‹ Flore du MorbihanChapitre 95 sur 156 · AN · texte numérisé non relu

AN

sur les rochers maritimes de Saint-Gildas ? La planté est moyenne , c'est-à-dire haute de 3 à 5 décimètres. Les feuilles sont oblongues-obtuses ou oblongues spatulées, mutiques. Les hampes sont assez robustes, surtout dans leur partie inférieure , et ne se divisent en rameaux fertiles que vers le milieu ; ces rameaux forment uue panicule presque ovale. Les épis, bien développés, ont une longueur de 3 à 4 centimètres; les épilets sont peu serrés. Les fleurs, comnie les bractées, sont celles des deux espèces ci-dessus décrites. Si la plante , à raison de la force des hampes et de la longueur des épis, semble appartenir à la statice de Dodart , elle semble aussi se rattacher à la statice occidentale par la forme étroite des feuilles et par la faible densité des épis. Je suis assez disposé à la regarder comme une variété de la première statice , à l'appeler, en considération de sa panicule plus large, Statice dodartii expansa.

Obs. La plante de St.-Gildas rappelle un peu, par sa taille, par le développement de sa panicule, par la dichotomie assez prononcée de ses rameaux et par la longueur de ses épis, une statice connue en Normandie et même en Bretagne (littoral nord), sous le nom de Statice oleæfolia, mais que M. Le Jolis, dans ses observations surles plantes rares des environs de Cherbourg, juge très différente de l'espèce ainsi nommée par . Pourret. Il n’y voit pas, au reste, une espèce nouvelle, et la rapporte au Sfatice occidentalis Lloyd. Elle ressemble beaucoup à une plante cueillie à Bayonne ct envoyée à M. le colonel d'artillerie Debooz sous le nom de Statice Bubani Fr. de Girard. — Les feuilles sont lancéolécs-spatulées ou simplement lancéolées , à sommet muni d'une pointe plus ou moins longue. Les hampes sont assez effilées , à rameaux inféricurs mal développés et stériles, à ramcaux supérieurs longs et

bien divisés. Les épis allongés se composent d'épillets rapprochés, mais non contigus. — À chercher dans les fentes de nos rochers maritimes.

S. A FEUILLES DE LYCHNIDE. S. lychnidifolia Fr. de Girard. S, auriculæfolia auct. pl. — Assez petite ou moyenne. Souche couverte par la base des feuilles détruites. Feuilles rétrécies en pétiole , plus où moins obovales, quelquefois ovales-lancéolées, concaves, acuminées très près du sommet ou seulement apiculées, poncluées-pulvérulentes, assez glauques, à 3 ou 5 nervures peu marquées ; pétiole large, canalicalé,

offrant à l'intérieur un peu de matière muqueuse. Bourgeons allongés, en forme de cornet ouvert. Hampes

un peu inclinées, assez grêles , glabres ; se ramifiant ordinairement aux deux tiers de leur hauteur et très

rarement au-dessous da miliea ; écailles triangulaires-

ovales , acuminées , l’inféricure parfois semblable à une feuille très réduite; rameaux lâches, assez ouverts, peu divisés, formant une panicule ovale-oblongue ou presque pyramidale. Epis généralement assez courts, d'abord droits , enfin légèrement courbés ; épillets conligus, mais point entassés. Fleurs petites ; bractée intérieure trois fois plus longue que l'extérieure,, obovale ou presque orbiculaire , à bords scarieux ; calice poilu inférieurement , à lobes courts, arrondis, d'un blanc argentin ; corolle d'un rose pâle tirant sur

le violet, à pétales échancrés. — Ici, l’écaille inférieure

des hampes est rarement remplacée par une petite feuille. Je possède un échantillon qui présente à l'aisselle de la première écaille un bourgeon développé consistant en 3 feuilles, à la vérité petites, mais conformes aux feuilles radicales. — Juillet, août. Marécages maritimes. TR. Gâvre.

