‹ Flore du MorbihanChapitre 94 sur 156 · STATICE, STATICE L · texte numérisé non relu

STATICE, STATICE L

Calice scarieux vers le haut, à 5 ptis. Corolle pentapélale , marcesvente. Etamines 5 , insérées à la base

des pétales. Styles 5. Capsule membraneuse , indéhiscente.

I. Fleurs en capitule muni d'un involucre imbriqué, à folioles extérieures renversées et engaînant la hampe. Chaque fleur accompagnée d'une écaille transparente.

S. ARMERIE. S. armeria L. S. maritima Mill. Armeria maritima Wild. Vuisgt. Jonc marin, Gazon d'Olympe. — Plante basse, vivace. Souche presque ligneuse , branchuc, à branches courtes produisant un grand nombre de feuilles et formant ensemble un gazon compacte. Feuilles linéaires, très étroites, obtuses, n'ayant qu'une nervurec, assez molles, glabres, quelquefois ciliées à la base, Hampes de 8 à 12 centimètres , droiles, simples , grêles , pubescentes.

Capitule médiocre ; involucre à folioles plus courtes que les fleurs et en partie scarieuses, quelques-unes brièvement aristées, les autres mutiques ; écailles transparentes , très obtuses ; calice velu , à lobes très courts , aristés; corolle rougeûtre , rosée ou blanche, à pétales un peu crénelés au sommet ou faiblement échancrés. — Mai, juin, plus rarement juilet-septembre. Bords un peu limoneux de la mer, pàturages salés , fissures des rochers maritimes. C.

Var. — pumila. — Feuilles plus fines, bien plus courtes , raides , recourbées , pubescentes ou ciliées. Hampes de 3-5 centimètres , à capitule peu fourni. — Les feuilles de chaque division de la souche forment , dans le gazon général , souvent étendu, un petit gazon très distinct, arrondi. — Eté. Sommet des côtes escarpées. AR. Quibéron , île de Groix, Belle-ile.

Obs. La Statice plantain, Statice plantaginea AN. ; Armeria plantaginea Wild., n’a pas été vue dans le Morbihan. Elle se distingue par les caractères suivants : feuilles lancéolées- linéaires et quelquefois lancéolées , à plusieurs nervures, 3 au moins ; hampes longues, un peu rudes ; folioles extérieures de l'involucre inégales , ovales-acuminées, les intérieures très obtuses et même tronquées ; calice un peu velu, à lobes courts , aristés ; corolle rosée , à pétales arrondis au sommet ou tronqués. — Eté. Coteaux sablonneux.

IT. Fleurs en épis composés.

Les espèces que nous possédons sont vivaces ; à racine pivotante, ligneuse, brune en dehors ; à souche branchue produisant des fascicules de feuilles et des hampes rameuses. Les fascicules de feuilles deviennent généralement nombreux et forment de larges touffes. Les feuilles sont entières , à rebord membraneux très

étroit. Les hampes présentent des écailles courtes, écartées, Les épis sont unilatéraux , à épillets généralement bi ou triflores , à fleurs munies de bractées. ….

S. LIMONIUM. S. limonium L. — Plante assez petite, quelquefois moyenne, glabre. Feuilles pétiolées, oblongues-obovales ou oblongues très obtuses, assez épaisses , un peu ondulées sur les bords , offrant presque toujours une pointe sous le sommet et n'ayant qu'une nervure ; pétiole long ou assez long , un peu canaliculé. Hampes droites , assez robustes, ordinairement rameuses dès le milieu ; écailles triangulaireslancéolées , très aiguës ; rameaux nombreux, peu ouverts, presque en corymbe. Epis denses, plus ou moins recourbés. Fleurs petites; bractée intérieure très obtuse, scarieuse-blanchâtre en assez grande partie, à peu près trois fois plus longue que l'extérieure; calice poilu vers le bas , glabre et d’un violet pâle dans sa moitié supérieure , à lobes ovales-pointus ;. corolle d'un violet bleuâtre , à pétales concaves, arrondis au sommet et parfois légèrement échancrés. — Juilletaoût. Vases sablonneuses au bord de la mer, marécages maritimes. C.

Var. — humilis. S. pseudo-limonium et serotina Reichenb. — Feuilles ovales-lancéolées ou lancéolées , avec une pointe naissant du sommet. Hampes de 10 à 15 centimètres , à rameaux presque fasciculés, à épis peu courbés. — J'ai trouvé cette plante avec des feuilles dont le limbe était seulement long de 2 centimètres et large de 5 à 6 millimètres. Elle offrait des épis dressés et des fleurs d'un tiers plus petites que celles du type. — Août-septembre. Bords pierreux des bras de mer, fentes des rochers maritimes, parties humides des dunes. AC.

