À plasmodes fusionnés
a. Spores internes 1. . 0, en 5.2: MS8.TENDOMYXÉES. b:Sporés’externes LR ONE ME 19 CÉRAITIÉE 2, A plasmodes agrégés . = . APRES RE TE 020 TEA CRASIÉES B. Thalle unicellulaire, sans Dasiole ,., . « + . :. @4. PLASMODIOPHORÉES.
Fam. 18. - ENDOMYXÉES.
Les espèces de cette famille ont Les spores internes; par là, les Endomyxées semblent se rapprocher des Gastéromycètes de l’ordre des Basidiomycèêtes. Aussi les anciens auteurs, n’attachant pas une assez grande importance à l'absence ou au défaut du mycélium, les rangèrent-ils à côté des Zycoperdon sous la désignation générale de Zycoperdiacées. L'apparence est assez frappante; ainsi, la Lycogale (Zycogala Mich.) semble être un petit Lycoperdon, (de la grosseur d’un pois) tant par sa forme, à l’état adulte, que par la déhiscence du péridium. Gette espèce {ZL. miniata Pers.), pulpeuse avant la maturité — ce qui la fait différer essentiellement des Lycoperdon — croît sur les bois morts, en été et en automne. — Citons encore deux genres :
Spumaria Pers. — Fonginée ressemblant d’abord à de l’écume blanche sur les plantes, prenant ensuite un peu de consistance ‘et présentant un
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groupe de péridiums irréguliers, simples, un peu tubuleux, agglomérés, d’un bleu blanchâtre, souvent pendants. — Aut. — Sur les feuilles, les tiges, les mousses.
Fuligo Hall. — Plantes molles, pulpeuses, se changeant en une poussière ressemblant à dela suie. Péridium difforme, double; l'extérieur fugace; l’interne membraneux, s’ouvrant au milieu. — Sur la terre, le tan, les mousses, en aut. — L'espèce la mieux connue de ce genre est le Fuligo septica, vulgairement Æleurs du tan, Tannée fleurie, formant à la surface du tan ces masses jaunâtres atteignant sonvent 20 à 30 cent. de largeur sur 2 ou 3 cent. d'épaisseur.
Fam, 19, 20, 21. — CÉRATIÉES, ACRASIÉES et PLASMODIOPHORÉES.
Les Cératiées se composent du seul genre Ceratium dont les espèces se développent sur les bois morts — des conifères principalement.
Trois genres à espèces inconnues du vulgaire forment la famille des Acrasiées,
Les : lasmodiophorées ne comprennent qu'un genre, Plasmodiophora, dont une des espèces, le P. brassicae Woron, occasionne des ravages dans les plantations de choux et produit cette maladie végétale connue sous le nom de hernie. Le P. brassicae attaque non seulement les racines du chou ordinaire, mais aussi celles de quelques autres Crucifères. — Une société horticole russe a offert un prix de 1000 roubles à celui qui ferait des recherches:sur cette maladie et trouverait le moyen de s’en débarrasser.
Ordre VII. — SCHIZOMYCÈTES.
Famille 22, — MICROBES SCHIZOMYCÈTES.
Les végétaux de cet ordre sont des organismes microscopiques, unicellulaires, dépourvus de mycélium. Ce’sont les plus petits êtres connus. Ils provoquent la fermentation ou la putréfaetion des substances dans lesquelles ils se développent. La cellule est sphérique, cylindrique, enroulée en spirale, ete,; mais ces différentes formes ne semblent provenir que des milieux dans lesquels ces espèces se trouvent. Ces végétaux se multiplient par divisions successives des cellules; celles-ci sont isolées ou plus souvent agglomérées en masse mucilagineuse. Les Schizomycètes sont {antôt mobiles, tantôt dépourvus de mouvement, parfois ils peuvent produire des spores endogènes.
192” CHAMPIGNONS. — SCHIZOMYOÈTES.
Au point de vue pratique, on les divise en trois groupes; les Sch. chromogènes, communiquant une coloration particulière aux milieux sur lesquels ils se développent; les Sch. xymogènes ou Sch. ferments, provoquant les fermentations acétique, lactique, etc.; enfin, les Sch. pathogènes, déterminant certaines maladies épidémiques et connus du profane sous le nom de Microbes, Bacilles, dont il a été tant question ces dernières années.
Certains botanistes rangent les Schizomycèêtes dans les Algues bleues et forment la famille des Bactériacées.