S. HYBRIDE. S. hybrida Montagne. — Assez petite, glabre. Souche ordinairement très branchue , couverte

par la base des feuilles détruites. Feuilles rétrécies en pétiole , obovales , acuminées très près du sommet et apicalées, ou seulement terminées par une petite pointe, roulées en cornet dans le bourgeon, puis concaves , un peu coriaces , glauques et prenant une teinte rougeâtre, à trois ou 5 nervures peu marquées ; pétiole fort large , canaliculé. Hampes droites , tantôt assez robustes, tantôt assez gréles, se ramifiant vers leur milieu ; écailles largement ovales, acuminées ou pointues ; rameaux assez rapprochés, plus ou moins ouverts, formant une panicule large et même arrondie. Epis courts, très peu fournis , en petits corymbes au sommet des ramilles. Fleurs petites et sensiblement plus petites que celles de l'espèce précédente ; bractée intérieure presque # fois plus longue que l’extérieure, obovale , très obtuse, à bords scarieux et un peu ondulés ; calice poilu inférieurement , rougeâtre, à lobes blancs, courts , arrondis ; corolle d’un violet pâle, à pétales planes , échancrés. — Cette plante, suivant M. E. Boissier, est une simple varièté (var. minor) du statice ovalifolia Poiret. — Juillet, août. Lieux pierreux-sablonncux baiïgnés quelquefois par la mer, pelouses entre les rochers maritimes. TR. Gâvre, Belle-île.

Fam. LX°. — PLANTAGINÉES Juss.

Calice persistant à 4, rarement à 3 divisions. Corolle persistante, scarieuse , monopétale , régulière , tubuleuse, à 4 lobes, ou à sommet denté. Etamines 4, insérées sur la corolle ou sur le réceptacle, alternes avec les lobes de la corolle, à filets repliés sur euxmêmes en préfleuraison. Ovaire supère ; style unique, à stigmate simple. Capsule uniloculaire , monosperme, indéhiscente, ou divisée en 2 ou 4 loges par l'expansion

du placenta, et s’ouvrant circulairement en travers: Embryon droit dans un périsperme presque corné. — Plantes herbacées, rarement sous-frutescentes ; les premières souvent privées de tige.

LITTORELLE. LITTORELLA L.

Monvique ; fleur mâle : calice à 4 divisions profondes , presque à 4 sépales; corolle en forme d’enlonnoir, à 4 lobes; étamines insérées sur le réceptacle , à filets très longs. Fleur femelle : calice à 3 ou 4 divisions profondes ; corolle oblongue-urcéolée, à 3 ou 4 dents; style très long, subulé. Capsule crustacée, uniloculairé, indéhiscente , contenant une graine dressée. |

L. pes Lacs. L. lacustris L. — Petite, vivace, aquatique, mais ne fleurissant qu'après la retraite de l'eau. Racine fibreuse, à rejets rampants. Feuilles toutes radicales, dressées , très étroites, demi-cylindriques, aiguës, un peu charnues, glabres. Fleurs petites, blanchâtres ; les mâles solitaires à l'extrémité de hampes courtes et munies d’une bractée vers leur milieu ; les femelles radicales, sessiles. — Juillet, août. Bords des étangs sablonneux et des grandes mares. AC. — Dans certains lieux prématurément desséchés , la plante se montre avec des feuilles étalées en rosetle , assez fines , canaliculées , poilues.

PLANTAIN. PLANTAGO L.

Fleurs hermaphrodites petites , disposées en épis où en têtes. Calice à 4 divisions profondes, réduites quelquefois à 3 par la soudure des 2 antérieures. Corolle à tube ovoïde, à lobes réfléchis. Elamines 4, insérées a la base da tube de la corolle. Capsule à 2 où 4 loges formées par Fexpansion du placenta.

Nos cinq espèces de Plantain sont acaules; les hampes sont nues.

