LICHENS. — COLLECTION
var. sorediata) est le meilleur succédané du quinquina. Le Sticla pulmo nacea, qui ressemble à un poumon desséché, a été employé contrela phthisie pulmonaire. L’Usnea barbata était conseillée par d'anciens médecins Contre la ehute des cheveux! :
Propriétés tinctoriales. — Avant la découverte de l’aniline, les Lichenss étaient d’une grande réputation chez les teinturiers. Au premier l'An, on doit citer l’Orseille des teinturiers et l’Orseille varec (Roccella tinctorix et R. fusiformis) des rochers méditerranéens qui donnent un rouge-violetn d’un vif éclat. Parmi nos espèces belges, citons : le Parmelia saæatilis, qui sert à teindre le fil en rouge; le Physcia calcarea, donnant le rouge écars late ou pourpre, ainsi que l’Evernia prunastri et le Cladonia cocciferas Le Xanthoria parietina et le Placodium candelurium servent à teindres en jaune safran les chandelles et la cire. Ces propriétés tinctoriales ne préexistent pas dans la plante, mais se forment par l’action des alcalis, Dans l’industrie, on emploie surtout les Lecanora parella et tartarea, les Roccella tinctoria et fusiformis. On les arrose avec de l'urine dans laquelle on a délayé de la chaux; sous l'influence de l’ammoniaque qui se dégage, la masse devient d’un rouge-violet et fournit la matière colorante conti sous le nom d’orseille.
Le rôle des Lichens dans la nature a une réelle importance. Ces végétaux vivant aux dépens de l'atmosphère, peuvent s'établir sur les rochers, les lieux les plus arides et, par leur accroissement, fournir de l’humus, dustel reau qui permettra aux Fougères, aux Graminées etensuite aux plantes süpés rieures de s’y dévolopper. D'un autre côté, les acides qu’ils forment et Phus midité qu'ils entretiennent, finissent par désagréger la roche; ainsi lesol aride finit par se couvrir d’une couche arable, à moins que les eaux pluviales n’entraînent dans les vallées les éléments fertilisants, que ces petits végé: : taux ont si patiemment amassés.
Collection. — L'étude des Lichens, au point de vue spécial de la collection; n’est pas sans attrait. «Quand on considère, dit le Docteur Ghevallier dansssa Flore de Paris, ces couleurs éclatantes et variées qu’on retrouve sur le même individu, et cette diversité de forme et de structure que nous offre le thalle qui les compose : tantôt c’est une poussière grenue, brillant de tout l'éclat de l’or, tantôt une croûte amylacée, blanche comme du lait, sur laquelle posent des receptacles d’un vif incarnat; ou bien ce sont des tiges Creuses ou solides, sous forme dendroïde se ramifiant de mille manières, commen dans le Sphérophore qui, par l’élégante distribution de ses rameaux, nous rappelle en quelque sorte le corail. Quelle singulière organisation nous pré sente aussi le Séereocaulon paschale, avec ses rameaux surchargés de gran lations agglomérées ! Combien d’autres objets encore exciteront notre admis ration, si nous passons aux espèces foliacées et membraneuses! Voyez en effet, ces ondulations, ces plis délicats, ces sinuosités multipliées qui carat* térisent certaines espèces; comme la Nature, toujours en y reproduisantlé