‹ Flore du MorbihanChapitre 89 sur 156 · LE · texte numérisé non relu

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— 126 — | droite où ascendante, généralement rameuse. Feuiiles pétiolées ; largement ovales, un peu pointues, dentées en scie. Fleurs petites, d'un beau rose, les unes disposées en faux verticilles médiocrement fournis et plus ou moins distants, les autres rapprochées en têtes Lerminales oblingues, à bractées ovales-lancéolées ou lancéolées très aiguës ; calice poilu-hispide , glandueux, à tube sillonné, à dents triangulaires-subulées, dressées. — Été. Bords des ruisseaux, marécages. TR. Belle-île (N.) — Dans les échantillons que je possède, les fouilles des rameaux florifères sont presque aussi larges que longues et presque cordiformes. On compile, sous chaque tête de fleurs, 3 à 5 verticiiles.

M. currivée. M. sativa L. — Assez petite ou moyenne, vivace, velue ou sculement parsemée de poils courts ; médiocrement odorante. Tige droite ou ascendante, rameuse. Feuilles pétiolées, ovales-aiguës ou ovales-lancéolées, dentées en scie. Fleurs petites, rougeûtres, toutes en faux verticilles globuleux, plus ou moins écartés ; calice poilu, à tube strié, à dezts lancéolées-sabulécs, dressées. — Été. Marécages, bords des étangs et des mares. C. — Quelques botaaistes rénnissent à celte espèce la Menthe rouge, Mentha rubra Smith. Is en fort une variété glabre ou presque glabre, à odeur pénétrante, suave.

M. pes camps. M, arvensis L.— Assez pelite, vivace, plus ou moins velue, parfois presque glabre, à odeur pénétrante, Tige ascendante , rameuse ou simple. Feuilles courtement pétiolées ou même presque sessiles, ovales ou ovales-lancéolées, dentécs en scie. Fleurs petites, rosées ou d'un violet pâle, toutes en faux verticilles globulcux, écartés ; pédicelles généralement glabres ; calice un peu urcéolé, poilu, à tube: faiblement strié, à dents triangulaires presque aussi larges

— 457 — | que longues.— Été. Champs humides , bords des étangs et des mares AC.

M. »ourtor. M. pulegium L. Pulegium vulgare Mill. — Petite ou assez pelile, vivace, pubescente, rarement velue, très cdorante et à saveur chaude. Tige couchée en grande partie, rampante à la base, roide, simple ou rameuse. Feuilles petites, très courtement pétiolées, ovales ou oblongues, crénélées ou dentées. Fleurs très petites, en faux verticilles globuleux, bien fournis , nombreux, écartés; calice pubescent, à tube cylindracé, sillonné, fermé au somme par des poils, à dents supérieures 3, un peu recourbées, à dents inférieures plus étroites, dressées ; corolle rosée, très rarement blanche, à lobe supérieur entier ou très faiblement échancré.— Juillet -octobre. Bords picrreux des étangs ct des mares, champs humides, terrains desséchés. C.

LYCOPE. ZLYCOPUS L.

Calice campanulé, à 5 dents. Corolle courte, un peu en cloche, à #% lobes, le supérieur plus large, échancré. Étamines distantes et divergentes , 2 parfaites; 2 imparfailes ou même entièrement avortées. Nucules lisses, pourvues d'une bordure épaisse.

L. p Europe. L. Europœus L.— Assez grand ou même grand, vivace, pubescent-rude ou presque glabre. Tige droite, forte, plus ou moins rameuse. Feuiiles , courtement pétiolées, ovales-oblongues ou oblongues, un peu pointues, pinnatilobées ou grassièrement dentées; les inférieures souvent pinnatipar- Utes à la base. Ficurs en faux verticilles nombreux , écartés, compactes ; calice à dents lancéo!ées-subulées, spinescentes; coroile blanche, ponctuée :de pourpre.

— Été. Bords des eaux, fossés , marécages. C.— Parmi les botanistes, les uns rapportent au Lycope d'Europe, comme variélé à tige très haute et à feuilles bien découpées, le Lycope élevé, Lycopus exaltatus L. ; les autres conservent les deux espèces linnéennes, en attribuant à la seconde des feuilles inférieures ovales, pinnalipartütes, et des feuilles supérieures lancéolées, profondément pinnatilobées. Notre plante s'élève parfois à 12-16 décimètres ; mais les feuilles restent médiocrement découpées. On trouve assez souvent, dans les parties humides des dunes ou sur des terrains pierreux, le Lycope réduit à une hauteur de 2 ou 3 décimètres ; les découpures des feuilles sont alors moins fortes.

