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I. Corolle presque régulière ou imparfaitement bilabiée

MOLÈNE. VERPBASCUM 1.

Calice à 5 découpures. Corolle en roue, à 5 lobes profonds, un peu inégaux. Elamines 5 , inégales et déclinées, à filets souvent barbus. Style dilaté vers le haut , à stigmate en tête. Capsule globuleuse, ovoïde ellipsoïde, s'ouvrant par 2 valves au sommet.—Feuilles alternes.

M. raapse. V. Thapsus L. V. Schraderi Meyer.

Vulgt. Bouillon-blanc. — Plante assez grande et quelquefois grande, bisannuelle, peut-être vivace , très {omenteuse, à duvet blanc ou jaunâtre. Tige droite, simple , anguleuse. Feuilles longuement et largement décurrentes, ovales-oblongues ou ovales-lancéolées , finement crénelées ; les radicales rétrécies en pétiole. Bractées ovales-acuminées, généralement plus courtes que les fleurs. Celles-ci presque sessiles, assez mé-

diocres, jaunes, fasciculées, à faisceaux rapprochés et formant ensemble un épi cylindrique, très long ; calice iomenteux, à divisions lancéolées-aiguës; coroîle légèrement tomenteuse en dehors, à limbe un peu concave, à lobes ovales ; étamines supérieures à filets garnis de poils laineux blanchâtres ; les deux inférieures à filets plus longs, peu velus ou glabres, à anthères réniformes comme les autres, mais un peu décurrentes. Capsules ovoïdes-globuleuses, tomenteuses , égalant le calice ou le dépassant un peu. — Eté. Terrains pierreux , bord des bois, des haies, des chemins. C.

M. rmapsrrormE. V. thapsiforme Schrad. V. Thapsus Meyer, non L.— Plante assez grande et quelquefois crande, bisannuelle, très tomenieuse, à duvet jaunâtre. Tige droite, simple ou presque simple. Feuilles radicales rétrécics en pétiole, ovales-oblongues ; les caulinaires longuement mais peu largement décurrentes, ovales-lancéolées ou même lancéolées ; toutes assez distinctement crénelécs. Bractées ovales-acuminées dépassant ordinairement les fleurs. Celles-ci très courtement pédonculées, assez grandes, jaunes, disposées en petits faisceaux rapprochés et formant un épi cylindrique , assez gros, très long , parfois un peu rameux à la base: calice tomenteux , à divisions lancéolées, très aiguës ; corolle légèrement tomenteuse en dehors, à limbe plane , à lobes ovales-arrondis ; filets staminaux supérieurs garnis de poils laineux blancs, les deux inférieurs plus longs, glabres ou presque glabres ; anthères très dissemblables, 3 réniformes, 2 Jonguement décurrentes el comme linéaires. Capsules égalant le calice, ovoïdes-globuleuses et tomenteuses. —— Eté. Coteaux pierreux , bord des bois, talus. AC:

Obs. Les botanistes qui pensent que Schrader n'a poin{ décrit sous le nom de Verbascum Thapsus le vrai

Thupsus de Linné, mais une Molène non encore dicrite, font de cette plante le V. Schraderi. Hs se divisent ensuite relativement au V. thapsiforme du même auteur ; les uns admettent cette espèce , tandis que les autres la rejettent comme formée aux dépens äu V. Thapsus. Je crois que la spécification présentée par Schrader a été mal à propos attaquée, et qu'elle sera plus tard généralement admise.

M. PuLvERULENTE. V. pulverulentum Vill. Y. floccosum Waldst. — Plante assez grande, bisannuelle, toute couverte d'un duvet blanc se détachant en flocons. Tige droite, rameuse, cylindrique inférieurement, anguleuse vers le haut, d’un brun rougeâtre sous le duvel; rameaux ascendants. Feuilles inférieures rétrécies en pétiole, ovales-oblongues et parfois oblongues-lancéolées; les supérieures sessiles ou demi-embrassantes, nullement décurrentes, ovales ou cordiformes-ovales, plus ou moins acuminées ; toutes peu distinctement crénelées. Bractées inférieures cordiformes ou arrondies , très acuminées, les supérieures petites , étroitesaiguës. Fleurs courtement pédonculées, médiocres bien jaunes, disposées le long des rameaux en faisceaux assez distants, d'abord noyés dans le duvet; les rameaux florifères formant. ensemble une sorte de panicule. Ca lice petit, à divisions lancéolces étroites; corelle glabre ou devenant glabre, à limbe plane, à lobes ovalesarrondis ; filets des étamines inégaux, plus ou moins garais de poils laineux blanchâtres ; anthères toutes réniformes. Capsules petites mais dépassart le calice, presque globuleuses , cotonneuses-pubescentes , enfin glabres. — Eté. Lieux secs incultes, cotcaux pierreux. AC.

