FAMILLE XLIV
LAURINÉES. DC.
Fleurs hermaphrodites ou unisexuées par avortement; à périgone pétaloïde, régulier, dont le limbe, presque nul ou 4-6-fide, a les divisions alternes sur deux rangs ; étamines insérées sur un dis(jue adhérent au périgone, en nombre égal à celui des divisions de ce dernier ou multiple ; anthères introrses ou introrses et extrorses dans une même fleur, à 2 loges, ou à 4 loges superposées 2 à 2, s'ouvrant de bas en haut par des valves. Ovaire libre, uniloculaire, uniovulé ; style simple. Drupe ; graine non albuminée.
GENRE UNIQUE. — LAURIER. LAURUS. Toumef.
Fleurs dioïaues, pourvues d'un involucre ; périgone à 4 divisions; âeurs mâles terminales, offrant 8-lz étamines, dont les intérieures, au moins, ont les filets bi- Çlanduleux ; fleurs femelles latérales, pourvues de 2-4 etamines stériles et d'un ovaire libre, uniloculaire, uniovulé. Drupe globuleuse. — Arbres ou arbrisseaux à feuilles alternes, simples, entières, non stipulées, persistantes et aromatiques, dont la nervation est pennee-réticulée ; à fleurs blanchâtres, en Inflorescences axillaires et à bourgeons écailleux, parfois disposés par deux à chaque aisselle, le supérieur dominant.
Bois. — Tissu fondamental à fibres larges et à parois minces dans le bois de printemps, devenant de plus en plus fines, serrées et épaisses dans le bois d'automne, ce qui rend les accroissements distincts ; rayons peu serrés,
LÂURINÉES.
éçaux, très minces ; vaisseaux peu nombreux, isolés ou reunis par 2-3 en séries radiales, assez fins, uniformément repartis.
Liaurier commun. Laurus nobilis. Lin. Laurier sauce ; Laurier d'Apollon ; Laurier franc.
Feuilles fermes, coriaces, persistantes, courtement pétiolées, [de formes et de dimensions variables, habituellement] lancéolées-oblongues, algues ou obtuses, entières, glabres, vertes et brillantes en dessus^ d'un vert pâle et très finement glanduleuses en dessous. Fleurs pédicellées, disposées 4-6 en petites ombelles pédonculées, solitaires, géminées ou ternées à l'aisselle des feuilles. Drupe de la grosseur d'une cerise, globuleuse, noire, dont l'endocarpe est membraneux et ne forme pas de noyau. — Arbrisseau ou arbre toujours vert, à tige droite, à rameaux, ramules et feuilles redressés. Région méditerranéenne : France, Corse, où il parait être seulement cultivé. Algérie, où il forme parfois des massifs; remonte vers l'ouest jusqu'à Cherbourg, mais il n'est pas certain qu'il y soit spontané, non plus que dans le Finistère ; les deux seules localités où il ait été signalé au nord de l'embouchure de la Gironde. Flor., mars-avril. Fructif., octobre-novembre.
Arbrisseau dans le midi de la France, le laurier Taille. Port, devient un arbre de 8-10 mètres d'élévation sur 1 mètre à 1™,80 de circonférence, dans les contrées plus chaudes (Corse, Italie, Algérie). Ses rameaux redressés forment une cime allongée, aigué, rappelant quelque peu celle du peuplier pyramidal.
L'écorce est très mince, brune, très finement verruqueuse ou presque lisse à la surface.
Les racines sont traçantes et drageonnantes.
Le laurier aime les sols frais et substantiels ; il repousse facilement de souche.
Le bois est d'un gris légèrement brunâtre, quelquefois flambé de brun-marron au cœur, lustré, homogène, sans aubier distinct ; les accroissements en sont assez bien marqués. Il est assez dur, assez lourd, peu tenace, aromatique : desséché à Tair libre, il pèse 0,688-0,750 {ColL Èc, For.).
Les feuilles du laurier renferment une huile essentielle, plus ou moins répandue aussi dans tous les autres organes de la plante, dont Todeur est caractéristique ; on connaît leur usage dans la cuisine.
Écorce.
Racines.
Sol.
Bois.
Usages accessoires.
284 CHÉNOPODÉES.