‹ Flore forestièreChapitre 170 sur 295 · Thymélée tinctorial. Thymel^ea tingtoria. Pourr · texte numérisé non relu

Thymélée tinctorial. Thymel^ea tingtoria. Pourr

Très voisin du T. calicinal, dont il se distingue par les feuilles et les rameaux couverts d'un duvet gris-cendré et par ces derniers dressés et feuilles aux extrémités seulement. Gard. Flor., mars-avril.

Thymélée cotonneux. Thymel^a hirsuta. Lin.

Feuilles ovales, ovales-oblongues ou arrondies (4-6 mill. de long.), obtuses, épaisses, concaves en dessus, convexes en dessous, sans nervures saillantes ; d'un vert foncé et glabres, ou blanches-tomenteuses dans la jeunesse. Fleurs très petites, disposées 2-5 aux aisselles des feuilles supérieures, sans bractées. — Sous-arbrisseau de 0', 30-1 mètre, à tige très rameuse, à rameaux grêles, mous, étalés, diffus, blancs-tomenteux et feuilles dans toute leur longueur. Lieux sablonneux ou rocailleux des bords de la Méditerranée en France, en Corse et en Algérie. Flor., octobre-avril.

FAMILLE XLIIL

ÉLÉAGNÉES. R. BROWN.

Fleurs hermaphrodites ou unisexuées; périçone de 2-4 divisions, généralement urcéolé, 4-8 etammes, en nombre égal et alternes, ou double, alternes et opposées, à filets presque nuls, insérées à la gorge du tube périgonal; anthères biloculaires, longitudinalement déhiscentes. Ovaire libre, uniloculaire, uniovulé; style simple, allongé. Akène drupacé, dont la portion charnue est formée par le périgone accrescent ; graines albuminées. — Arbrisseaux et petits arbres, fréquemment épineux par transformation de rameaux, à bourgeons écailleux, souvent multiples à chaq^ue aisselle, à feuilles simples, alternes, entières, non stipulées, uninerviées ou à peine penninerviées, recouvertes, ainsi que les jeunes pousses et les fleurs, d'écaillés caractéristiques, appliquées, argentées ou ferrugineuses.

Bois. — Tissu assez serré et à parois assez épaisses ; rayons égaux, très minces, assez serrés ; vaisseaux iné-

ÉLÉAGNÉES.

gaux, rapprochés et assez gros au bord interne, fort espacés et très fins au bord externe; isolés, mais distinctement disposés dans chaque couche annuelle en zones alternativement plus poreuses ou plus fibreuses, ces dernières dominant de plus en plus dans le bois d'automne; la première zone poreuse de printemps commençant par un rang de vaisseaux plus fins que ceux qui les suivent. Parenchyme ligneux associé aux vaisseaux de la zone poreuse, apparent ; dispersé en outre en très petits amas au milieu au tissu fibreux, invisible à Tœil nu ou à la loupe.

Le bois d'hippophaé a l'aubier et le bois parfait très distincts; le premier est peu abondant, 1-4 couches, blanc ; le second est brunâtre-clair ; les accroissements en sont parfaitement reconnaissables.

A. Fleurs à périçone bifide ou biséqué,dioTques. Hippophaé.. 1 A'. Fleurs à périgone de 4 divisions, hermaphrodites-polygames Chalef .... 2

GENRE I. - HIPPOPHAÉ. HIPPOPHAE. Lin.

Dioîque; fleurs mâles à périgone biséqué, disposées en petits épis axillaires; 4 étamines; fleurs femelles solitaires, axillaires, à périgone tubuleux, limbe dressé, bifide ; les unes et les autres subsessiles. — Arbrisseaux épineux, à feuilles très entières, éparses, rapprochées.

Hipçophaé rhamnoïde. Hippophae rhamnoîdes. Un. Argousier ; Faux-nei-pruo ; Saule épineux.

