gibbeux à l'entrée, à limbe poilu: Nucules ovoïdes, très dures, lisses, brillantes, d’un blanc grisâtre. — Mai - juillet. Terrains pierreux et buissonneux de la région maritime. R: Guidel près de Lorient, Erdeven, Quibéron N. 7 On pourra trouver ce Grèmil dans l’intérieur.
PULMONAIRE. PULMONARIA L.
Calice anguleux, campanulé, quinquéfide., Corolle en forme d'entonnoir, à 5 lobes, avec 5 pinceaux de poils. à l'entrée du tube, Stigmate obtus, échancré, Nucules ovoïdes-turbinées , lisses.
P. À FEUILLES ÉTROITES. P. angusthifolia L. — Assez pelite, rarement moyenne, vivace, à racine formée de grosses fibres. Tige droite, peu rameuse, légèrement anguleuse , chargée de poils étalés, assez mous, entremêlés de quelques poils roides et glanduleux à la base. Feuilles radicales rétrécies en pétiole, longues et parfois très longues; les caulinaires demi-embrassantes , plus courtes; toutes lancéolées, entières, velues-hispides, assez souvent tachées de blanc. Fleurs médiocres, bleues ou rougeâtres, en grappes terminales , géminées, courtes ; calice hispide-tuberculeux, a lobes lancéolés, aigus; corolle à lobes obovales, médiocrement ouverts. Nucules noirâtres. — Print. Coteaux boisés, lieux buissonneux près de la mer. R. Surzur, Vannes, Riantec, iles du bras de mer d’Etel.
Il y a lieu de rapporter à celte espèce la Pulmonaire officinale de M. Aubry, plante trouvée dans la presqu'île de Conlo, près de Vannes, et dans les taillis de la Chénaie, commune d’Arradon. La vraie pulmonaire officinale, Pulmonaria officinalis L., possède des feuilles radicales à base échancrée ou très obtuse, et des feuilles caulinaires ovales-oblongues.
CONSOUDE. SYMPHYTUM 1.
Calice à 5 découpures. Corolle tubuleuse-campanulée, à 5 lobes courts. Etamines 5, incluses , alternes avec autant d'écailles conniventes fermant la partie rétrécie de la corolle. Sligmate en tête. Nucules lisses , a base excavée et munie d'un anneau strié.
C. OFFICINALE. S. officinale L. — Plante moyenne ou assez grande, vivace, à racine épaisse, charnue, noire extérieurement. Tige droite, rameuse, anguleusestriée , ailée par la décurrence des feuilles et couverte
de poils roides, étalés ou même réfléchis. Feuilles infericures rétrécies en péliole, ovales-lancéolées ; les supérieures sessiles , lancéolées , très aiguës ; toutes entières , légèrement hispides , rudes. Fleurs assez médiocres, blanches, jaunâtres ou rougeâtres, en grappes terminales, courtes ; calice hispide , à divisions lancéolées-acuminées ; corolle à écailles lancéolées, dentéesglanduleuses , à lobes larges , recourbés ; style saillant. — Mai, juin et septembre, octobre. Bord des eaux, prairies très humides. C.
LYCOPSIDE. LYCOPSIS L.
Calice accrescent , à 5 divisions. Corolle irrégulière ; comme en entonnoir, à 5 lobes, à tube courbé, fermé à l'entrée par 5 écailles obtuses, hispides. Etamines 5 , incluses dans le tube, stigmate plus ou moins bilobé. Nucules ovoïdes , rugueuses , excavées et bordées à la base, anguleuses vers le haut.
L. pes camps. L. arvensis L. — Assez petite ou moyenne, annuelle, très hispide, un peu piquante. Tige droite ou ascendante, rameuse, un peu anguleuse. Feuilles oblongues-lancéolées, ordinairement assez étroites, légèrement ondulées , dentées ; les inférieures rétrécies en pétiole , les supérieures demi-embrassantes. Fleurs assez petites, bleues, rarement rosées, en grappes axillaires et terminales, feuillées ; calice très hispide , à divisions lancéolées-étroites , égales au tube de la corolle pendant l'anthèse ; corolle à lobes arrondis, médiocrement inégaux ; stigmate obtus, légèrement bilobé. Nucules rugueuses-tuberculeuses, noirâtres. — Été, aut. Région maritime ; champs sablonpeux, bords des chemins, bas des murs, dunes. AC,
BUGLOSSE. ANCHUSA L.