Obs. En admettant l'identité du V. pulverulentum et du V. floccosum, il faut accepter le premier nom

comme plus ancien que l'autre. Les botanistes qui contestent l'identité en question, s’attachent surtout à une différence dans la forme des feuilles caulinaires : celles de la Molène pulvérulente seraient ovales-arrondies et rétrécies subitement en pointe oblique, tandis que celles de la M. floconneuse seraient oblongues-lancéolées, très aiguës. On trouve parfois ces deux sortes de feuilles sur une mème tige.

M. NoiRE. V. nigrum L. — Plante assez grande, bisannuelle. Tige droite, simple ou peu rameuse, anguleuse-striée, pubescente ou légèrement floconneuse, d’un brun rougeûtre. Feuilles iaférieures longuement pétiolées , ovales-oblongues ou ovales-lancéolées, souvent échancrées à la base ; les supérieures courtement pétiolées ou presque sessiles, ovales-acuminées ou lancéolées, toutes crénelées, un peu ondulées , pubescentes ou presque glabres et d'un vert sombre en dessus, plus ou moins tomenteuses et blanchâtres en dessous. Bractées inférieures arrondiesacuminées ou lancéolées très aiguës ; les supérieures courtes, linéaires-subulées. Fleurs pédonculées, assez médiocres, d'un beau jaune, en faisceaux assez distants, formant une grappe très longue, parfois un peu rameuse à la base ; calice petit, plus ou moins tomenteux, à divisions très profondes, lancéolées étroites ; corolle pubescente en dehors, à lobes arrondis; filets des élamines tous garnis de poils laineux violets ou purpurins. Capsules aussi courtes que le calice, ovoïdesglobaleuses et légèrement tomenteuses.—Eté. Terrains pierreux un peu frais, bords des chemins et des prés. AC.

M. BLATTAIRE. V. blattaria L. Vulgt herbe aux mites. — Plante assez grande, bisannuelle. Tige droite, élancée, simple ou très peu rameuse, cylindracée,

glabré en grande partie, poilué-glanduleuse vers le haut. Feuilles glabres et vertes; les inférieures rétrécies en pétiole, ovales-oblongues, sinuées ou crénelées ; les supérieures demi-embrassantes, parfois très faiblement décurrentes, ovales -lancéolées , créneléesdentées. Bractées très inférieures, larges, anguleuses, acuminées , dentées et ciliées, les autres lancéolées , très aiguës, entières, poilues-glanduleuses. Fleurs s0litaires, distantes, longuement pédonculées, assez grandes, jaunes , nuancées de violet, en très longue grappe terminale, ou formant 2-4 grappes; calice poilu-glanduleux, à divisions lancéolées-linéaires très aiguës ; corolle glabre, à lobes ovales-arrondis; filets staminaux garnis de poils laineux violets. Capsules aussi longues que le calice, presque globuleuses , d’abord un peu poilues, enfin glabres.—Juillet-octobre. Bords des champs, talus, lieux incultes. AC.

M. grrilée. V. oirgatum With. V. blattarioides Lam. — Plante assez grande, bisannuelle. Tige droite, simple ou très peu rameuse, cylindracée, légèrement pubescente-glanduleuse. Feuilles inférieures rétrécies en pétiole, oblongues, sinuées ou fortement crénelées ; les supérieures demi-embrassantes, à peine décurrentes , ovales-lancéolées , crénelées-dentées ; les unes et les autres ordinairement pubescentes, quelquefois presque glabres. Bractées très inférieures ovales-acuminées , dentées; les autres lancéolées-subulées , enüières. Fleurs courtement pédonculées, géminées ou ternées, rarement solitaires, assez grandes, jaunes, en très longue grappe terminale quelquefois accompagnée de 2 ou 3 autres grappes plus courtes ; calice poiluglanduleux , à divisions lancéolées ; corolle un peu pubescente-glanduleuse en dehors, à lobes arrondis; filets staminaux garnis de poils laineux violets. Capsules dé-

passant le calice, globuleuses, d'abord légèrement pubescentes-glanduleuses, enfin glabres. — Juillet-septembre. Bords des champs, talus. AC.—Cette molène, lorsqu'elle croît près de la mer, se trouve souvent réduite à une tige de 2 à 3 décimètres; les feuilles sont courtes et très pubescentes. s

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