IT. Corolle bien irrégulière, comme unilabice.

BUGLE. AJUGA L.

Calice ovoïde-campanulé, à 5 lobes presque égaux. Corolle labiée, marcescente, à tube beaucoup plus long que le calice et pourvu intérieurement d'un anneau de poils; lèvre supérieure très courte, peu distincte; lèvre inférieure trilobée, à lobes latéraux oblongs, à lobe intermédiaire fort large, échancré. Étamines rapprochées , saillantes. Nucules réticulées-rugueuses.

B. RAMPANTE. À. reptans L.— Petite ou assez petite, vivace , à rejels stériles, couchés et souvent rampants. Tige droite, simple, pubescente ou poilue sur deux des faces. Feuilles ovales ou ovales-oblongues, crénelées et quelquefois légèrement sinuées, à peu près glabres ; les radicales et celles des rcjets bien pétiolées, les caulinaires presque sessiles et les dernières souvent colorées. Fleurs médiocres, ordinairement bleues, quelquefois rosées ou blanches, disposées en faux

verticilles peu fournis, presque loujours rapprochés au sommet de la tige et formant une sorte d'épi. — Printemps. Prés et bois humides, bas des talus. TC.

GERMANDRÉE. TEUCRIUM L.

Calice assez variable dans sa forme. Corolle labiée, caduque, à tube un peu court; lèvre supérieure bipartite, à divisions réfléchies latéralement et paraissant dépendre de la lèvre inférieure. Celle-ci quinquélobée en apparence, mais cn réalité seulement trilobée, à lohes latéraux assez étroits, à lobe intermédiairedarge et concave ; élamines rapprochées, saillantes entre les divisions de la lèvre supérieure. Nucules réticuléesrugueuses, rarement lisses.

G. scorpium. T. scordium L.— Plante petite ou assez petite, vivace, velue-grisàtre, à légère odeur d'ail, à saveur acre. Tige ascendante, rampante à la base, rameuse. Feuilles sessiles, molles, oblongues ou oblongues-lancéolées , fortement crénclées-dentées. Fleurs très médiocres, courtement pédonculées, solitaires cu - géminées à l'aisselle des feuilles, d'un beau rose ou d'un violet pâle; calice un peu campanulé, petit, velu, à 5 lobes triangulaires-pointus; lèvre inféricure de la corolle à lobe intermédiaire ovale, légèrement crénelé. — Juin-octobre. Marécages, parties humides des dunes. TR. Quibéron, aux environs de St.-Pierre et au-delà du bourg (N).— On trouvera probablement cette plante dans d’autres localités voisines de la mer. Elle est mentionnée au catalogue de M. Aubry.

G. Des Bois. T. scorodonia L. Valgt Sauge des bois. — Plante moyenne, vivace, très faiblement odorante. Tige droite, rameuse vers le haut, ferme, velur. Feuilles pétiolées, cordiformes-ovales ou cordiformes-

oblongues , crénelées-dentées, rugueuses, presque glabres et vertes én dessus, pubescentes etblanchätres en dessous. Fleurs médiocres , unilatérales, jaunâtres, disposées en grappes terminales effilées, formant ensomble une sorte de panicule; bractées courtes, arrondies acuminées, quelquefois oblongues ; calice bilahié, à lèvre supérieure largement ovale et mucronée, à lévre inférieure présentant 4 dents très aiguës. Nucules lisses. — Été. Bords des haies, revers des talus, bois laillis, buissons. TC. |

« ITI. Corolle bilabiée. Étamines distantes.

ORIGAN. ORIGANUM L.

Calice un peu en cioche, à nervures nombreuses, à 5 dents ou à 2 lobes. Corolle à lèvre supérieure dressée, presque plane, légèrement échanerée, à lèvre inférieure trilobée,. à lobes presque égaux. Étamines 4, distantes et divergentes ; anthères à large connectif. Nuacules ovoïdes.