P. À LARGES FEUILLES. P. major L. — Petit ou assez pelit, vivace, à racine fibreuse. Feuilles plus où moins dressées, péliolées, ovales ou ovales-oblongues, lächement dentées ou presque entières, glabres ou pubescentes , ordinairement à 5-7 nervures , quelquefois à 3 , rarement à 9. Hampes droites ou ascendantes, cylindriques ou légèrement comprimées, généralement pubescentes-scabres. Fleurs en épi allongé, plus ou moins grêle , cylindrique ; bractées ovales , concaves, à bords scarieux ; corolle blanchâtre , à lobes ovalespointus. Capsules biloculaires ; 4-6 graines dans chaque loge. — Mai-octobre. Bords des chemins, pe- Jouses, cours, décombres. TC. — Le Plantain à petites feuilles, Plantago minima DC. fl. fr., n'est que le Plantago major rabougri. Les feuilles n’offrent que 3 nervures ; les hampes ne s'élèvent qu’à 3-5 centimètres; l’épi est court , à 3-6 fleurs. — Terrains inondés pendant l'hiver. — Dans les marécages maritimes , le Plantago major se montre avec des feuilles assez grandes et seulement trinervées, avec des hampes légèrement poilues et des épis un peu lâches,

Obs. C’est sans doute par erreur que M. Aubry indique dans le Morbihan le Plantain moyen, Plantago media L. Cette espèce se distingue surtout de l'espèce qui vient d'être décrite par sa racine pivotante, par ses feuilles étaléés en rosette et rétrécies en un péliole court et large, par ses hampes striées, par ses capsules à loges monospermes. Elle paraît particulière aux terrains calcaires. — Mai-juillet.

P. LANCÉOLÉ. P. lanceolata L. — Petit ou assez petit, quelquefois moyen, vivace. Feuilles pétiolées , lancéolées ou lancéolées-linéaires, rarement ovales- Jancéolées, très rarement linéaires-aigués, entières ou

pea dentées , poilues ou :velues, quelquefois glabres , à 3-5 nervures. Hampes beaucoup plus longues que les feuilles , très anguleuses, pubescentes ou presque glabres. Fleurs très serrées, tantôt en épi court, cylindracé ou oblong , tantôt en tête ovoïde ou globuleuse; bractées ovales, très acuminées, à bords scarieux ; corolle d’un blanc sale, à lobes ovales-acuminés. Capsules à 2 loges et chaque loge monosperme. — Print., été, automne. — Prairies, pelouses, bords des champs, dunes. TC. — C'est surtout dans les dunes que l'on trouye la plante avec des feuilles très étroites et des fleurs en tête globuleuse.

Var. — lanuginosa. — Feuilles couvertes de langs poils soyeux, blancs ou roussâtres. Dunes ou coteaux arides.

L'épi du plantain lancéolé se divise quelquefois et devient digité. |

P. maRiTIME. P. maritima L. — Assez petit ou moyen, vivace, à racine simple ou presque simple, perpendiculaire, épaisse, un peu ligneuse. Feuilles charnues , laineuses à la base, du reste glabres, tantôt demi-cylindriques , canaliculées, très étroiles et très entières, tantôt lancéolées-linéaires , presque planes, entières, ou fort peu dentées, à 3-5 nervures. Hampes droites ou presque droites, plus longues que les feuilles, cylindriques, pubescentes, à poils appliqués. Fleurs plus ou moins serrées, en épi cylindrique, allongé ; bractées ovales, un peu aiguës, égalant à peu près le calice; corolle blanchâtre, à tube légèrement velu, à lobes ovales-pointus. Capsules biloculaires ; une graine dans chaque loge. — Mai-juillet. Bords des bras de mer , marécages maritimes. C. J'ai trouvé ce plantain dans une lande humide assez éloignée de la mer , entre Etel et Plouhinec.

Le plantain maritime, avec des feuilles laucéolées-

linéaires, munies de quelques dents , est souvent pris pour le Plantain gramen, Plantago graminea Lam. , espèce assez douteuse.

P. sugucé. P, subulata L. — Petit ou assez petit, très gazonnant, vivace, à souche ligneuse, presque dichotome. Feuilles linéaires, très étroites, canaliculées , trigones au sommet , raides , laincuses à la base, du reste plus ou moins hispides-ciliées. Hampes nombreuses, droites ou faiblement courbées, bien plus longucs que les feuilles, cylindriques et chargées de poils applignés. Fleurs serrées, en épi cylindrique, allongé ; bractées oyales-lancéolées ou lancéolées à large base , carénées, égalant ou dépassant le calice ; corolle blanchâtre , à tube un peu yelu, à lobes ovalesacuminés. Capsules à 2 loges et chaque loge monosperme. — Mai-juillet. Coteaux près de la mer. TR, Belle-Tle , Groix. — Ce Plantain est quelquefois réduit à des feuilles très courtes, presque piquantes. Il présente alors des hampes grêles , longues seulement de 3 à 5 centimètres et terminées per un épi oblong.

