C. Feuilles dentées en scie sur les bords
D. Feuilles concolores, vertes, brillantes et réticulées sur les deux faces, ovales, longuement et lâchement poilues, finalement glabres ; .écailles d'un pourpre noirâtre ; étamines bleu-violet. . . S. Myrte 22
D'. Feuilles discolores, vertes en dessus, plus ou moins glauques en dessous.
E. Capsules glabres.
F. Ecailles toujours couvertes de longs poils blancs, droits d'anord, puis cré-
SALICINÉES.
pas ; feuilles obovales, en coin à la base, poilues, puis glabres, vertes et à peine luisantes en dessus, plus pâles ou plus ou moins glauques en dessous S. HA8TÉ 23
F*. Ecailles d'abord poilues, puis glabres; feuilles très glabres, vertes et d'un éclat gras en dessus ,
glauques en dessous S. glabre 24
E'. Capsules couvertes de |K)ils courts, apprîmes; feuilles adultes glabres, d'un vert clair, brillant en dessus, plus ou moins glauques
en dessous S. arbuste 25
A'. Tiges souterraines, rampant parmi la mousse et se détruisant par la base, à mesure qu'elles se développent par les extrémités ; chatons terminaux ; très petits ; feuilles arrondies ou échancrées au sommet.
Feuilles obovales ou spatulées, presque sessiles, très glabres, d'un vert foncé en dessus, d'un
vert clair en dessous S. émoussé 26
Feuilles suborbiculaires.
C. Feuilles longuement pétiolées, vertes et crépues en dessus, glauques, argentées et fortement réticulées en dessous;
' pubescentes dans la jeunesse. S. réticulé 27
C. Feuilles courtement pétiolées, vertes et luisantes sur les deux faces, toujours glabres S. herbacé 28
1" DIVISION saules osiers, augustifoués.
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Section L — S. fragiles.
Jeunes pousses arrondies ; rameaux très fragiles à leur articulation en temps de sève. Feuilles lisses et brillantes, au moins en dessus (pubescence à part), à pétiole plus ou moins glanduleux. Cnatons latéraux, paraissant avec les feuilles, feuilles à la base ; écailles concolores, jaunâtres ou roussâtres, caduques longtemps avant la chute des chatons; 2 nectaires, au moins dans les fleurs mâles; 2 5 étamines libres, à anthères jaunes; capsules glabres, sessiles ou très brièvement pedicellées. — Arbres et arbrisseaux élevés, dont Fécorce est, avec l'âge, gerçurée-fibreuse comme celle des chênes. Bords des fleuves, des rivières et des ruisseaux ; quelquefois dans les forêts.
1. Saule à 5 étamines. Salix pentandra. Lin. Feuilles glutineuses dans la jeunesse, ovales, elliptiques ou ovales-lancéolées, assez brusquement acuminées, au plus 3 fois aussi longues que larges, fermes et coriaces, très glabres, vertes et très brillantes en dessus, plus pâles et peu brillantes en dessous, finement et régulièrement dentées-serrées, à dents nombreuses, glanduleuses, presque obtuses ; pétiole pourvu de fortes glandes vertes ou noires, dont quelques-unes semblent représenter les stipules, peu ou point développées. Chatons longuement pédoncules et garnis à la base de feuilles dentées ; cylindriques, étalés, à axe et écailles velus ; les mâles, à fleurs assez serrées, composées de 5, rarement de 10 étamines libres, dont les filets sont velus à la base ; les femelles, à capsules ovoïdes-coniques, pointues, glabres, à pédicelle court, dépassant à peine les glandes ; style assez court ; stigmates épais, bilobés au sommet. — Arbrisseau et parfois arbre de 10 et même de 13 mètres d'élévation sur 0",50-1",50 de circonférence, facilement reconnaissable à ses feuilles, à ses jeunes E eusses et à ses bourgeons qui sont très brillants, très glares et semblent vernissés. Alpes (paraît manquer dans les Alpes-Maritimes), Pyrénées, haut Jura, haute Auvergne, Nièvre, Creuse, Haute- Vienne. Flor., mai-juin.
Le saule à 5 étamines appartient à la flore septentrionale de TEurope et de TAsie ; il s'étend de la Catalogne à Tlslanae, du 42® au 70® degré de latitude. Arbre de plaines dans le Nord, il no se rencontre en France que dans les régions montagneuses, sur les sols marécageux ou tourbeux, quelle qu'en soit la composition minérale ; il s'y élève jusque dans la région alpine, où il devient buissonnant. C'est un arbre de végétation rapide, qui
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se prête très bien à Texploitation en têtards et qui, dans sa station, mérite la préférence sur le saule blanc. Il se reproduit aisément de boutures et peut être employé avec avantage sous cette forme pour la fixation des terres affouillées par les eaux pluviales. La beauté de son feuillage, d'un vert pur très luisant, odorant, le fait quelquefois cultiver avec raison comme arbre d'ornement.