O. commun. O. vulgare L.— Moyen, vivace, très odorant. Racine traçante. Tige droite, rameuse vers le haut, velue, rougeâtre. Feuilles ovales, un peu rétrécies près da sommet, obscurément dentées, ve- Jaes ou pubescentes. Fleurs plus ou moins petites, rosées, en têtes terminales entremélées de bractées ovales d’un rouge violet; ces têtes formant ensemble une sorte de panicule; calice pubescent ou presque glabre en dehors et velu intérieurement, à 5 dents égales. — Juillet-septembre. Vignes, talus, landes pierreuses ou sablonneuses. Toute la région maritime, C.; intérieur , TR. Pontivy (M. Taslé|.

Var.— pallescens. —Bractécs d'un vert pâle et fleurs blanches. TR. Bclle-i'e.

À due THYM. THYMUS L.

Calice campanulé-bilsbié, à nervures nombreuses, à lèvre supérieure tridentée et l'inférieure bipartite. Corolle à tube court , à lèvre supérieure dressée, presque plane, iégèérement échancrée ; à lèvre inférieure trilebée, avec des lobes presque égaux. Étamines #, @istantes et divergentes ; anthères à large connectif. Nucu'es ovoïdes-globuleuses.

T. ssRpOLET. T. serpyllum L. — Petit ou assez pelit, vivace, à odeur pénétrante, fort agréable. Racine presque ligncuse. Tiges couchées et même rampantes, dures, pubescentes ou poilues, à rameaux florifères enfin dressés. Feuilles petites, très courtement pétliolées, ovales ou oblongues , rarement un peu pointues, très entières, plus ou moins ciliées, à faces ordinairement glabres , quelquefois poilues , et l'inférieure presque toujours ponctuéc-glanduleuse. Fleurs petites , rougoâtres, {rès rarement blanches, en faux verticilles peu fournis, écartés ou rapprochés en lêles; calice généralement coloré, à tube fermé par des poils, à lèvres ciliées ; corolic à lèvre supérieure presque quadrangulaire; étamines tantôt plus courtes, tantôt plus longues que la corclle. — Juin-octobre. Coteaux secs, landes sablonneuses, lisières des bois. TC.

Var.— citriodorus., — Rameaux florifères couris. Feuilies très obtuses, fortement nervées. Fieurs toutes en têles compactes, Odeur très vive de citron. — Les fouilles sont tantôt larges, laniôt étroites, lantôt ciliées seulement à la base, lan‘ôt ciliées jusqu'au soinmet; elles sont aussi, comme celles du type, tantôt glabres, tantôt poilues. La coulcur des fleurs est quelquefois d'un rouge foncé. J'ai trouyé une seule fois la

plante avec des fleurs tout-a-fait blanches.—Dunes et coteaux près de la mer. C.

Obs. Le Thym commun, Thymus vulgaris L., est cultivé dans les jardins. C'est un très petit sous-arbrisseau rameux , légèrement poilu , à feuilles petites, sessiles, ovales-oblongues ou oblongues, un peu roulées en dessous. Les fleurs sont petites, blanchâtres ou faiblement purpurines , disposées comme celles du Serpolet.

CALAMENT. CALAMINTHA MϾnch.

Calice cylindracé, à nervures nombreuses, à deux lèvres, la supérieure trifide, l'inférieure bipartite. Corolle à tube assez long, à lèvre supérieure dressée, presque plane, échancrée, à lèvre inférieure trilobée. Étamines 4, distantes ct courbées en dedans, conniventes par le sommet sous la lèvre supérieure de la corolle; anthères à large connectif. Nucules ovoïdes ou presque globuleuses.

C. orricinaz. C. officinalis Mœnch. Melissa calamintha L. Thymus calamintha Scop. DC. — Plante moyenne, vivace, très odorante. Tige droite, rameuse, couverlc de poils étalés. Feuilles pétiolées, largement ovales ou même presque cordiformes, dentées, légèrement velues, un peu grisàtres en dessous. Fleurs médiocres, rouges ou purpurines, en faux verticilles plus ou moins écartés, très peu fournis et formant par leur ensemble des grappes ällongées, interrompues ; calice hispide , coloré, à tube fermé par des poils courts; lèvre inférieure de la corolle à lobe intermédiaire plus grand, taché de blanc et ponctué de violet. Nucules presque globuleuses. — Été. Bas des murs, bords des haies et des chemins. AR. Auray, Lorient, Quibéron, Vannes, etc.

CLINOPODE. CLINOPODIUM L.

