‹ Flore élémentaire des cryptogamesChapitre 14 sur 195 · MOUSSES. — MÉTHODE D'ANALYSE · texte numérisé non relu

MOUSSES. — MÉTHODE D'ANALYSE

de la pince, il sera utile d’essuyer préalablement chaque fois les parois internes, afin qu'il ne subsiste pas de feuilles d’une espèce étudiée antérieurement.

I. Tiges, branches, rameau&.— 1] ne faut pas confondre ces trois expressions; les branches sont souvent prises pour les tiges. La tige s’insère au support par des radicules, ou est libre infériéurement par suite de la destruction de la partie ancienne. Les branches sont les divisions de deuxième ordre. Les rameaux, ordinairement plus courts, garnissent les branches; il peut y avoir des rameaux de deuxième, de troisième ordre, quand la branche est bi ou tripennée par exemple.

Il sera utile, et nous appuyons sur ce point, de détacher une tige bien complète, fructifère si c’est possible, et de la préparer ainsi pour la collection. afin d'indiquer clairement son mode de croissance et l’insertion des pédicelles. Cela ne dispensera pas de collectionner également en touffes.

HT. Feuilles 1, — A l’état humide, les feuilles restent dressées, s’étalent ou se recourbent en dessous. Les bords latéraux des feuilles ont aussi une importance : ils sont plans ou droits, — révolutés, c’est-à-dire roulés en fin ourlet en dehors (face dorsale), — involutés, roulés en fin ourlet en dedans, à la face ventrale. — La face ventrale d’une feuille est celle qui s'adapte contre la tige; lorsque les feuilles sont imbriquées, la face dorsale est celle opposée, c’est-à-dire extérieure, lorsque la feuille est appliquée sur la tige. On devra bien observer à la loupe l’état sec, puis l’état humide de la branche; on prendra ensuite une ou plusieurs feuilles et on les placera entre des lamelles si on a des doutes sur la forme, la nervure, ete. Au moyen du cherche-algues, la solution est plus définitive, mais, dans la grande majorité des Mousses, la loupe ordinaire suffira. :

IV. Fleurs. — Les fleurs femelles des acrocarpes sont terminales (au sommet des tiges, des rameaux); celles des pleurocarpes sont latérales. Ce sont de petits bourgeons généralement plus courts que la feuille à l’aisselle de laquelle ils naissent. — Les fleurs mâles terminales, discoïdes, sont ordinairement très apparentes et colorées (Polytrichées, Mnium, Philonotis, ete.). Assez souvent aussi, les fleurs mâles sont gemmiformes.

V. Péristome. — Voir à la loupe la capsule de profil et de face, pour s'assurer si le péristome est simple on double. — Le péristome est relativement fugace chez beaucoup d'espèces, il ne faut done pas conclure qu’il n'existe pas en principe, parce qu'on ne l’a pas observé sur d'anciennes capsules. Ge n’est que lors de la chnte de l’opercule que cette absence a une importance réelle. Pour les dents du péristome, il suffit d’en compter plus de 8 et moins de 32 pour savoir qu'il y en a 16, — cas le plus fréquent. Les dents sont parfois fendues; ce caractère n’est pas à négliger. L'échantillon

1 I] ne faut pas confondre les expressions : feuilles caulinaires, feuilles raméales.

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