‹ Flore du MorbihanChapitre 83 sur 156 · Fleurs axillaires ou disposées en grappes terminales · texte numérisé non relu

Fleurs axillaires ou disposées en grappes terminales

V. À FEUILLES DE LI£RRE. V. hederæfolia L. — Assez petite, rarement moyenne, annuelle, poilue. Tige couchée, rameuse inférieurement, à rameaux allongés. Feuilles pétiolées; les très inférieures opposées, ovales ou presque cordiformes, entières ou faiblement lobées; les autres alternes, arrondies-cordiformes, à 3 ou 5 lobes obtus. Fleurs axiilaires, solitaires, petites ; pédoncules aussi longs que les feuilles, penchés après la fleuraison ; calice très accrescent, tétraquètre, à divisions cordiformes triangulaires, aiguës, bien ciliées; corolle aussi courte que le calice, bleuâtre, rarement blanche, à lobes dressés ou peu étalés. Capsules gonflées , plus larges que langues, faiblement échancrées au sommet , glabres , à loges dispermes , à graines noires. — Print. aut. Terres cultivées. TC.

V. AGR&STE. V. agrestis L. V. puchella Bast.—Assez petite, annuelle. Tige couchéc, rameuse, diffuse, pubescente. Feuilles pétiolées cordiformes-ovales ou

seulement ovales, crénelées-dentécs, légèrement pubescentes et d’un vert jauvâtre ; les inférieures .0j:posées, les supérieures alterues. Fleurs axillaires solitaires, petites; pédoncules bien plus longs que le calice, recourbés après la fleuraison ; lobes çalicinaux oblongs, ciliés; corolle dépassant le calice, souvent blanche, quelquefois faiblement bleuâäire ou rosée. Capsules gonilées, arrondies-échancrées, pubescentes, ciliées ; loges à 3-5 graines jaunâtres. —Mars-septembre. Terres cultivées. AC.

Var. — didyma. — Tige moins longue. Feuilles plus larges, presque glabres, vertes ou légèrement glauques. Fleurs plus longuement pédonculées, à divisions calicinales ovales, pointues. Capsules plus gonflées, comme didymes, couvertes de poils glanduleux ; loges à 8-10 graines. Veronica didyma Ten. V. polita Eries.— li y a des formes intermédiaires entre le type et la variété, ce qui ne permel guère d'élever celle-ci au rang d'espèce.

V. À FEGILLES DE THyM. V. acinifolia L. — Petite ou même très petite, annuelle, poilue-glanduleuse. Tige droite, simple ou rameuse. Feuilles opposées largement ovales, un peu crénelées, les inférieures pétiolées. Premières bractées ou feuilles florales-ovales, presque entières, les autres oblongues très entières ; toutes alternes. Fleurs petites, disposées en grappes terminales, assez lâches ; pédicelles droits, bien plus longs que le calice; celui-ci poilu-glanduleux , à divisions oblongues, presque égales; corolle de ja longueur du calice et d’un bleu clair. Capsules con:primées , plus larges que longues, cbcordiformes , ciliées , à cils glanduleux ; style au moins égal à Péchancrure ; loges polyspermes ; graines très pelites, planes d'un côté et convexes de l'autre.—Print, Dunes.

pl

— 39% — TR. Gavre, Quibéron (N.).— Je n'ai trouvé cette plante qu'à l’état nain, c'est-à-dire avec une tige simple n'excédant pas 3 centimètres.

V. DES cHaMps. V. arvensis L. — Assez petite et parfois pelite, annuelle, poilue. Tige droile ou ascendante, rameuse, quelquefois diffuse, rarement simple. Feuilles opposées, courlement pétiolées ou presque sessiles , cordiformes-ovales , très obtuses, fortement crénelées-dentées. Bractées alternes, sessiles ; les inférieures ovales-lancéolées en partie dentées, les supérieures oblongues ou lancéolées, entières. Fleurs petites, en grappes terminales, plus ou moins allongées et plus ou moins lâches ; pédicelles dressés , plus courts que le calice ; divisions calicinales sensiblement inégales, oblongues-lancéolées, poilues-pubescentes ; corolle à peine aussi longue que le calice et d’un bleu assez pâle. Capsules comprimées, largement obcordiformes, ciliées, à style un peu plus court que l’échancrure; loges à 4-7 graines très comprimées.—Print. Été. Champs, prairies, pelouses. C. — On la trouve dans les sables maritimes avec une tige simple d'un à deux centimètres.

V. A FEUILLES DE SERPOLET. V. serpyllifolia L. — Petite ou assez petite, vivace. Tige ascendante, souvent radicante à la base, rameuse, parfois diffuse très légèrement pubescente. Feuilles opposées, ordinairement ovales, quelquefois ovales arrondies, quelquefois oblongues, plus ou moins sensiblement crénelées-dentées, glabres ou presque glabres ; les inférieures très courtement pétiolées, les supérieures sessiles, Bractées alternes, les inférieures à peu près semblables aux feuilles, les supérieures oblongueslancéolées , entières. Fleurs petites, en grappes terminales généralement lâches ; pédicelles dressés, un

peu plus longs que le calice ou de mème longueur ; calice presque glabre, à divisions ovales-oblongues , peu inégales ; corolle un peu plus grande que le calice , bleuâtre ou blanche rayée de bleu, rarement tout-àfait blanche ou rosée; style long. Capsules comprimées, largement obcordiformes, peu échancrées, finement ciliées, à loges polyspermes , à graines très petites , planes d'un côté et convexes de l'autre.—Print., Eté, Aut. Bords des chemins, pelouses humides, champs en friche. TC.

Page 1