‹ Flore du MorbihanChapitre 86 sur 156 · MUFLIER. ANTIRRHINUM L · texte numérisé non relu

MUFLIER. ANTIRRHINUM L

Calice à 5 divisions. Tube de la corolle gibbeux à la base ; lèvre supérieure réfléchie et bilobée; l'inférieure trilobée et renflée en partie, à renflement ou palais connivent avec le bas de l'autre lèvre. Étamines didynames. Stigmate entier. Capsules s'ouvrant par 3 trous près du sommet; graines ovoïdes ou ellipsoïdes, ruyueuses,

M. À GRANDES FLEURS. À. majus L. Vulg.t Gueule de lion, Mufle de veau. —Moyen, vivace. Tigedroite, rameuse, glabre en très grande partie, pubescentéglanduleuse au sommet. Feuilles opposées et a!lernes, rétrécies en pétio!e, elliptiques-lancéolées ou lancéolées-linéaires, entières, glabres. Fleurs grandes, disposées en grappes terminales, pubescentes, à poils glanduleux; bractées courtes, ovales-lancéolées un peu carénées; pédicelles courts; divisions calicinales …ovales, obtuses ; corolle 5 à 6 fois plus longue que le calice, d'un rouge clair ou d’un rose foncé, à palais jaune et barbu. Capsules obliques, ovoïdes en mafle. — Plante échappée des jardins et naturalisée. — Juinaoût. — Vieux murs, coteaux pierreux près des habiiätions. AR.

M. ruBICOND. À. orontiuim f.— Assez petit, quelquefois moyen, annuel. Tige droite, simple ou peu rameuse, poilue. Feuilles opposées et alteraes, rétrécies en péliole, lancéoléces ou lancéolées-linéaires, entières, glabres ou faiblement pubescentes. Fleurs axilaires , très courtement pédonculées, médiocres, les inférieures très distantes entre elles ; calice pubescent, à divisions presque linéaires, fort inégales, ia plus grande aussi longue que la corolle; celle-ci ordinairement d'un rouge assez vif, quelquefois rosée ou blan-

CAM — che, toujours rayéc. Capsules obliques-uvoïdes, ponctuées, poilues, très dépassées par les divisions accrescentes du calice. — Juin - octobre, Champs cultivés. C.

LINAIRE. :LINARIA Tourn.

Calice à 5 divisions. Corolle à tube prolongé inférieurcment en éperon; lèvre supérieure réfléchie et bilobée, linférieure souvent renflée en partie, à'3 lobes. Étamines didynames. Stigmatle obtus. Capsules ovoïdes ou globuleuses, à loges polyspermes souvent inégales ; graines de forme assez variable.

1. Feuilles pétiolées, larges, les unes entières, les autres anguleuses ou dentées; loges de la capsule s'ouvrant de côté par la séparation d'une pièce circulaire.

L. ÉLATINE. L. elatine Mill. Anthirrinum elatine L. — Assez petite, annuelle, très poilue. Tige rameuse dès la base, à rameaux eflilés, divergents,, ascendants ou couchés, le principal longtemps droit. Feuilles très ‘inférieures souvent opposées, ovales, entières ou pourvues de quelques dents; les autres alternes, ovalesbastées. Fleurs axillaires, solitaires, petites, à pédoncules longs, capillaires, presque entièrement glabres ; calice poilu, à divisions ovales-lancéolées ou lancéolées, très aiguës; corolle jaunâtre , à lèvre supérieure d’un pourpre violet, à lèvre inférieure violette sur les bords, avec le palais jaune, à éperon long, droit ou presque droit, aigu. Capsules globuleuses, fragiles; graines ovoï- “des, très rugueuses et comme alvéolées, noires.— Été. - Champs, jardins, pelouses sèches. TC.— J'ai trouvé une fois, à Belle-île, dans un lieu frais, une Linaire élatine à rameaux peu grêles, à feuilles plus grandes que celles

du type, à pédoncules assez courts, entièrement poilus, les uns ‘axillaires, les autres placés un peu audessus de l’aisselle des feuilles. C’est probablement une monstruosité.

