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Platane d'Occident. Platanus occidentaus. Lin

Feuilles tronquées ou cordif ormes à la base, 3-5 palmatinerviées-lobées^ à lobes largement trîangulaires-aiçus, euxmêmes lâchement et irrégulièrement dentés ou sous-lobés, séparés par des sinus très ouverts, qui n'atteignent pas la moitié du limbe; couvertes dans la jeunesse, surtout en dessous, d'un épais tomentum blanchâtre assez longtemps persistant ; devenant glabres ou à peu près à l'état adulte, plus tard que celles du platane d'Orient. Pétioles relativement plus lonçs, moins renflés à la base, souvent rougeâtres ; akènes moins longs^ ne débordant pas les poils de la oase. — Grand arbre originaire de l'Amérique du Nord, fréquemment planté en France (1). Flor. et fructif., en môme temps que le platane d'Orient.

Le platane d'Occident ne le cède point dans son pays d'origine à son congénère d'Orient, car Michaux rapporte en avoir mesuré un sur l'Ohio qui offrait, à 1™,30 du sol, près de 16 mètres de circonférence ; il ajoute que cet arbre forme parfois un fût de 20 à 30 mètres de longueur. Introduit en France vers 1640, il s'y est naturalisé d'emblée ; il ne parait pas néanmoins y acquérir le beau port et la rapide végétation du platane d'Orient, et peutêtre ne s'y dépouille-t-il pas aussi régulièrement et aussi complètement de son périderme cortical. Au moins en est-il ainsi sur un pied-type de l'espèce du Jardin botanique de Nancy (2).

Tout ce qui concerne le platane d'Orient relati-

(1) [D'après M. Sargent {The silva of North america, V!!, p. 103), il se rencontre très rarement dans l'Europe soit occidentale, soit centrale. Ce qu'on prend pour lui, est la var. actrifolia, de la précédente espèce].

(2) [Il y a là une variation individuelle^ nullement spéciale à une forme ; le fait est bien certain aujourd'hui].

PLATANÉES. — MYRIGÉES. 435

vement à la reproduction, à la station, au sol, aux qualités et aux usages du bois convient aussi au platane d'Occident.

Un échantillon de ce bois, originaire de l'Etat de Vermont (Etats-Unis), pèse, desséché à l'air, 0,66 {Coll. Éc. For.).

FAMILLE LVL

MYRIGÉES. A. RICH.

Floraison dîolque ou monoïque, en petits chatons axillaires, dressés, cylindriques ou ovoïdes, formés d'écaillés aiguës, uniflores. Fleur mâle 1- ou 2-bractéolée, de 2-16 étamines dont les anthères sont extrorses, biloculaires, longitudinalement déhiscentes. Fleur femelle composée de 2-4 bractéoles, surmontées d'un ovaire simple, uniloculaire, uniovulé, que terminent 2 stigmates sessiles, allongés et grêles, (ruit sec, indéhiscent, monosperme, entouré des bractéoles devenues charnues et glanduleuses, lui donnant l'apparence d'une drupe ; graine non albuminée. — Arbrisseaux ou arbres (exotiques) à feuilles alternes, simples, non stipulées, uninerviées, dont la nervure médiane produit des veines réticulées-pennées ; couverts d'un grand nombre de petites glandes cérifères ou résinifères, odorantes; à bourgeons petits, entourés de nombreuses écailles imbriquées-spiralees.

Les myricées sont disséminées en Asie, en Afrique et dans les deux Amériques, sans être abondantes nulle part; une seule espèce les représente en Europe. C'est à cette famille qu'appartient le cirier de la Louisiane (Myrica cerifera, Lin,), dont la cire est assez abondante pour servir à l'éclairage comme celle des abeilles.

Bois. — Tissu fibreux peu serré, homogène; rayons légèrement inégaux, minces et très minces ; ces derniers, les plus nombreux ; vaisseaux peu abondants, assez fins et fins, isolés ou groupés irrégulièrement en petit nombre et généralement dans la direction rayonnante, de plus en plus rares du bord interne au bord externe. —

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GENRE UNIQUE. — MYRICA. MYRICÀ, Lin.

