CHAMPIGNONS. — MOISISSURES
PLANCHE XI. — OOMYCÈTES:
1. Mucor Mucedo, thalle unicellulaire très rameux et commençant à produire un tube (r) sporangifère dressé, s. sporange, 4. sporange mûr et grossi et laissant voir les spores; la membrane du sporange est hérissée de très petites pointes cristallines d’oxalate de chaux, b. spores, c. germination d’une spore. — 2. Chytridinée : Zygochytrium aurantiacum; s. suçoir, 4. formation de l’œuf par conjugaison, 4. œuf arrivant à maturité; à gauche et à droite de cette figure, on remarque des sporanges vidés, C. sporange laissant échapper les zoospores à un cil. (Il manque un rameau stérile à la branche de gauche). — 3. Peronospora infestans, À. zoospore (sp) germant sur l’épiderme d’une tige de pomme de terre et perçant cet épiderme; B. appareil sporifère sortant d’une feuille de pomme de terre, c. derme de la feuille, ch. cellule chlorophylleuse de la feuille, . filaments du Peronospora se divisant en rameaux se terminant chacun par une spore.
Fe
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sures des pots de confitures sont moins dangereuses que celles du pain; mais ce mycologue a soin d'ajouter : « Peut-être ce que j'en ai mangé n'était-il pas en quantité suffisante pour incommoder un adulte et aurait pu rendre malade un enfant, » Les parties moisies du pain seront jetées et les confitures dans cet état doivent être recuites. On évite les Moisissures superficielles sur les confitures en revêtant le dessus des pots d’une feuille de papier fortement imbibée d’eau-de-vie.
Les Péronosporées sont particulièrement connues par les ravages qu’elles font dans les plantations de pommes de terre (maladie des pommes de terre). Le mycélium des Péronosporées se compose d’une cellule indéfiniment rameuse, étendant ses branches dans les espaces intercellulaires des plantes attaquées, en perçant çà et là la membrane des cellules et enfonçant de petits suçoirs ou des rameaux très divisés et nombreux au point de remplir les cavités cellulaires. Dans la maladie des pommes de terre (Peronospora infestans Mont.), le mycélium hiberne à l’intérieur des tubercules pour poursuivre, au printemps suivant, son développement dans les pousses nouvelles. Après un certain temps de végétation de cette Cryptogame, les appareils sporifères surgissent, en dehors des divers points des tiges ou des feuilles de la plante atteinte (PI. II, f. 3). On remarque le P. infestans sur les feuilles des pommes de terre qui se noircissent, se recoquillent. Il se présente à la loupe sous forme de très fins et courts filaments ou mieux d’une pubérulence blanchâtre (portant de très petites spores — conidies — visibles au microscope).
Plusieurs plantes sont aussi attaquées par les Péronosporées : la vigne, par le P. vilicola; les laitues, par le P. gangliformis; les navets, la caméline, par le P. parasitica; l’épinard, par le P. effusa; la betterave, par le P. Schachti, l'oignon, par le P. Scleideniana; certaines Crucifères, par le Cystopus candidus (rouille blanche), etc.
Ordre VI — MYXOMYCÈTES.
Ces végétaux font, en quelque sorte, la transition des animaux aux Champignons. On peut les résumer comme suit : « Fonginées dépourvues » de mycélium, se développant ordinairement sur les débris végétaux en » décomposition et consistant d’abord en masses plasmiques nues, mobiles, » de formes changeantes, se réunissant ensuite en plasmodes qui prennent » des formes déterminées et variées pour constituer des appareils sporifères. »
Ces plantes sont complètement agames (sans sexe); la spore, en germant, déchire sa membrane, épanche au dehors son corps protoplasmique doué d'un mouvement dit amiboïide et rampe en s’accroissant dans le milieu nutritif, Après un certain développement, cette matière se divise; les deux
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moitiés se séparent et se meuvent dans des sens opposés; ces fractions se divisent à leur tour ; en un mot, une bipartition répétée jusqu’à épuisement complet du milieu nutritif. Gependant, soit manque de nourriture, soit sous l'influence de la sécheresse ou du froid, chacune de ces fractions s'arrête, s’arrondit, s’entoure d’une membrane, passe à l’état de vie latente-et forme ce que l’on appelle un kyste. Après réapparition de nouveaux aliments, d'humidité ou de chaleur, le corps enkysté se réveille, quitte sa membrane et reprend son mouvement et sa croissance. Lorsque le thalle ainsi dissocié se dispose à former ses spores, les fractions :éparses se rapprochent en convergeant autour de certains centres, et forment des amas plus ou moins considérables désignés sous le nom de plasmodes. Finalement, ces plasmodes parviennent à la surface du milieu nutritif et prennent une forme déterminée, se différenciant de diverses manières, suivant les genres, les espèces; ce sont les appareils reproducteurs contenant les spores. Gelles-ci — souvent colorées — apparaissent fréquemment entremêlées de filaments ramifiés, entrelacés en réseau et connus sous le nom de capillitium. Lors de la germination des spores, chacune d’elles donne naissance à 4 ou 2 z0ospores qui se multiplient comme il a été dit.
Les sporanges sont immobiles, pédiculés ou sessiles, gros généralement de quelques millimètres.
L'ordre des Myxomycètes se divise.en quatre familles :
A. Thalle pluricellulaire.