L. RADICANTE. L. radisans N.— Assez petite, vivace. Tige couchéc ou ascendante, radicanie à la base, rameuse , assez dure, poilue ; quelquefois plusieurs tiges ; rameaux allongés, grêles. Feuilles inférieures opposées ou presque opposées, ovales-arrondics ou seulement ovales, entières ou très peu dentées; les supérieures altcrnes, hastées et quelques-unes ovales-cordiformes. Fleurs axillaires, solitaires, assez petites, à pédoncules longs, capillaires, presque entièrement glabres , poilus à la base et au sommet; calice poilu-hispide, à divisions lancéolées subulécs, bier scaricuses sur les bords: corolle blanchâtre ou bleuâtre, à lèvre supérieure d'un bleu clair, à palaissouvent t:ché depourpre, à éperonlong, aigu, très recourbé. Capsules globuleuses, dépassées par le calice, assez dures, brunes; graines ovoïdes, rugucuses-muriquées, d’un brun assez clair. — Été. Coteaux sablonneux et dunes. TR. Belle-île. = J'ai cacilli cette plante, pour la première fois, au mois d'août 1827, et je la regardai dés-lors comme une espèce non encorc décrite. M. Lloyd, qui l’a cueillie en 1838, aussi à Belle-île, en parle dans sa flore de la Loire-Inférieure, mais sans l'admettre commeespèce, ‘sans lui donrer un nom. Elle a été cueillie récemment par MM. Debouz ct Taslé. — Est-ce la Linaire que M. Bernhardi a nommée Linaria commutata? Je n'en connais pas la description; je sais seulement qu'elle passe pour n'être qu'une variété de la Linaire élatine. Or, notre plante n’a véritablement de l'Elatine que les feuilles et les pédoncules. Elle s’en éloigne par sa tige dure et radicante à la base, par ses fleurs demoitié

. plus grandes, à divisions calicinales plus étroites et plus scarieuses, à corolle offrant des couleurs moins tranchées et un éperon très courbé ; enfin par sa capsule plus dure, et surtout par ses graines chargées de pointes épaisses très rapprochées, au licu d'être alvéolées ou creusées en sillons tortueux.— $es rapports avec l'espèce suivante, la Linaire bâtarde, ne consistent que dans la dimension de la fleur et dans la courbure prononcée de l'éperon.

L. BATARDE. L. spuria Mill. Antirrhinum spurium L. — Assez pelile, rarement moyenne, annuelle, poiluepubescente. Tige rameuse dès la base, à rameaux plus ou moins allongés, ascendants ou couchés. Feuilles ovales ou ovales-arrondies, souvent légèrement échancrées à la base; les très inférieures presque toujours opposées, un peu dentécs; les autres aliernes, généralcment entières. Fleurs axillaires, solitaires, assez petites , à pédoncules plus ou moios longs, filiformes, très poilus ; calice velu, à divisions ovales-lancéolées et deux au moins un peu échancrées à la base; corolle jaune, à lèvre supérieure d'un vioiet très foncé et velouté, à éperon long , aigu, courbé. Capsules, globuleuses, fragiles, ua peu plus courtes que le calice; graines rugueuses-réticulées. — Les feuilles de cette Linaire sont plus grandes que celles des deux linaires précédentes. Lorsque les rameaux latéraux se développent mal, le rameau central reste ordinairement droit; la plante alors semble produire au collet, des reje(s stériles ou des grappes de fleurs.—Juillet-octobre. Champs sablonneux près de la mer. R. Ile de Groix, Gâvre (M. Thépault); Belle-île, Larmor en Plæmeur (N.); les champs près le Port-Maria, à Quibéron (M. Taslé). “à

di

— Mi —

2. Feuilles sessiles, étroites, toutes entières ; loges de la, capsule s'ouvrant au sommet par une sorte de déchirure.

L. Des SABLES. L. arenaria DC. Antirrhinum viscosum Aubry.— Petite ou assez petite, annuelle, pubescentevisqueuse. Tige droite, très rameuse , ou même plusieurs tiges rameuses rapprochées en buisson. Feüilles rétrécies à la base; les inféricures verticillées ou opposées , ovales-obiongues ou oblongues-lancéolées; les supérieures éparses, lancéolées ou lancéolées-linéaires. Fleurs courtement pédonculées, petites, axillaires, mais presque en grappe ou en épi vers le sommet des rameaux; divisions calicinales lancéolées et devenant lancéolées-linéaires; corolle d'an jsune pâle, à lèvre. inférieure d’un beau jaune, à épcron assez long, droit, pointu. Capsules ovoïdes-tronquées, presque égales au calice ; graines comprimées, ovales-obliques, un peu bordées , noires.—Mai-scptembre. Sables maritimes. €,

Obs. La Linaire saxatile, Linaria saxatilis DC., L. Candollei Chav., paraît étrangère au littoral méridional de la Bretagne. D'après les descriptions que nous possédons de cette plante peu connue, elle n'est visqueuse que vers le haut et se distingue en outre de la Linaire des sables par ses tiges tombantes et presque simples, par ses feuilles très inféricures ovales, obtuses, un peu charnues, à peine pubescentes, par ses fleurs à divisions calicinales plus larges, ovalespointues, à corolle moins petite et marquée de 2 points fauves.

