‹ Flore élémentaire des cryptogamesChapitre 104 sur 195 · LICHENS. — RÉCOLTE, HERBIER. LEE ALL · texte numérisé non relu

LICHENS. — RÉCOLTE, HERBIER. LEE ALL

même type, se joue dans le détail des contours de ces espèces de rosaces où viennent s'épanouir des. réceptacles souvent embellis d’une couleur éblouissante. »

Récolte. — Un couteau assez fort sera utile pour couper un fragment d'écorce revêtu dé lichens. Si ceux-ci croissent sur les rochers et sont fort adhérents, il faudra préalablement verser un peu d’eau (d’un flacon dont on se sera muni) et attendre une minute que le Lichen soit amolli, alors, avec quelques précautions on le détachera aisément au moyen du couteau. Cependant, dans quelques cas, lorsque le thalle sera insignifiant, il sera nécessaire de détacher un petit fragment du rocher, ce qui n’est pas toujours pratique. :

Herbier. — Pour la dessiccation de ces végétaux et la préparation de l'herbier, nous nous bornerons à renvoyer le lecteur à ce que nous avons dit sur le même sujet à propos des Muscinées, page 26.

Sous-famille LL — COLLÉMACÉES.

Collema Hoffm.

Thalle dissemblable, gélatineux à l’état frais, plus ou moins cartilagineux par la dessiccation, de formes variées. Apothécies scutelliformes (en godet), sessiles, rarement pédicellées, bordées, à disque concolore ou coloré.

Les Nostocs, — expansions membraneuses d’un vert bouteille où plus clair ou plus foncé et survenant après les pluies sur les allées, aux bords des chemins — ne doivent pas étre confondus avec les Collema 1, Les Nostocs ne sont pas munis d’apothécies et ne sont pas aussi laciniés que la plupart des Collema. Les débutants récoltent assez rarement les Collémacées, ces espèces sont d’ailleurs moins répandues et moins voyantes (vert olive étant fraîches, noirâtres à l’état sec). — Nous nous bornerons à décrire les cinq espèces de cette sous-famille les plus souvent mentionnées en Belgique.

C. tenuissimum Ach. — Thalle dense, écailleux, lobé, imbriqué, granulé, vert-noir à l’état humide, noir-fauve étant sec, à laciniures petites, entier, ramassées, un peu dressées, multifides. — Apothécies éparses, planes, à bord flexueux, plus pâle. — Sur la terre sablonneuse. R.

C. pulposum Ach. — Thalle orbiculaire, pulpeux, olive ou noir-vert, à lobes imbriqués, plissés, épais, les extérieurs arrondis-crénelés, les centraux granulés. — Apothécies éparses et ramassées, rousses, à bord un peu crénelé. — Variable. — Sur la terre, les mousses. AR.

C. lacerum Ach. (Leptogium lacerum Fries.) — Thalle foliacé, membra-

1 Par la sécheresse, les Collémacées deviennent cartilagineuses, tandis que les Nostocs deviennent translucides ou mème disparaissent le plus souvent.

110 LICHENS. — COLLEMA.

neux, à peu près diaphane, mince, brun-glauque, réticulé-subrugueux, à lobes petits, un peu imbriqués, ramassés, presque dressés, lacérés, denti-

culés, ciliés. — Apothécies éparses, concaves, à bord gonflé, entier, pâle. ="

AC. Calc., parmi les mousses, sur les rochers, R. ? ailleurs.

C. microphyllum Ach. — Thalle un peu étalé, noir-vert, à lobes épais, petits, ramassés, imbriqués, incisés-crénelés. — Apothécies sessiles, agglo: mérées, concaves, à bord très entier, rétréci. — Sur les vieilles écorces des troncs d’arbres. R ?

C. nigrescens Ach. — Thalle membraneux, presque monophylle, orbicu:

laire, déprimé, rugueux, noir-vert, plissé-radié, arrondi-lobé, plus pâle et

glabre en dessous. — Apothécies au centre du thalle, devenant convexes,

rousses-brunes, petites, à bord mince très entier. — Trones d'arbres el rochers. R?

Sous-famille 2, — LICHENS STRATIFIÉS.

Comme nous l’avons vu (page 103), les Lichens stratifiés se divisent en trois sections suivant la forme du thalle : .

Lichens fruticuleux (f. 7, 8). — Chez les Lichens de cette section, le thalle est pendant ou dressé, assez souvent perpendiculaire au support; il est plus ou moins cylindrique ou aplati, parfois anguleux L, Il est simple ou rameux et est fixé au support par des filaments n’oceupant qu’un espace très restreint: — Analyse page 411.

Lichens foliacés (£. 1). — Le thalle foliacé est fixé au support par plusieurs points, par des fibrilles ou rhizines, il a un aspect plus ou moins orbiculaire. L'extrémité s'éloigne toujours du centre par l'accroissement : il est done centrifuge; par suite qu’il est appliqué ou appuyé sur le support, il lui est parallèle et non plus perpendiculaire comme dans la première section. = Analyse, p. 111.

Lichens crustacés. — Chez les espèces de cette section, le thalle est complètement adhérent àu support, faisant pour ainsi dire, partie commune avec lui; on le détache donc très difficilement et par parcelles: Si les contours sont mal définis, on dit le thalle indéterminé; dans ce cas, il est souvent ou pulvérulent, ou verruqueux, ou aréolé, ou squameux (Analyse, p.112). Le thalle déterminé forme la transition du thalle erustacé au thalle foliacé; parfois, dans ce groupe, les bords sont lobés aussi distinetement que dans les Lichens de la deuxième section, mais le centre est nette= ment adhérent et souvent granuleux.— Les Lichens crustacés-foliacés seront réunis dans les descriptions à ceux de la deuxième section (Analyse p.444);

1 Le thalle fruticuleux peut s’insérer sur un thalle foliacé ou être garni lui-même de petites folioles thallines (certaines Cladoniées).

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