DE LA QUATRIÈME ÉDITION
L'éloge du livre, dont je présente une quatrième édition au public, n'est plus à faire; tous les forestiers et les botanistes savent quelle abondance de renseignements, fruits de l'observation personnelle de Vauteur ou puisés aux meilleures sources, il offre sur la végétation ligneuse de la France ; mais ^'ingt ans ne passent pas sur un ouvrage de cette nature, sans qu'il comporte quelques rectifications, additions, remaniements résultant des progrès de la science. C'est à quoi j'ai procédé; cependant, bien que toute liberté m'ait été laissée vis à vis du texte, j'ai tenu à ce que le livre ne perdit pas les caractères qui lui avaient valu sa juste réputation, à ce qu'il continuât à donner la» pensée du maître qui l'a rédigé, à ce que enfin des additions nombreuses et trop étendues ne vinssent pas non plus en accroître trop sensiblement le volume et par suite le prix. Ces considérations m'ont conduit à un certain nombre de conclusions sur lesquelles je dois ui'expliquer ici.
J AaVftîfi /1*qK/%t»/4 €ff\inreJ^ h -frKiifoT» />r\mrvl^f AmPTlf riA
Vï PUKFACK.
dans le même cas. Cette addition m'était demandée par quelques forestiers de grande autorité ; après mure réflexion, j'ai cru devoir y renoncer. Les raisons qui ont déterminé ma résolution, m'ont conduit aussi à ne pas donner la description complète de toutes les espèces ligneuses françaises omises par l'auteur, pour les motifs indiqués dans sa préface. Je n'ai traité entièrement que de celles pour lesquelles il y a eu visiblement oubli de sa part ; mais il m'a semblé utile de mentionner au moins, avec indication de leur distribution géographique et quelquefois une courte diagnose, celles que je laissais de côté. Le lecteur pourra ainsi se rendre un compte exact de l'ensemble de notre flore ligneuse et arriver plus facilement à déterminer au moyen de flores générales les végétaux dont la description a été ainsi omise.
J'ai conservé, en général, les espèces admises dans la dernière édition et avec le nom sous lequel elles y figuraient. Je n'ai effacé ou modifié que dans les cas où tout le monde est d'accord aujourd'hui : chaque fois qu'il y a lieu à la plus légère contestation, je me suis borné à exprimer mon opinion en note. Le motif qui m'a dirigé ici, m'a conduit également à ne modifier la termmologie que dans les cas où elle est trop en désaccord avec les vues et les habitudes actuelles. C'est pour le môme motif que je n'ai rien changé aux caares de la classification, alors môme que j'aurais été plus porté à le faire, comme c'est le cas par exemple pour les gymnospermes, qui ne constituent pas une subdivision des dicotylédones, mais bien un embranchement distinct, dont la place est entre les angiospermes, soit dicotylédones, soit monocotylédones et les acotylédones vasculaires. Ce que j'ai fait pour les espèces indigènes, je l'ai fait également pour les arbres introduits ; cette édition, pas plus que les précédentes, ne saurait être une dendrologie complète de tous les végétaux ligneux supportant la pleine terre dans notre pays ; je n'ai donc admis, en