« Le contact continu avec les morts provoque parfois une absence complète de délicatesse envers les vivants. Aussi malgré tout l'intérêt que nous portons à la végétation inférieure, nous devons l’avouer, celle-ci compte de grands criminels. 11 y a des peuples entiers d’assassins, il y à des simples bandits travaillant par petits groupes ou du moins ne s’attaquant qu’à un seul individu; il y en a d’autres plus terribles, qui s’acharnent sur la vie en bandes, en légions, et joignent encore cette perfidie de rester invisibles. Et n'allez pas croire que c’est seulement à une race d'êtres sans énergie, sans défense, qu'ils livrent le combat. Non, ils ne craignent pas le plus intelligent des êtres, ils bravent l’homme, le chef-d'œuvre de la Nature. Malgré sa science, son industrie, celui-ci devient la victime de ces Champignons inférieurs auxquels la science a donné le nom de Microbes, Bactéries, Bacilles etce., etc. Sous le nom de choléra, angine couenneuse, charbon, typhus, fièvre jaune, etc. (leurs effets), ils sont mieux connus encore.
» Le plus cruel des Bacilles est encore celui qui, chaque jour, chaque instant, fait couler les larmes d’une mère, d’un père, d’un frère, d’une sœur, d’une fiancée, d’un ami, en‘un mot de tous ceux qui aiment.
» Qui de nous n’a vu ces tristes ravages, si pas dans sa famille, tout au moins chez ses amis.
» Devant lui les médecins les plus éclairés, les plus expérimentés s’'inclinent et disent : c’est lui.
» Qui? lui!
» Lui! vous l’avez tous deviné, chères lectrices, chers lecteurs, c’est le Bacillus tuberculosis, le Bacille de la phthisie.
» [1 s'attaque de préférence et avec la plus grande énergie à la jeunesse nubile. Rarement il entre dans un nouveau domicile sans s'être fait précéder de sa cour lugubre. Les anémies, les convalescences indécises, les bronchites négligées, les abus d’une nature bouillante, les excès dans la boisson et parfois dans le travail, dans l'étude, lui préparent, dans l'appareil respiratoire principalement, non une cité, mais un monde qu'il ne tarde pas à envahir.
» Tous les microbes ne sont pas des assassins, des empoisonneurs; il y a même du bon dans la nature de certains d’entre eux.
» Au point de vue pratique, il y a trois groupes de Schizomycètes : les
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pathogènes, les chromogènes et les ferments. Les premiers seuls sont les grands coupables, les autres nous sont utiles ou tout au moins peu préjudiciables.
» Les microbes teinturiers(chromogènes) s'amusent à colorer le pain, le lait et quelques autres substances en rouge, en jaune, en orangé et assez souvent en bleu; le pus bleu doit sa teinte à un Schizomycète chromogène. Certains microbes rangés aussi dans la même section produisent une substance qui, en imprégnant la viande, le poisson, le lait, rendent ceux-ci phosphorescents.
» Parmi les ferments microbiques, citons le Bacillus Amylobacter, un des plus anciens, des plus communs et des plus remarquables; il sait vivre en l'absence d'oxygène libre et a la propriété de décomposer les amidons solubles, les sucres, etc., en acide butyrique, acide carbonique, hydrogène. Dans le rouissage, en attaquant, en décomposant le tissu parenchymateux des tiges du lin, du chanvre, il isole les fibres de ces plantes textiles; par la même propriété il n’est pas moins utile dans les estomacs et dans les intestins des ruminants et en général dans les organes analogues de tous les herbivores. C’est une aide puissante à la digestion chez ces animaux.
» Dans la fabrication du vinaigre principalement et aussi dans celle des fromages, les microbes ferments jouent également un très grand rôle. »
(G. AiGReT, Le rôle des Cryptogames dans la nature.)
En réfléchissant au mode de propagation de tous ces microorganismes, nous nous convaincrons qu'eux, si souvent en contact avec les morts, sont immortels. Nous l’avons dit un peu plus haut, ces végétaux microscopiques s’accroissent par divisions : les deux parties sont donc également jeunes, et aussi, également vieilles. Il en a été de même pour les fractions antérieures et il en sera de même encore pour toutes les divisions futures. =
Les microbes existant actuellement sont donc les mêmes individus — extraordinairement divisés, il est vrai — qui existaient dès les premiers débuts de la vie sur notre planète.
Ces corps se rajeunissent continuellement. Au lieu de grossir, de compliquer leur organisme, ils le divisent, ils le rafraîchissent. Ils se renaissent perpétuellement, si on nous permet cette expression.
Nature, que tu es grande, que tu es admirable dans le moindre des êtres!
ANALYSE DES PRINCIPAUX ÉTATS SOUS LESQUELS SE PRÉSENTENT LES MICROBES SCHIZOMYCÈTES.
A. Cellules se divisant dans la même direction. Organismes isolés ou réunis
en chapelets.
1. Gellules réunies en colonies mucilagineuses ou gélatineuses.
a. Cellules réunies, du moins à l’état.-de repos, en colonies mucilagineuses mal définies.