Mêmes caractères que ceux de la famille.

Myrica Gale. Myriga Gale. Lin. Bois sent-bon ; Gale ; Piment royal.

Feuilles fermes et coriaces, oblongues, insensiblement rétrécies en coin à la base, courtement pétiolées, aiguës ou obtuses au sommet, entières ou denticulées dans leur moitié supérieure ; d'un vert glauque en dessus, jaunâtres et nubescentes en dessous, à bords légèrement enroulés. Chatons ovoïdes, petits, dressés, nombreux, disposés en grappes allongées à l'extrémité des rameaux. Fleurs mâles nues, de 4 étamines ; fleurs femelles pourvues de 2 bractéoles latérales, soudées par la base avec l'ovaire et accompagnant le fruit sous forme de 2 ailes opposées. — Arbrisseau dioïque, de 0",50-2 mètres et même plus, fortement aromatique, ponctué sur presque toutes ses parties : ovaires, fruits et feuilles, de nombreuses gouttelettes résineuses-cireuses, jaunâtres et brillantes à racines longuement traçantes et drageonnantes, à tiges nombreuses, grêles, dressées, brunes, irrégulièrement rameuses ;* à jeunes pousses pubescentes, anguleuses. Assez commun sur les sols à bruyères, marécageux ou tourbeux, des forêts de l'Ouest et du Sud-Ouest, il s'avance vers l'Est jusque dans la forêt de Rambouillet, mais son habitat est loin d'être continu, même lorsqu'il trouve des sols convenables pour lui, ainsi il manque en Maine-et-Loire. Flor., avril-mai. Fructif., août.

FAMILLE LVIL

SALICINÉES. C. RICH.

Floraison dioïque, amentacée pour les deux sexes. Chatons cylindriques ou ovoïdes, solitaires, latéraux sur les rameaux de Tannée précédente, rarement terminaux, composés d*écailles qui supportent, à leur face interne, un périgone cupuliforme ou 1-2 glandes (nectaires) qui le représentent et 2-30 étamines, à anthères biloculaires, longitudinalement déhiscentes, ou 1 seul ovaire libre, uniloculaire, formé de 2 carpelles à ovules nombreux, pariétaux, et surmonté de 2 styles le plus souvent soudés, à stigmates entiers ou bifides. Capsules petites, en chatons, bivalves ou rarement quadrivalves (quelques i>euplîers), contenant un très grand nombre de très petites Çraines non albuminées, munies à la base d'une touffe

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tières, dentées ou rarement lobées, penninerviées, exceptionnellement palmatinerviées ; à stipules écailleuses et caduques ou foliacées et persistantes sur les pousses stériles ; à floraison précoce, précédant ou accompagnant la foliaison; présentant une végétation rapide dans la jeunesse, mais d'une longévité généralement restreinte et ne produisant que des bois mous et légers (bois blancs).

A. Chatons dressés, à écailles entières ; Périgone représenté par 1-2 glandes; 2-5 étamines ; feuilles généralement non élargies ; bourgeons revêtus d'une seule écaille. Arbrisseaux et arbres Saule 1

A'. Chatons finalement pendants^ à écailles lacérées ou dentées ; nérigone cupuliforme ; 8-30 étamines ; feuilles généralement élargies ; bourgeons revêtus d'un certain nombre d'écaillés imbriquées. Arbres... Peuplier... 2

GENRE L — SAULE. SALIX. Toumef.