Calice à 5 lobes ou divisions. Corolle en entonnoir, à 5 lobes; tube droit fermé à l'entrée par à écailles obtuses, charnues, plus ou moins papilleuses. Etamines 5, incluses dans le tube. Sligmate bilobé. Nucules ovoïdes ou oblongues, rugueuses, excavées et bordées à la base.
B. rouJours VERTE. 4. sempervirens L.— Moyenne, vivace, hispide. Racine épaisse , noire extérieurement. Tige droite ou ascendante, rameuse, faiblement anguleuse. Feuilles largement ovales, pointues, presque entières, d'un vert foncé en dessus et d'un vert très pâle en dessous ; les inférieures pétiolées , les supérieures sessiles. Fleurs courtement pédonculées , assez petites , bien bleues, disposées en cymes presque dichotomes ; calice très hispide , à divisions lancéolées ; corolle à tube assez court , à écailles très oblongues. Nucules ovoïdes , médiocrement rugueuses, brunâtres: — Les rameaux axillaires grêles, regardés comme des pédoncules communs par plusieurs botanistes, sont parfois aussi longs que les feuilles et même plus longs. — Mai, juin. Lieux frais, buissonneux ou boisés, bas des murs. AR. Vannes, Arradon, Languidic, Ploërmel, etc.
Obs. Dans le catalogue des plantes du Morbihan, M. Aubry mentionne la Buglosse offcinale et l’indique dans les champs et au bord des chemins; mais il appelait peut-être aiusi l'espèce qui vient d’être décrite, car la Buglosse oflicinale, Anchusa officinalis Lam., maintenant rapportée à la Buglosse d'Italie, Anchusa italica Retz, parait étrangère au département. C’est une plante moyenue ou assez grande , bisannuelle, hispide, ayant une tige droite, rameuse, et des feuilles ovales -Jancéolées ou seulement lancéolées. Les fleurs qui forment des
grappes terminales allongées, sont médiocres et d'un beau bleu, à divisions calicinales lancéolées-linéaires , à tube de la corolle assez long.
BOURRACHE.. BORRAGO Tourn.
Calice à 5 divisions profondes. Corolle en roue , à 5 divisions, ou presque campanulée , à 5 lobes; cinq écailles ou 5 hosses à l'entrée du tube. Etamines 5; anthères hors du tube, allongées, mucronées, conniventes , en, parlie couvertes par un prolongement des filets. Stigmate en tête. Nucules ovoïdes ou ellipsoïdes, excayées à la base, rugueuses ou lisses.
B. oFFiciNaLE. B. officinalis L. — Moyenne, annuelle. Tige droite, rameuse, cylindrique, fistuleuse, chargée de poils roïides , un peu piquants. Feuilles ovales, ridées, hispides ; les inférieures pétiolées , les supérieures demi-embrassantes. Fleurs pédonculées, assez n'édiocres , d'un beau bleu, rarement bleuâtres, rosées ou blanches , disposées en petites panicules terminales ; calice très hispide , à divisions oblongues-linéaires,conniventes après l’anthèse ; corolle en roue, à divisions très étalées , . ovales-lancéolées ; écailles du tube échancrées ; anthères noirâtres. Nucules ellipsoïdes , rugueuses. — Été. Jardins, champs cultivés près des habitations, bas des murs, décombres. AC.
MYOSOTE. MYOSOTIS L.
Calice à 5 découpures. Corolle en soucoupe ou en cotonnoir , à 5 lobes obtus ; entrée du tube munie de 5 écailles courtes , épaisses, fort obtuses , glabres on très légèrement papilleuses: Etamines 5 , généralement incluses dans le tube. Sligmate obtus, faiblement bilobé., Nucules ovoïdes ou ellipsoïdes, un peu comprinées, très lisses.
Fleurs en grappes d'abord très enroulées. Feuilles entières; les radicales et les caulinaires très inférieures rétrécies en pétiole , les autres sessiles.