L. pe PÉuissrer. L. pelisseriana DC. Antirrhinum pelisserianum L.—Assez petile ou moyenne, annuéle, glabre. Tige droite, ordinairement rameuse, grêle,

accompagnée de rejets stériles courts. Feuilles de la tige lancéolées-linéaires ou linéaires, un peu épaisses, les très inférieures verticillées, les supérieures alterncs; feuilles des rejets ovales-obiongucs ou ovales lancéo= lées. Fleurs très médiocres, d'abord rapprochées cu tôte, puis disposées en grappes ; pédicelles courts ; divisions calicinales lancéolées, très aiguës ; corolle d'un violet foncé, à lèvre supérieure allongée et divisée en lobes pointus, à palais blanchâtre, fortement veiné, à éperon long, aigu, droit ou. faiblement courbé. Capsules globuleuses-didymes, un peu plus courtes que le calice; graines presque planes, orbiculaires, frangées-ciliées, grises. — Mai-août. Coteaux secs et champs pierreux de la région maritime. AR. Vannes, Auray, Lorient, Port:Louis, Belle-île, Quibéron.

L. srriée. L. striata DC. Anthirrinum repens ct Ant. monspesulanum L.— Assez petite ou moyenne, vivace, très glabre, un peu glauque. Racine rampante. Tige droite ou ascendante, simple ou rameuse. Feuilles toutes alternes ou toutes verticillées, ou les inférieures verticiliées et les supérieures alternes, lancéolées-linéaires ou linéaires-aiguës. Fleurs très médiocres, quelquefois odorantes, disposées en grappe lâche ou en panicule ; calice un peu coloré, à divisions lancéolées ; corolle ordinairement bleuâtre où blanchâtre, avec des stries ou veines violettes, quelquefois blanche et obscurément striée, à palais plus ou moins marqué de jaune, à éperon assez court ou même court, un peu obtus et légèrement courbé. Capsules renflées, presque didymes, dépassant le calice ; graines ovoïdesitrigones, ridées en réseau et noirâtres. — Été , auf. Terrains pierrcux, bords des champs, bas des haies, taillis. TC,

L. coccuée. L. supina Desf. Antirrhinum supinum L.— Petite ou assez petite, annuelle, glauque. Tige couchée, rameuse dès la base, à rameaux rcdressés, pubescents-glanduleux vers le haut. Feuilles linéaires, glabres; les inférieures verticillées, les supérieures alternes, Fleurs assez médiocres, en grappes terminales, courtes; calice poilu-glanduleux, à divisions oblongues ou linéaires spatulées ; ; corolle d'un jaune clair, à palais d'un jaune foncé, à éperon long, presque droil, aigu, à raies bleuâtres. Capsules AN Th, plus longues que le calice; graines planes, orbiculaires, bordées et .comme ailées, noirâtres. — On réunit à celle plante la Linaire maritime, L. maritima DC., qui offre plusieurs tiges couchées, tout-à-fait glabres, des feuilles toutes verticillécs, des fleurs à divisions calicirales de moilié plus courtes que la capsule, et à corolle d'un jaune pâle, avec un éperon d’un pourpre bleuâtre.— Eié. Coteaux arides près de la mer, dunes. TR. — Cette éspèce est inscrite comme indigène dans le catalogue de M. Aubry ; elle m'a été indiquée comme se trouvant à Gâvre. Je l'ai toujours vainement cherchée, el son existence dans le département me paraît assez douteuse,