Chatons dressés, ovoïdes ou cylindriques, paraissant avant les feuilles et, dans ce cas, sessiles et nus. à la base, ou avec elles et alors pédoncules et feuilles, surtout les femelles; écailles à bords entiers, offrant à leur aisselle 1 ou 2 glandes superposées (nectaires) qui paraissent représenter le périgone et 2, plus rarement 3 à 5 étamines, ou un seul ovaire. Etamines libres ou plus ou moins complètement soudées entre elles, à anthères jaunes, plus rarement fauves ou rouges, biloculaires, lonçitudinalement déhiscentes. Ovaire libre, sessile ou

Sédicellé, surmonté d'un style allongé ou presque nul et e 2 stigmates entiers ou bifides. Capsule uniloculaire, bivalve, à valves s'enroulant ou se courbant en dehors au moment delà déhiscence. — Arbres, arbrisseaux et sousarbrisseaux à feuilles allongées, entières ou dentées, alternes, rarement sub-opposées, à bourgeons revêtus d'une seule écaille complètement embrassante et close de toutes parts, laineuse intérieurement.

Bois. — Tissu fondamental à fibres larges et à parois peu lignifiées, associé à du parenchyme dispersé et sans relations avec les vaisseaux (non distinct à la vue ou à la loupe); vaisseaux abondants, égaux, assez fins, rendant le bois poreux, presque toujours isolés, plus rarement intimement réunis 2-5 en séries simples rayonnantes ; ces vaisseaux ou ces groupes, à peu près uniformément

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répartis, quoique plus rares et plus petits vers le bord externe, ou une ligne de tissu fibreux très serré limite les accroissements. Rayons nombreux, égaux, très minces. Des taches médullaires brunes ou rougeâtres s'observent assez fréquemment. — Bois mou, poreux, léger, blanc ou rougeatre, à aubier et bois parfait peu ou point distincts, non sensiblement maillé, à couches annuelles assez apparentes.

Taille. Les saules présentent une nombreuse série d'es-

pèces qui, de la taille la plus humble, à peine saillante au-dessus du sol, s'élèvent aux dimensions d'un grand arbre. La ramification est généralement

{)eu serrée, parce que la plupart des bourgeons atéraux sont florifères et se terminent par un chaton. Les pousses sont le plus souvent allongées, droites, efnlées, lisses et très souples, quoique parfois très fragiles à leur base d'insertion, surtout au printemps ; cependant cette disposition n'est point générale et chez certaines espèces elles sont toruleusês, c'est-à-dire qu'elles deviennent noueuses par la forte saillie des coussinets sur lesquels fes feuilles s'insèrent et qu'elles ne s'allongent ni ne s'effilent comme dans le cas précédent.

Écopce. L'écorce offre dans sa structure d'assez nom-

breuses modifications, suivant les espèces que l'on observe. Tantôt le liber s'accroît avec activité ; des lames de périderme s'organisent dans ses feuillets extérieurs, font périr et tomber l'enveloppe herbacée et donnent naissance à un rhytidome brun, persistant, longitudinalement gerçure. Cette modification peut se produire de bonne heure et constituer une écorce épaisse, largement crevassée, rappelant celle du cnêne ou ou tilleul (saule blanc, saule fragile) ou ne survenir qu'à un certain âge et former une écorce plus mince, plus superficiellement gerçurée (saule viminal). Tantôt, au contraire, le liber ne se développe qu'avec lenteur et emploie 3-4 ans pour organiser une seule de ses couches ; il ne devient plus le siège d'une formation péridermique interne et l'écorce primaire qui le recouvre

SALICINÉES.

reste toujours vivante. Deux cas se présentent alors : vers 8-10 ans, il se forme un périderme dans l'épaisseur du parenchyme cortical ; Técorce, lisse et gris-verdâtre jusque là, s'écaille en lames à peu près comme celles du platane (saule à trois étamines) ; — ou bien le périderme reste toujours superficiel ; l'écorce, semblable à celle du hêtre, s'épaissit peu et se maintient unie jusqu'à un âge avancé (Saule Marceau, cendré, etc.).

L'écorce des pousses et des jeunes rameaux est fréquemment vivement colorée en rouge, en jaune, en vert, etc. ; mais il ne faut pas entièrement se •

fier à ce caractère pour reconnaître les espèces, car il se modifie souvent avec la situation, la saison, les individus.