P. coRNE DE CERF. P, coronopus L. — Petit et parfois très petit, annuel. Feuilles généralement étalées en roselte, épaisses, pubescentes ou velues-ciliées, ou même tomenteuses, pinnatipartites ou bipinnatipartlites; quelquefois pinnatilobées, raremententièresou presque entières; découpures distantes, lancéolées ou linéairesaiguës , rarement ovales. Hampes ascendantes, pubescentes ou velues, cylindriques. Fleurs serrées, en épi cylindrique assez grêle, parfois presque oblong ; bractées ovales, longuement acuminées; corolle jaunâtre, à tube un peu velu, à lobes ovales, très aigus. Capsules quadriloculaires, à loges monospermes. — Eté. Pelouses sèches, bords des chemins, dunes. TC. On trouve aussi ce plantain dans les fentes des rochers maritimes. Il offre alors des feuilles assez charnues.

honstruosités : épi rameux ; épi rameux-papiculé ; première bractée foliacée. |

Sous-Classe IV. MONOCHLAMYDÉES.

Un calice et point de corolle ; quelquefois même point de calice. |

Fam. LXI*. AMARANTHACÉES. Juss.

Calice persistant, plus ou moins scarieux , à 3 ou 5 divisions imbriquées en préfleuraison. Etamines hypogynes, en même nombre que les divisions calicinales et opposées à ces divisions , rarement en moindre nombre ; filets libres ou soudés à la base, Ovaire supère , simple ; un style, avec 1-3 stigmates, ou 2-3 stigmates sans style. Capsule s’ouvrant circulairement en travers , ou frait indéhiscent à péricarpe membraneux (Utricule) ; une seule loge et presque toujours uneseule graine. Périsperme farineux entouré par l'embryon. — Herbes à feuilles alternes , très rarement opposées, simples ; à fleurs fort petites, ordinairement unisexuelles , généralement munies de bractées.

AMARANTHÉ. AMARANTHUS L.

Fleurs monoïques ou polygames-monoïques. Calice à 3 ou 5 divisions très profondes. Etamines 3 ou5, rarement 2 ou #4, à filets libres. Styles 2 ou 3 , à base persistante. Capsule monosperme, s'ouvrant cireulairement vers le milieu. Graine lenticulaire, un peu échancrée,

A. SAUVAGE. À. sylvestris Desf, — Assez pelite ou moyenne, annuelle, glabre. Tige presque droite, eannelée-anguleuse , rameuse dès la base, à rameaux

inférieurs ascendants ou couchés. Feuilles pétiolées , ovales-rhomboïdales, obtuses ou à peine pointues, entières, à bords légèrement ondulés. Fleurs verdâtres, en paquets tous axillaires , les inférieurs distants , les supérieurs assez rapprochés ; bractées lancéolées-linéaires, à peu près égales au calice ; divisions calicinales étroites-pointues ; étamines 3, Capsules ovoïdesoblongues ,; un peu comprimées. — Juillet-septembre. Pied des murs, terrains gras près des habitations, décombres. TR. Belle-île (DC. fl. fr. sup. p. 37#).:Les jardins , environs de Vannes. (M. Taslé.)

ALBERSIE. ALBERSTA Kunt.

Caractères du genre Amaranthe, mais fruit indéhiscent.

A. BLITE. À. Blitum. Kunt. Amaranthus Blitum L. Am. viridis Aubry. — Plante assez petite ou moyenne , annuelle, glabre. Tige couchée ou ascendante, assez forte, striée, rameuse dès la base, à rameaux diffus. Feuilles longuement pétiolées , ovales , un peu rhomboïdales , très obtuses ou même échancrées, parfois largement tachées en dessus. Fleurs verdâtres, les inférieures en paquets axillaires, les supérieures en paquets nus, rapprochés et formant des épis ; bractées plus courtes que les fleurs ; calice à 3 divisions lancéolées ; 3 étamines. Fruit ovoïde comprimé. — Eté. Bas des murs, bords des chemins, décombres. AC.