L. commune. L. vulgaris Mill. Antirrhinum linaria L.— Moyenne, quelquefois assez pelite, vivace, un peu glauque. Racine rampante, presque ligneuse. Tige droite, simple ou rameuse, ordinairement glabre dans toute son étendue, quelquefois pubescente-glanduleuse au sommet. Feuilles alternes, souvent rapprochées, lancéolées-linéaires ou linéaires-aiguës, glabres. Fleurs assez grandes, en grappes terminales très serrées ; calice eourt, à divisions ovales- lancéolées ; corolle jaune, à palais d’un jaune orangé, à éperon long, droit ou presque droit, aigu. Capsules oyoïdes ct par-

de PI —

fuis ellipsoïdes, de moitié plus longues que le calice! graines planes, orbiculaires, finement tuberculeuses, à rebord bien prononcé, membraneux.— Juillet -septembre., Terrains incultes, pierreux ou secs, bords des champs et des chemins. TC. — Près de la mer , la plante se montre avec une lige courte et ascendanté,; des feuilles toutes linéaires-aiguës, et des fleurs moins grandes. Dans cet état, elle a pu être prise pour la Linaire couchée. |

Obs. Les fleurs des Linaires deviennent quelquefois régulières; leur corolle offre 5 lobes égaux et 5 éperons. Ces fleurs se nomment Pélories. Il y a des Pélorics incomplètes, c’est-à-dire des fleurs qui tendent seulement à devenir régulières. Les Mufliers et quelques autres plantes à corolle bilabiée présentent. aussi des Pélories.

Fam. LIV.—OROBANCHÉES Juss.

Calice assez diversement découpé. Corolle irrégulière, tubulcuse-bilabiée, persistante. Étamines #4, didynames. Ovaire supère, simple ; style unique, terminé par un siigmale entier ou bilobé. Capsule uniloculaire, bivalve, à 4 placentas pariétaux:; graines fort nombreuses, très peiites, à périsperme épais; embryon très petit, excentrique, placé vers le sommet du périsperme.—Plantes herbacées, colarées, généralement parasites sur les raciues des autres végétaux, à tige assez charnue , n’ayant le plus souvent que des écailles au lieu de feuilles.

OROBANCHE. OROBANCHE L.

Calice tantôt composé ou presque composé de 2

pièces et celles-ci entières ou bifides, tantôt formé 18°

d'une seule pièce offrant 4 ou 5 lobes, Corolle marcescente, mais finissant par se couper circulairement près de la base; lèvre supérieure ordinairement échancrée, quelquefois entière; l'inféricure à 3 lobes étalés. Anthères réunies pendant l'anthèse, à loges plus ou moins mucronées. Ovaire à disque apparent sur le devant ; style filiforme; stigmate bilobé. Capsule oblongue ou ovoïde.

1. Fleurs munies d’une seule bractée: calice à 2 pièces ou presque à 2 pièces.

O. RAvE. O. rapum Thuiïl. O. major Lam.— Moyenne, vivace, poilue-pubescente, d'un jaune brunâtre. Tige renflée à la base en forme de tubercule, droite, simple, robuste. Écailles très inféricures rapprochées, imbriquées, ovales; les autres assez écartées, lancéolées, Bractées lancéolées, très aiguës, dépassant les fleurs. Celles-ci médiocres, à odeur fade, disposées en épi serré et souvent très long; calice égalant à peu près le tube de la corolle, composé de deux pièces ovales, presque toujours bifides, à lobes droits, aigus; corolle d'un brun jaunâtre ou rougeâtre, à dos courbé, à tube évasé dès sa base et même un peu renflé en avant, à lèvres ondulées, obscurément dentées, la supérieure voütée, ordinairement échancrée, l'inféricure à lobe du milicu beaucoup plus grand que les lobes latéraux ; étamines insérées au bas dela corolle, à filets glabres inférieurement et pubescentsglanduleux vers le haut, à anthères d'un, blanc jaunâtre ; ovaire blanchâtre; style pubescent-glanduleux ; stigmate profondément bilobé, à lobes veloutés d'un jaune citron. Capsule oblongue.— Mai, juin. Parasite

ur les racines du genêt (Sarothamnus scoparius Koch). * Bords des champs et des bois, talus. C.