La végétation des saules est extrêmement rapide Croissance, dès les premières années ; mais, à part celle du saule blanc aont la longévité est assez élevée, elle se ralentit de bonne heure. L'enracinement est plutôt EnraciDcment traçant que pivotant ; il est constitué par des racines nombreuses, très rameuses, terminées par des fibrilles déliées et fournies.

La floraison et la fructification sont constantes. Reproduction, très abondantes, et si la quantité de semis naturels

Sue ces végétaux produisent est relativement faible, faut l'attribuer à la mauvaise qualité des graines et à la rapidité avec laquelle celles qui sont bonnes perdent la faculté germinative aussitôt après la dissémination. Néanmoins les saules Marceaux et à oreillettes [quelquefois le saule cendré] se propagent rapidement d'eux-mêmes et deviennent souvent gênants dans les forêts par leur disposition à envahir le sol et à dominer les jeunes plants d'essences plus précieuses. La graine tombée en sol humide germe avec une rapidité extraordinaire, en un jour. Le jeune plant, d'abord extrêmement grêle, lève avec deux petites feuilles cotylédonaires charnues ; 6 à 8 jours après, il produit sa première feuille ; il prend un rapide essor vers la fin de l'été, fleurit et fructifie dès la seconde ou la troisième année.

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SiaiioD et sol. H faut en général aux saules des sols l^ers, frais ou humides ; cependant le saule blanc et le saule Daphné réussissent encore sur des sols secs, le saule fragile sur des sols tenaces ; le saule Marceau vient partout, en terres sèches ou fraîches, légères ou compactes. Suivant les groupes auxquels ils appartiennent, ils s'élèvent des grandes plaines basses et humides, jusqu'aux régions alpines, à la limite des neiges perpétuelles. Ils réclament tous une insolation directe, aucun d'eux ne peut se maintenir sous le couvert.

I Les saules sont, pour la plupart, du domaine

agricole plutôt que du domaine forestier. Deux ou trois espèces seulement méritent d'être signalées par leur fréquence dans les forêts ou par leurs dimensions (saule blanc, saule Marceau, saule à oreillettes) ; presque toutes les autres croissent au bord des eaux, forment des saussaies ou oseraies, exploitées à de très courtes révolutions, ou sont cultivées en têtards de hautes ou de basses tiges. Très abondants dans les régions tempérées, leur nombre décroit sensiblement vers le Midi ; en Algérie, ils ne sont plus que faiblement représentés.

En culture, on ne propage pas les saules par la voie du semis, mais bien par boutures et par plançons, dont la reprise est extraordinairement facile chez la plupart des espèces. Quelques saules cependant, le saule Marceau entre autres, se prêtent peu à ce mode de reproduction.

Les souches des arbres exploités donnent d'abondants et vigoureux rejets.

Par la facilité avec laquelle ils reprennent de boutures et la rapidité de leur croissance, les saules sont très précieux pour fixer les rives des cours d'eau, lesalluvions et les atterrissements que ceuxci déposent sur leurs bords, pour consolider les travaux d'endiguemcnt. Ils produisent la majeure partie du matériel des fascines et clayonnages employés dans les travaux hydrauliques [très employés dans les travaux de corrections de torrents sous

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forme de boutures et de plançons]; ils servent [aussi] à construire ces barrages vivants qui [avec ceux en maçonnerie] en rompant la vitesse des eaux, protègent contre Taffouillement les bassins de réception des torrents des Alpes. Cultivés en oseraies, beaucoup d'entre eux fournissent à peu près exclusivement à la vannerie les matières premières qu'elle met en œuvre ; les jeunes pousses servent de liens aux jardiniers et aux vignerons.

Le bois des saules est mou, léger et, la plupart du Bois, temps, il est impossible de le distinguer spécifiquement; il est tantôt blanc (saule fragile, viminal, etc.), tantôt rougeâtre (saule blanc, Marceau, cendré, etc.). On en fait de la menue charpente, des chevrons, etc., des planches et de la volige pour menuisiers, ébénistes et layetiers [des perches à houblon, deséchalas], des cercles de tonneaux, etc. ; lorsqu'il est homogène et qu'il se coupe net en tous sens (saule blanc), il est employé à la sculpture; réduit, au moyen de machines, en longues et minces lanières semblables à des rubans, il sert à tresser des ouvrages de vannerie, des claies, des tamis grossiers.