À. COUCHÉE. À. prostrata Kant. Amaranthus prostratus Balb. — Assez petite ou moyenne, vivace, d’un vert pâle. Tiges couchées, rameuses , assez gréles , anguleuses , pubescentes ‘au sommet. Feuilles longuement pétiolées , glabres ovales-rhomboïdales, un peu rétrécies vers le haut, entières, à bords ondulés. Fleurs verdâätres , en paquets nombreux , les uns

axillaires, espacés, les autres nus, rapprochés et formant des épis ; bractées presque égales aux fleurs ; calice à 3 divisions lancéolées-linéaires ; 3 étamines. Fruit ovoïde-oblong , un peu comprimé. Juillet-septembre. Pied des murs. TR. Hennebont, sur le quai{N).

Fam. LXII°. — CHÉNOPODÉES Vent.

Calice persistant, généralement divisé, à 5 divisions, rarement à 2 ou 3. Etamines 1-5, hypogynes ou insérées à la base du calice, opposées aux divisions. Un ovaire supère, rarement semi-infère ; style simple ou divisé, à 2-5 divisions ; stigmates latéraux. Fruit sec, indéhiscent , uniloculaire, monosperme. Graine à périsperme farineux ou sans périsperme ; embryon en forme d'anneau ou en spirale. — Plantes herbacées, rarement sous-ligneuses , à feuilles alternes , rarement à feuilles opposées. :

SALICORNE. SALICORNIA L.

Fleurs placées entre des articulations. Calice ventru, presque entier. Une ou 2 étamines saillantes. Style très court , à deux stigmates. Fruit inclus. — Plantes charnues , articulées , privées de feuilles. |

S. HERBACÉE. S. herbacea L. — Assez petite, rarement moyenne, annuelle , ordinairement d'un vert clair, quelquefois à teinte rougeûtre. Tige droite, rameuse , à rameaux plus ou moins ouverts. Articulations un peu comprimées, à sommet élargi, échancré. Fleurs en épis terminaux cylindriques, légèrement atténués au sommet. Graines pubescentes. — Chaque articulation recèle 6 fleurs, en 2 paquets opposés et triangulaires. — Juillet-septembre. Lieux fangeux près de la mer.

Var.— procumbens.— Tige ascendante ou couchée. Articulations assez comprimées. Epis pointus.— Bords des marais salants et des bras de mer. AC.

S. LIGNEUSE. S. fruticosa L. — Moyenne , rarement assez petite, vivace, sous-frutescente, un peu glauque. Tige ascendante, souvent radicante à la base , très rameuse, à rameaux stériles allongés , médiocrement charnus. Articulations cylindracées, échancrées au sommet. Fleurs en épis terminaux , cylindriques, obtus. Graines tuberculeuses-scabres. — Je n'ai jamais yu cette Salicorne avec une lige droite. Les paquets de fleurs ne sont point en triangle comme ceux de l'espèce précédente: les fleurs sont tout à fait collatérales, l'intermédiaire sépare les deux autres même à la base. — Août, septembre, Bords rocailleux des bras de mer, chaussées ou talus des salines, AR. Gâvre, Auray (N.), Séné, Vannes (MM. Pontarlier et Taslé), Suivant le catalogue de M. Aubry, la Salicorne ligneuse serait commune sur nos côles.

SOUDE. SALSOLA L.

Calice muni de 2 bractées et plus ou moins accrescent, à 5 divisions généralement très profondes, enfin ailées ou carénées en travers, Etamines 5, rarement 3. Un style à 2 stigmates. Fruit déprimé, recouvert par le calice. Graine presque globuleuse, à test simple, membraneux ; point de périsperme; embryon en hélice.

