‹ Flore du MorbihanChapitre 77 sur 156 · I. Poils du calice appliqués · texte numérisé non relu

I. Poils du calice appliqués

M. Des marais. M. palustris With. M. scorpioides #ar. palustris L. M. perennis Mænch. — Moyenne, vivace , à racine oblique, rampante. Tige ascendante, parfois radicante à la base, peu rameuse, assez épaisse, anguleuse, poilue, à poils plus ou moins étalés. Feuilles allongées ou oblongues-lancéolées, un peu rudes. Fleurs très médiocres, azurées, rarement bleuâtres ; pédicelles bien plus longs que le calice , enfin étalés ou même un peu réfléchis ; calice égal au tube de là corolle et découpé un peu au delà du tiers, à lobes evales, encore écartés après la fleuraison ; corolle'à lobes bien étalés , très obtus, quelquefois faiblement échancrés ; style presque égal au calice. — Mai-septembre. Marais, bord des eaux. C.

Var. — strigulosa. — Tige grêle, chargée de poils appliqués, peu apparents. Fleurs un peu plus petites que celles du type et d'un bleu pâle. M. strigqulosa Reich. — Bord des eaux. AC.

M. GazonNaNTE. M. cœæspitosa Schuliz. — Assez petite, rarement moyenne, bisannuelle, à racine perpendicalaire très garnie de fibres. Une ou plusieurs tiges droites, rameuses, assez grêles, cylindracées, couvertes de poils appliqués. Feuilles inférieures oblongues ; les supérieures oblongues-lancéolées ou lancéolées - linéaires ; les unes et les autres poilues. Fleurs assez pelites ou même petites, bleues, rarement blanches ; pédicelles plus longs que le calice, étalés ou très ouverts ; calice découpé au delà du tiers, à lobes ovales-

= T9 — oblongs, encore ouverts après la fleuraison ; corolle à tube un peu plus court que le calice, à limbe plane et à lobes arrondis ; style court. Mai-juillet. Prairies humides. C.—Quelques botanistes réunissent cette plante à l'espèce précédente. La conservation des deux espèces me paraît d'autant plus fondée que le calice de la Myosote des marais est sensiblement plus court que celui de la Myosote gazonnante, et pourtant la constitution générale de la première plante est bien supérieure à celle de la seconde. J'ajoute que le calice de la Myosote des marais est nettement campanulé, tandis que celui de la Myosote gazonnante est campanulébilabié par le rapprochement des trois lobes inférieurs.

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