Les saules fournissent un médiocre combustible, qui brûle très rapidement avec une flamme vive et claire, en produisant un coup de feu d'une haute température. Ils sont particulièrement recherchés par la boulangerie.

Au surplus, la nature des espèces apporte dans la qualité des bois des modifications assez grandes,

aui seront signalées avec la description de chacune 'elles.

L'écorce est riche en principes astringents et, Produiu dans les contrées du nord de l'Europe où le chône accessoires, fait défaut, on l'utilise pour le tannage. C'est particulièrement celle des saules des sections I et VI, Marceaux et fragiles, que l'on emploie à cet usage. On peut aussi en extraire des matières tinctoriales jaunes, rouges, brunes ou noires ; enfin elle contient, surtout dans les groupeS II, IV et V (saules aman-

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diers, viminals et pourpres), une essence oxygénée amère, cristallisable, la salicine, qu'on a essayée, mais sans grands succès, comme succédanée de la quinine.

Les tentatives faites pour utiliser les aigrettes des graines des saules et des peupliers comme matières textiles, pour en fabriquer de la ouate ou du papier, pour les substituer, dans certains emplois, au duvet des animaux, n'ont pas réussi. Ces aigrettes sont courtes, cassantes et d'une récolte diflacile.

Les feuilles de saule, vertes ou desséchées, peuvent servir de fourrage pour le bétail (1). i

(1) Le genre saule, Tud des plus naturels que l'on connaisse, est aussi l'un de ceux dont l'étude est la plus difficile ; les espèces en sont nombreuses, très voisines et les organes auxquels on emprunte d'ordinaire les caractères distinctifs, feuilles, fleurs et fruits, y offrent une structure simple et par suite peu variée ; encore ne peut-on les observer simultanément en bien des circonstances, puisque la floraison est dioîque et précède souvent la foliaison. A toutes ces difficultés s'en joint une autre encore, celle de l'hybridité, qui devait naturellement se produire et se produit en effet avec facilité entre des végétaux d'espèces très voisines, dont les sexes sont séparés et qui, avec des exigences identiques, croissent d'ordinaire serrés et pêle-mêle aux mêmes lieux. Il na!t de là de nombreuses formes intermédiaires, indécises et peu stables, qui réunissent à divers degrés les caractères des espèces légitimes dont elles procèdent.

Des fécondations artificielles ont mis hors de doute cette disposition des saules à s'hybrider et l'on est parvenu, à leur aide, non seulement à reproduire les hybrides que l'on rencontre dans la nature, mais à en créer beaucoup d'autres qui n'y ont point encore été observés.

Il est assez aisé de distinguer les saules hybrides des espèce légitimes, à leur rareté, au peu de fixité de leurs caractères ; à leur dissémination parmi d'autres saules abondants et de types bien définis, avec lesquels ils offrent des signes évidents de parenté.

Il est indispensable^ quand on veut étudier les saules, d'écarter tout d'abord ces hybrides et de s'attacher uniquement à la détermination des espèces légitimes ; une fois bien fixé sur les caractères de celles-ci, il deviendra seulement possible de reconnaître les produits^de leura croisements.

D'après ces considérations, le tableau dichotomique ne

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De très nombreuses espèces d'insectes : coléop- Ennemis, tères, hémiptères, hyménoptères, lépidoptères et diptères, vivent aux dépens des saules, en rongent et en dissèquent les feuilles, en sucent la sève, en perforent la tige et ses ramifications. Des excroissances ou galles des formes les plus variées sont souvent le résultat de la ponte ou des travaux des ,

larves de beaucoup d'entre eux. Mais les saules ont une telle vitalité pour réparer les dégâts gui les atteignent, ils sont, d'un autre côté, d'une si faible importance forestière, qu'il ne parait pas opportun d'entrer dans plus de détails à ce sujet.

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