S. KALI. S. kali L. — Assez petite ou moyenne, annuelle. Tige ascendante ou couchée, très rameuse, pubescente-scabre ou presque glabre, striée, à stries rougeâtres. Feuilles sessiles, étalées, charnues, canaliculées inférieurement , trigones vers le haut , subulées-épineuses, plus ou moins scabres et parfois glabres. Fleurs petites , axillaires , solitaires, sessiles ;

bractées foliacées , terminéés par une épine ; divisions calicinales très aiguës, enfin munies d’une aile très apparente, arrondie, érodée ou sinuée, blanchâtre ou rougeâtre. — Juillet-septembre. Bord sablonneux de la mer.

Var. — brevialata. S. tragus L. — Ditisious calicinales très courtement ailées. AC. — On trouve quelquefois cette plante avec une tige de 2 à 4 centimètres, simple et bien fertile.

S. vuLGAIRE. S. soda L. —- Moyenne, annuelle, glabre et lisse. Tige ascendante , rameuse ; à rameaux étalés. Feuilles sessiles, charnues , très dilatées à la base, du reste demi-cylindriques ou trigones, presque obtuses , courtement mucronées. Fleurs petites, axillaires , sessiles ; bractées foliacées , longues; divisions calicinales ovales-obtuses ; enfin transversalement carénées. — Juillet, août. Bord un peu limoneux de la mer, marais salants. TR. Sarzeau (N.). Cette soude’est notée dans le catalogue de M. Aubry , an x, maïs sans indication de localité. Il est dit dans ce même catalogue que la Soude muriquée, S. muficata L., paraît avoir été vue sur nos côtes. L'existence de cette plante dans le Morbihan cest tout à fait improbable,

SUÆDA. SUÆDA Forsk.

Calice muni de 2 bractées et comme urcéolé, à 5 divisions charnues, enfin renflées. Etamines 5. Un style, à 2-5 stigmates divergents. Fruit déprimé ou comprimé, à péricarpe très mince. Graine presque lenticulaire, à double test, l'extérieur crustacé ; périmA exigu ou nul; embryon en spirale plane. — Les bractées dont est muni le calice sont très courtes et scarieuses. +

S. LIGNEUSE. S. fruticosa Forsk, Salsola fruticosa

et Chenopodium fruticosum EL. — Sous-arbrissau toujours vert , très glabre. Tige droite, bien rameuse, à rameaux grêles , dressés. Feuilles sessiles , courtes, charaues , demi-cylindriques, obtuses. Fleurs très petites , verdâtres , axillaires , sessiles , solitaires , rarement géminées ou lernées; divisions calicinales à bords membraneux ; 3 stigmates. Graines verticales, lisses. — Juillet-septembre. Rochers maritimes, marais sa- Jlants. R. Portée au catalogue de M. Aubry comme plante assez commune dans le Morbihan. Larmor en Plæœmeur (N.), Quibéron {Cl Debooz), Séné, Vannes (MM. Pontarlier et Taslé).

S. MARITIME. S. maritima Moquin. Chenopodium maritimum L. Salsola sativa Aubry. — Plante assez petite, annuelle, très glabre, blanchätre et devenant quelquefois rougeâtre. Tige couchée ou ascendante , très rameuse. Feuilles sessiles assez longues, charnues, demi-cylindriques, pointues ou faiblement obtuses, Fleurs très petites, blanchätres ct parfois un peu rougeâtres , axillaires, sessiles, géminées ou ternées, rarement solitaires ; divisions calicivales enfin très renflées, à bords membraneux ; 2 stigmates. Graines horizontales , très finement striées-ponctuées. — Juillet-septembre. Rivage de la mer, marais salants. TC.

Var. — virgala. — Racine plus épaisse, ligneuse. Tige très rameuse inférieurement, à rameaux effilés. Feuilles courtes. Fleurs souvent aggrégées au nombre de 3 à 7. Graines plus petites que celles du type et moins orbiculaires. Bord sablonneux de la mer. R.

CHÉNOPODE. CHENOPODIUM L.

Calice sans bractées , non accrescent, à 5 divisions, rarement à 3 ou #. Etamines 5 , rarement en moindre nombre, Sligmatcs 2, très rarement 3. Fruit ordinaire-

ment déprimèé, quelquefois comprimé, à péricarpe très mince. Graine lenticulaire , périspermée ; à test crustacé; embryon annulaire. — Fleurs très pelites, verdâtres, rarement rougeâtres, disposées en nombreux paquets. |

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