Feuilles caduques, presque sessiles, étroitement oblongueslancéolées, obtuses, fermes, uninerviées, d'un vert sombre en dessus, en dessous d'un gris argenté parsemées d'écailles, ferrugineuses qui recouvrent aussi les jeunes pousses. Fleurs jaune-verdàtre, naissant à l'aisselle des feuilles inférieures des rameaux de l'année et représentant, par leur développement précoce, alors que les pousses sur lesquelles elles sont situées ne sont point encore allongées, une sorte d'épi feuille au sommet. Fruit de la grosseur d'un pois, ovoïde, d'un jauneorangé, acidulé. — Arbrisseau de 2-3 mètres, très rameux, épineux, souvent tortueux, à rameaux étalés ; ramules densément feuilles ; bourgeons ferrugineux, globuleux ou obovoïdes et lobés ; écorce d'un brun foncé, lisse et luisante sur les rameaux et les jeunes tiges, formant plus tard un rhytidome gerçure, écailleux-flbreux, assez épais. Commun au bord des eaux dans les vallées des Alpes ; descend tout le long de leur cours jusqu'à la Méditerranée ; se i^elrouve à Dunkerque. Flor., avril-mai. Fructif., septembre.

ÉLÉAGNKES. 281

Cet arbrisseau, qui rappelle beaucoup certains Usages, saules, le saule drapé entre autres, par son feuillage et ses exigences, produit de très longues racines traçantes, abondamment drageonnantes, et devient très précieux pour fixer les atterrissements des cours d'eau, les déjections et les rives mobiles des torrents. Sa ramification serrée, ses épines nombreuses, vulnérantes, le font aussi rechercher pour haies de clôture.

Le bois est brun-jaunâtre, moyennement lourd *^"»et dur, disposé à se gercer et à se rouler quand il devient vieux. Il pèse, complètement desséché à l'air, 0,610-0,868 {ColL Éc. For.). Ses [cendres contiennent beaucoup de potasse.

On cultive quelquefois l'hippophaé dans les jardins, à cause de l'eflEet agréable de son feuillage qui est discolore et argenté en dessous ; il devient, dans ce cas, un petit arbre irrégulier de 4-5 mètres de hauteur.

Les fruits peuvent être mangés sans inconvénients.

GENRE II. — CHALEF. ELMAGyUS. Lin,

Fleurs hermaphrodites-polygames ; périgone campanule, à 4 divisions ; 4 étamines insérées à leur base, alternes. — Arbres de petite taille, peu ou point épineux.

Bois. — En tout semblable à celui dQ Thippophaé, si ce n'est que les rayons sont plus épais, sensiblement inégaux et moins serrés encore.

Chalef & feuilles étroites. El^eagnus angustifolia. Lin. Olivier de Bohème ; Olivetier.

Feuilles non persistantes, courtement pétiolées, alternes, lancéolées-oblongues, un peu aiguës, d'un vert-grisâtre en dessuSj écailleuses, blanches-argentées en dessous, ainsi que les pétioles et les jeunes pousses ; peu distinctement penninerviées. Fleurs solitaires ou 2-3 en petits faisceaux à l'aisselle des feuilles des pousses latérales de l'année, pédicellées, ar-

f entées en dehors, jaunes en dedans, d'une odeur suave, mit elliptique, de la taille d'une petite olive, jaunâtre ou rougeâtre, de saveur douceâtre, à graine oléagineuse. — Petit arbre de 7-10 mètres de hauteur ou arbrisseau, à tige peu droite, rameuse, revêtue d'une écorce longuement gerçurée, flbro-écailleuse, d'un brun foncé ; cime irrégulière et vague ;

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racines traçantes, drageon nan tes. Provence, où il n'est pas certain qu'il soit spjontané (1) ; fréquemment planté dans les jardins. Flor., mai-juin. Fructif., août-septembre.

Le bois du chalef est poreux, brun plus ou moins foncé, à aubier blanc-jaunâtre ; il est cassant sans résistance et pèse 0,591-0,664 {Coll. Éc. For.).

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