Calice cylindracé, courbé, à nervures nombreuses, à deux lèvres, la supérieure trifide, linférieure hipartite. Corolle à long tube; lèvre supérieure dressée, presque plane, échancrée; lèvre inférieure trilobée, à lobes larges, inégaux. Étamines distantes, mais rapprochées par le haut sous la lèvre supérieure de la corolle; anthères à large connectif. Nucules obovoïdes, lisses.— Verticilles de fleurs pourvus d'an involucre.

C. comuux. C. vulgare L.— Moyen, vivace, à peine odorant. Racine rampante. Tige droite ou ascendante, simple ou rameuse, assez grêle, veluc, à poils étalés ou courbés. Feuilles pétiolées, oYales ou ovales-oblongues, cbscurément dentées, molles, velues ou pubescentes, assez päles en dessus, grisätres en dessous. Fleurs médiocres, rouges, disposées en faux verticilles assez fournis, écartés; involucre court, à folioles sétacées, hispides-ciliécs; calice souvent coloré, veluhispide.— Juillet-septembre. Lieux buissonneux, bords des haïes, landes, talus ombragés. C.

MÉLISSE. MELISSA LIL.

Calice anguleux, à deux lèvres, la supéricure tridentée, l'inférieure bipartite. Corolle à tube assez court; lèvre supérieure dressée, un peu concave, échancrée; lèvre inférieure à 3 lobes larges , l’intermédiaire plus grand. Étamines 4, distantes, mais rapprochées par le haut sous la lèvre supérieure; anthères à connectif étroit. Nucules ovuïdes ou ellipsoïdes, lisses.

M. orricinALE. M. officinalis L. Vulg.t Citronnelle. — Assez grande, vivace, à odeur de citron. Tige droite, rameuse, pubescente. Feuilles pétiolées, ovales,

furtement dentées, parsemées de poils courts; Îes inférieures presque Cordiformes. Fieurs très médiocres ,

blanches ou rosées, en demi-verticilles unilatéraux , écartés; calice poilu; corolle à tube ascendant , à lobe intermédiaire de la lèvre inférieure ovale-arrondi , entier. Nucules ellipsoïdes.— Juillet- septembre. La Mélisse officinale n’est point indigène; le fait de sa naturalisation dans le département n'est même pas constaté. Elle n'a. été trouvée que près des habitations. Bord des haies, bas des. murs. TR. Eorient , Hennebont, Vannes.

Obs. L'Hysope officinal, Hyssopus officinalis L., a été vu en Bretagne sur quelques vieilles murailles. On le trouvera peut-être dans le Morbihan. — Le genre Hysope est caractérisé par un calice cylindracé, à nervures nombreuses et à 5 dents presque égales ; par une corolle à lévre supérieure dressée, presque plane, avec échancrure, el à lèvre inférieure divisée en trois lobes, l'intermédiaire bien plus grand, en cœur renversé ; par des étamines didynames, distantes et divergentes, ayant des anthères à connectif, très étroit. — L'Hysope officinal est une plante sous-frutescente , assez petite, rarement moyenne, fort aromatique, à tiges droites, rameuses, pubescentes; à feuilles séssiles, lancéolées où lancéolées-linéaires, entières, “labres ou faiblement poilues ; à fleurs médiocres, bleues , raremént rouges ou blanches, disposées en demi-verticillés rapprochés et formant ensemble des épis allongés. = Juillet-septembre.

Le genre Sarriette est assez voisin du genre Hysope. I'offre les caractères suivants : calice un peu campanulé, à dix nervures et à 5 dents presque égales, ‘Corolle àxdèvre supérieure dressée et plane!, à lèvre inféricure divisée en trois lobes presque égaux! Étamines

%, distantes , conniventes par le haut sous la lèvre supérieure; anthères à large connectif.— La Sarriette des jardins, Saturcia hortensis L., se ressème ordinairement dans le potager où elle a été introduite. C'est une plante petite ou assez petite, annuelle, légerement pubescente, d'une odeur fort agréable. Sa tige est droite, très ramcuse, garnie de feuiiles atténuétes à la base, lancéolées-linéaires ou linéaires, entières. Les fleurs sont petites, géminées ou disposées en faux verticilles très peu fournis; la corolie est bleuâtre ou rougeâtre, ponctuée de rouge. — Eté.

IV. Corolle bilabiée. Étamines rapprochées et seulement 2 fertiles. be

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