S. px Banus. S. Bahusiensis Fries. S. rariflora Drejer. — Assez petite, glabre. Feuilles longuement

Mille — pétiolées , ovales-oblongues ou oblongues-lancéolées , mucronées, assez épaisses, faiblement ondulées sur les bords et pourvucs d'une seule nervure; pétiole canaliculé. Hampes assez grêles, un peu anguleuses, droites, se ramifiant en général dès le tiers ou {a moitié de leur longueur ; rameaux dichotomes, assez ouverts, formant une large panicule ; écailles ovalestriangulaires, aiguës ; épis distants, très lâches, la plupart un peu courbés, quelques-uns droits. Fleurs petites, solitaires ou géminées ; bractée extérieure courte , largement ovale, membraneuse, un peu mucronée par la prolongation de la nervure ; bractée intérieure presque triple de l’extérieure, très obluse , herbacée en majeure partie, scarieuse-rougeâtre en ses bords ; calice violâtre, à tube presque inclus, poilu inférieurement, à lobes ovales-lancéolés, aigus; corolle bleue ou d'un violet bleuâtre ; pétales à sommet arrondi. — La pointe que présentent les feuilles est toujours terminale, mais elle n’est pas toujours droite. Sar les épis un peu courbés, les fleurs sont déjetées d’un seul côté. Les épis droits ont un axe flexueux, à fleurs distiques. — Juillet, août. Marécages maritimes. TR. Séné, près de Vannes (M. Taslé).

S. DE DoparrT. S. Dodartii Fr. de Girard. S. bellidifoha Pesneau, non Gouan. S. dichotoma Mutel, Supplt. — Assez petite, rarement moyenne, glabre. Feuilles rétrécies en pétiole, ovales-spatulées , très obtuses, mutiques ou courtement mucronées , un peu charnues et n'ayant qu'une nervure; pétiole assez large, plane. Hampes verticales, légèrement flexueuses, assez robustes , commençant à se ramifier peu loin de la base ; écailles ovales-triangulaires , les inférieures plus ou moins longuement acuminées ; rameaux presque distiques, lâches, médiocrement ouverts, peu divisés , formant une panicule oblonguec, Epis droits,

très denses. Fleurs petites, à bractée intérieure deux fois plus longue que l’extérieure , largement obavale , verdâtre, avec les bords scarieax-blanchâtres ; calice un peu poilu inférieurement , glabre et d’un blanc argenté dans sa moitié supérieure, à lobes ovales-arrondis ; corolle d’un violet pâle, à pétales émarginés, — La souche, en prenant de l'accroissement , devient nue ; on voit seulement sous chaque fascicule de feuilles, les débris du fascicule précédent. — Juillet, août. Rochers maritimes , vieux murs et talus près de la mer,

bords des marais salants. AR. Gâvre, Quibéron, Belletle, Houat.

S. OCCIDENTALE. S, occidentalis Lloyd. — Cette espèce se distingue de la précédente par ses feuilles lancéolées-spatulées, ordinairement à longue pointe naissant sous le sommet , par ses hampes assez grêles, à rameaux moins lâches; enfin, par ses épis plus courts, à épillets moins serrés. — Juillet-septembre. Rochers marilimes , parties rocailleuses des dunes. AR. Quibébéron, Houat, Belle-ile, Gâvre. — En acceptant cette espèce, j'y rapporte une plante que j'ai longtemps regardée comme une variété à feuilles étroites de la statice de Dodart, appeléé ici Sfatice bellidifolia. Les feuilles ne sont point lancéolées-spatulées, à longue pointe; mais oblongues, bien obtuses, mutiques ou très courtement mucronées. Elles sont même quelquefois un peu brusquement rétrécics en pétiole, et se rapprochent ainsi de la forme ovale-spatulée. La plante en question croît à Quibéron et à Belle-île, dans la partie des dunes qui borde la mer sauvage. On Fly trouve assez souvent rabougrie, ayant des feuilles fort petites et des hampes de 4 à 8 centimètres , sensiblement amincies à la base, peu rameuses, parfois simples, à 2-4 épis. — Faut-il aussi rapporter à la statice occidentale une statice trouvée par M. Taslé

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