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POM ÂGÉES

Fleurs hermaphrodites, régulières ; pédoncule renflé à l'extrémité en une coupe réceptaculaire simulant un

POMAGÉES. 157

ovaire Infère, sur les bords de laquelle sont insérés : un calice de 5 sépales libres, en forme de dents ; une corolle rosacée de 5 pétales, à onglets très courts, qui alternent avec eux et un androcée formé d'étamines nombreuses, à anthères introrses, longitudinalement déhiscentes. Carpelles peu nombreux, 1-5, surmontés chacun d'un style libre ou réuni à la base avec ses voisins, généralement biovulés, parfois uni-pluriovulés, soudés plus ou moins complètement avec les parois internes de la coupe réceptacuiaire, dont ils occupent le fond, le plus souvent aussi soudés entre eux et formant un ovaire 1-5 loculaire. Fruit appelé pomme, dont la partie charnue représente un faux péricarpe qui provient de la paroi réceptaculaire hypertrophiée, et se trouve creusée de 1 à 5 loges (fruits vrais) à parois ligneuses, cartilagineuses ou crustacéesfragiles, renfermant une, deux ou plusieurs graines souvent nommées pépins. — Arbres ou arbrisseaux des réçions tempérées de l'hémisphère boréal, inermes ou épineux par transformation de rameaux, à feuilles alternes, simples ou profondément séquées et paraissant dans ce cas composées, à nervation pennée, munies de stipules caduques ou persistantes; à fleurs blanches ou roses, naissant ordinairement de très courts rameaux; bourgeons écailleux.

Bois. — Les bols de la famille très naturelle des pomacées présentent entre eux de grandes ressemblances; aussi la distinction spécifique et même générique en estelle très difficile. Ils ont le tissu fibreux homogène, très serré, à parois fortement épaissies, entremêlé de parenchyme ligneux (non apparent à la loupe) ; les rayons très minces, égaux, nombreux; les vaisseaux très fins, isolés, fort abondants, décroissant généralement en nombre et quelquefois aussi un peu en dimensions du bois de printemps au bois d'automne, qui se termine par une zone très étroite où ils manquent.

Bois lourds, durs, très homogènes, peu aptes à la fente, peu ou point maillés, blancs ou rougeâtre-clair, souvent flambés au cœur de rouçe-brunâlre ou même de brun-noirâtre, couleurs qui expriment plutôt un comment cément d'altération qu'une lignification plus complète. L'aubier ne se distingue pas nettement du bois parfait ; les accroissements annuels peuvent être comptés sans trop de difficultés.

Le bois des pomacées a beaucoup d'analogies avec

POMACECS.

celui des amygdalées ; il est aisé néanmoins de le reconnaître à ses vaisseaux plus fins, égaux, sans aucune disposition à se grouper en zones périphériques, à ses rayons très minces. Il présente parfois, surtout dans le bois d'automne, des taches brunes ou rougeâtres de tissu cellulaire interposé dans le tissu fibreux; ces taches caractérisent les bois des alisiers, sorbiers, aubépines, néfliers, coignassiers et amélanchiers ; elles manquent dans ceux des pommiers et poiriers.

En langage forestier, les pomacées sont comprises, avec les amygdalées, sous la dénomination collective de Fruitiers.

A. Pomme à noyaux.

B. Réceptacle ouvert et bordé à la partie

supérieure par les dents, devenues

charnues, au calice ; laissant voir

les extrémités libres des carpelles.

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