Obs. L'Orobanche du serpolet, ©. epithymum DC. , n'a pas été vue dans le Morbihan et parait même étrangère à la Bretagne. Elle est moins élevée que lOrobanche rave et s'en distingue surtout par son calice à pièces plus étroites, entières ou très inégalement, bifides ; par sa corolle un peu plus longue, à tube étroit près de la base, par ses étamines à filets poilus inférieurement, à anthères brunes ; enfin par son stigmate d'un pourpre foncé. Les fleurs exhalent une légère odeur de giroflée.— Cette orebanche se fixe sur les racines du thym serpolet et de quelques autres labiées. — Mai, juin. |

O. pu qarzcer. O. galii Duby. O. caryophyllacea Sm. O. vulgaris DC.— Assez pelite, rarement moyenne, vivace, pubescente-glanduleuse, à glandes jaunes. Tige droite, simple, assez robuste, peu ou point renflée à la base, jaunâtre ou rougeätre. Écailles et bractées lancéolées, d’abord rougcâtres ou violätres, puis brunes ; les bractées presque toujours plus courtes que les fleurs. Celles-ci assez médiocres, à légère odeur de giroflée et disposées en épi peu long; calice plus court que le tube de la corolle, à pièces contiguës sur le devant ou même un peu soudées, entières ou très inégalement bifides; corolle jaunâtre ou brunâtre, ou rosée, ou d’un violet sale, bien veinée, courbée, à tube s'élargissant insensiblenient et ample au sommet ; lèvre supérieure entière ou légèrement échancrée, à bords droits ; l'inférieure courte, à lobes presque égaux, larges, obscurément denticulés , ua peu crépus; étamines se détachant de la corolle très près de la base, à filets poilus dans toute leur longueur, à anthères brunes ; style chargé de quelques poils glanduleux ; stigmate plus ou moins fortement bilobé, légèrement velouté, d’un brun pourpre, — Mai-juillet.

Dunes ct bords des champs sablonneux de la région maritime, sur les racines du Galium arenarium et du Galium verum AC.

O. À PETITES FLEURS. O. minor Suit. — Petile ou assez pelife, annuelle, pubescente-glanduleuse. Tige renflée à la base, du reste assez grêle, droite, simple, rousse ou rougeâtre, Écailles très inférieures ovaleslancéolées, les autres lancéolées, très aiguës, aïnst que les bractées; celles-ci plus courtes que les fleurs ou les dépassant à peine. Épi plus ou moins long, à fleurs très médiocres, d’an blanc-jaunâtre, avec des veines bleues ou violettes ; calice généralement plus court que la corolle, à pièces nervées, souvent soudées en avant, ovales-acuminées ou ovales-bifides , à Janières un peu inégales; corolle arquée, peu ouverte, à lèvres obtusément denticulées, la supérieure dirigée en avant et bien échancrée, l’inféricure à lobes arrondis et presque égaux; étamines se détachant de la corolle fort au-dessus de la base, à filets poilus sculement dans leur partie inférieure, à anthères noirâtres; style glabre; stigmate d'un brun pourpre ou d'un violet foncé. — Été. Sur les racines de quelques trèfles, du plantain corne-de-cerf et d'autres plantes. — Coteaux secs près de la mer et sables maritimes, AC.; intéricur, TR.

O. AMÉTHYSTE. ©. amethystea Thuil. O. eryngu Duby. — Assez pelite ou moyenne, vivace, pubescente et chargée vers le haut de poils glanduleux. Tige renflée et généralement un peu courbée à la base, simple, cannelée, de couleur pourpre ou d’un violet pâle. Écailles très inférieures ovales-triangulaires, les autres lancéolées, puis lancéolées-subulées. Épi long, presque toujours assez lâche ; bractées lancéolées-subulées , étroites dès la base et dépassant de beaucoup les fleurs;

celles-ci médiocres, tantôt d'un blanc-jaunâtre, à veines purpurines, tantôt d’un lilas pâle, rarement d’un lilas foncé ; calice aussi long que la corolle, à pièces nervées, oyales-oblongues très acuminées ou oblongues-bifides, à lanières trés fines; corolle à dos légèrement courbé, à tube peu élargi au sommet et brusquement coudé vers le devant, à lèvres très minces, crépues et denticulées, la supéricure en casque et comme lobée, à bords dirigés en avant, l'inférieure à lobes obovales, plus ou moins échancrés et fort inégaux; étamines insérées vers le milieu du tube de la corolle, à filets poilus inférieurement, à anthères roussâtres ; style muni de quelques poils glanduleux ; stigmate d’un brun foncé ou d'un brun rougeâtre.— Juin-juillet. Sur les petites racines horizontales des Panicauts champètre et maritime. TR. Ile de Houat (M. Lloyd) ; Quibéron, Belle-ile (Cl Debooz); Quibéron (MM. Pontarlier et Taslé).

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