MOUSSES. — PRÉPARATION
a d’autant plus de valeur qu’il est plus complet; les meilleurs présentent des capsules munies de la coiffe, de l’opercule et d’autres à péristome bien
conservé. En pratique, on doit se contenter d'échantillons même stériles
pour bien des espèces.
Il reste encore beaucoup à dire sur ce sujet, mais chacun adopte une méthode
qui lui devient plus ou moins personnelle et de laquelle il se trouve mieux
que de toute autre. L'essentiel est d’être muni du don d'observation et d’une petite dose de patience.
Récolte des Muscinées. — Pour se mettre en campagne, il sufit d'être muni du vulgaire vasculum, d'un couteau, de quelques sacs de papier gris M pour envelopper les récoltes, d’une loupe et d'un carnet d'herborisation Pour ne pas perdre la loupe ni le crayon, il convient de les attacher au
moyen d’un cordon à une boutonnière du gilet.
A quelle époque doit-on rechercher les Muscinées? En toute saison! Les petites Mousses et les Hépatiques se récoltent préférablement au premier printemps; c’est à cette époque qu’il y a le plus d'espèces en fruit.
Préparation. — On doit laver à l’eau courante les mousses salies par la vase, mais il n’en est plus de même pour les touffes incrustées de calcaire (carbonate de chaux) Les espèces terrestres de petite taille doivent être récoltées avec un peu de terre; on amineit toutefois la couche terreuse autant que possible. Dans les coussinets robustes, on fera des tranches ou coupes. Il convient même d’avoir pour chaque espèce la touffe et la coupe.
Dessiccation. — On dessèche les Muscinées comme les Phanérogames entre des coussinets de papier; il sera bon de mettre des poids peu lourds pour
faire la pression; ces poids devront étre à peu près nuls s’il s’agit d'Hépa-
tiques ou de Sphaignes. Au bout de quelques jours, les Muscinées seront à peu près séchées si l’on a eu soin de changer assez souvent les coussinets.
Herbier. — Chaque échantillon sera collé, au moyen de la gomme ara-
bique, sur un morceau de papier, carré ou rectangulaire, un tant soit peus
plus grand que l'échantillon; au-dessous, cependant, il conviendra de laisser l’espace suffisant pour inscrire le nom de l'espèce, l'habitat, la localité, la date de la récolte, etc. Les échantillons retenant trop de terre seront placés dans une enveloppe. Il conviendra de mettre aussi sous enveloppe les échantillons à capsule conservant encore la coiffe ou munie d’un péristome, afin d'éviter autant que possible la détérioration provenant de la manipulation de l’herbier. On placera l'échantillon ainsi préparé dans une feuille double, ou on le fixera simplement sur la feuille d’herbier. Dans ce dernier cas, on évitera de coller les échantillons au même endroit : on les disposera, au contraire, de façon que la pile de feuilles contenues dans un carton ait une épaisseur régulière. — Au bas de la page, on inscrira le nom de l'espèce. On réunira les feuilles d’herbier d’un même genre dans une farde commune. La pratique indiquera le reste.
Détermination. — Nous supposerons l'amateur seulement muni d’une