Saule fragile. Salix fragilis. Lin
Feuilles lancéolées, longuement et obliquement acuminées, 4 fois au moins ausi longues que larges, assez fermes et presque coriaces, d'un vert peu foncé, luisant en dessus, plus pâle ou même glauaue en dessous ; finement dentées-glanduleuses, à dents recourbées en dedans ; les plus jeunes velues-soyeuses^ surtout en dessous, et plus ou moins densément ciliées vers l'extrémité ; les autres très glabres. Nervures secondaires nombreuses, parallèles, souvent d'un vert pellucide, ainsi que les veines ou veinules qui, par là, tranchent sur le fond du
})arenchyme. Feuilles, accompagnant les chatons et celles de a base des pousses, souvent très entières ; stipules des pousses vigoureuses réniformes, obtuses, appliquées contre les rameaux. Chatons pédoncules et bien feuilles à la base, étalés, cylindriques, à axe et à écailles velus ; les mâles assez denses, à deux étamines libres, d'un jaune pâle, dont les filets sont velus à la base ; les femelles lâches, à capsules allongées-coniques, aiguës, glabres, notablement pédicellées; style médiocre; stigmates assez courts, épais, bifides. — Arbrisseau et souvent arbre de 12-13 mètres de hauteur sur 1 mètre de circonférence, à rameaux brun-olivâtre, quelquefois rougeâtres ou jaunâtres, glabres et luisants^ particulièrement disposés à se désarticuler au moindre choc pendant le printemps, souples et liants du reste. Plaines et montagnes peu élevées de toute la France. Flor., avril-mai.
Le saule fragile, l'un des plus répandus du genre, est commun sur le bord des eaux et le long des chemins ; il est très fréquemment cultivé en oseraies ou en têtards pour les osiers et les hartg qu'on en retire ; rarement il se développe librement en arbre et généralement il ne se rencontre pas dans les forêts.
Il supporte mieux que le saule blanc les terres fortes et froides, quoiqu'il réussisse surtout dans celles qui sont légères et humides.
Le bois ressemble à celui du saule blanc ; il est
8ALICINÉES.